Étant tout nouveau dans le monde des récits érotiques, je me pose quelques questions... Par exemple, j'ai cru remarquer que la grande majorité des histoires étaient racontées à la première personne (pour plus d'immersion, sans doute ?) et au présent (même si j'en ai déjà trouvé pas mal à l'imparfait). Est-ce que cela est plus dû aux auteurs qui souhaitent s'immerger à fond dans leur histoire et la racontent donc comme si elle s'était déroulée sous leurs propres yeux ? Ou bien est-ce les lecteurs qui sont plus intéressés par l'immersion apportée par des histoires à la première personne ?
Vous avez compris l'idée, j'aimerais savoir quelles sont vos préférences sur la forme des textes (le temps ou la personne utilisé, qui est le narrateur, la taille d'un chapitre, la fréquence des scènes X...) ?
Dans le même genre, à quel moment selon vous passe-t-on dans la vulgarité dans un texte ? On trouve de tout sur ce site, des textes trash (comme l'indique si bien la catégorie qui y est dédiée) qui envoient la sauce (navré pour ce mauvais jeu de mots) sans complexe tout comme des textes érotiques plus subtiles. À partir de quels termes pensez-vous que l'on vire dans le vulgaire ? Je pense que des termes comme "bite", "chatte", "couilles", etc. sont les plus évidents, mais sont-ils atténués à partir du moment où ils sortent de la bouche d'un personnage qui est tout simplement dans l'ère de son temps ?
Avis personnel, je préfère quand les récits sont à la 1ere personne, et le temps présent ou imparfait m'importe peu. J'aime bien retrouver une scène X détaillée pour chaque chapitre, à moins qu'il n'y ait des chapitres introductifs (mauvais jeu de mot également) où l'on ressent une tension sexuelle, des envies, mais sans concrétisation immédiate derrière...
Quand à la vulgarité, j'estime qu'on s'en approche soit quand il y'a utilisation de mots crus, descriptifs ou prononcés, soit quand les descriptions physiques se font plus "violentes" (attention, pas nécessairement "intenses"...une sodomie pleine de douceur a tout à fait sa place dans la catégorie "érotique", tandis qu'une même pénétration anale mais extrêmement brusque sera plus du ressort de la zone "trash")
young-angel
17 mai 2016 à 11:36
Question intéressante. perso, je préfère écrire des textes à la première personne. Mais j'ai aussi essayé dans certaine histoire et celle à venir d'utiliser le "il" en créant un personnage, mais en général ce personnage me ressemble un peu.
Je me vois mal, par exemple, imaginer un récit où le personnage principal sera un mec.
Par contre, sur ce sujet, je n'est pas de préférence en terme de lecture. Si le personnage me plait et que j'accroche à l'idée de l'histoire, tout passe.
Quand aux mots crus, il y a plusieurs façon, selon moi de les utiliser. Et leurs utilisations ne sont pas spécialement réservé à la catégorie trash et ne sont pas forcément vulgaire.
Personnellement j'aime les utiliser pour intensifier un moment en particulier mais jamais pour dégrader ou rabaisser mes personnages. Les mots crus servent la scène et les personnages et sont prononcé pour faire monter le désir entre eux.
En tout cas c'est mon avis.
Modifié
17 mai 2016 à 11:39
Utilisateur supprimé
17 mai 2016 à 11:56
Personnellement je préfère raconter essentiellement au présent, que se soit en tant que narrateur ou d'acteur, pour moi le récit est plus vivant.
Le fait que l'acteur raconte ses sensations, ce qui pour moi demande plus d'imagination, pour preuve : j'ai écrit un longue histoire " Dame Érika "; elle parait en ce moment où je fais raconter l'histoire par un narrateur et deux coauteurs, pour donner plus de réalisme et surtout différencier les styles, apporter plus de détails.
Je pense qu'il faut s'immerger dans son histoire car le premier à la vivre c'est l'auteur, sans trop se soucier de ce que souhaite le lecteur car on ne le sait pas. On propose une histoire, elle plait à certains, pas à d'autres voire pas du tout.
Pour moi il faut écrire comme ça vient, suivant l'envie et l'inspiration du moment, puis la reprendre pour modifier, corriger et faire corriger.
Il ne faut pas oublier qu'une histoire reste visible 2 voire 3 jours, ensuite il faut aller regarder directement chez l'auteur pour la retrouver.
Les textes :
Purement érotiques (textes ou poèmes), pour en avoir écrit, je prends un exemple précis "Elle est là !" poème paru le 14/05 n'a fait que 3 j'aime, conclusion peine perdue sauf pour moi qui ai pris un grand plaisir à l'écrire.
J'écris des textes de préférence doux et sensuel, les actes sont doux et suggestifs, les descriptions longues et détaillées.
L'histoire en cours de parution elle est plus ... ou moins soft, je n'en dis pas plus pour ne rien dévoiler.
Je m'essaye maintenant au hard ( pour voir) avec des mots crus et vulgaires, les situations aussi.
voila mon avis.
Clothilde092
17 mai 2016 à 14:19
Je viens rarement et lorsque je publie une histoire, c'est pour "revivre" une situation vécue ou fantasmée. Fixer des souvenirs, un peu comme une photo.
Donc je parle au présent et à la première personne. C'est à ça d'ailleurs qu'on voit que je ne suis pas écrivaine (quel vilain mot!).
Modifié
17 mai 2016 à 14:19
Jabberknow
17 mai 2016 à 17:35
Merci pour vos réponses :) C'est intéressant de voir les différentes interprétations des catégories trash/érotique, personnellement je les voyais comme été surtout influencées par les mots, mais c'est vrai que les situations décrites influencent beaucoup aussi (utile à savoir quand on arrive ici !).
J'imagine bien que les poèmes érotiques ça doit vraiment être quelque chose à part, j'en ai checké quelques uns des tiens, Pika, et ça surprend, mais ça a au moins le mérite de sortir de l'ordinaire ! En tout cas, je sens que je vais être l'un des rares à raconter d'un point de vue extérieur et à l'imparfait.
Lioubov
17 mai 2016 à 17:43
En tout cas, je sens que je vais être l'un des rares à raconter d'un point de vue extérieur et à l'imparfait.
Quoi ? A l'imparfait ? Utilise plutôt un mix d'imparfait, de passé simple et de passé composé.
A condition que tu te démarques du troupeau de ceux qui ne savent pas conjuguer le passé simple à la première personne du singulier et écrivent presque tous "Je monta l'escalier, j'ouvra la porte et je me jeta sur ma belle que j'encula profondément".
Jieff
17 mai 2016 à 17:54
Je dirai qu'il ne faut surtout pas se laisser influencer par quoi que ce soit, sinon par son désir de maitriser au mieux le texte qu'on écrit. En s'écrivant, le texte imposera de lui même ses logiques.
Faire des choix de départ et s'y coincer n'est pas forcement la meilleure solution.
Il n'y a certainement pas de règles bonnes ou mauvaises et qui seraient impératives.
De grands auteurs sont maître de l'argot tout autant que de la conversation de salon... Le baron, par nécessité d'action peut hurler un "Enculé" retentissant. Le voyou peut très bien dire " Mes hommages madame" etc.
L'histoire doit générer son propre langage, le choix des mots doit être cohérent à chaque instant avec la logique du récit lui-même, jongler, jouer de tout ça ...
Etc. Etc. Etc.
mmm Tout cela sans prétention, je ne suis qu'un écrivaillon amateur.
Jieff
Modifié
17 mai 2016 à 17:58
Jabberknow
17 mai 2016 à 17:57
Quoi ? A l'imparfait ? Utilise plutôt un mix d'imparfait, de passé simple et de passé composé.
A condition que tu te démarques du troupeau de ceux qui ne savent pas conjuguer le passé simple à la première personne du singulier et écrivent presque tous "Je monta l'escalier, j'ouvra la porte et je me jeta sur ma belle que j'encula profondément".
Bien sûr, j'entendais par là d'utiliser principalement l'imparfait pour tout ce qui concerne la mise en place des situations (du genre « Trois personnes se tenaient dans la pièce, mais aucune ne portait de chapeau pointu. »), puis varier les temps selon le récit.
Je dirai qu'il ne faut surtout pas se laisser influencer par quoi que ce soit, sinon par son désir de maitriser au mieux le texte qu'on écrit.
J'approuve, j'étais surtout curieux de l'avis des gens en général sur ce sujet, et je compte bien laisser aller mon propre style d'écriture.
Lioubov
17 mai 2016 à 18:21
Pour ma part, je n'utilise le "je" que lorsque je relate une histoire réelle sont j'ai été le protagoniste principal.
Lorsqu'il s'agit de textes qui font appel à l'imaginaire, je ne me mets pas en scène, sauf lorsque j'introduis des éléments réels (et c'est souvent le cas) dans le récit.
Matt Demon
17 mai 2016 à 19:19
Techniquement, le "je" permet une meilleure immersion du lecteur. Conjugué au présent, il permet de donner du rythme. Encore faut-il que le personnage du "je" soit habitable par la majorité des gens. Ce n'est pas une question de sexe mais de sympathie, d'empathie avec le "héro" ou "héroïne" de l'histoire.
L'histoire de "gros dégueulasse", à la Reiser, pas la peine de l'écrire en "je".
Nkari a écrit "le club des nymphes", un succès, en alternant entre plusieurs "conteurs" en "je" et présent ; à l'opposé, j'ai écrit "Mélanie à Bordeaux" en "elle" car il y a deux héroïnes, et au passé : je survole plusieurs années et dans ce cas je pense que ça convient mieux.
rorschach2.0
17 mai 2016 à 21:22
Si on écrit l'histoire du point de vue du narrateur, le "je" s'impose sans qu'on se pose la question ; c'est juste logique et obligatoire.
La difficulté, c'est quand le récit ne se déroule pas intégralement au présent, et c'est la plupart du temps le cas.
Il faut alors jouer avec les temps, leur concordance, et ça devient vraiment compliqué.
Je suis autodidacte alors je manque souvent de règles précises, d'encadrement, voir simplement d'ateliers d'écriture qui permettent d'avancer.
C'est pourquoi je suis très sensible à ce sujet car malgré mes efforts - et Dieu sait si j'en fais - je suis souvent bloqué et frustré de ne pas avoir les réponses aux questions de grammaire et surtout de concordance des temps que je me pose...
Modifié
17 mai 2016 à 21:28
Lioubov
17 mai 2016 à 21:25
Ah, la concordance des temps... Le futur antérieur et tout ça... Quel régal !
Lioubov
17 mai 2016 à 21:28
On les voit au pied du mur, ceux qui n'ont pas fait d'analyses à l'école primaire ni de latin en secondaire ; trop occupés à draguer les petites nanas, depuis que les classes sont devenues mixtes ?
rorschach2.0
17 mai 2016 à 21:35
Les classes étaient déjà mixtes à mon époque Lioubov, et j'en ai profité tout comme toi, mon cochon !
je ne suis pas aussi vieux que tu l'imagines, qu'est-ce que tu crois ?
Plus sérieusement, il ne s'agit pas forcement du passé ou du futur antérieur, mais je suis souvent obligé de me relire plusieurs fois pour réaliser que "quelque chose" ne va pas, mais sans avoir la clé pour autant.
Et c'est vraiment frustrant...
Modifié
17 mai 2016 à 21:36
Docsevere
17 mai 2016 à 22:24
On a la chance de trouver souvent la solution sur internet, de nos jours, que ce soit dans les "conjugaisons", comme sur les moteurs de recherche ; en cas de doute, écrire : "écrit-on ... ou...?" et tu as souvent la réponse...
lepetitarthur
30 juin 2016 à 17:15
l'inceste et la zoophilie!
c'est exclusif!
j'ai jamais osé mais l'inceste avec une de mes tantes m'aurait bien plus! x)
Aha et vous?
hpassage
30 juin 2016 à 19:13
Je je je ! Ça donne plus de rythme au récit, et surtout le lecteur (et l'auteur) ont l'impression de vivre l'histoire.
J'ai écrit deux récits au passé, pas facile d'employer le temps adéquat. Pour la grammaire, je ne me fais pas de souci, c'est Lioubov qui s'y colle pour la correction :D
Lioubov
30 juin 2016 à 19:16
Je je je ! Ça donne plus de rythme au récit, et surtout le lecteur (et l'auteur) ont l'impression de vivre l'histoire.
J'ai écrit deux récits au passé, pas facile d'employer le temps adéquat. Pour la grammaire, je ne me fais pas de souci, c'est Lioubov qui s'y colle pour la correction :D
Envoie-moi trois pages remplies uniquement de "Je", et je me charge d'intercaler les mots manquants !
Utilisateur supprimé
9 juillet 2016 à 21:34
Ah, la concordance des temps... Le futur antérieur et tout ça... Quel régal !
Purée! Je trouve ça pervers, surtout quand tu te rends compte qu'il fallait utiliser le présent de narration même si ton texte est écrit au passé.
Étant tout nouveau dans le monde des récits érotiques, je me pose quelques questions... Par exemple, j'ai cru remarquer que la grande majorité des histoires étaient racontées à la première personne (pour plus d'immersion, sans doute ?) et au présent (même si j'en ai déjà trouvé pas mal à l'imparfait). Est-ce que cela est plus dû aux auteurs qui souhaitent s'immerger à fond dans leur histoire et la racontent donc comme si elle s'était déroulée sous leurs propres yeux ? Ou bien est-ce les lecteurs qui sont plus intéressés par l'immersion apportée par des histoires à la première personne ?
Vous avez compris l'idée, j'aimerais savoir quelles sont vos préférences sur la forme des textes (le temps ou la personne utilisé, qui est le narrateur, la taille d'un chapitre, la fréquence des scènes X...) ?
Dans le même genre, à quel moment selon vous passe-t-on dans la vulgarité dans un texte ? On trouve de tout sur ce site, des textes trash (comme l'indique si bien la catégorie qui y est dédiée) qui envoient la sauce (navré pour ce mauvais jeu de mots) sans complexe tout comme des textes érotiques plus subtiles. À partir de quels termes pensez-vous que l'on vire dans le vulgaire ? Je pense que des termes comme "bite", "chatte", "couilles", etc. sont les plus évidents, mais sont-ils atténués à partir du moment où ils sortent de la bouche d'un personnage qui est tout simplement dans l'ère de son temps ?