Que les ailes coupées, comme un oiseau blessé,
Je vais partir voguer vers d’autres rives, d’autres îles.
Je trouverai sans doute mille escales toutes ensoleillées
Mais chaque mot devient mille maux et un effort inutile.
J’ai aimé votre jardin, mais lui ne m’a plus aimé
Et lorsque les larmes deviennent comme une croix
Que chaque heure n’a plus qu’un attrait mitigé
Il est temps de se quitter, enfin c’est ce que je crois.
Alors je regarde encore une fois et pour que ne subsiste nul regret,
Que rien ne vienne ternir cette belle aventure entreprise par vous,
C’est sur la pointe des pieds que je rejoins de mes montagnes l’adret.
Et songerai que vous étiez amis, souffle de vie qui me tenait debout !
Il me quitte pour faire bien court, ce vent d’audace trop parfait,
Cette bise aux accords doux qui me tenaient si proche de vos amours,
Ceux écrits avec violence, force et courage, ceux auxquels je croyais,
Et qui ne sont plus qu’une ombre, le fantôme de tous mes « toujours ».
Je suis venue vous dire…
Que les rêves rognés de mille certitudes deviennent aussi servitudes
Je vais partir voguer vers d’autres pays bien moins magiques
Gardant en mon sein le bonheur tout simplement de l’habitude,
Celle de cette amitié importante et surtout tellement magnifique.
J’ai aimé votre jardin, mais ces fruits ne me donnent plus envie.
Celle de croquer dans la pomme pour en trouver les délices,
Celle de croire encore à un paradis fait de joies pour les filles,
De sexe et d’amour pour les femmes que le temps passe et flétrit.
Alors je regarde une fois de plus et que pour ne personne oublier
C’est l’image de votre main que j’emporte en mon cœur silencieux
Et c’est aussi sans bruit que je vais assurément sur moi la porte retirer
Et songerai que vous étiez amis, fidèle souffle de vie déjà un peu flou !
Il me quitte pour de bon, ce joli temps béni d’un bonheur immérité ?
Cette brise aux accents tendres n’est plus que tramontane implacable,
Dévorant sur son passage les havres de paix pourtant si bien ancrés
Par un amour, qui aura bien sûr, su garder sa valeur inestimable !
Jamais un message d'adieu n'a été aussi bien écrit, Anthynéa.
Tu nous manqueras... Tu nous manques déjà.
Utilisateur supprimé
3 mai 2017 à 13:15
Adieu et merci pour tes textes, j'en ai aimé certains et d'autres moins.
Que ta nouvelle vie dans d'autre cieux t'apporte joie et plaisir.
Bises
Pat
Appat
3 mai 2017 à 18:08
Impressionnant. Avec ce titre, je m'attendais à du mielleux mais c'est tout le contraire.
Merci pour un tel effort (j'ai appris des mots).
Dilia
3 mai 2017 à 22:04
Au revoir Anthynéa.
C'est bizarre, on ne se connait pas, mais ton message m'a beaucoup touchée. Je me sens triste pour toi.
Je me permets de t'embrasser, donc, par compassion.
Appat
11 mai 2017 à 20:27
Et donc, tu es toujours là ?
C'est chouette, tu ne veux pas écrire un nouveau poème un peu plus guilleret ?
Que les ailes coupées, comme un oiseau blessé,
Je vais partir voguer vers d’autres rives, d’autres îles.
Je trouverai sans doute mille escales toutes ensoleillées
Mais chaque mot devient mille maux et un effort inutile.
J’ai aimé votre jardin, mais lui ne m’a plus aimé
Et lorsque les larmes deviennent comme une croix
Que chaque heure n’a plus qu’un attrait mitigé
Il est temps de se quitter, enfin c’est ce que je crois.
Alors je regarde encore une fois et pour que ne subsiste nul regret,
Que rien ne vienne ternir cette belle aventure entreprise par vous,
C’est sur la pointe des pieds que je rejoins de mes montagnes l’adret.
Et songerai que vous étiez amis, souffle de vie qui me tenait debout !
Il me quitte pour faire bien court, ce vent d’audace trop parfait,
Cette bise aux accords doux qui me tenaient si proche de vos amours,
Ceux écrits avec violence, force et courage, ceux auxquels je croyais,
Et qui ne sont plus qu’une ombre, le fantôme de tous mes « toujours ».
Je suis venue vous dire…
Que les rêves rognés de mille certitudes deviennent aussi servitudes
Je vais partir voguer vers d’autres pays bien moins magiques
Gardant en mon sein le bonheur tout simplement de l’habitude,
Celle de cette amitié importante et surtout tellement magnifique.
J’ai aimé votre jardin, mais ces fruits ne me donnent plus envie.
Celle de croquer dans la pomme pour en trouver les délices,
Celle de croire encore à un paradis fait de joies pour les filles,
De sexe et d’amour pour les femmes que le temps passe et flétrit.
Alors je regarde une fois de plus et que pour ne personne oublier
C’est l’image de votre main que j’emporte en mon cœur silencieux
Et c’est aussi sans bruit que je vais assurément sur moi la porte retirer
Et songerai que vous étiez amis, fidèle souffle de vie déjà un peu flou !
Il me quitte pour de bon, ce joli temps béni d’un bonheur immérité ?
Cette brise aux accents tendres n’est plus que tramontane implacable,
Dévorant sur son passage les havres de paix pourtant si bien ancrés
Par un amour, qui aura bien sûr, su garder sa valeur inestimable !
Je suis venue vous dire…