Découverte scientifique

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Lioubov
9 juin 2017 à 15:59
Selon deux chercheurs américains, Jamie Lindsay et Peter Boyle, « […] le pénis est une construction sociale incohérente isomorphe à la masculinité toxique performative. » Cette idée audacieuse serait étayée par « une critique discursive poststructuraliste. »

Étonnant, non ?
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Zeltron
9 juin 2017 à 19:33
Saisissant !

J'ai rien compris.
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matchless
9 juin 2017 à 23:30
J'ai compris "pénis", c'est déjà ça.
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Lioubov
12 juin 2017 à 17:33
Je suis quelque peu déçu devant le peu d’intérêt que suscite cette information.
En fait, il s’agit d’une fake news destinée à piéger ceux de vous qui auraient tenté de renchérir.

Vous n’avez rien compris ? C’est plutôt rassurant !
Bon, je vous explique tout.

Les deux « chercheurs » Jamie Lindsay et Peter Boyle se nomment en réalité James Lindsay et Peter Boghossian et sont respectivement docteurs en mathématiques et en philosophie, et leur étude est un vaste canular qu’ils ont pris soin de rendre parfaitement incompréhensible. Les scientifiques savent eux aussi se marrer, et de manière ultramoderne en agrémentant leur étude bidon de fausses citations d’articles générés aléatoirement par un algorithme dédié.

Ils se sont payé la tête des comités de lecture composés de spécialistes qui sont chargés de valider – ou de refuser – la publication de textes dans des revues scientifiques. C’est ainsi que Cogent Social Sciences, qui revendique un examen par des pairs de haute qualité et un taux de rejet d’articles de 61%, s’est littéralement vautré dans le piège tendu : les deux examinateurs ont accepté cet article incompréhensible (en totalité pour le premier, le second n’ayant proposé que des amendements mineurs sur un passage).

Ce canular dénonce le manque de rigueur de certaines publications scientifiques.
Avouez que vous avez bien failli vous y faire prendre, non ?
Modifié 12 juin 2017 à 17:35
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matchless
12 juin 2017 à 18:59
Et après on dit que les matheux n'ont pas d'humour :)
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Neopassenger
12 juin 2017 à 19:31
Mon cher Lioubov, je t'invite comme Alan Sokal a transgresser les frontières, vers une transformation herméneutique de la gravité quantique.

Il est effrayant, terrifiant de constater combien les "penseurs" (ceux que je côtoie dans les milieux militants sur internet du moins) ont tendance a s'appuyer sur des épaules de géants (notamment celles de Bourdieu ou de Marx), a se faire exégètes de penseurs des siècles passés, en oubliant parfois de tout simplement penser les enjeux sans précédents auxquels on est confrontés dans le présent.

Du coup, dès qu'on trouve un truc qui a l'air d'ajouter de l'eau a notre moulin, qui semble en synergie avec nos positionnements idéologiques, on va avoir envie de le défendre même si on ne le comprend pas. Pire, même s'il n'y a rien a comprendre et que cela n'a aucun sens.
Parce que c'est pas de la pensée, c'est juste de la propagation d'idées par imitation et contamination émotionnelle.
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Lioubov
12 juin 2017 à 21:42
Comme tu as raison, bien cher Neopassenger !

C'est vrai que le canular de référence demeure celui d'Alan Sokal, qui a eu le mérite de le faire avaler - en 1996 - à la revue Social text, ce qui a déclenché une vive polémique et l'affrontement entre plusieurs branches des sciences sociales il y a 20 ans de ça.

Ah, la flemme de réfléchir par soi-même...
Modifié 12 juin 2017 à 21:44
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Utilisateur supprimé
12 juin 2017 à 23:12
Il est effrayant, terrifiant de constater combien les "penseurs" (ceux que je côtoie dans les milieux militants sur internet du moins) ont tendance a s'appuyer sur des épaules de géants (notamment celles de Bourdieu ou de Marx), a se faire exégètes de penseurs des siècles passés, en oubliant parfois de tout simplement penser les enjeux sans précédents auxquels on est confrontés dans le présent.

Du coup, dès qu'on trouve un truc qui a l'air d'ajouter de l'eau a notre moulin, qui semble en synergie avec nos positionnements idéologiques, on va avoir envie de le défendre même si on ne le comprend pas. Pire, même s'il n'y a rien a comprendre et que cela n'a aucun sens.
Parce que c'est pas de la pensée, c'est juste de la propagation d'idées par imitation et contamination émotionnelle.

Terrible constat.
Et les Français sont particulièrement touchés par le phénomène, ce qui explique leurs erreurs colossales des dernières années.
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