Quelle est la relation entre l'amour et la sexualité ?

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Neopassenger
21 septembre 2019 à 12:50
Papa Freud dit, si je le paraphrase, que "les femmes acceptent de coucher pour être aimées, et les hommes acceptent d'aimer pour coucher".

Oui, c'est une phrase outrageusement essentialisante, hétéronormative, qu'il est extrêmement tentant de rejeter d'un revers de main comme si elle ne méritait pas qu'on prenne le temps de la déconstruire.

L'autre jour, je mettais cette citation sur Discord, pour voir les réactions qu'elle pouvait susciter, et ce qu'on m'a répondu en gros, c'était "ce n'est qu'une construction sociale".
Peut-être, oui, mais qu'est-ce que cela change, que cela soit génétique ou mémétique, si l'effet est le même dans les comportements des individus ? Ce qui m'intéresse n'est pas de savoir d'ou cela pourrait venir, mais si c'est bien un narratif pertinent pour comprendre les comportements.

***

J'avoue, je ne sais pas vraiment pourquoi cette phrase continue à me trotter dans la tête. Je crois que c'est une sorte de terreur qu'elle soit vraie qui fait que je n'arrive pas à m'en foutre.
Ou pire, une terreur que ce soit faux et que ce soit quand même ce que pensent les gens (= la majorité de la population de notre socio culture), et donc, que je sois réduit par ces gens à une personne dont l'expression de l'amour n'est qu'un outil exploité par mes gènes pour obtenir des gratifications sexuelles.

Je suis de plus en plus allergique aux hommes de pailles que les gens peuvent faire à mon sujet, car je considère alors qu'ils sont enfermés dans la prison de leur imaginaire, par paresse cognitive, ce qui est un obstacle à la relation authentique que j'ai envie de vivre avec eux (comme avec tout être vivant qui croise ma route).

***

Alors du coup, quel est votre avis sur la question ?

Est-ce que pour vous la sexualité est une fin visée, ou bien un moyen utilisé au service d'autre chose de plus important ?

Pourriez-vous envisager une relation amoureuse asexuée ? Si non, pourquoi ? (J'aimerais bien que des gens me répondent non et expliquent pourquoi, j'avoue)

***

Il y a aussi la question de la chimie qui me turlupine, car je n'y connais pas grand chose (même si j'ai un peu lu sur le sujet) :

Parait-il que l'ocytocine, l'hormone de l'attachement, produite lors de l'accouchement, des câlins de plus de 12 secondes et des orgasmes, est ce qui renforce le lien émotionnel entre deux partenaires. D'une certaine manière, on pourrait donc dire que la tendresse physique contribue à "crée de l'amour" au sens chimique du terme. Dès lors, est il réellement possible de faire l'amour avec une personne sans s'attacher à elle, sans développer des sentiments qui pourraient s'apparenter à des sentiments amoureux ?
Une personne qui déclare "ne pas s'attacher" à son partenaire sexuel est-elle dans le déni, ou bien est-ce juste qu'elle n'attribue qu'une faible valeur symbolique à son partenaire en comparaison de la valeur qu'elle s'attribue à elle-même ? Ou autre chose encore ?

Parait-il aussi que le désir sexuel est fortement corrélé à l'appréciation émotionnelle de l'odeur corporelle de l'autre, qui est elle-même corrélée au patrimoine génétique de l'autre (et notamment à son système immunitaire), avec l'idée qu'on a davantage de désir pour les partenaires génétiquement différents, supposés permettre l'émergence d'une progéniture de meilleure qualité génétique. Autrement dit, que le désir ne serait pas lié qu'à des facteurs culturels/symboliques mais aussi à des facteurs purement chimiques.

Je sais bien que dans le fond, ce ne sont que des narratifs vaguement scientistes, et en même temps, nous sommes poussière d'étoiles, nous sommes faits de matière.

Alors, au fond, qu'est-ce que l'amour ? N'est-ce que de la chimie très complexe ? Le désir sexuel n'est-il qu'un ensemble de réactions chimiques au service de la survie des réplicateurs à travers le temps ?

D'un point de vue Darwinien, cela a du sens, la phrase de Freud. Les mâles cherchent à transmettre leurs gènes à un maximum de partenaires, et les femelles cherchent à capter les ressources des mâles au service de la progéniture, ainsi qu'à sélectionner les meilleurs reproducteurs (ceux au meilleur patrimoine génétique) pour être fécondée.
Et cela me semble assez illusoire (une fuite du réel) que de nier les aspects évolutifs de notre comportement en tant qu'êtres vivants.

Toutefois, je trouve d'une part cette conception du comportement sexuel humain d'une extrême inélégance, et Dieu sait que j'aime l'élégance.
D'autre part, je ne me reconnais pas, mais alors pas du tout dans ce comportement dans la mesure ou je ne vois la sexualité que comme un moyen d'améliorer la qualité de la connexion avec l'autre. Une simple stratégie parmi d'autres, qui peut aussi se révéler être une perte de temps très angoissante quand le temps passé à faire l'amour se fait au détriment d'autre chose plus intéressant.

Alors, est-ce que je suis juste "une nenette", comme on me l'a déjà pointé (c'est à dire que je fais partie de la team "met la sexualité au service de l'amour"), ou bien, est-ce que ce narratif de Freud n'est qu'une aberration pré-rationnelle sans justification ?

PS: Je remercie par avance le peu de gens qui auront eu envie de lire mon pavé jusqu'au bout n_n et je remercie également ceux qui auront envie de répondre.

PS2: A la base, je voulais crée un topic sur le sacré dans la sexualité, car j'ai vu qu'il n'en existait pas en tapant "sacré" dans la fonction recherche du forum... mais du coup, mes mains ont eu envie de taper autre chose... le topic sur le sacré sera pour plus tard :thinking:
Modifié 21 septembre 2019 à 12:54
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Utilisateur supprimé
21 septembre 2019 à 13:13
J'ai une vision trop dissociée du sexe et de l'amour pour réellement participer à ce débat

Par contre cette phrase m'a fait tiquer :
"Dès lors, est il réellement possible de faire l'amour avec une personne sans s'attacher à elle, sans développer des sentiments qui pourraient s'apparenter à des sentiments amoureux ?"

Pour moi l'amour et l'amitié partent d'une même base Un sentiment profond d'attachement et une complicité propre aux deux individus. Je ne suis tombée qu'une fois amoureuse dans ma vie, bon peut-être que je suis difficile et tout le tintouin, mais ce que je veux dire par là c'est que par contre j'ai eu énormément de partenaires, réguliers ou non. Le tout sans spécialement chercher à ne pas m'attacher, sans règles imposées à mon esprit.

Par contre ce que le sexe fait et que j'ai bien constaté, c'est qu'il ajoute un degré de complicité à une amitié. Pour résumer, en parallèle de mon couple (libertin) je couche avec beaucoup de mes rares amis proches et quelques fois (souvent) à droite à gauche en coups d'un soir.

J'ai par plusieurs fois constaté que des amis proches sans plus, étaient devenus des amis très intimes dès lors que sur le plan sexuel ça collait spécialement bien. Donc je pense qu'il est indéniable, que sur le long terme, les relations sexuelles renforcent l'attachement et les liens sociaux. Par contre je pense qu'il faut ne pas y mettre l'exclusivité de l'amour. Ces liens sociaux peuvent aussi être une amitié intime n'impliquant aucune possessivité, aucune question, juste une relation amicale avec un petit plus. Un petit pan intime partagé avec un cercle réduit de personne, à l'instar des "meilleurs amis" qui sont des amis, avec un autre petit pan intime en plus.

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"Toutefois, je trouve d'une part cette conception du comportement sexuel humain d'une extrême inélégance, et Dieu sait que j'aime l'élégance."

Faudrait pas oublier qu'on est des animaux qui ont joué avec leur caca un paquet de siècle avant de se mettre à exploiter ses semblables pour qu'ils construisent des iPhones à prix réduit. Et qu'on répond encore à beaucoup d'instincts primaires à la con. Les Humains c'est stylé (oui oui les humains sont les pires animaux, sont des monstres, blablablabla, on connait la chansonnette) mais les humains ça reste rien de plus qu'un animal avec de la conscience et des règles sociales.

Si ces deux derniers points ont ajouté de la subtilité à nos rapports à l'autre et à nos rapports sexuels tout court (pas tous courts, même si je salue nos amis précoces), on répond malgré tout aux lois de la nature, qu'on soit élégant ou non. Après il est évident qu'avec l'évolution de notre espèce certains repères primitifs se sont mis en veille on va dire. On a plus spécialement besoin de chasser, on est 7 000 000 000 et des brouettes (pour ne pas dire des chinois, ouah sacrément de mauvais goût celle-là) sur Terre donc bon, se reproduire pour faire survivre l'espèce c'est peut-être plus l'objectif principal.

Donc l'aspect psychologique va beaucoup jouer, l'aspect culturel aussi. La sensibilité, l'éducation, le vécu, les frustrations et souvenirs, tout ça va venir influer le rapport à la sexualité.

Du coup :

- Est-ce que pour vous la sexualité est une fin visée, ou bien un moyen utilisé au service d'autre chose de plus important ?

Bah ça dépend des personnes et du contexte.

- Pourriez-vous envisager une relation amoureuse asexuée ? Si non, pourquoi ?

Non, car pour moi dans une relation amoureuse on partage l'intégralité des choses intimes de la vie. La confiance, les sentiments, le sexe. Et je me verrais mal me faire sauter par tous mes amis sont pouvoir offrir à ma copine cette partie de moi. On pourrait me dire de vivre une vie asexuée dans ce cas pour équilibrer la balance, mais à ce compte là je préfère vivre seule.

Le sexe est indépendant de l'amour mais l'amour est dépendant du sexe. Selon ma vision des choses bien sûr, les asexuels ne seront évidemment pas d'accord avec moi.

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Par contre pour la phrase de Freud, même si elle transpire sûrement d'un petit fond de vérité sur certaines choses, il ne faut pas oublier qu'à l'époque du coco les choses étaient différentes Les rapports homme-femme ont évolué, le rapport au sexe a évolué, la technologie et la société ont évolué etc etc

Et je pense qu'il faut différencier les réactions innées de l'humain comme celles que tu citais, le fait de chercher le meilleur partenaire possible, etc et les réactions culturelles type Montrer de la sensibilité pour un homme et exprimer ses sentiments est mal vu, une femme a besoin d'un homme qui l'aime pour pouvoir évoluer dans sa vie, tatatatati Si on part avec cette vision stéréotypée du monde alors en soit ça semblerait logique oui que les hommes, impassibles face à l'amour et au coeur blindé, doivent se forcer à aimer pour tremper leur petit biscuit et satisfaire leurs instincts sauvages Tandis que les femmes, délicates, fragiles et sensibles, acceptent d'écarter les cuisses pour obtenir ce simulacre d'amour

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Ebé, j'ai trop écris pour effacer mon message mais j'ai bien digressé je crois
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Lioubov
21 septembre 2019 à 13:58
Est-ce que pour vous la sexualité est une fin visée, ou bien un moyen utilisé au service d'autre chose de plus important ? […] Le désir sexuel n'est-il qu'un ensemble de réactions chimiques au service de la survie des réplicateurs à travers le temps ?

Et si les humains (et les animaux) n’étaient que des « véhicules » au service de l’ADN, dont le but suprême serait de survivre éternellement en se répliquant autant que possible ? C’est ce que sous-entend la deuxième partie de ta citation. Cet ADN serait même assez rusé pour avoir inventé le moyen de nous faire copuler plus que de raison : le plaisir sexuel, l’orgasme. Mais l’Homme, ne désirant pas être considéré comme une vulgaire machine, a enveloppé ces raisons bassement matérielles et utilitaires dans un concept qui le valorise : l’amour.
Modifié 21 septembre 2019 à 14:00
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Lioubov
21 septembre 2019 à 13:59
Donc je pense qu'il est indéniable, que sur le long terme, les relations sexuelles renforcent l'attachement et les liens sociaux.

C’est effectivement le cas chez les bonobos.
Les humains, ça reste rien de plus qu'un animal avec de la conscience et des règles sociales.

Les règles sociales existent chez une majorité d’espèces animales ; et j’estime que beaucoup ont conscience d’elles-mêmes ; l’animal n’est pas une « machine perfectionnée » comme le prétendait Descartes.
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TripHot
21 septembre 2019 à 14:17
L'amour implique un don de soi, une confiance, un abaissement des défenses, qui permettent à l'autre de rentrer dans ton intimité, non physique, mais psychologique, celle qui peut bouleverser ta vie si on l'agresse ou si on la blesse.
Le sexe ouvre des portes mais rien de plus facile que de simuler ou d'être dans un acte égoïste.
C'est mon ressenti.
Beaucoup peuvent considérer leur corps comme faisant partie de leur intimité, moi pas.
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Neopassenger
21 septembre 2019 à 17:38
Pour moi l'amour et l'amitié partent d'une même base: Un sentiment profond d'attachement et une complicité propre aux deux individus.
Je ne suis tombée qu'une fois amoureuse dans ma vie [...] par contre j'ai eu énormément de partenaires, réguliers ou non. Le tout sans spécialement chercher à ne pas m'attacher, sans règles imposées à mon esprit.

Ton témoignage m'aide à relativiser l'importance des mécanismes chimiques de l'attachement dans l'attachement "réel" tel qu'il est subjectivement vécu par les gens.

le sexe [...] ajoute un degré de complicité à une amitié.
les relations sexuelles renforcent l'attachement et les liens sociaux.
Par contre je pense qu'il faut ne pas y mettre l'exclusivité de l'amour.

Dans ce cas, ce qui m'intéresserait, c'est ce qui délimite la frontière entre l'amitié et l'amour.
Tu dis que tu n'es tombée amoureuse qu'une fois : quelle était la différence entre cette relation et tes relations amicales ?

Je suis ravi de te poser la question à toi car je sais déjà que tu vas me répondre quelque chose de beaucoup plus intéressant que "l'amitié, c'est de l'amour sans le corps" (comme le ferait quelqu'un comme Onfray)
Visiblement, pour toi, ce qui distingue l'amour de l'amitié n'a rien à voir avec le corps. Et j'aimerais comprendre.

on est des animaux qui ont joué avec leur caca un paquet de siècle avant de se mettre à exploiter ses semblables pour qu'ils construisent des iPhones à prix réduit.

Remarque horriblement pertinente, je le crains.

pour moi dans une relation amoureuse on partage l'intégralité des choses intimes de la vie. La confiance, les sentiments, le sexe. Et je me verrais mal me faire sauter par tous mes amis sont pouvoir offrir à ma copine cette partie de moi. On pourrait me dire de vivre une vie asexuée dans ce cas pour équilibrer la balance, mais à ce compte là je préfère vivre seule.

Le sexe est indépendant de l'amour mais l'amour est dépendant du sexe. Selon ma vision des choses bien sûr, les asexuels ne seront évidemment pas d'accord avec moi.

Cela ressemble à un premier élément de réponse sur ta distinction entre amour et amitié. Dans l'amitié, on partage une part seulement de notre intimité, et dans l'amour, on partage tout ?

à l'époque du coco

Le mot "coco" m'a fait rire ! J'apprécie ton gout pour la pensée complexe sur tous les sujets que tu abordes.

ce simulacre d'amour

Ainsi il y aurait différentes qualités d'amour. Est-ce que, quand tu disais plus haut que tu es exigeante, tu voulais sous entendre qu'un amour médiocre ne t'intéresse pas, et que si tu vis une relation amoureuse, c'est forcément parce que ca sera une relation à haute valeur symbolique (c'est à dire plus de valeur que tes amis proches) ?

(Ca contraste beaucoup avec la chanson des deux frères rappeurs copains avec Brice de nice, qui disent en gros "osef des filles, les relations amoureuses c'est secondaire, je ferai jamais passer mon couple avant mon bro")

Ebé, j'ai trop écris pour effacer mon message mais j'ai bien digressé je crois

Et c'était le pied ! Merci d'avoir pris le temps de développer ta pensée, ce fut un plaisir à lire.

C'est dans mon cas un cercle vicieux

Plutôt un cercle vertueux, non ? A moins que tu considères que le vice, lorsqu'il est partagé et consentant, est connoté positivement :sunglasses:

Vivre une vie asexué est impossible à mes yeux. En couple ou célibataire. C'est un plaisir trop important dont je ne peux me passer.

Et alors, il se passerait quoi, si tu ne pouvais plus avoir de gratification sexuelle ? Par exemple, si tu devenais paraplégique :thinking: (Je sais, je cherche la petite bête. Tu peux ignorer ma remarque, au fond, on s'en fiche, car tu n'es pas paraplégique)

Et si les humains (et les animaux) n’étaient que des « véhicules » au service de l’ADN, dont le but suprême serait de survivre éternellement en se répliquant autant que possible ? C’est ce que sous-entend la deuxième partie de ta citation. Cet ADN serait même assez rusé pour avoir inventé le moyen de nous faire copuler plus que de raison : le plaisir sexuel, l’orgasme. Mais l’Homme, ne désirant pas être considéré comme une vulgaire machine, a enveloppé ces raisons bassement matérielles et utilitaires dans un concept qui le valorise : l’amour.

Oui, c'est ce que ma citation sous entendait, en référence à Dawkins et son "gène égoïste", référence que tu avais probablement en tête.
Je suis d'accord pour être une machine, mais pas d'accord pour être vulgaire : d'ou mon gout pour l'élégance !
Modifié 21 septembre 2019 à 17:39
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Lioubov
21 septembre 2019 à 18:54
Il me semble que les Grecs de l’Antiquité avaient déjà défini plusieurs formes d’amour :

– Philia : l'amitié, l'amour bienveillant, le plaisir d’être ensemble.
– Storgê : l'affection familiale, l'amour familial, l'amour maternel.
– Éros : la concupiscence, le plaisir corporel.
– Agapè : l'amour désintéressé, divin, universel, inconditionnel.
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mysterwolf
21 septembre 2019 à 19:15
c'est un débat bien plus philosophie et donc personnel qu'un état de fait. la preuve est que tu argumentes avec toi même sur plusieurs points. les autres intervenantes et intervenant offrent aussi leur expérience et leur interprétation, nuançant sans accepter ou réfuter ton propos de départ.

pour l'exemple et envenimer le débat:

D'un point de vue Darwinien, cela a du sens, la phrase de Freud. Les mâles cherchent à transmettre leurs gènes à un maximum de partenaires, et les femelles cherchent à capter les ressources des mâles au service de la progéniture, ainsi qu'à sélectionner les meilleurs reproducteurs (ceux au meilleur patrimoine génétique) pour être fécondée.
Et cela me semble assez illusoire (une fuite du réel) que de nier les aspects évolutifs de notre comportement en tant qu'êtres vivants.


réalises tu que ce soit dans tout le règne animal (humains compris) , que ce soit physiologique, chimique, moral ou psychologique: c'est faux voir même le contraire. nous le réalisons de plus en plus, que le sexe pour le sexe est bien plus répandu dans le règne animal (girafe sodomite, dauphins violeurs, les singes multi-speciques, nos animaux domestiques trop "amoureux" et usant de jouets pour leurs plaisirs...). Ou qu'il y a bien plus d'espèces fidèles que l'on imagine aussi (donc pas de mâles coureur de jupon).
si nous attardons à l'homme uniquement et que l'on se penche sur tes propos: cela signifie que tous les hommes veulent baiser toutes les femmes, il n'y en a aucune qui ne nous fasse pas bander. on est toujours au garde-à -vous prêt à pénétrer. Et en comparaison, les femmes ne sont accueillantes que pendant leur période ovulatoire et n'ont pas de multiples partenaires.Qu'il n'existerait aucun rapport sexuel dans toute l'histoire de l'humanité qui ne soit pas mû par le désir de se multiplier et non de posséder de la façon la plus intime qui soit une femme. Qu'il n'existerait aucune femme de pouvoir qui n'ait usé du sexe pour assujettir les hommes sans chercher l'enfantement. Et dans les cas contraires, elles ne le faisaient jamais afin d'attacher, par le biais des sentiments, l'homme à sa progéniture voire sa mère.
Pour la polémique et être réducteur, comment une femme arrive à simuler physiquement (et j'entends exprimer physiquement et physiologiquement le désir feint voire déçu) si il lui faut aimer son partenaire pour coucher (je ne parle pas dans une relation de couple longue, là il est triste qu'une partenaire ne sache pas faire passer ses désirs dans leur relation). et pourquoi un homme non convaincu par sa partenaire, ou tout simplement pas concentré sur son désir ne peut pas coucher avec une femme.Ne semble-t-il pas plus évident que le désir masculin est inconscient, irréfléchi, instinctif comme l'amour... alors oui, il y a des hommes qui aiment plus facilement que d'autres.
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Gras
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