Alors qu’en Suède et en Belgique certains professionnels de la santé commencent à s’élever contre la prescription de bloqueurs de puberté aux enfants, la Belgique entend retirer la mention de genre des papiers d’identité officiels, et l’Allemagne se prépare à adopter avant l’automne un projet de loi qui facilitera l’autodétermination de genre. L’évolution semblait à sens unique et inévitable.
Jusqu’à la semaine dernière.
Le 28 juillet, le NHS (National Health Service), système de santé publique du Royaume-Uni, a pris la décision de fermer le service de développement de l’identité de genre pour les enfants et les adolescents de la clinique de Tavistock (Londres), le seul en Angleterre à être spécialisé dans le traitement des enfants confrontés à des problèmes d’identité de genre.
Ce service poursuivait un modèle de soins qui reposait principalement sur l’assertion, de sorte qu’un enfant de 12 ou 13 ans qui se déclare de genre masculin (ou vice versa) se voit prescrire des bloqueurs de puberté (des médicaments puissants et encore expérimentaux) puis, à partir de 16 ans, des traitements hormonaux et, par la suite, l’intervention chirurgicale de réattribution définitive.
Kathleen Stock, une prof de philo critique du genre, avait été forcée de démissionner de l’université du Sussex à la suite d’une violente campagne menée contre elle par des militants trans, rappelle que les difficultés de la clinique Tavistock ne datent pas d’hier : « Cela faisait des années que des signes avant-coureurs de la chute de Tavistock étaient sous notre nez ; on a mis du temps à décrypter le tableau de cliniciens distribuant comme des bonbons des médicaments dangereux à des jeunes en pleine confusion sur leur genre. »
Dans cette clinique, ce n’est pas moins de 35 psychologues qui ont démissionné du service, certains se plaignant de diagnostics abusifs et de surmédicalisation d’enfants souffrant de dysphorie de genre.
Des médecins de cette clinique parlent de traitements endocriniens lourds, ceux-là mêmes que l’on administre en guise de castration chimique aux agresseurs sexuels récidivistes.
Sujet complexe : les enfants sont, par définition, trop jeunes pour prendre une décision aussi importante. Mais en même temps, ce type d'intervention est beaucoup plus simple et efficace avant la puberté.
Difficile d'avoir un avis tranché selon moi, mais ce genre de débat doit être mené avec beaucoup de sérénité, ce qui est rarement le cas.
Lioubov
11 août 2022 à 21:53
Je ne fais qu'exposer des faits, Don, et je préfère que ce soit l'avis qui soit tranché plutôt que le pénis.
Lioubov
11 août 2022 à 21:57
Sujet complexe [...] mais ce genre de débat doit être mené avec beaucoup de sérénité, ce qui est rarement le cas.
Putain, c'est vrai que j'ai oublié d'activer ma liste de membres exclus de ce topic.
A présent, c'est trop tard. Certain(e)s vont en profiter pour semer la zizanie.
Bien fait pour ma gueule. Je serai plus prudent la prochaine fois.
Le Lioubov, honteux et confus,
Jura - mais un peu tard -
Qu'on ne l'y reprendrait plus.
Utilisateur supprimé
11 août 2022 à 22:06
Je ne sais pas trop quoi penser.
Un-e adolescent-e est sous l'influence de beaucoup de paramètres, et par conséquent trop jeune pour un choix aussi radical. Cependant, si les hormones sont prises à un âge plus avancé, il est plus difficile, voire impossible de changer "complètement" de sexe.
Peut être faudrait-il autoriser le changement d'identité sur les papiers de la personne sans entreprendre de traitement hormonal et/ou chirurgical avant la majorité ?
Modifié
11 août 2022 à 22:13
Lioubov
11 août 2022 à 22:15
Je ne sais pas trop quoi penser.
Un-e adolescent-e est sous l'influence de beaucoup de paramètres, et par conséquent trop jeune pour un choix aussi radical. Cependant, si les hormones sont prises à un âge plus avancé, il est plus difficile, voire impossible de changer "complètement" de sexe.
Peut être faudrait-il autoriser le changement d'identité sur les papiers de la personne sans entreprendre de traitement hormonal et/ou chirurgical avant la majorité ?
A mon avis, ce serait plus prudent.
Utilisateur supprimé
11 août 2022 à 22:24
Je ne sais pas trop quoi penser.
Un-e adolescent-e est sous l'influence de beaucoup de paramètres, et par conséquent trop jeune pour un choix aussi radical. Cependant, si les hormones sont prises à un âge plus avancé, il est plus difficile, voire impossible de changer "complètement" de sexe.
Peut être faudrait-il autoriser le changement d'identité sur les papiers de la personne sans entreprendre de traitement hormonal et/ou chirurgical avant la majorité ?
A mon avis, ce serait plus prudent.
Ouah, j'ai enfin eu une bonne idée (dixit Raph). C'est bon, je me lance aux présidentielles. Belladonna à l'Élysée !
Wait two seconds darling. Je vais me faire ban pour politique. Et j'ai pas fait SciencesPo parce que... Bah c'est cher.
Tilia TV
11 août 2022 à 22:27
Le vrai problème est qu'une clinique s'amuse a donner des traitements hormonaux à qui se présente. C'est plus une dérive du système libérale anglo-saxon qu'autre chose.
Ce problème c'est déjà passé au USA, et se passera aussi en France si l'on continue à détruire l’hôpital public au profit des centres de soin privés. Cela n'a rien à voir avec la transidentité.
Modifié
11 août 2022 à 22:28
Illégitimes
11 août 2022 à 22:50
C'est vraiment un problème compliqué qui est ramené sur le devant de la scène là. C'est une question moral, de déontologie et légal...
L'aspect moral voudrait qu'on aide au mieux un enfant à ne pas être en souffrance à cause d'un mal-être lié à son genre biologique de naissance et celui qu'il pense être psychologiquement. Rien que ça, déjà ça pose question, car comme il a été dit un enfant est par définition immature et en construction donc comment être certain que ses choix sont vraiment arrêtés ?
Ensuite, il y a aussi le problème des parents très fiers d'avoir des enfants si particuliers osant revendiquer un autre genre. Il y a sans doute un effet de "mode" investit par certain parents finit à l'huile de moteur poussant leurs enfants peut être un peu trop au moindre au mot de leur part sans aucun recul sur la situation.
Le problème en particulier des faits rapportés, et Tilia en parle bien, c'est que cette clinique en particulier à un problème au niveau de sa déontologie professionnelle. Dans quel monde on autorise au premier venu à faire ça sans toute une évaluation psychologique sur le long terme déjà ?
Enfin le plus gros problème est légal pour moi, car si l'enfant une fois majeur regrette c'est au parents de trinquer, car c'est avant tout eux les seuls responsables légaux.
Personnellement donc je suis plutôt contre l'idée même de lancer des enfants dans ce genre de procédures même si c'est plus efficace d'un point de vue santé de le faire jeune. C'est peut être mon côté prudent, mais s'il est déterminé, c'est possible d'attendre la majorité qu'il soit pleinement responsable de ses choix.
stgpower
11 août 2022 à 23:59
Je comprends qu’il y a beaucoup de souffrance chez les ados mal dans leur peaux et qui n’arrivent ni à être sûr de leur genre ni à être sûr de leur désir de sexualité future. Mais 100% d’accord sur le fait qu.il leur faut attendre la majorité ou un certain niveau de maturité pour décider de par eux même avec beaucoup plus de recul qu’à 12 ou 14 ans…
Ceci malheureusement fait qu’on choisi son orientation une fois sexué(e) ce qui est très / trop tard physiologiquement et aura crée des souffrances jusqu’à ce moment là….
Ce qui est grave dans la démarche de certaines cliniques privées et labo c’est qu’on surfe sur la vague actuelle de la définition des genres pour tester des produits sans aucun recul et faire un énorme business…et exploiter la souffrance de jeunes qui sont prêts à se vendre au premier qui leur vendra du rêve….
Je fais partie de ceux qui préfère laisser la nature faire au maximum même si parfois il y’a des erreurs ou des bugs où des incompatibilités entre le hardware et le software comme diraient les informaticiens…
Tilia TV
12 août 2022 à 10:34
Le problème en particulier des faits rapportés, et Tilia en parle bien, c'est que cette clinique en particulier à un problème au niveau de sa déontologie professionnelle. Dans quel monde on autorise au premier venu à faire ça sans toute une évaluation psychologique sur le long terme déjà ?
Dans un monde libérale, là où nos dirigeant depuis environ 30 ans veulent nous mener.
Encore une fois ce problème ne relève pas de la transidentité. De nombreux jeunes mineurs sont suivis par des psy et par toute une équipe médicale, et commencent leur transition avant les 18 ans en France. Le jour où l'on aura une clinique proposant seulement un service sans réel déontologie médicale, alors le problème se posera également en France.
Mais encore une fois, cela ne concerne pas la transidentité, mais la libéralisation de la santé. Ce problème peut se passer avec les cliniques de chirurgie esthétique (les prothèses mammaire de mauvaise qualité qui explosaient dans les seins), avec les équipes médicales sportif (produit dopant injecté à des sportifs sans vraiment leur consentement) ...
Jehanne
12 août 2022 à 11:41
Mais encore une fois, cela ne concerne pas la transidentité, mais la libéralisation de la santé.t
Le système de santé britannique n'est absolument pas libéral, c'est un système socialiste, et Tavistock n'était absolument pas une clinique privée. Le problème de Tavistock n'avait donc rien à voir avec je ne sais quelle libéralisation mais tout à voir avec l'idéologie LGBTQ+
Modifié
12 août 2022 à 11:42
Discussion fermée
(l'auteur de ce topic est suspendu)
Jusqu’à la semaine dernière.
Le 28 juillet, le NHS (National Health Service), système de santé publique du Royaume-Uni, a pris la décision de fermer le service de développement de l’identité de genre pour les enfants et les adolescents de la clinique de Tavistock (Londres), le seul en Angleterre à être spécialisé dans le traitement des enfants confrontés à des problèmes d’identité de genre.
Ce service poursuivait un modèle de soins qui reposait principalement sur l’assertion, de sorte qu’un enfant de 12 ou 13 ans qui se déclare de genre masculin (ou vice versa) se voit prescrire des bloqueurs de puberté (des médicaments puissants et encore expérimentaux) puis, à partir de 16 ans, des traitements hormonaux et, par la suite, l’intervention chirurgicale de réattribution définitive.
Kathleen Stock, une prof de philo critique du genre, avait été forcée de démissionner de l’université du Sussex à la suite d’une violente campagne menée contre elle par des militants trans, rappelle que les difficultés de la clinique Tavistock ne datent pas d’hier : « Cela faisait des années que des signes avant-coureurs de la chute de Tavistock étaient sous notre nez ; on a mis du temps à décrypter le tableau de cliniciens distribuant comme des bonbons des médicaments dangereux à des jeunes en pleine confusion sur leur genre. »
Dans cette clinique, ce n’est pas moins de 35 psychologues qui ont démissionné du service, certains se plaignant de diagnostics abusifs et de surmédicalisation d’enfants souffrant de dysphorie de genre.
Des médecins de cette clinique parlent de traitements endocriniens lourds, ceux-là mêmes que l’on administre en guise de castration chimique aux agresseurs sexuels récidivistes.