Je me suis fais une remarque, cette nécessité qu’on les gens à vouloir absolument nommé les choses, à les définir à tous prix ….
Ah vouloir définir les choses à tous prix on définit aussi les personnes, les mettants dans des cases …
Cette nécessité de toujours vouloir mettre un nom sur tous et n’importe quoi pour au final imposé une définition, n’est il pas une sorte de privation de liberté de pensé ? Une sorte de ligne directrice si vous préférer …..
C'est de la dictature individuelle. Ou une recherche absolu d'identité en extraction de la masse. Je pense qu'on se cherche tous, plus ou moins, à se sentir un dans un monde, un univers, construit autour de la communauté, où l'un ne compte pas comme le nombre.
La plupart de nos métiers sont cosmétiques, esthétique, optionnelle, en plein de cas, non vitaux, vitale au sens premier du terme.
Alors, oui, je pense que ça rassure l'individu de se dire appartenir à telle ou telle case, et si possible, une case comme celle d'a-cote, mais un peu différente.
Genre, à côté, c'est un cube rouge, et moi, c'est un cube rouge mais avec un point bleu.
Je me sens mieux défini.
Modifié
12 octobre 2023 à 13:41
Doctor Nobody
12 octobre 2023 à 13:05
J'aime quand même bien pouvoir faire la différence entre le rhum ou le whisky alors je ne suis pas forcément certain qu'il faut que cette catégorisation doive se faire pour tout ;)
Après en ce qu'il s'agit des personnes je me fiche pas mal de savoir dans quelle CSP ils se rangent ou leur niveau de vie. Je trouve que si le feeling et le respect sont là alors le reste on ne devrait rien en avoir à carrer. :)
Kate-Anna
12 octobre 2023 à 16:51
Ah vouloir définir les choses à tous prix on définit aussi les personnes, les mettants dans des cases …
Cette nécessité de toujours vouloir mettre un nom sur tous et n’importe quoi pour au final imposé une définition, n’est il pas une sorte de privation de liberté de pensé ?
Apparemment, tu te prives toi-même de la liberté de penser puisque tu te places dans une case : ta signature n'est-elle pas "L’idiot du village" ?
LaVieDeLucie
12 octobre 2023 à 18:41
Conseil du jour
Ne parlez pas la bouche pleine, c’est moche.
Ne parlez pas la tête vide, c’est pire.
J'ajouterai :
Ne parlez pas pour ne rien dire, c'est sans intérêt...
megalosex
12 octobre 2023 à 19:43
" Idiot du village," n'est pas un métier. Simplement, cela servait -autrefois- à désigner celui qui était un simple d'esprit, un peu frustre, mais pas méchant pour deux sous. À remarquer: il n'a jamais été question de "l'idiote du village." Un privilège masculin, en quelque sorte.
Matt-Sarme
12 octobre 2023 à 20:42
Cette nécessité de toujours vouloir mettre un nom sur tous et n’importe quoi pour au final imposé une définition, n’est il pas une sorte de privation de liberté de pensé ? Une sorte de ligne directrice si vous préférer …..
Je ne suis pas sûr de bien comprendre à quoi tu penses ? 🤔
- Matt
Kate-Anna
12 octobre 2023 à 21:43
Ressusciter, de Christian Bobin.
Tiens... je ne suis donc pas le/la seul·e à connaître - ici - ce poète qui nous a quittés l'année dernière.
Tu es un homme de goût, Akofa.
Modifié
12 octobre 2023 à 21:45
Utilisateur supprimé
13 octobre 2023 à 00:41
Ma seule excuse le feu de l’action. Ressusciter de Christian BobinAvec un peu de patience, j'aurais fait un assez bon idiot du village.
« En effet, quelques jours après le drame, les habitants apprennent que le fils Christian, dont on rigolait encore il y a quinze jours dans ce village, était suivi par des psys depuis quelques mois. Une analyse approfondie avait décrit un individu comme dangereux, pouvant faire face à des crises de folie, où il pourrait être amené à tuer. »
Kate-Anna
13 octobre 2023 à 07:15
Le part manquante de Bobin, tu connais ?
J'aime beaucoup cette réflexion :
"On pense qu'on a très peu de temps dans la vie, qu'un an dure comme un sourire, que dix ans passent comme une ombre et que, dans si peu de temps, il ne reste qu'une seule chance, qu'une seule grâce : devancer notre mort dans la légèreté d'un sourire, dans l'errance d'une parole."
Quelle élégance !
Modifié
13 octobre 2023 à 07:15
Tilia TV
13 octobre 2023 à 09:15
Egun on les gens
Question débile du jour
Hé bé con ! T'a question débile à donner de grain a moudre à la fine fleur du forum !
Gascon
13 octobre 2023 à 09:23
Hé bé con ! T'a question débile à donner de grain a moudre à la fine fleur du forum !
Ah ils leurs faut bien ça à ses pauvres petits pour les occupés 😂
La plume de Raph
13 octobre 2023 à 10:04
Egun on les gens
Question débile du jour
Je me suis fais une remarque, cette nécessité qu’on les gens à vouloir absolument nommé les choses, à les définir à tous prix ….
Ah vouloir définir les choses à tous prix on définit aussi les personnes, les mettants dans des cases …
Cette nécessité de toujours vouloir mettre un nom sur tous et n’importe quoi pour au final imposé une définition, n’est il pas une sorte de privation de liberté de pensé ? Une sorte de ligne directrice si vous préférer …..
Je vois ce que tu veux dire, les gens n'arrivent pas à se dire "Bah c'est comme ça un point c'est tout",.
Tilia TV
13 octobre 2023 à 14:19
Conseil du jour
Ne parlez pas la bouche pleine, c’est moche.
Ne parlez pas la tête vide, c’est pire.
Ah... co' fallait pas jouer le malin !
Matt-Sarme
13 octobre 2023 à 22:18
Cette nécessité de toujours vouloir mettre un nom sur tous et n’importe quoi pour au final imposé une définition, n’est il pas une sorte de privation de liberté de pensé ? Une sorte de ligne directrice si vous préférer …..
Au sein de la communauté LGBT+ (puisque c'est de ça que tu me parlais en MP), il peut exister une pression pour que les individus se définissent par des étiquettes spécifiques en ce qui concerne leur identité de genre ou leur orientation sexuelle. Cela peut créer une atmosphère d'exclusion pour celleux qui ne se conforment pas à ces étiquettes ou refusent d'en adopter une, et c'est absolument déplorable. La pression à se définir peut même s'avérer contre-productive en empêchant des individus d'explorer leur identité de genre et leur orientation sexuelle de manière sereine, sans compter des conséquences potentiellement graves (harcèlement, stigmatisation, etc). La façon dont les communautés marginalisées, telles que la communauté queer, reproduisent les inégalités qu'elles subissent dans la société en leur propre sein est un sujet d'étude émergent, mais je ne le connais pas très bien et je préfère ne pas dire de bêtise.
Cependant, la multiplication des identités LGBT+ ne vise à la base pas du tout à imposer des définitions rigides ou à restreindre la liberté de pensée comme tu le crains, mais plutôt à reconnaître et à célébrer la diversité des expériences humaines. Fort heureusement, les phénomènes que tu décris sont rares et marginalisés.
En mettant des mots sur des expériences qui étaient auparavant ignorées ou stigmatisées, cette multiplication permet à de nombreuses personnes de se sentir reconnues, comprises et validées. L'expression de différentes identités LGBT+ permet aux individus de se sentir plus en phase avec leur identité réelle
Depuis (à vue de nez) une grosse décennie, le mouvement LGBT+ traverse un moment d'affirmation de soi qui passe par le besoin légitime de revendiquer un grand nombre d'identités pour explorer tous les possibles du genre et de la sexualité. La revendication d'un large éventail d'identités contribue à la construction d'une communauté LGBT+ plus inclusive permettant à chacun·e de s'explorer en toute confiance.
Il est parfaitement possible que la prochaine génération queer explore des formes d'identités et d'expressions qui transcendent les étiquettes actuelles sur le genre et la sexualité. Après tout, la société évolue constamment. La remise en question des normes de genre et de sexualité traditionnelles pourrait conduire à une désintégration des catégories strictes telles que les "étiquettes" sur le genre et la sexualité. Ces normes et leur articulation entre elles sont constamment remises en question et réimaginées, et pourraient pourquoi pas finir par s'avérer complètement dépassées.
Je pourrais continuer à développer sur comment penser le genre et la sexualité en dehors de l'hétéropatriarcat, mais ça nous emmènerait un peu loin... J'espère que mon message aura pu répondre à tes interrogations et t'expliquer pourquoi, selon moi, le problème n'est pas la multiplication des "étiquettes" (qui n'est que l'expression d'une communauté en train de s'affirmer et d'explorer toutes les facettes du genre et de la sexualité) mais la pression (heureusement résiduelle mais néanmoins condamnable) à y adhérer.
- Matt
Gascon
13 octobre 2023 à 22:30
@Matt-Sarme Je vous remercie beaucoup d’avoir pris la peine de répondre à mon petit questionnement.
Matt-Sarme
14 octobre 2023 à 09:15
@Matt-Sarme Je vous remercie beaucoup d’avoir pris la peine de répondre à mon petit questionnement.
Avec plaisir, j'espère que c'était clair :)
N'hésite pas à me dire ce que tu en penses ^^
- Matt
Gascon
14 octobre 2023 à 20:16
Avec plaisir, j'espère que c'était clair :)
N'hésite pas à me dire ce que tu en penses ^^
- Matt
C’est très très clair oui 👍🏻
J’avoue par contre ne pas trop connaître les communautés LGBT+, les associations affilié ….
Donc je ne saurais trop rebondir sur vos affirmation mais je vous fais confiance sur la véracité de vos propos.
Après sachez que je n’ai utilisé le contexte des cases des sexualités uniquement en exemple. Ma réflexion étais bien plus large.
Mais j’y vois quand même une réponse à cela.
Encore merci à vous d’y avoir pris la peine de répondre.
Pygmalion
14 octobre 2023 à 22:37
J’avoue par contre ne pas trop connaître les communautés LGBT+, les associations affilié ….
Si ça peut te rassurer, moi non plus. Et pourtant, j'en fais partie.
J'avais exprimé une idée similaire ici il y a un moment. C'est une idée qui est difficile à exprimer pour moi parce qu'elle est liée à l'intime. L'un des points clés de mon éducation, donc, ce qui m'a été transmis par ma famille, c'est qu'on ne peut jamais juger les gens sur ce qu'ils sont, mais sur ce qu'ils font. On m'a appris, et c'est un principe avec lequel je suis d'accord, que nos actes définissent qui nous sommes, plus que les caractéristiques sur lesquelles on n'a aucune emprise, et l'orientation sexuelle en fait partie. Après, on peut toujours causer de l'influence de la société et des stéréotypes sur le comportement humain, mais je suis pas sociologue et d'une manière générale, la sociologie, c'est pas mon truc.
Donc, par mon éducation et certains traits de ma personnalité, j'ai aussi du mal avec cette idée de chercher à se démarquer à tout prix en se collant une étiquette. Parce que si d'un côté, on est toujours content d'appartenir à un groupe, de l'autre, ça veut dire qu'on peut nous ranger dans un tiroir, et quand on commence à ranger les êtres humains dans un tiroir, je commence à craindre que ces tiroirs ne soient imperméables. C'est peut-être une peur irrationnelle, mais dans l'histoire a déjà montré que quand on met des étiquettes sur des personnes, ça finit souvent par les éloigner les uns des autres, au point où on finit par dire "nous" et "eux".
Maintenant, j'ai peut-être tort, je ne suis qu'un individu anonyme sur une boule de terre géante, habitée par plusieurs milliards d'autres individus, je ne possède que mon avis, qui évolue au fil de ma vie et qui est formé de tout ce qui m'a influencé au cours des ans. Mais peu importe qui nous sommes, ce que nous sommes, peu importe ce qui nous définit ou comment nous nous définissons, nous sommes toutes et tous imparfaits et nous commettons des erreurs. Est-ce que cette volonté de vouloir forger et nommer toutes les facettes que peuvent prendre un être humain est une erreur ou non ? En fin de compte, peu importe ce qu'on en pense, ce n'est pas à nous que reviendra le fin mot de l'histoire, c'est à l'histoire elle-même.
Matt-Sarme
15 octobre 2023 à 08:27
C’est très très clair oui 👍🏻
Tant mieux :)
Après sachez que je n’ai utilisé le contexte des cases des sexualités uniquement en exemple. Ma réflexion étais bien plus large.
Mais j’y vois quand même une réponse à cela.
C'était le sujet dont on avait parlé en MP, donc c'est là-dessus que j'ai détaillé, mais si tu as d'autres exemples ça peut être intéressant ^^ Je pense que ces questions ne sont pas monolithiques. Les politiques de l'identité sont variables et se configurent de façon spécifique sur des sujets spécifiques. Ce que j'ai dit sur les communautés queer ne sera peut-être plus valable pour d'autres ;)
Encore merci à vous d’y avoir pris la peine de répondre.
Question débile du jour
Je me suis fais une remarque, cette nécessité qu’on les gens à vouloir absolument nommé les choses, à les définir à tous prix ….
Ah vouloir définir les choses à tous prix on définit aussi les personnes, les mettants dans des cases …
Cette nécessité de toujours vouloir mettre un nom sur tous et n’importe quoi pour au final imposé une définition, n’est il pas une sorte de privation de liberté de pensé ? Une sorte de ligne directrice si vous préférer …..