L'addiction à la sexualité: Pourquoi il faut la repérer (selon moi)
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Léon du Verseau
26 mars 2025 à 09:23
Salut tout le monde, pour continuer à parler de l'addiction à la sexualité, j'ouvre un nouveau topic cette fois-ci pour voir pourquoi il faut la repérer. Si vous pensez qu'il vaut mieux que je regroupe tout en un seul, dites le moi, je n'ai pas envie de donner l'important de polluer le forum mdr. Encore une fois, ce post se base surtout sur mon vécu, et n'est pas à prendre pour une généralité.
Pourquoi faut-il donc être conscient de cette addiction si nous le sommes? Dans mon cas, il y a eu deux raisons qui ont fait qu'il était important de me rendre compte de mon état :
1- À force de chercher toujours plus loin dans les stimulations, et de chercher toujours plus de choses hard/extrêmes, j'en suis venu à être excité par des choses qui, en temps normal, ne m'excite pas du tout. Et même si, sur le coup, j'en ressentais du plaisir, après avoir terminé, je ressentais de l'incompréhension, et parfois même de la honte.
De la honte car ce sont des choses qui ne me plaisent vraiment pas de base (attention, ce n'est pas parce que je n'aime pas certaine pratique que je juge ceux qui les font, tant que vous êtes adultes et consentants, vous faites ce que vous voulez.) et cela a participé à diminuer ma confiance en moi, qui ne volait pas très haut de base.
De ce fait, j'ai commencé à me dénigrer et à me rabaisser encore plus qu'auparavant, sous couvert de l'auto-derision. Je me suis alors retrouvé (j'y suis toujours encore un peu en vrai) dans un cercle vicieux où je stressais de ne pas comprendre pourquoi je devais aller toujours aussi loin pour m'exciter, donc je perdais confiance en moi, et je cherchais quelque chose de nouveau en espérant que cela soit plus "saint".
2- Parce que l'addiction et la recherche toujours plus poussée du plaisir peut vous faire faire des bêtises. Dans mon cas, il y a six ans, j'étais justement dans cette course à la stimulation, qui allait de plus en plus loin. Et, après avoir été témoin d'un événement assez traumatisant, couplé au stress de mes études et de mon job étudiant, j'ai... vrillé, on va dire.
Un soir que ma femme (cela faisait deux ans qu'on était ensemble à l'époque) était rentrée chez ses parents, je suis machinalement aller dans le club libertin de ma ville, et j'ai couché avec une autre. Pour être honnête, je ne me rappelle de cette soirée que par bribe de souvenir, j'étais totalement déconnecté, je n'avais plus aucun contrôle sur mon corps et mon esprit. Je ne me sers absolument pas de mon état psychologique déplorable pour justifier quoi que ce soit, j'essaie juste de vous remettre le contexte dans lequel j'étais. J'ai merdé, je l'assume.
Ma femme est au courant aujourd'hui, je lui ait tout expliquer, nous en rediscutons encore de temps en temps.
La honte, le dégoût de moi-même, l'incompréhension de mes propres besoins, et la culpabilité ont été, dans mon cas, les principaux éléments qui m'ont fait dire "Ne serais-tu pas addict ?" .
Désolé pour ce second pavé, j'espère que cela aura intéressé, voir aidé, certains et certaines. Je vous souhaite une bonne journée.
Pourquoi faut-il donc être conscient de cette addiction si nous le sommes? Dans mon cas, il y a eu deux raisons qui ont fait qu'il était important de me rendre compte de mon état :
1- À force de chercher toujours plus loin dans les stimulations, et de chercher toujours plus de choses hard/extrêmes, j'en suis venu à être excité par des choses qui, en temps normal, ne m'excite pas du tout. Et même si, sur le coup, j'en ressentais du plaisir, après avoir terminé, je ressentais de l'incompréhension, et parfois même de la honte.
De la honte car ce sont des choses qui ne me plaisent vraiment pas de base (attention, ce n'est pas parce que je n'aime pas certaine pratique que je juge ceux qui les font, tant que vous êtes adultes et consentants, vous faites ce que vous voulez.) et cela a participé à diminuer ma confiance en moi, qui ne volait pas très haut de base.
De ce fait, j'ai commencé à me dénigrer et à me rabaisser encore plus qu'auparavant, sous couvert de l'auto-derision. Je me suis alors retrouvé (j'y suis toujours encore un peu en vrai) dans un cercle vicieux où je stressais de ne pas comprendre pourquoi je devais aller toujours aussi loin pour m'exciter, donc je perdais confiance en moi, et je cherchais quelque chose de nouveau en espérant que cela soit plus "saint".
2- Parce que l'addiction et la recherche toujours plus poussée du plaisir peut vous faire faire des bêtises. Dans mon cas, il y a six ans, j'étais justement dans cette course à la stimulation, qui allait de plus en plus loin. Et, après avoir été témoin d'un événement assez traumatisant, couplé au stress de mes études et de mon job étudiant, j'ai... vrillé, on va dire.
Un soir que ma femme (cela faisait deux ans qu'on était ensemble à l'époque) était rentrée chez ses parents, je suis machinalement aller dans le club libertin de ma ville, et j'ai couché avec une autre. Pour être honnête, je ne me rappelle de cette soirée que par bribe de souvenir, j'étais totalement déconnecté, je n'avais plus aucun contrôle sur mon corps et mon esprit. Je ne me sers absolument pas de mon état psychologique déplorable pour justifier quoi que ce soit, j'essaie juste de vous remettre le contexte dans lequel j'étais. J'ai merdé, je l'assume.
Ma femme est au courant aujourd'hui, je lui ait tout expliquer, nous en rediscutons encore de temps en temps.
La honte, le dégoût de moi-même, l'incompréhension de mes propres besoins, et la culpabilité ont été, dans mon cas, les principaux éléments qui m'ont fait dire "Ne serais-tu pas addict ?" .
Désolé pour ce second pavé, j'espère que cela aura intéressé, voir aidé, certains et certaines. Je vous souhaite une bonne journée.