Les lauréats du concours Marquisien : Le noël des hivers passés

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Donatien A.F. de Sade
26 décembre 2025 à 16:41
✨ Ouverture du recueil poétique — Le Noël des hivers passés ✨

Chères lectrices et amatrices, chers lecteurs et amateurs de poésie,

C’est avec un immense plaisir que le jury vous convie à la découverte des œuvres du concours Le Noël des hivers passés. Ces poèmes, chacun porteur de son univers, de sa voix et de sa sensibilité, célèbrent Noël dans toutes ses nuances : désir, chaleur, mystère et obscurité hivernale.

Vous découvrirez d’abord les lauréats des podiums, dont le talent et la créativité ont été distingués par le Prix d’Or, d’Argent et de Bronze du Marquis, avant de parcourir l’ensemble des textes présentés. Chaque poème est une fenêtre ouverte sur l’imaginaire de son auteur, un souffle d’émotion et de lumière dans ce mois de décembre.

Il a été difficile pour le jury de les départager et c'est pourquoi nous sommes fier de toutes les poétesses et tous les poètes ayant participé à ce concours, autour du thème : Noël — entre désir, chaleur et obscurité d’hiver.

Le jury remercie chaleureusement toutes les poétesses et tous les poètes qui ont participé. Leur engagement, leur audace et la maîtrise de leur plume ont fait de ce concours un moment unique, vibrant et magique.

Prenez le temps de lire chaque texte, de savourer la richesse des images, et de féliciter les auteurs pour leur inspiration. Que ce recueil soit pour vous une promenade poétique, un voyage à travers la chaleur et la magie de Noël.

— Le Marquis et les membres du jury 🕯️


Voici venu l'heure de la lecture.


🥇 Les médaillés d'Or 🥇

Hiver — Phoenix52

Enfin les flocons tombent, l'hiver est venu
Cristaux brûlant de froid, fines lames de glace
Ils tombent sur mon corps, ils touchent ma peau nue
Emplissant de fraîcheur, tant la terre que l'espace

Le givre entoure le monde, éclatant ingénu
Recouvrant les villes, les chemins et les places
Et faisant fuir les bêtes, animaux méconnus
Mais aussi reptiles, mammifères et rapaces

Prisonnier des tempêtes, otage du glacé
Tes morsures me touchent, et me laissent blessé
Je manque de tomber, et de baisser la garde

Mais face à tes charmes, je n'ai nulle parade
La neige me recouvre, peu à peu, doucement
Alors je disparais, seul, délicatement



Lueur sous le gui — Aurélie

Sous la lueur vacillante des bougies, le salon s’habille d’or et de rouge, comme un écho silencieux à la magie de Noël. L’air est chargé de l’odeur du sapin et de la cannelle, et un gui suspendu au-dessus de nos têtes oscille doucement, comme s’il attendait ce moment depuis toujours. Je porte une robe de velours vert, ajustée à la perfection, qui glisse sur ma peau comme une caresse. Mes pas sont feutrés sur le tapis moelleux, chaque mouvement calculé pour ne pas briser l’enchantement qui plane dans la pièce. Lui, en costume sombre, se tient près de la cheminée, son regard fixé sur moi avec une intensité qui me fait frissonner. Son cœur bat à l’unisson des cloches de Noël, et je le sens, même à distance.
Nos regards se croisent, et dans cet échange silencieux, des promesses sont murmurées sans mots. La cheminée crépite, jetant des ombres dansantes sur les murs, comme si le feu lui-même était complice de ce qui s’annonce. Je lève les yeux vers le gui, un sourire timide aux lèvres, et je vois dans son regard qu’il comprend. Il fait un pas en avant, réduisant l’espace entre nous, jusqu’à ce que notre souffle se mêle, chaud et doux. L’air semble vibrer de cette proximité, comme si chaque molécule était consciente de la tension qui nous lie.
Nos mains se frôlent, hésitantes, puis s’entrelacent, comme si elles avaient toujours su trouver leur place. Ses doigts sont chauds, fermes, et je ressens une décharge électrique qui parcourt mon bras, s’infiltrant jusqu’à mon cœur. Le gui au-dessus de nous semble se pencher, complice, comme s’il nous encourageait à franchir le pas. Nous nous approchons encore, nos lèvres à un souffle de se toucher. Le monde autour de nous s’efface, ne laissant que l’éclat de ses yeux et la chaleur de son désir qui répond au mien.
Mais au moment où nos lèvres s’effleurent, un silence suspendu s’installe, comme une question sans réponse. Que sera demain ? Nos cœurs battent à l’unisson, mais nos destins restent incertains, flottant comme la fumée qui s’échappe de la cheminée, vers un ciel étoilé rempli de possibilités. Son souffle caresse ma peau, et je ferme les yeux, savourant cette proximité, ce moment où tout semble possible et rien n’est encore décidé.
Je sens son pouce effleurer le dos de ma main, un geste tendre qui me rappelle que, pour l’instant, nous sommes ici, ensemble. Le gui oscille doucement au-dessus de nous, comme un témoin silencieux de cette danse hésitante entre le désir et la peur. Et dans ce silence, je réalise que peu importe ce que demain apportera, car aujourd’hui, sous la lueur des bougies et le regard bienveillant du gui, nous sommes tout ce dont nous avons besoin.
Nos lèvres se séparent à contrecœur, mais nos mains restent entrelacées, comme une promesse muette que ce n’est pas fini. Le feu crépite, les bougies vacillent, et le gui continue de balancer, comme s’il nous murmurait de prendre notre temps, de savourer chaque instant. Car dans cet espace suspendu, entre le passé et l’avenir, il n’y a que nous, et c’est déjà suffisant.



Les médaillés d'Argent

Apparition magique — Norcle

L'enfant s'était caché et espérait surprendre
Ce barbu rubicond et au doux regard tendre,
Vous savez, le papy, qui à chaque Noël,
Vient le soir à minuit en descendant du ciel.

Soudain il aperçut - devant la cheminée -
Des étincelles bleues ; il crut halluciner !
Se frottant les yeux puis plissant les paupières,
Il fixa à nouveau le coin de l'âtre en pierre.

Elles étaient bien là, apparition magique,
Qui deviendraient bientôt un bonhomme en tunique,
Avec barbe fournie, sur le dos une hotte,
Et bien évidemment une paire de bottes.

Dix secondes plus tard, et heureux comme un pape,
Il admirait Santa, le vrai ! De pied en cap !
Ainsi il avait put observer de très près
L'arrivée du bonhomme avec tous ses jouets.

Quand Santa eut posé les pieds sur le tapis
Il entrouvrit sa hotte afin de faire un tri :
Pas question d'une erreur ! Il fit bien attention
À sortir les bons jouets pour le petit garçon.

La bouche grande ouverte et les yeux tout autant,
Le bambin surveillait l'homme ventripotent
Choisir avec grand soin les colis à laisser
Au pied du beau sapin savamment décoré.

Son forfait accompli, Santa claqua des doigts ;
Des étincelles jaunes (et non bleues cette fois)
L'emportèrent au loin. Mais fort heureusement,
Tous les paquets restèrent. Ouf ! Heureux dénouement.

Mais à présent que faire ? hésita le marmot :
Retourner à son lit ou ouvrir les cadeaux ?
Le dilemme est trop dur, l'envie irrépressible !
Faut-il se recoucher ? Argh ! Quel choix impossible !

Il quitta à regret le monceau de colis :
Ses parents, sûrement, l'imaginaient au lit !
Et, s'ils le surprenaient, ils songeraient - sans doute -
À garder les jouets au moins jusque fin août…

Le reste de la nuit passa pourtant très vite ;
Il rêva de Lego et de vaisseaux en kit.
Debout avant l'aurore, il alla, survolté,
Arracher ses parents des bras du dieu Morphée.

"Il est l'heure ! Il est l'heure !", annonça-t-il, "J'y vais !"
Courant vers le sapin pour ouvrir les paquets.
Baillant mais attendris, les parents se levèrent
Pour rejoindre leur fils filant comme l'éclair.

Les papiers des cadeaux furent vite arrachés,
Déchirés et froissés, puis jetés de côté.
Ses yeux brillaient si fort, ses joues étaient si rouges !
Et s'ils figeaient le temps et que plus rien ne bouge ?

Ils garderaient ainsi la sculpture éternelle
De ces quelques instants du matin de Noël
Où tout n'était que joie, fête et rires d'enfant,
Fixés dans ce tableau jusqu'à la fin des temps.



Onze heures cinquante-neuf — Norcle

La nuit était de celles où le noir du ciel était des plus sombres.
La large bande rosée de la Voie Lactée tranchait par sa clarté
En barrant d'une large diagonale aux contours flous
Le firmament ponctué de milliers de petites lueurs vacillantes,
Minuscules étincelles de vie dans ce calme absolu.

Un bruit de clochettes discret se fit doucement entendre.
D'abord très doux, lointain, incertain.
Puis, s'amplifiant, on devinait qu'il s'approchait.
C'était un son joyeux, cristallin, qui sentait bon
Le pain d'épices et le vin chaud,
La neige fraîche et le sapin tout juste coupé.
Une légère musique désorganisée,
Composée de dizaines petites cloches
S'agitant gaiement, chacune à son rythme, chacune à sa note.
Comme une cour de récréation emplie
De joyeux bambins de tout âge, de toute couleur,
Jouant et s'agitant,
Chantant et criant,
Riant et courant.

Ce chaos musical entraînant fut bientôt rejoint par
Un point rouge, dans le ciel. Une petite tâche rouge,
Circulaire et brillante,
Qui sautillait à intervalles irréguliers,
Et semblait grossir de seconde en seconde.
Si l'on plissait les yeux, on pouvait deviner
Mais sans certitude, d'autres couleurs
Qui semblaient former un dessin :
De microscopiques lumières rouges, vertes et dorées
Accompagnaient la petite boule rouge,
Formant cinq ou six longues lignes qui ondulaient,
La reliant à une grande forme, massive et solide.

Et tout à coup, l'éclair, la révélation !
Cette petite boule rouge scintillante n'était autre
Que le nez de Rudolph, le fidèle renne du Père Noël !
Il tirait joyeusement le traîneau aux mille jouets,
Bondissant parfois, entre deux phases de galop,
Heureux de sortir en une si belle nuit,
Heureux d'apporter de la joie aux enfants sages,
Heureux comme au premier jour !
Ses sept compagnons n'étaient pas en reste
Et affichaient également un large sourire,
Bondissant, eux aussi, de temps en temps.

Cette joyeuse troupe, un peu folle, comme saoule,
Avançait malgré tout en ligne droite.
La gaieté, l'ivresse de l'excitation
Et ce brin de folie qu'apporte la joie d'être heureux en groupe
N'empêchaient pas de garder à l'esprit la tâche à accomplir.
Bientôt ils se posèrent, délicatement, sans bruit,
Sur le premier toit qu'ils atteignirent.
La neige crissa sous les sabots, se tassant sous les patins
Du traîneau lourdement chargé.
Les cloches se turent magiquement.
Les rennes, caparaçonnés pour l'occasion, ne bougeaient plus.
Dignes et calmes sous leurs manteaux verts et rouge,
Ils attendaient, sagement. Le sourire était là, mais la douce folie s'était apaisée.
Derrière eux, assis sur le banc à l'avant du traîneau,
Le Père Noël attacha soigneusement les rênes,
Puis, avec un "Han !" trahissant sa corpulence
Et son âge avancé, le sourire au lèvres,
Le nez quelque peu rougi par l'air frais
Qui lui avait soufflé sur le visage durant sa galopée,
Il se leva pour aller se saisir de sa gigantesque hotte.

La Nuit de Noël pouvait enfin commencer.



Les médaillés de Bronze

L'étreinte de Noël — Pygmalion

Justine et Nicolas, pour Noël se blottissent,
Comme deux petits chats, au creux d’une bâtisse,
À flanc de montagne, dans le cœur de la suisse,
Mieux qu’à la campagne pour s’y frotter les cuisses,
Devant la cheminée, tout nus sur la fourrure,
Vous l’avez deviné, pour ouvrir sa serrure.

D’abord la caresser, pour échauffer sa fente,
Et elle de le sucer, pour réchauffer son ante,
Mis en soixante-neuf, ils s’amusent tous deux,
Plus que dans une teuf, font ce que désir veut,
Il la doigte plus fort, pousse ses doigts au fond,
Elle redouble d’efforts, la pompe plus profond,

Sa pine aussi dure qu’un robuste sapin,
C’est la procédure d’un jovial chaud lapin,
La bourre et laboure, la couvre de mamours,
La chatte et la fourre, de sa belle d’amour,
En ce froid réveillon, sans que nul ne dérange,
Le cœur en médaillon, les couilles dans son ange,

Enfin Nico finit, se vide dans son antre,
Juju en harmonie, accepte dans son ventre,
L’étrenne liquide, de toute sa tendresse,
Son étreinte est limpide, puis ses mains sur ses fesses,
Il embrasse Juju, dont le dos se cambra,
Toute pleine de jus, il la prend dans ses bras,

La fête de décembre soit propice aux câlins,
Dans les lits des chambres comme les cœurs hyalins.



Sous le sapin, les secrets — Maitre_L

Sous le sapin, je t’attends, le cœur ouvert, apaisé,
et la nuit se suspend, comme si ton souffle l’appelait.

La lumière des guirlandes danse sur mon poignet lié,
ruban choisi par moi, pour te dire : je suis dédiée.

Je m’agenouille sans peur, non par faiblesse ou devoir,
mais parce que ton regard est l’autel où je viens me mouvoir.

Chaque battement en moi murmure ton nom doucement,
et mon âme se déploie au rythme de tes commandements.

Je sens ta présence approcher, chaude comme un secret,
et mon frisson se livre avant même que tu me plaises.

Ta main n’a pas besoin de toucher pour m’éveiller,
car c’est ton intention seule qui vient me guider.

Je ne suis pas possédée, c’est moi qui t’ai choisi,
et mon amour pour toi s’agenouille sans être soumis.

Sous le sapin, nos ombres tissent un lien sacré,
un rituel silencieux dont nul ne saurait douter.

Quand tu tournes autour de moi, mon souffle devient prière,
je t’offre ma confiance entière, tendre et volontaire.

Ton autorité me porte, elle n’écrase jamais,
elle façonne ma force là où ton cœur me plaît.

Je me donne à toi, oui, mais dans un pacte miroir :
tu me mènes dans la nuit, et j’éclaire ton noir.

Quand tu murmures mon nom, tout mon être se plie,
non par contrainte mais par grâce, par désir, par envie.

Je sens ton amour brûler derrière ton contrôle,
et je reconnais ta douceur même quand tu prends ce rôle.

Sous le sapin, je ne suis ni objet ni trophée :
je suis ton étoile choisie, ton secret à garder.

Et quand nos regards s’unissent sous la lueur givrée,
je sais que ton âme veille, tout près de mes pensées.

Je suis ta soumise, oui… mais aimée, honorée —
la vérité la plus douce que Noël m’ait révélée.



Mention Spéciale

À l’esprit de Noël — Willow

Blancs sont les jours sombres dans leur chaude fraîcheur
Éclatante lune faisant briller les cieux
Allumant en chacun le brasier délicieux
Une guirlande luit, que de lumières en ces heures

Neige sur les grands toits, fument les cheminées
Ornements et sapin égayent la maison
Éclaboussent de joie, trésors de la saison
La magie de Noël embellit le dîner

Yeux brillants d’émotion, les enfants s’amusant
Admirent les paquets, découvrent leur présents
Nouveaux jolis jouets, une année à attendre

Chaleureuse soirée où mon cœur s’évapore
Haut dans le ciel d’hiver, adorable transport
Et t’offre ce précieux, mes pensées les plus tendres
Soyez respectueux
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Réponses

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Utilisateur supprimé
26 décembre 2025 à 17:56
Merci beaucoup, et félicitation a tous.
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Maitre_L
26 décembre 2025 à 22:05
Merci a tous, vos votes ont été précieux .

Félicitations a @Aurélie , ainsi qu'a @Norcle pour la qualité de leurs texte dans le grand Hall.
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Monsieur Plume
29 décembre 2025 à 12:58
Je réagis un peu tardivement, mais je souhaite à nouveau remercier tous les participants de ce concours pour la qualité de leur propositions poétique.
Ce la a été un plaisir de vous lire !
Soyez respectueux
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Phoenix52
25 janvier 2026 à 02:29
Je suis très en retard mais également très heureux d'avoir participé à ce concours, merci à tous
Soyez respectueux
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Gras
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