"Petite Question Un Peu Sérieuse Parce Qu'elle M'a Traversé L'esprit Et Parce Que J'aimerais Bien Avoir L'opinion Des Membres De La Plateforme."
(et si jamais vous vous posez la question, la réponse est : "oui, c'était chiant à faire, cet acronyme")
Il y a un sujet que personnellement je trouve assez intéressant. Et comme je ne sais pas trop comment m'occuper en ce moment même très précisément... Why not ? ¯\_(ツ)_/¯ Ça peut vraiment être intéressant. Alors je vous partage ce sujet ! Et d'ailleurs si vous êtes là, c'est bien que vous avez du temps à occuper de toute façon. Non ?
À ce qu'il paraît, une femme qui aime les femmes serait mieux vue par un certain nombre de personnes, et surtout par ces personnes qui ne sont pas vraiment en accord avec l'homosexualité à la base. À contrario, un homme qui aime les hommes serait moins bien vu.
Quelle serait votre opinion là-dessus ? 🤔
Ce sondage faisait partie d'une ancienne version du site et n'est malheureusement plus accessible…😟
Question bonus : "Pourquoi cette différence d'acceptation, d'après ces études menées sur le sujet, selon vous ?"
Alors déjà, comme je suis bi, la question ne se pose pas vraiment pour ce qui me concerne, c'est déjà ça de fait.
Ensuite. L'homosexualité féminine est plus "acceptée" par certaines personnes parce que ces dernières sont... majoritairement des mecs solidement hétéros (ou du moins le croient-ils, pt'êt bin qu'oui pt'êt bin qu'non, allez savoir, théorie du complot illuminati toi-même tu sais...).
En gros, le gros bourrin un peu beauf va faire "ouais non les pédés c'est dégueu" mais deux meufs qui se roulent une pelle, ça va l'exciter. Pourquoi ? Parce qu'il aime les femmes et que deux femmes ensemble, c'est la garantie de n'avoir aucun mec pour le gêner quand il va se pignoler sur du porno lesbien (à part lui-même parce que certains de ces gars-là se plaisent à penser qu'une lesbienne c'est une meuf qui n'a pas connu de vrai mec et que lui c'est tellement un bonhomme qu'il peut la rendre hétéro).
KatieAndSonia
11 septembre 2026 à 21:15
Alors déjà, comme je suis bi, la question ne se pose pas vraiment pour ce qui me concerne, c'est déjà ça de fait.
Ensuite. L'homosexualité féminine est plus "acceptée" par certaines personnes parce que ces dernières sont... majoritairement des mecs solidement hétéros (ou du moins le croient-ils, pt'êt bin qu'oui pt'êt bin qu'non, allez savoir, théorie du complot illuminati toi-même tu sais...).
En gros, le gros bourrin un peu beauf va faire "ouais non les pédés c'est dégueu" mais deux meufs qui se roulent une pelle, ça va l'exciter. Pourquoi ? Parce qu'il aime les femmes et que deux femmes ensemble, c'est la garantie de n'avoir aucun mec pour le gêner quand il va se pignoler sur du porno lesbien (à part lui-même parce que certains de ces gars-là se plaisent à penser qu'une lesbienne c'est une meuf qui n'a pas connu de vrai mec et que lui c'est tellement un bonhomme qu'il peut la rendre hétéro).
Je dois avouer que c'est aussi ma théorie. À titre personnel, j'ai déjà pu voir un parfait exemple de cette situation : "Ah mais deux hommes c'est dégoûtant ! Bon... Deux femmes, c'est plus acceptable..." sur une autre plateforme. Il était parti dans un délire pour justifier ça. Bref !
Cela dit, je serai heureuse de voir les autres potentielles idées d'autres membres. Peut-être ont-ils d'autres théories intéressantes 🤔
MadininaSexy
11 septembre 2026 à 22:50
J'ai tendance à penser que c'est un effet de la domination masculine, les plus machistes sont plus hostiles envers les gays que les lesbiennes, essentiellement parce que les gays en refusant les normes sexuelles qui leur sont imposées subvertissent davantage les normes de genre parce qu'ils sont sensés appartenir au groupe dominant, alors que ce que peuvent faire les femmes est considéré de moindre importance et comme le dit un intervenant, il y a sans doute aussi chez tout homme le fantasme de convertir une femme à l'hétérosexualité, d'où d'ailleurs les viols de lesbiennes qui sont assez fréquents dans certains pays.
Pygmalion
11 septembre 2026 à 23:16
J'ai tendance à penser que c'est un effet de la domination masculine, les plus machistes sont plus hostiles envers les gays que les lesbiennes, essentiellement parce que les gays en refusant les normes sexuelles qui leur sont imposées subvertissent davantage les normes de genre parce qu'ils sont sensés appartenir au groupe dominant, alors que ce que peuvent faire les femmes est considéré de moindre importance et comme le dit un intervenant, il y a sans doute aussi chez tout homme le fantasme de convertir une femme à l'hétérosexualité, d'où d'ailleurs les viols de lesbiennes qui sont assez fréquents dans certains pays.
Respire, respire, t'as le droit de mettre des points dans tes phrases =D
Je ne pense pas qu'on puisse parler de "normes sexuelles" dans ce genre de cas. Pour moi, c'est surtout une vision biaisée du concept de virilité. J'appelle ça le syndrome du "if", on balance des aphorismes en mode "un homme ça doit faire ci, ça doit faire ça et pas faire ça, ça doit être comme ci et pas comme ça" et à la fin on dit "tu seras un homme mon fils". On rajoute à ça un peu moins de deux mille ans de gavage religieux sur "l'homosexualité est un péché" et paf, ça fait des chocapics.
il y a sans doute aussi chez tout homme le fantasme de convertir une femme à l'hétérosexualité....
On va tâcher moyen d'essayer d'éviter les généralités s'il vous plait, sinon ça fera pas avancer des masses le débat.
Docsevere
11 septembre 2026 à 23:24
J'ai l'impression que les hommes ont peur de leur homosexualité latente ou refoulée, ou simplement de la part féminine en eux (c'est po viril, quoi...)
Deux femmes entre elles ne les gêne pas, ça les excite (parce qu'ils fantasment sur les harems, de baiser les deux, et de diviser pour mieux régner...)
Enfin je peux me tromper
Modifié
11 septembre 2026 à 23:24
MadininaSexy
11 septembre 2026 à 23:52
J'ai tendance à penser que c'est un effet de la domination masculine, les plus machistes sont plus hostiles envers les gays que les lesbiennes, essentiellement parce que les gays en refusant les normes sexuelles qui leur sont imposées subvertissent davantage les normes de genre parce qu'ils sont sensés appartenir au groupe dominant, alors que ce que peuvent faire les femmes est considéré de moindre importance et comme le dit un intervenant, il y a sans doute aussi chez tout homme le fantasme de convertir une femme à l'hétérosexualité, d'où d'ailleurs les viols de lesbiennes qui sont assez fréquents dans certains pays.
Respire, respire, t'as le droit de mettre des points dans tes phrases =D. Je ne pense pas qu'on puisse parler de "normes sexuelles" dans ce genre de cas. Pour moi, c'est surtout une vision biaisée du concept de virilité. J'appelle ça le syndrome du "if", on balance des aphorismes en mode "un homme ça doit faire ci, ça doit faire ça et pas faire ça, ça doit être comme ci et pas comme ça" et à la fin on dit "tu seras un homme mon fils". On rajoute à ça un peu moins de deux mille ans de gavage religieux sur "l'homosexualité est un péché" et paf, ça fait des chocapics..
En quoi le "syndrome du "if"" est différent des "normes sexuelles", c'est-à-dire : " les règles et des attentes créées par la société pour définir ce qui est considéré comme un comportement sexuel acceptable, normal ou désirable" ?
il y a sans doute aussi chez tout homme le fantasme de convertir une femme à l'hétérosexualité....
On va tâcher moyen d'essayer d'éviter les généralités s'il vous plait, sinon ça fera pas avancer des masses le débat.
C'est vrai que je n'ai pas de statistiques sérieuses sur le sujet, mais j'ai quand même l'impression que c'est très très répandu. Le nombre de fois ou j'entends, et ça vient vraiment de pleins d'hommes très très différents, : "C'est parce que tu n'as pas connu un vrai mec." fais que j'ai tendance à penser qu'il s'agit d'un fantasme très très répandu.
Modifié
11 septembre 2026 à 23:55
L'épisto à l'air
12 septembre 2026 à 00:57
J’ai voté 1. Faut vraiment être tordu pour sortir sa petite règle et mesurer les gens à leur orientation sexuelle… 😳
Une histoire de cœur reste une histoire de cœur, peu importe qui le fait battre, non ? ❤️
Et pour les histoires de UK, même combat… 😏
Pour la question bonus, je crois bien que les Schtroumpfettes font davantage fantasmer que les Schtroumpfs… Ça fait encore tousser le vieux cliché de la virilité… Kof kof ! 🙄🤔
Mais qui vois-je au loin, très loin ? 🔭
Le Schtroumpf tolérant !
Attention !!! Gargamel te suit !!! 😲😱🏃♂️💨
Pavillon Noir
12 septembre 2026 à 01:27
L’asymétrie de la perception des homosexualités : une question de place, de corps et de pouvoir
Dis, on ne va pas se mentir : lever les yeux au ciel devant cette fameuse tolérance à géométrie variable, c'est un peu un classique. On nous vend la modernité comme un grand terrain de jeu égalitaire, mais dès qu'on gratte le vernis, on s’aperçoit que les lignes de fuite ne sont pas les mêmes pour tout le monde. La question de l’asymétrie entre les homosexualités masculines et féminines, c’est exactement ça : un révélateur de ce que la société tolère... tant que ça ne dérange pas trop ses petits arrangements.
Regardez un peu comment ça s'articule :
- La virilité comme totem intouchable.
C'est vieux comme le monde, mais l’homme gay écope souvent d’une double peine : non seulement il sort des clous de la norme, mais en plus, dans un monde bâti sur la domination masculine (la fameuse virilité hégémonique), il "trahit" le camp des dominants. C'est pour ça que ça crispe autant, que ça déclenche cette violence mesquine ou de grands airs effarouchés. À l’inverse, les femmes lesbiennes sont, d'une certaine manière, éjectées de ce théâtre là : elles n'occupent pas la place du mâle dominant, donc on les regarde de loin, souvent avec une condescendance bienveillante... ou pas.
- Le piège du regard des autres (ou le syndrome de la vitrine).
C'est là que ça devient savoureux. Deux femmes qui s'affichent ou s'embrassent ne vont pas provoquer la même panique morale immédiate qu'un couple d'hommes. Pourquoi ? Parce que le patriarcat a une longue habitude de tout ramener à son propre menu. C’est la fameuse fétichisation : on les invisibilise en tant que sujet politique et social, mais on les expose pour le plaisir des yeux, comme une jolie carte postale un peu exotique. C'est une tolérance de façade, en réalité une non reconnaissance pure et simple de leur autonomie.
- L’hétéronormativité au service de la peur.
Ce qui fait peur au système, au fond, c'est ce qui échappe à la reproduction et au contrôle. L’homme gay est perçu comme une menace pour la lignée ; la lesbienne est parfois tolérée tant qu'elle reste discrète, ou alors elle est ramenée à un caprice de passage en attendant "le bon". C'est toujours cette même obsession : qui tient les rênes, et qui perpétue la matrice ?
- Et chez nous, dans tout ça ?
En Belgique, on aime bien se dire qu'on est les rois du progressisme, avec les lois qu'il faut et les belles déclarations sur le papier. Mais la culture, elle, a la vie dure. Allez donc voir comment on représente les uns et les autres sur les écrans ou dans les cours de récré : d'un côté le gay rigolo ou le stéréotype ambulant, de l'autre le couple lesbien marketté pour faire moderne. On change les décors, mais la pièce reste écrite par les mêmes.
Bref, s'indigner de cette différence d'acceptation, c'est bien. Comprendre qu'elle arrange tout un système de domination, c'est mieux. La prochaine fois qu’on vous dira que "tout est réglé", rappelez-vous juste que la tolérance des autres, c’est souvent la laisse qu'ils acceptent de desserrer, pas la liberté qu'on prend.
J'ai encore une fois exagéré !!! je ne sais pas décrochée de mon métier rrr ❤️
Modifié
12 septembre 2026 à 01:35
KatieAndSonia
12 septembre 2026 à 07:53
...il y a sans doute aussi chez tout homme le fantasme de convertir une femme à l'hétérosexualité...
Je ne crois pas, non. Bien sûr, je ne suis pas dans la tête des hommes, et je ne lis pas dans les pensées. Mais là tout de suite, je ne crois vraiment pas.
KatieAndSonia
12 septembre 2026 à 08:00
Le nombre de fois ou j'entends, et ça vient vraiment de pleins d'hommes très très différents, : "C'est parce que tu n'as pas connu un vrai mec." fais que j'ai tendance à penser qu'il s'agit d'un fantasme très très répandu.
Mais donc ce n'est pas tous les hommes. Je veux dire... Il y a bien des hommes que tu as ne serait-ce que croisé et qui n'ont pas dit ça ?
KatieAndSonia
12 septembre 2026 à 08:02
Une histoire de cœur reste une histoire de cœur, peu importe qui le fait battre, non ? ❤️
Et pour les histoires de UK, même combat… 😏
Ce qui fait peur au système, au fond, c'est ce qui échappe à la reproduction et au contrôle. L’homme gay est perçu comme une menace pour la lignée ; la lesbienne est parfois tolérée tant qu'elle reste discrète, ou alors elle est ramenée à un caprice de passage en attendant "le bon".
J'ajouterai un petit quelque chose auquel je viens juste de penser avec cette partie de ton message, à propos de la reproduction.
Techniquement parlant, la femme peut toujours avoir une descendance génétique, bien à elle, avec les bons moyens. Peut-être que ça joue aussi pour la vision de certaines personnes 🤔
SweatRabbit
12 septembre 2026 à 09:49
Je suis totalement d'accord avec le développement de @ Pavillon Noir
Il y a un autre thème que je n'ai pas vu abordé: celui de la sexualité honteuse. La sexualité honnit de Dieu lui-même qui a entraîné la destruction de Sodome et Gomorrhe. Cette sexualité pénétrative qui reçoit et jugée contre nature pour un homme qui par nature est le dominant et donc l'actif, celui qui pénètre et non l'inverse.
D'ailleurs, même dans le cadre d'une relation hétéro sexuelle, c'est une pratique qui n'est pas vraiment totalement passée dans les mœurs, l'homme sodomisé par la femme. Sans parler d'un gode, mais même avec un petit doigt. Je pense qu'il y a une image honteuse, issue de la bible, de la pénétration masculine.
En plus, c'est une sexualité non reproductive, pêché mortel également.
Alors chez les lesbiennes aussi, me direz-vous.
Certes, sauf que chez les femmes, il n'y a pas cet apport de gamètes reproductifs dans le corps de l'autre. Ce côté "gâchis de semence" pour des raisons de pures luxure. Donc la gravité est un niveau en dessous.
Dans l'église, le sexe hétérosexuel récréatif n'est toléré QUE parce qu'il est potentiellement reproductif.
Modifié
12 septembre 2026 à 10:03
Pygmalion
12 septembre 2026 à 13:33
En quoi le "syndrome du "if"" est différent des "normes sexuelles", c'est-à-dire : " les règles et des attentes créées par la société pour définir ce qui est considéré comme un comportement sexuel acceptable, normal ou désirable" ?
Les normes sexuelles sont limitées à la sexualité, ce dont je parle est plus large, la virilité est une notion culturelle qui englobe plus que des comportements sexuels.
C'est vrai que je n'ai pas de statistiques sérieuses sur le sujet, mais j'ai quand même l'impression que c'est très très répandu. Le nombre de fois ou j'entends, et ça vient vraiment de pleins d'hommes très très différents, : "C'est parce que tu n'as pas connu un vrai mec." fais que j'ai tendance à penser qu'il s'agit d'un fantasme très très répandu.
Ils sont nombreux, je te l'accorde, mais "tout" est un brin exagéré.
Gascon
12 septembre 2026 à 13:54
À ce qu'il paraît, une femme qui aime les femmes serait mieux vue par un certain nombre de personnes, et surtout par ces personnes qui ne sont pas vraiment en accord avec l'homosexualité à la base. À contrario, un homme qui aime les hommes serait moins bien vu.
Quelle serait votre opinion là-dessus ? 🤔
Alors là !!!! Jean sait foutre rien …
Un phénomène peut être dû au porno ?
Question bonus : "Pourquoi cette différence d'acceptation, d'après ces études menées sur le sujet, selon vous ?"
Je t’avoue que je n’ai jamais trop fait attention à cette potentiel différences …
Peut être parce que je me m’occupe pas de vie privée des autres 🤔
Ou que je ne veux pas voir le ou les problèmes.
MadininaSexy
12 septembre 2026 à 14:21
@Pavillon Noir
Exactement ce que je pense et bien mieux exprimé que par moi.
MadininaSexy
12 septembre 2026 à 14:26
En quoi le "syndrome du "if"" est différent des "normes sexuelles", c'est-à-dire : " les règles et des attentes créées par la société pour définir ce qui est considéré comme un comportement sexuel acceptable, normal ou désirable" ?
Les normes sexuelles sont limitées à la sexualité, ce dont je parle est plus large, la virilité est une notion culturelle qui englobe plus que des comportements sexuels.
Non, les normes sexuelles ne sont pas limitées à la sexualité, mais peut-être est-ce plus clair si je dis les norme de genre. La société attend d'une femme ou d'un homme qu'ils adoptent tel ou tel comportement pour se conformer au attentes.
C'est vrai que je n'ai pas de statistiques sérieuses sur le sujet, mais j'ai quand même l'impression que c'est très très répandu. Le nombre de fois ou j'entends, et ça vient vraiment de pleins d'hommes très très différents, : "C'est parce que tu n'as pas connu un vrai mec." fais que j'ai tendance à penser qu'il s'agit d'un fantasme très très répandu.
Ils sont nombreux, je te l'accorde, mais "tout" est un brin exagéré.
c'est bien ce que je dis
Pygmalion
12 septembre 2026 à 15:36
C'est vieux comme le monde, mais l’homme gay écope souvent d’une double peine
Vieux, oui, mais pas tant que ça. Ce qui a surtout balayé l'homosexualité (masculine comme féminine) sous le tapis, c'est d'une part la christianisation de l'occident et d'autre part l'islamisation de l'orient. Les deux religions se sont propagées de part et d'autre de l'ancien monde et avec elle leurs conceptions du monde et de l'humain. Avant ça, on peut trouver des sociétés dans lesquelles l'homosexualité n'avait rien de tabou et les plus documentées sont évidemment les grecque et romaine. Alors, c'était pas non plus la fête à la saucisse, faut pas non plus déconner, les relations sexuelles, comme n'importe quelles autres relations entre personnes étaient strictement codifiées et d'une manière générale, on ne pouvait pas faire n'importe quoi avec n'importe qui. Mais si on respecte la hiérarchie et les conventions sociales, rien n'allait contre une relation homosexuelle (masculine en tous cas, les Grecs et les Romains étaient sévèrement gratinés niveau misogynie).
C'est là que ça devient savoureux. Deux femmes qui s'affichent ou s'embrassent ne vont pas provoquer la même panique morale immédiate qu'un couple d'hommes. Pourquoi ? Parce que le patriarcat a une longue habitude de tout ramener à son propre menu. C’est la fameuse fétichisation : on les invisibilise en tant que sujet politique et social, mais on les expose pour le plaisir des yeux, comme une jolie carte postale un peu exotique. C'est une tolérance de façade, en réalité une non reconnaissance pure et simple de leur autonomie.
Dit comme ça, ça fait un peu syllabus (on sent le côté prof qui revient =D).
Ce qui fait peur au système, au fond, c'est ce qui échappe à la reproduction et au contrôle. L’homme gay est perçu comme une menace pour la lignée ; la lesbienne est parfois tolérée tant qu'elle reste discrète, ou alors elle est ramenée à un caprice de passage en attendant "le bon". C'est toujours cette même obsession : qui tient les rênes, et qui perpétue la matrice ?
Je sais pas si on peut parler de peur dans ce contexte, c'est plus un rejet pur et simple. L'homosexualité a été longtemps marginalisée parce qu'elle était considérée comme un péché et en partant de ça, la médecine du XIXe siècle s'est empressée de donner des arguments pseudo-scientifiques sur le côté soi-disant contre-nature de la chose. Le monde a tellement été gavé de ce genre de concepts pendant tellement longtemps que ça a imprégné même des pensées qui se présentaient comme adversaires de la religion. Pour la reproduction, c'est pareil, l'idée que le sexe doit servir à la reproduction, c'est quelque chose qu'on retrouve aussi dans la religion, c'est d'ailleurs toujours l'un des arguments de l'église sur la question (avec les interdictions sur la masturbation et la sodomie entre autres) lorsque le mariage gay est arrivé sur la table. Le point de vue du Vatican, c'est que le mariage a pour but de fonder une famille (quand bien même il ne s'oppose pas au mariage de personnes stériles ou ménopausées, allez savoir pourquoi ¯\_(ツ)_/¯ )
En Belgique, on aime bien se dire qu'on est les rois du progressisme, avec les lois qu'il faut et les belles déclarations sur le papier. Mais la culture, elle, a la vie dure. Allez donc voir comment on représente les uns et les autres sur les écrans ou dans les cours de récré : d'un côté le gay rigolo ou le stéréotype ambulant, de l'autre le couple lesbien marketté pour faire moderne. On change les décors, mais la pièce reste écrite par les mêmes.
Ah, t'es belge ?
Il faut bien se dire une chose. Faire passer des lois, c'est la partie la plus "facile" du boulot. On est les deuxièmes au monde à avoir légalisé le mariage juste après les Pays-Bas, puis l'adoption, des lois qui protègent de la discrimination etc. et sans trop de remous (en tous cas comparé à la France et ses contre-manifestions anti mariage gay). Dites-vous bien que cet appareil législatif, il va pas de soi partout. Au Japon par exemple, le gouvernement fédéral se désintéresse complètement de la question et a laissé le soin aux préfectures (l'équivalent des provinces belges ou des régions françaises) de légiférer ou non sur le mariage entre personne du même sexe ou de personnes ayant opéré une transition.
Maintenant, je suis parfaitement d'accord qu'une loi ne signifie pas que tout va bien dans le meilleur des mondes, mais c'est déjà un pas. Le plus dur va être de faire changer les mentalités et de normaliser l'homosexualité mais ce genre de changement ne s'opère pas aussi rapidement, ne serait-ce que parce qu'à l'heure actuelle, il y a des gens qui ont élevé avec ce rejet et cette notion biaisée de la virilité et qui à leur tour ont élevé leurs enfants avec ces même préjugés.
Pygmalion
12 septembre 2026 à 16:07
Non, les normes sexuelles ne sont pas limitées à la sexualité, mais peut-être est-ce plus clair si je dis les norme de genre. La société attend d'une femme ou d'un homme qu'ils adoptent tel ou tel comportement pour se conformer au attentes.
Ok mais sexe et genre c'est pas la même chose et il faut distinguer sexe dans le sens anatomique et sexe dans le sens pratique de la sexualité. Perso j'avais compris la seconde acception.
Et pour ce qui est des normes de genre, la question est ambiguë parce que oui, c'est un outil pour conditionner les hommes et les femmes dans des rôles bien précis mais c'est aussi un repère pour des personnes trans dans leurs réflexions.
C'est vrai que je n'ai pas de statistiques sérieuses sur le sujet, mais j'ai quand même l'impression que c'est très très répandu. Le nombre de fois ou j'entends, et ça vient vraiment de pleins d'hommes très très différents, : "C'est parce que tu n'as pas connu un vrai mec." fais que j'ai tendance à penser qu'il s'agit d'un fantasme très très répandu.
Ils sont nombreux, je te l'accorde, mais "tout" est un brin exagéré.
c'est bien ce que je dis
Je te suis pas, là. Tu as dit que c'était le "fantasme de tout homme" et j'ai répondu que s'il y en a beaucoup, généraliser en disant tout est exagéré et faux.
Docsevere
13 septembre 2026 à 15:15
La prochaine fois qu’on vous dira que "tout est réglé", rappelez-vous juste que la tolérance des autres, c’est souvent la laisse qu'ils acceptent de desserrer, pas la liberté qu'on prend.
Comme disait Léo Ferré : "Ce qui est emmerdant avec la morale c'est que c'est toujours la morale des autres."
(et si jamais vous vous posez la question, la réponse est : "oui, c'était chiant à faire, cet acronyme")
Il y a un sujet que personnellement je trouve assez intéressant. Et comme je ne sais pas trop comment m'occuper en ce moment même très précisément... Why not ? ¯\_(ツ)_/¯ Ça peut vraiment être intéressant. Alors je vous partage ce sujet ! Et d'ailleurs si vous êtes là, c'est bien que vous avez du temps à occuper de toute façon. Non ?
À ce qu'il paraît, une femme qui aime les femmes serait mieux vue par un certain nombre de personnes, et surtout par ces personnes qui ne sont pas vraiment en accord avec l'homosexualité à la base. À contrario, un homme qui aime les hommes serait moins bien vu.
Quelle serait votre opinion là-dessus ? 🤔
Question bonus : "Pourquoi cette différence d'acceptation, d'après ces études menées sur le sujet, selon vous ?"