Apprentissage et maîtrise de mon style

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Vaegos
30 décembre 2015 à 21:39
Bonjour à tous,

J'ai commencé à écrire une série d'histoire sur ce site (Un tel désir) que j'estime être encore un brouillon.
Je m'explique : l'écriture est un passe-temps qui est venu un peu comme ça pour moi. J'ai d'abord commencé à écrire quelques pages par-ci par-là, choisissant des genres comme la fantasy, le fantastique ou la science-fiction. Aucun de mes écrits n'est resté très longtemps, et à ce jour, je n'ai du garder de côté que trois ou quatre de ces essais inaboutis.
Malgré cela, je continue de tester et même sans garder tout ce que j'écris, j'écris de temps à autre, partant d'une idée ou d'une autre.

Le genre de l'érotique est quelque chose qui m'est venu en arrivant sur ce site et en lisant les différentes histoires proposées ici. Au départ, seulement pour mon plaisir personnel, j'ai commencé à lire les histoires différemment, et certains styles d'écritures ont commencés à m'apparaître comme plus accessibles que d'autres pour moi.
Étant donné que j'écrivais déjà depuis quelques années, l'idée m'est venue de créer mon compte et de tenter d'écrire une histoire.

Au début, j'ai choisi la catégorie la plus populaire du site, histoire d'avoir plus facilement des retours, mais aussi parce que j'apprécie moi aussi ce sujet de fantasme, je l'avoue.
J'ai été encouragé par les premiers retours, et même si j'ai mis du temps avant d'écrire le troisième épisode (qui paraîtra bientôt), je n'ai pas arrêté d'écrire.
J'ai d'ailleurs commencé une deuxième série, dont le premier épisode est encore en cours d'écriture.

Là où je voulais en venir, c'est que j'aimerais avoir vos remarques et/ou vos conseils sur ma manière d'écrire et sur le style d'écriture qui se développent doucement.

Pour que vous appréhendiez plus en détail, voici sur quoi je pars lorsque j'écris :
- un personnage : en ce qui me concerne, je trouve important de partir d'abord d'un personnage. Homme, femme, peu importe, c'est selon mes états d'âme. Le caractère du personnage, son comportement et sa manière de parler sont autant d'éléments qui me permettent de rendre un personnage plus ou moins détaillé selon que je veuille le rendre concret ou faciliter le transfert du lecteur.
- contexte initial : ce personnage, une fois modélisé, je me concentre sur le contexte dans lequel je vais le lâcher : son métier, là où il habite (pays, ville), l'époque (années 80, 90 ou 2000).
- l'entourage : ensuite, je m'attarde sur les personnes autour comme la famille, les amis, les collègues, ...
- les habitudes (facultatif) : si je veux détailler plus encore le personnage, à partir du contexte et de l'entourage, je monte parfois aussi les habitudes du personnage : un tic, une passion, un rituel, ...
- le contexte de l'histoire : enfin, je réfléchis à ce que mon personnage va vivre dans l'histoire. Au départ, je cherche un élément perturbateur parmi l'infinité de possibilité de ce qui peut faire basculer le quotidien tranquille d'à peu près n'importe qui. Si parfois je préfère amener du réalisme, je ne m’empêche pas d'intégrer des évènements particulièrement téléphonés (phrases classiques ou scènes standards). J'en profite aussi, quand l'histoire s'y prête, pour créer un passé à certains des protagonistes (le personnage principal le plus souvent).

Qu'est-ce que vous pensez de cette démarche d'écriture ?
Est-ce que je me prends trop la tête ? Est-ce une bonne manière d'appréhender ?

N'hésitez pas, tous les avis m'intéressent.
Merci d'avance pour ceux qui prendront le temps de me lire et/ou de me répondre.
Soyez respectueux
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Réponses

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Lioubov
31 décembre 2015 à 09:07
C'est là une démarche très élaborée, Vaegos ; bien trop élaborée pour ce site sur lequel la plupart viennent pour "lire d'une main" (tu vois ce que je veux dire...). Maintenant, il n'y a que toi qui sais ce que tu recherches en écrivant : un accomplissement de toi-même ? La reconnaissance du plus grand nombre ? La reconnaissance des quelques membres qui sauront apprécier tes textes à leur juste valeur ?

J'ai déjà quatre années d'ancienneté sur Xstory, et il ne m'a pas fallu longtemps pour comprendre quels sont les ingrédients les plus appréciés du plus grand nombre, puisque le 20 mai 2013 j’ai créé le topic « Clichés éculés » (xstory-fr.com/forum/viewtopic.php?id=29775) qui commence par ce constat :



À la lecture des récits postés sur ce site, je suppose que – tout comme moi – vous avez dû remarquer que certaines expressions figurent dans la plupart d’entre eux. Rares sont ceux qui échappent à ces poncifs ! Pour ma part, l’emploi de ces formules toutes faites a le don de m’agacer. Voici quelques-uns de ces stéréotypes.

1) Le récit doit commencer par la description des protagonistes : âge, taille, poids, couleur des yeux et des cheveux.
Suggestion : pourquoi ne pas transmettre une fiche anthropométrique détaillée comportant également les empreintes digitales ? Une belle empreinte peut se révéler particulièrement érotique pour certains fétichistes…

2) Caractères sexuels primaires :

a) Masculins : les dimensions du pénis (attention : certains auteurs confondent souvent diamètre et circonférence) qui doivent être largement supérieures à la moyenne. Une verge de 18 cm est tout juste acceptable, à la limite du risible ; entre 22 et 24 cm, c’est déjà mieux, mais sans plus. Pour être un vrai homme, il faut avoir un mandrin compris entre 28 et 34 cm. Et, comme vous le savez, tous les Noirs ont des braquemarts démesurés !
Suggestion : avoir toujours sur soi un mètre souple pour mesurer les dimensions des organes masculins.

b) Féminins : le cul se doit d’être petit et rebondi ; quant aux seins, plus ils sont volumineux, mieux c’est. Et c'est toujours "fièrement" que les tétons sont dressés. N'oubliez pas qu'ils doivent aussi être "arrogants".
Suggestion : dès que vous rencontrez une femme, précipitez-vous sur son soutien-gorge pour en vérifier la taille.

3) L’érection : elle doit être assez puissante pour être douloureuse ; l’homme est obligatoirement à l’étroit dans son pantalon, qui doit être déformé par une énorme bosse. Puis, après le premier orgasme, il faut pouvoir recommencer immédiatement, sans débander.
Suggestion : réduire la dose de Cialis ou de Viagra ; un demi-comprimé devrait suffire.

4) La fellation : la gorge profonde est obligatoire et, bien entendu, la partenaire suce comme une reine.
Suggestion : demander à une tête couronnée de vous sucer afin de pouvoir comparer.

5) La copulation : que ce soit dans le vagin ou dans le rectum, la pénétration doit se faire d’un seul coup, violemment. Tant pis si la partenaire n’apprécie pas ; après tout, elle n’est là que pour rendre hommage à notre virilité triomphante ! Et – en cas de sodomie – ne pas oublier d’aller jusqu’au fond de son cul.
Suggestion : demander préalablement à sa partenaire de recourir à une intervention chirurgicale en se faisant coudre l’intestin afin que son cul ait un fond.

6) L’orgasme et l’éjaculation :

a) Masculin : c’est le plus puissant de tous ceux qu’on a éprouvé jusqu’ici ; et, en dessous d’un litre de sperme, le héros n’est pas digne d’être un homme.

b) Féminin : il est obligatoirement fulgurant et dévastateur. Même en cas de viol : la victime doit toujours jouir !
Suggestion : n’hésitez pas à ajouter des dizaines de « a », de « i » et de points d’exclamation dans les cris de jouissance. Exemple : « Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah… Je jouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !!!!!! »

7) Le chantage : bien utile pour obliger une partenaire à aller encore plus loin dans l’escalade de la dépravation. Le smartphone est un outil indispensable pour réunir les preuves (photos ou vidéos) qui pourraient être envoyées aux amis de la victime, à ses parents, ou à l’ensemble des élèves d’un collège.
Suggestion : prévoir des cartes-mémoire de rechange en cas de tournantes (surtout si elles réunissent plus de douze participants) ainsi qu’une source d’éclairage autonome car, dans les caves des immeubles de banlieue, la luminosité est insuffisante.

8) La douche : elle est obligatoirement bonne.
Suggestion : si la douche est mauvaise, ajouter du Ricard à l'eau.

9) La fin du récit : « […] mais ceci est une autre histoire ! »
Suggestion : une variante que l’on trouve fréquemment « S’y vous avais aimer n ésité pas a me le dir et j ecrirais la suite. »


En conséquence, si vous désirez vous aussi écrire un récit qui soit bien noté, il vous suffit de reprendre la trame ci-dessus en y ajoutant certains paramètres tels que les prénoms ou d’autres détails superflus.

Et qu’est-ce qu’on dit ?
« Merci, Lioubov ! »
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Utilisateur supprimé
31 décembre 2015 à 13:58
Ah ah ! Ouais.
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Vaegos
1 janvier 2016 à 16:06
Merci Lioubov pour ta réponse.

A dire vrai, je ne sais pas vraiment pourquoi j'en suis venu à écrire ici. C'est venu sur un coup de tête, lors d'une "lecture à une main" pendant laquelle je me suis dit : "Et si j'écrivais une histoire, moi aussi !".
Vu que j'écrivais déjà depuis quelques temps, je me suis dis que ce serait à ma portée, et qu'en plus, je pourrais prendre du plaisir à lire mes propres histoires, plus proches de mes goûts en matière d'érotisme.

Les clichés éculés, j'ai eu l'occasion de les parcourir. Même si j'ai une grande addiction aux poitrines généreuses :) , la plupart de ces clichés ne me parlent pas plus que cela (notamment le gourdin de 30 cm ...).
La 5 et la 7 me choquent presque, mais j'ai bien aimé les suggestions que tu as indiqué sur toute cette liste :lol:

Du reste, après les deux premiers chapitres que j'ai écris, je me suis rendu compte que j'aimais bien écrire de l'érotique. C'est pas si simple que ce qu'on pourrait penser, mais quand on commence à être à l'aise, c'est plus naturel.

Je me prends peut-être trop la tête pour écrire ce genre d'histoire.
Mais je me demande si je pourrais malgré tout arriver à écrire des histoires appréciées par beaucoup de monde sans pour autant être systématiquement dans les fameux clichés.

Après, si mon style trop élaboré trouve des fans, je prendrai le bonus avec le sourire (et mon ego s'en flattera avec le plus grand plaisir :) ).
Soyez respectueux
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Docsevere
1 janvier 2016 à 16:49
C'est bien d'avoir des idées, et d'avoir envie de se lancer, alors lance-toi.

Après, j'approuve ce que dit Lioubov.
Ton intention est bonne de cadrer et le récit et les personnages. Si je n'aime pas les histoires saute-au-paf où ne sont décrites que des scènes de sexe sans aucune description physique ou psychique des personnages, ni aucun contexte, je regrette personnellement que beaucoup d'histoires balancent dès les premières lignes les mensurations des uns et des autres, leur pedigree, leur profession.

Je ne contexte pas que ça a été un courant au XIXème siècle (je ne parle pas de récits érotiques), qu'on a appelé le naturalisme, dont ont été des représentants Zola et Maupassant.
Autant j'adore Maupassant parce qu'il avait un talent de conteur capable de me tenir en haleine, autant Zola m'a toujours barbé tant la description préliminaire méthodique de chaque personnage préalablement au début de toute action (c'est en tout cas comme ça que je m'en souviens) était ennuyeuse et trop longue et ne me donnait pas envie de lire la suite.

Chacun écrit comme il veut. Mais personnellement je préfère distiller au long du récit les informations, au moment que je trouve opportun, sur les personnages. Je trouve ça (avis tout à fait personnel) plus réaliste : dans la vraie vie même si des gens très observateurs sont sans doute attentifs à détailler du 1er coup d'oeil et le physique, et la tenue vestimentaire, et les mimiques de leur nouvel interlocuteurs, je pense qu'on n'a pas toutes les informations d'un seul coup ; y compris parce que notre attention peut être focalisée sur certains points, voire sur la conversation.

Et pour le sujet qui nous intéresse (l'érotisme) je trouve aussi qu'on ne remarque pas toujours du 1er coup les charmes de notre nouvelle interlocutrice.

Exemple des tous premiers mots du roman d'Aragon Aurélien :
"La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin. Il n'aima pas comment elle était habillée. Une étoffe qu'il n'aurait pas choisie. Il avait des idées sur les étoffes. Une étoffe qu'il avait vue sur plusieurs femmes. (...)"
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Vaegos
1 janvier 2016 à 20:08
Ce point de décrire dès le départ les personnages, je l'ai fait sans m'en rendre compte, prenant finalement l'habitude des histoires du site.

C'est le post de Lioubov sur les clichés éculés qui m'a fait prendre conscience de cela, et effectivement, cela casse dès le début une éventuelle progression qu'on pourrait utiliser dans le récit. Et puis, c'est brutal de commencer comme ça, on nous donne déjà tout cuit une tonne de choses.

Sur ce point, la deuxième série que j'écris devrait être plus progressive de ce côté-là, ayant choisi de ne pas ou peu précisément aborder le physique des personnages au départ. Mon intention sera de mettre alors plus l'accent sur l'acte, les interactions et de laisser les personnages se dévoiler au fur et à mesure.

Dans la débauche descriptive, je n'ai pas eu l'occasion de lire Zola. En revanche, j'ai gardé un très mauvais souvenir de Stendhal, dont je n'ai même pas eu le courage de finir Le Rouge et le Noir, après 150 pages de descriptions ralentissant de manière abusive l'avancée de l'histoire.

Je garde l'exemple d'Aragon de côté, ça m'a l'air intéressant.

Merci d'avoir partagé vos avis, ça me conforte dans certains choix et ça me donne de nouvelles possibilités.
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Matt Demon
1 janvier 2016 à 23:00
Ton arrivée ici ressemble peu ou prou à la mienne, et sûrement à celle de nombreux autres auteurs.

Et là je ne parle pas de talent, seulement d'opportunité. Mais des conseils peuvent ensuite te permettre de t'améliorer, s'ils sont judicieux.

Liou m'a aidé souvent, et d'autres comme le toubib aussi. N'hésite donc pas à soumettre tes textes à une personne en qui tu auras confiance, pour relecture, correction, idées diverses.

Pour ma part, les auteurs que j'aime sont légion, Français ou non, mais j'avoue que le coup des madeleines de Proust, révélé il y a peu, m'a laissé perplexe et un brin déçu.
Soyez respectueux
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Docsevere
1 janvier 2016 à 23:00
Moi je n'ai pas eu le courage de lire Zola jusqu'au bout (un seul roman, si je me souviens, mais je ne sais plus lequel...)
Par contre j'ai lu Le rouge et le noir... obligé, étudié en 3ème... ça fait un bail :(

Après, chacun son style, mais l'effet miroir est important pour moi : comme j'accroche les romans et récits qui se lisent "bien" je souhaite écrire de la même façon...
(Sans vouloir faire du "commercial" pourquoi écrire un truc totalement hermétique, abscons, et rébarbartif que personne ou presque n'aura le courage de lire jusqu'au bout...)

Il y a des romans d'Aragon que je trouve supers, mais il y en a un peu difficiles, un peu décousus...
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Zeltron
19 janvier 2016 à 19:37
Je remonte le sujet pour te dire, Vaegos, que ton procédé n'est pas hors du commun, loin de là : c'est en principe la base de la création de tout personnage. Que ça soit un héros de roman, un personnage de film/théâtre, de jeu de rôles, il faut tout connaître de lui, un maximum de détails, même ceux qui peuvent paraître les plus insignifiants (jusqu'au numéro de porte !). Plus tu en sauras sur ton perso, plus on verra de qui tu parles puisque même si tu ne montres ou racontes pas tous ces détails, ça se sentira et on pourra se dire, une fois qu'ils seront donnés : "Ah bah oui, c'est évident".

Il reste une chose en revanche que tu ne sembles pas avoir préparée : la fin. Il faut, avant même que tu ne commences, que tu saches quand, où et comment va se finir l'histoire. Sinon on ne saura pas où tu veux aller et tu risques de t'essouffler. Si tu arrives à te donner un nombre défini de chapitres en ayant, au brouillon, noté les différents contenus, ce sera beaucoup plus simple à écrire et à lire plutôt que d'avancer à l'aveuglette. De plus, ça peut éviter les répétitions d'événements à des écarts plus restreints qu'on ne le croit.

Je vais lire tes histoires publiées pour le moment, car ce que tu nous fais partager augure du bon. Quant aux clichés, certes il faut éviter de tomber dedans mais un petit de temps en temps, ça ne fait jamais de mal ;) Et tu as raison, les poitrines fournies c'est plus chouette :)
Soyez respectueux
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Vaegos
20 janvier 2016 à 12:40
Merci de ton retour Zeltron, et encore merci pour les conseils que tu m'as donné après ta lecture du 3eme chapitre de "Un tel désir".

Tes remarques vont m'aider à éclaircir un peu les choses pour moi.

C'est vrai que la fin n'est pas vraiment quelque chose auquel je pense tout de suite.
En général, je vais insuffler des éléments au fur et à mesure, ce qui va faire grandir l'histoire. Au final, à chaque ajout, je vais avoir une image différente de l'histoire, et c'est cette nouvelle image qui va me permettre de savoir qu'est-ce que je mets derrière.
Cela, c'est la manière dont je guide les premiers chapitres, qui ne doivent pas forcément amener la fin.
Mais après, lorsque l'histoire est suffisamment posée, je pose petit à petit ce qui va amener au dénouement.

Ton idée de créer un aperçu de mes chapitres me paraît intéressant. En effet, ça m'évitera d'avoir à relire constamment mes anciens chapitres pour éviter les répétitions et garder une bonne cohérence.
Soyez respectueux
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Doogy Woogy
29 mai 2017 à 20:16
Je remonte le sujet pour te dire, Vaegos, que ton procédé n'est pas hors du commun, loin de là : c'est en principe la base de la création de tout personnage. Que ça soit un héros de roman, un personnage de film/théâtre, de jeu de rôles, il faut tout connaître de lui, un maximum de détails, même ceux qui peuvent paraître les plus insignifiants (jusqu'au numéro de porte !). Plus tu en sauras sur ton perso, plus on verra de qui tu parles puisque même si tu ne montres ou racontes pas tous ces détails, ça se sentira et on pourra se dire, une fois qu'ils seront donnés : "Ah bah oui, c'est évident".

Il reste une chose en revanche que tu ne sembles pas avoir préparée : la fin. Il faut, avant même que tu ne commences, que tu saches quand, où et comment va se finir l'histoire. Sinon on ne saura pas où tu veux aller et tu risques de t'essouffler. Si tu arrives à te donner un nombre défini de chapitres en ayant, au brouillon, noté les différents contenus, ce sera beaucoup plus simple à écrire et à lire plutôt que d'avancer à l'aveuglette. De plus, ça peut éviter les répétitions d'événements à des écarts plus restreints qu'on ne le croit.

Je vais lire tes histoires publiées pour le moment, car ce que tu nous fais partager augure du bon. Quant aux clichés, certes il faut éviter de tomber dedans mais un petit de temps en temps, ça ne fait jamais de mal ;) Et tu as raison, les poitrines fournies c'est plus chouette :)

Je suis complètement d'accord avec la première partie. Plus l'auteur connait de détails sur son personnage, même si il ne donne pas ces détails tout de suite voire même jamais, cela donne un personnage construit dont on sent toute la consistance. Le lecteur y croit parce que l'écrivain maîtrise son personnage. Et plus tard les détails peuvent arriver dans l'histoire tout ce qui a de plus naturellement au lieu de tomber comme un cheveu dans la soupe.

Par contre la seconde partie me parait plus discutable. Pour ma part, je ne sais absolument pas combien de chapitres contiendra mon histoire, ni comment elle finira. En tout cas pas au début. Dans l'histoire que je publie sur le site (Natasha et Franck, oui je sais, le titre pue l'originalité!) , le chapitre 4 est devenu le 4 et le 5 car finalement trop imposant. A la base ce ne devait être qu'une petite branche qui partait du tronc, afin de varier le récit, d'y faire une petite coupure avant de revenir sur le sujet principal. Et c'est au fur et à mesure que j'écrivais la suite que je me suis rendu compte de l'importance que ces deux chapitres avaient pris. Certes, en lisant l'ensemble des chapitres à l'heure actuelle, le lecteur ne peut pas s'en rendre compte. Mais si je m'étais bloqué sur une base préconçue, j'aurais loupé un élément essentiel de mon personnage et une possibilité de coup de théâtre.

Dans son livre "Ecriture mémoires d'un métier", Stephen King explique se laissé porter par son histoire plutôt que de faire un plan le menant à une fin déterminée. Il y compare l'écriture avec la paléontologie. De même que le paléontologue creuse le sol afin d'y trouver un os voire plusieurs, l'écrivain creuse le terreau de son histoire afin d'y trouver le sujet véritable et si par chance il le trouve, il faut ensuite continuer de creuser pour dégager l'os sujet de sa gangue. Et s'ils sont chanceux, ils découvriront finalement pas un os mais un squelette entier. Ensuite, une dernière écriture, cette fois en connaissance de cause (la fin et le déroulement de l'histoire), l'écrivain peut modifier certains passages afin de renforcer certains effets... un peu comme le montage final pour un film


PS: je ne prétends aucunement avoir le talent de Stephen King, soyons bien d'accord sur ce point...
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Gras
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