Vous est-il déjà arrivé de vous attachez a certains personnages ? Ça fait quelques temps que j'écris (récemment ici) et j'ai souvent 1 voir 2 personnes que j'affectionne particulièrement. Ça perturbe mes plans parce que je ne veux pas qu'il leur arrive de trop mauvaise chose.
C'est ce qui m'arrive actuellement avec le personnage de Gaëlle de "première fois mutuelle" et dont je suis en train d'écrire une sorte de série dérivée. Jamais je n'ai été autant attaché !
Je pense que c'est important de s'attacher à ses personnages, car cela nous donne envie d'écrire des histoires sur eux et cela nous inspire. C'est difficile de développer un perso si finalement, tu t'en fou de lui.
Pour moi, c'est vrai pour les "héros", mais aussi les personnages secondaires, ou même les méchants. Plus tu t'attaches, mieux tu peux les développer. En tout cas, ca marche comme ça pour moi.
Par contre, il ne faut pas pour autant avoir peur qu'il leur arrive des trucs. Ce n'est pas facile, c'est sur. Un jour, j'ai été déprimé lorsque j'ai eu l'idée de tuer un personnage que j'adorais dans une de mes histoires (le genre d'histoire qui n'a rien à faire sur ce site). Je suis peut-être juste fou, mais ça peut aller jusque là.
Le truc, c'est quand tu tiens une idée à laquelle tu y crois dur comme fer, faut pas avoir peur même si fait mal. Si cela t'affecte toi, cela affectera sans doute aussi le lecteur. Et pour moi, le but d'une bonne histoire, c'est bien de faire ressentir des émotions aux lecteurs.
Si cela peut te rassurer, essayer d'inventer un happy ending. Que même s'ils passent de mauvais moment, au fond, tu sais qu'ils vont s'en sortir.
Phoroeckx
11 mars 2019 à 18:34
Coucou!
Très franchement je ne vois pas ça comme un problème, au contraire! S'il arrive de mauvaises choses à un personnages, à moins qu'il ne meure, il en sortira toujours un peu plus fort (coucou Nietzsche!); ton histoire ne peut être que meilleure puisque ça offre du développement à tes personnages de leur faire traverser des épreuves: tu n'écriras plus un personnage de la même manière si tu sais qu'il a traversé telle ou telle épreuve (c'est particulièrement le cas pour les personnages secondaires, qui sont souvent réduits au rang de personnage-type).
Et pour le lecteur, le plaisir est d'autant plus grand! A la limite, toi tu sais que ton personnage finira par s'en sortir (si tu le souhaites) à la fin de l'histoire, alors que le lecteur pas du tout, et s'il a réussi à s'attacher au personnage, le suspense est chaud bouillant!
En bref, moi je pense que c'est une très bonne chose ;)
Zygzags
13 mars 2019 à 13:12
Loco2016, Phoroeckx merci pour vos messages.
Je vais faire pour le mieux et arrêté de me torturer l'esprit.
simson3
12 avril 2019 à 16:45
J'ai versé moi-même des larmes en rédigeant certains passages de mes récits. Oui, on s'attache à nos personnages et nos lecteurs en font autant. C'est ce qui distingue une histoire dotée d'une intrigue sentimentale d'une autre ne traitant que d'ébats sexuels.
Donatien A.F. de Sade
24 juin 2019 à 06:46
Je me rallie à ce qui a été dit. Écrivain moi-même, sur l'horreur, le genre roman policier, etc., jai eu à me départir de plusieurs personnages attachant mais c'est ce qui fait la beauté d'un récit. Le fait est que le lecteur ne s'y attendra pas, c'est ce qui crée le mystère de la suite. Le happy ending n'est pas obligatoire car le lecteur, même s'il est triste, appréciera une fin à laquelle il ne s'attendait pas. Ainsi, tu risques de fini parmi ces auteurs qu'il surveillera désormais. Le mystère, le suspense, voilà la clé qui ajoute un bonus à une intrigue et peut faire une différence. Libre à toi de choisir quel sera ce mystère. Un nouveau personnage peu même venir en remplacer un autre sous les traits du hasard. C'est ce qui fait la beauté du réalisme de la vie.
Car dans la vie, rien n'est calculer jusqu'à notre départ de cette vie. On ne peut tout contrôler ni même choisir que notre fin de vie se termine comme dans un conte de fée. Amener le lecteur à se faire une fausse fin dans sa tête d'avance pour lui révélé qu'il avaut tout faut est ce qui le surprendra le plus et pourra faire la différence des autres histoires stréréotypées comme l'a été si longtemps les copies des contes pour enfants (ils vécurent heureux...).
Inover est l'une des plus grande force des écrivains depuis la création de l'écriture cunéiforme il y a plusieurs millénaires, entre 3400 ans et 3300 av. J.-C, en Basse Mésopotamie.
Clover
24 juin 2019 à 07:52
J'ai tendance à martyriser encore plus les personnages auxquels je m'attache. Je ne sais pas si c'est du sadisme latent ou juste la volonté de faire sortir le meilleur d'eux même, mais du coup, je n'ai pas trop ce soucis.
Pour la question de les tuer en revanche, c'est plus dur, d'autant plus que j'ai tendance à préférer les morts réaliste (quasi personne meure glorieusement en héros).
Doogy Woogy
24 juin 2019 à 13:09
Je dirais que ce serait même une faute de leur faire arriver uniquement de bonnes choses. L'histoire sera plate et et le lecteur se lassera très vite. Pour devenir un héros, le personnage doit traverser des épreuves. Comme dit le proverbe: A vaincre sans périls, on triomphe sans gloire.
Quant à ce qui est de faire disparaitre un personnage, ce peut être un ressort inattendu dans l'histoire. Stephen King suggère de ne pas hésiter à sacrifier des personnages importants. Et pour prendre un exemple récent: regardez ce qui se passe dans "Game of Thrones"... Ca brasse!
simson3
24 juin 2019 à 18:39
@Clover et doogy woogy: des lecteurs m'ont déjà demandé si je prenais plaisir à faire souffrir mes personnages, en me faisant remarquer que le lecteur souffre aussi indirectement à cette occasion. J'ai alors répondu que je compense ce fait par la publication de one-shot à connotation humoristique, accordant ainsi un répit aux personnages... et aux lecteurs.
Modifié
24 juin 2019 à 18:41
Clover
24 juin 2019 à 19:07
@Doogy : il faut faire attention au conseil par rapport à GoT, leur but n'est pas uniquement de "choquer" le lecteur, elles servent surtout à souligner les erreurs des personnages. Les réalisateurs de la série ont un peu perdu ça de vue malheureusement, et au final, ils se servaient des morts juste pour le choc (un peu comme the walking dead d'ailleurs).
Vous est-il déjà arrivé de vous attachez a certains personnages ? Ça fait quelques temps que j'écris (récemment ici) et j'ai souvent 1 voir 2 personnes que j'affectionne particulièrement. Ça perturbe mes plans parce que je ne veux pas qu'il leur arrive de trop mauvaise chose.
C'est ce qui m'arrive actuellement avec le personnage de Gaëlle de "première fois mutuelle" et dont je suis en train d'écrire une sorte de série dérivée. Jamais je n'ai été autant attaché !
Votre avis et votre expérience m'intéresse.
Merci
Mike