Suite à un post fait sur une autre partie du forum, je m'en viens à me poser une question,
Quel est votre style d'écriture, et comment parvenez-vous à le retranscrire ?
Pour moi, c'est ceci :
Ma vision de l'écriture : L'art d'étirer le temps
Chaque auteur possède son propre style, que l’on y adhère ou non. Qu’il soit direct, osé, percutant, ou au contraire subtil et nuancé, le style est l'empreinte de l'écrivain. Pour ma part, je revendique un goût particulier pour la dilatation du temps.
Pourquoi ce besoin de lenteur ?
Pour moi, écrire une histoire, c'est avant tout ressentir. J'ai besoin de vibrer avec les émotions et les sensations de mes personnages. Cette approche vient sans doute de mes premiers écrits, qui étaient autobiographiques.
L'héritage du réel :
Pour permettre au lecteur de comprendre qui je suis à travers mes mots, il m'était essentiel de m'attarder sur les détails et d'explorer les moindres nuances de mes sentiments.
L'imaginaire au même rythme :
J'ai conservé cet état d'esprit pour mes récits de fiction. J'ai besoin de temps pour :
Figurer une scène.
Préciser une intention.
Approfondir un ressenti.
L'expérience des "one-shots"
J'ai tenté l'exercice du récit court (le "one-shot"), notamment avec Là où poussent les ardeurs. Bien que les retours n'aient pas été mauvais, je considère cela comme un échec personnel. À mes yeux, cette histoire manque de corps. Je ne m'épanouis pas dans ce format rapide ; j'ai besoin de donner de l'espace à mes personnages pour qu'ils existent pleinement.
Je suis assez d'accord. Ça correspond bien à tes écrits. 😉
Charlotte Light
28 février 2026 à 10:23
J'aime beaucoup le fait "d'étirer le temps".
Comme je suis bien plus influencée par le manga que par la littérature classique, je me rends compte que j'étire le temps sans toujours m'en rendre compte.
Je ralentis les actions, voire je les coupe le temps d'une réflexion où les protagonistes se perdent dans leurs pensées.
J'adore ça.
D'autant plus que la littérature s'y prête merveilleusement bien.
Je ne sais pas si j'a vraiment une spécialité.
Enfin.... De ce que les lecteurs qui me font des retours me disent, mon style est un équilibre qui dédramatise le sérieux par un humour décalé.
Je reconnais, oui.
Influence manga, encore une fois.
Après, de ce que je vise souvent, c'est l'exploration psychologique.
Inviter mes lecteurs à visiter des parcelles de leurs pensées.
Les amener à penser tabous lorsqu'ils n'osent pas nécessairement le faire par eux-mêmes.
Ce n'est pas forcer les gens, parce qu'on ne force jamais personne à nous lire.
Mais c'est une manière de les inviter à prendre un train fantôme pour enfants en leur faisant croire qu'ils n'auront pas peur alors qu'en réalité, c'est l'horreur qui les attend à l'intérieur :)
Docsevere
28 février 2026 à 11:38
Ben... Je ne sais pas quel style j'ai 🤔...
Un style, c'est comme un accent, on n'entend pas le sien 🙄.
Ah et tu as un accent du sud, URL ? 🙂
Docsevere
28 février 2026 à 11:42
Écrire prend plus de temps que dire, et que faire. Donc oui, étirer le temps... Sinon si une scène de cul durait aussi peu longtemps que dans la vie les histoires seraient très courtes.
Et si on ne décrit pas un minimum les personnages, les situations, leurs pensées, leurs émotions, leur ressenti (ne serait ce que ce qu'ils supposent en voyant les expressions de leurs partenaires ou de leurs interlocuteurs) on n'aurait rien à écrire, et puis les textes feraient dix lignes...
Wedreca
28 février 2026 à 11:55
Ben... Je ne sais pas quel style j'ai 🤔...
Un style, c'est comme un accent, on n'entend pas le sien 🙄.
Non, je n'ai pas l'accent.
Par où je suis, il n'y a pas d'accent fort. Et puis, je ne suis pas une vraie sudiste. Je ne suis pas née ici 😉.
Wedreca
28 février 2026 à 11:56
Et si on ne décrit pas un minimum les personnages, les situations, leurs pensées, leurs émotions, leur ressenti (ne serait ce que ce qu'ils supposent en voyant les expressions de leurs partenaires ou de leurs interlocuteurs) on n'aurait rien à écrire, et puis les textes feraient dix lignes...
C'est pas faux 😅.
Charlotte Light
28 février 2026 à 22:16
Et si on ne décrit pas un minimum les personnages, les situations, leurs pensées, leurs émotions, leur ressenti (ne serait ce que ce qu'ils supposent en voyant les expressions de leurs partenaires ou de leurs interlocuteurs) on n'aurait rien à écrire, et puis les textes feraient dix lignes...
Ah ça, c'est une question de narration.
Perso, je préfère la narration qui consiste à montrer plutôt qu'à expliquer.
On montre un fait avec assez de subtilité pour que le lecteur puisse comprendre le ressenti du protagoniste sans qu'on ait besoin de l'expliquer.
C'est souvent ce qui rend un texte attachant car de manière sous-jacente le lecteur se sent la liberté de pouvoir interpréter sans qu'on lui impose une explication toute faite.
C'est une technique très utilisée dans le light novel où le lectorat recherche davantage des émotions directes plutôt que de longues explications.
Docsevere
1 mars 2026 à 01:12
Et si on ne décrit pas un minimum les personnages, les situations, leurs pensées, leurs émotions, leur ressenti (ne serait ce que ce qu'ils supposent en voyant les expressions de leurs partenaires ou de leurs interlocuteurs) on n'aurait rien à écrire, et puis les textes feraient dix lignes...
Ah ça, c'est une question de narration.
Perso, je préfère la narration qui consiste à montrer plutôt qu'à expliquer.
On montre un fait avec assez de subtilité pour que le lecteur puisse comprendre le ressenti du protagoniste sans qu'on ait besoin de l'expliquer.
C'est souvent ce qui rend un texte attachant car de manière sous-jacente le lecteur se sent la liberté de pouvoir interpréter sans qu'on lui impose une explication toute faite.
C'est une technique très utilisée dans le light novel où le lectorat recherche davantage des émotions directes plutôt que de longues explications.
C'est pas entièrement vrai ce que tu dis : dans tes récits où tu es l'héroïne et que tu t'exprimes à la première personne tu parles bien de ton ressenti, de ce que ressens.
Et puis toi aussi tu utilises l'expression indirecte, celle où les gestes traduisent (ou trahissent, pour être plus précis) les émotions diverses.
Charlotte Light
1 mars 2026 à 08:23
Dans mes textes érotiques, oui, je suis sans doute davantage dans la description émotionnelle que dans mes autres récits.
Sans doute parce que je me sers de mes histoires érotiques comme d'explorations psychologiques.
Pour moi-même.
Et que du coup, il y a une part d'autobiographie là-dedans.
(Encore une fois ! L'autobio me poursuit.... Purée....)
Mais pour les textes qui seraient plus légers à lire, plus dynamiques aussi, je pense que les émotions, si elles sont expliquées, cassent un peu le rythme.
Si on écrit qu'une nana est devant un homme autoritaire et qu'elle baisse les yeux, le lecteur comprend beaucoup de choses sur le ressenti de la protagoniste.
Alors oui, c'est vrai, le lecteur interprète par lui-même et ce n'est pas toujours l'interprétation que l'auteur aimerait exprimer.
Moi qui aime bien imposer les choses, je ne suis pas naturellement du genre à suggérer plutôt qu'à décrire.
Mais je reconnais aussi, selon les conseils d'écriture que l'on m'avait donné à l'époque, qu'une description est intéressante quand elle est placée au bon moment.
D'écrire le ressenti d'un personnage alors que l'action à tout son intérêt sur le plan scénaristique, ça casse un peu une action si on la veut rapide, envolée, percutante.
Mais....
Pour moi la littérature n'est pas une question de règles ou d'astuces.
C'est une question de ressenti à la lecture.
C'est du cas par cas.
Mes avis un peu techniques s'appliquent sans doute, de manière généraliste, à quelques textes mais ne doivent pas être appliqués à d'autres. Sinon ils en dénatureraient le contenu.
Bon sinon, rassurez-vous, j'ai encore plein d'autres conseils à la con que je peux glisser comme ça ! lol
:)
Silveria
1 mars 2026 à 09:16
Je ne sais pas si j’ai vraiment un style d’écriture particulier, disons que j’ai mon style à moi, particulier à moi car autodidacte.
J’aime agencer les mots, en saisir de nouveaux dans mes lectures et les réutiliser à ma façon.
J’aime écrire pour me faire plaisir, de façon un peu égoïste parfois. Mais j’aime aussi écrire en pensant au plaisir que prendront mes lectrices et mes lecteurs en me lisant…
Ainsi j’aime m’inspirer de mes propres fantasmes mais également des fantasmes des autres, car autrices, lectrices, auteurs et lecteurs, sont les deux faces d’une même pièce, l’un ne va pas sans l’autre et c’est de leur harmonie que naît la beauté de l’ensemble…
zooph34
1 mars 2026 à 11:52
Bonjour à Tous.
Je ne peux pas décrire mon style, comme le dit Wedreca, "Un style, c'est comme un accent, on n'entend pas le sien".
J'aime laisser mon imagination vagabonder, j'aime faire dialoguer les acteurs de mes histoires, j'aime décrire leurs rapports, c'est peut-être ça "Etirer le temps".
Je ne suis plus capable d'écrire un "one shot", le dernier que j'ai voulu écrire n'est toujours pas terminé, j'en suis au chapitre vingt-cinq en attaquant la cent quarante neuvième ligne, c'est dire que j'étire !!!
Et ce n'est pas une volonté de le faire, simplement j'envie de rester dans l'histoire.
Quel est votre style d'écriture, et comment parvenez-vous à le retranscrire ?
Pour moi, c'est ceci :
Ma vision de l'écriture : L'art d'étirer le temps
Chaque auteur possède son propre style, que l’on y adhère ou non. Qu’il soit direct, osé, percutant, ou au contraire subtil et nuancé, le style est l'empreinte de l'écrivain. Pour ma part, je revendique un goût particulier pour la dilatation du temps.
Pourquoi ce besoin de lenteur ?
Pour moi, écrire une histoire, c'est avant tout ressentir. J'ai besoin de vibrer avec les émotions et les sensations de mes personnages. Cette approche vient sans doute de mes premiers écrits, qui étaient autobiographiques.
L'héritage du réel :
Pour permettre au lecteur de comprendre qui je suis à travers mes mots, il m'était essentiel de m'attarder sur les détails et d'explorer les moindres nuances de mes sentiments.
L'imaginaire au même rythme :
J'ai conservé cet état d'esprit pour mes récits de fiction. J'ai besoin de temps pour :
Figurer une scène.
Préciser une intention.
Approfondir un ressenti.
L'expérience des "one-shots"
J'ai tenté l'exercice du récit court (le "one-shot"), notamment avec Là où poussent les ardeurs. Bien que les retours n'aient pas été mauvais, je considère cela comme un échec personnel. À mes yeux, cette histoire manque de corps. Je ne m'épanouis pas dans ce format rapide ; j'ai besoin de donner de l'espace à mes personnages pour qu'ils existent pleinement.