RÊVES DE JOUISSANCES
Un rêve, une envie, un fantasme, une folie… Que je t’écris ce soir alors que je suis sans nouvelles de toi. Demain soir, cela fera juste deux ans que je te connais…Cette année, me feras-tu vivre des heures aussi flamboyantes que l’an passé ? Ne sachant pas, à l’époque, si tu penserais à moi en ce jour particulier… je me remémorais, avec un mélancolique bonheur, notre première rencontre. Et puis, surprise ! Tu es là, pas très loin et tu m’appelles pour ce rendez-vous nocturne... Deux soirées inattendues, magiques, l’une après l’autre, à un an d’intervalle. Que me réserves-tu cette année ? Quel est le cadeau merveilleux offert par le hasard, cette fois-ci ? Je ne sais pas…Alors, en attendant, le cœur léger, pleine d’espoir, je t’écris…Et si un homme voulait être mon homme-objet ? Celui qui accepte que je fasse tout de lui, que je lui fasse tout subir, sans qu’il ne dise jamais rien, sans qu’il ne réclame jamais rien, sans qu’il ne me refuse jamais rien. Il serait mon homme à moi, ma femme à moi…Je le cajolerais, le caresserais doucement, tendrement. Je l’habillerais en femme et je l’admirerais pour cela. Je lui enfilerais mes bas noirs que j’accrocherais à ses jarretières. Je lui mettrais ma guêpière de dentelle noire, dénouerais ses cheveux. Ensuite, il déambulerait devant moi, juché sur ses hauts talons, lascif et sensuel…Je l’embrasserais alors, le cœur chamboulé par sa féminité. Puis, ma main caresserait sa peau, son dos, ses fesses, son ventre nu avant. Avant d’enserrer entre mes doigts son sexe mou qui pendrait entre ses cuisses gainées de noir. Ma main le branlerait doucement mais fermement jusqu’à ce que son sexe grossisse démesurément entre mes doigts.Ensuite, pendant qu’une de mes mains tirerait sur la peau de ses bourses… l’autre le branlerait fort, décalottant le gland pour qu’il apparaisse lisse et luisant…Avec ma langue, je lécherais le pourtour tout doucement. Il gémirait, tellement c’est bon, la tête en arrière, la bouche entrouverte…Puis, j’agacerais son trou avec l’un de mes doigts, enroulerais un lien autour de son pénis pour qu’il devienne plus gros encore. J’attacherais chacune de ses jambes relevées au-dessus des accoudoirs… Et j’enfoncerais lentement, centimètre par centimètre, mon sexe artificiel, jusqu’au plus profond de sa fente. J’écarterais ses chairs, exécuterais un va-et-vient désordonné, un va-et-vient lent et voluptueux. Je le prendrais comme un homme prend une femme, modulant la cadence pour accentuer son plaisir. J’écouterais son souffle, le râle entre ses lèvres, guetterais sur son visage les premiers spasmes de l’orgasme… Pousserais, encore plus fort, mon sexe dans son corps, ma main harponnant, branlant son phallus monstrueux pour qu’il m’éclabousse enfin de sa puissance…Un autre jour, redevenu homme, je caresserais brutalement son membre à travers le tissu de son pantalon. Je le branlerais pendant qu’il ferait la cuisine, préparerait le dîner. Soulèverais son pull, dégraferais les boutons de sa chemise, caresserais à pleines paumes son torse, son dos, ses fesses. Arracherais la ceinture de son pantalon qui tomberait à ses pieds. Collerais mon ventre contre ses fesses, ma poitrine contre son dos pendant que mes deux mains sur son sexe exécuteraient un va-et-vient puissant, violent… Et mon ventre battrait la cadence contre ses fesses nues, mes seins et mon visage collés à son dos. Je le soulèverais de mon sexe virtuel pour qu’il atteigne le bleu du ciel.Une autre fois, je lui demanderais de me servir nu, le sexe tendu. Il me servirait comme une princesse et je le traiterais comme un domestique. Il obéirait à toutes mes demande : se branler fort devant moi, ou très sensuellement, tout en douceur… selon mon envie du moment. Et il éclabousserait la table du salon, le tapis, les murs, de sa jouissance…Ou encore, il ne jouirait pas – je lui interdirais de jouir… Je le laisserais très excité et je me branlerais devant lui, jambes écartées, obscène, découvrant ma vulve avec mes doigts pour qu’il voie bien la couleur rouge des lèvres gonflées de mon sexe… Pour qu’il aperçoive l’humidité qui suinte de la fente. Et mes doigts partiraient dans une folle farandole sur mon détonateur. Le plaisir me laisserait pantelante et silencieuse…Et lui irait se coucher sur l’oreiller, son membre raide de désir inassouvi… Et je l’abandonnerais lâchement pour sombrer dans le sommeil, au creux de ses bras…Ou encore, je l’obligerais, à genoux entre mes jambes, à lécher mon sexe sans interruption, avec l’interdiction de cesser tant que je n’en aurais pas donné l’ordre. Tant pis s’il meurt sous la tâche de me faire jouir comme jamais, la langue fine et douce, la langue vibrante sur les pourtours de mon trou, s’infiltrant dans tous mes trous, dans tous les replis, sans rien oublier, la langue moelleuse contournant lentement et longtemps mon bouton, la langue pointue et dure qui s’enfonce comme une vrille à l’endroit exact qui propulse le plaisir. La bouche mouillée qui bave sur mon sexe, sur mon bouton, l’aspire entièrement comme si elle voulait l’avaler, le dévorer. Il me ferait jouir si fort que je l’en remercierais à jamais…Un autre soir, alors qu’il reviendrait, fatigué de sa dure journée de labeur, je l’attendrais dans la salle de bains éclairée de quelques bougies. L’eau du bain moussante et parfumée, une mélodie sensuelle disperserait ses notes tendres…Je l’aiderais à se déshabiller, chaque vêtement tombant à ses pieds… Puis, lui tenant la main, je l’aiderais à se couler dans l’eau tiède. Assise sur le bord de la baignoire, je plongerais ma main dans la mousse… pour caresser son corps avec une éponge douce. Je laverais toutes les parties de son corps avec une infinie douceur, puis l’envelopperais dans une immense serviette chaude pour le diriger vers la chambre odorante et l’étendre sur le lit moelleux…Accroupie à ses pieds, je frotterais mes mains d’huile parfumée et masserais longtemps son corps, des pieds à la tête, de la tête aux pieds. Puis je le retournerais sur le ventre, masserais chaque muscle de ses jambes, de ses bras, de son dos, de ses reins, de ses fesses. J’en profiterais pour glisser ma langue dans le sillon, pour lécher la peau de ses bourses, pour soulever ses reins et glisser mes paumes autour de son sexe… Puis je le retournerais sur le dos et reprendrais le tracé de mes mains sur son corps, des pieds à la tête, de la tête aux pieds, mes paumes caressant la musculature du torse, du ventre, ma langue titillant son téton masculin pour le sentir durcir.Puis, à califourchon sur son ventre, je lui présenterais mon dos et mes fesses, m’empalerais sur sa verge durcie et laisserais mon sexe l’engloutir, l’aspirer, la dévorer, pour la rejeter enfin. Je pourrais voir alors ma vulve si proche de la base de son pénis que je pourrais imaginer qu’il s’agit du mien. Alors, ma main se faisant sienne, je branlerais ce sexe qui n’est pas le mien, ce membre accroché à mon bas-ventre, illusion si parfaite que je deviens homme. Ce sexe volumineux est le mien, je le branle avec acharnement pour qu’il crache sa semence sur mon ventre, mes seins.Une autre fois, c’est lui qui m’attendrait au bord de la baignoire… C’est lui qui me laverait, me bichonnerait, me caresserait avant de masser, sans rien oublier, toutes les parties de mon corps, étendue sur la couette, au son d’une musique voluptueuse à la lueur des flammes rougeoyantes des bougies…Puis il me ferait jouir, me baiserait fort, dans toutes les postures. M’attacherait. Et j’aimerais sentir sa virilité me prendre le ventre, sa puissante virilité, torturer tous mes trous, longtemps, si longtemps. Je regarderais le bleu de ses yeux, et le plaisir serait si fort que mon esprit décrocherait les étoiles.J’organiserais des soirées extraordinaires, des nuits mystérieuses, des nuits mystiques où le sexe serait sublime. Je le livrerais à des femmes nues et masquées. Il serait leur sultan, leur prince. Elles lui feraient l’amour avec toute la puissance de leur tendresse, de leurs fantasmes. Et moi, je regarderais… Ce serait si beau que je pleurerais de bonheur.Une autre fois, je viendrais les rejoindre. Il serait alors notre étalon, notre seigneur ou encore notre esclave, pour son plus grand bonheur…Et lui, il m’offrirait le corps des hommes qu’il aurait choisis… Il m’emmènerait dans un lieu magique, dans un décor des Mille et une nuits…Ils seraient là, rien que pour moi, merveilleux de beauté, nus sous une cape noire, le visage masqué. J’admirerais leurs sexes différents, je les comparerais, les soupèserais avant de les prendre dans ma bouche, l’un après l’autre. Et ils me feraient l’amour avec toute la puissance de leur tendresse, de leurs fantasmes. Et lui, il regarderait… Il aimerait…Une autre fois, il viendrait les rejoindre… Je serais alors leur femelle, leur reine ou encore leur esclave, pour mon plus grand bonheur.Je lui trouverais un homme pour vivre son fantasme. Il me trouverait une femme pour vivre mon fantasme… Et il aurait d’autres amantes… Et j’aurais d’autres amants pour leur dire que l’amour, c’est beau, que c’est à la fois simple et limpide. Pour changer leur regard, pour changer le regard du monde, pour changer la face du monde…Et puis, on se retrouverait…Alors, il m’attendrait, nu, dans une pénombre moirée, un concerto enivrant, à quatre pattes sur la table du salon, au retour de mon travail, orienté de telle sorte que je puisse voir ses fesses en entrant, le corps cambré, attisant mon désir…Je regarderais son sexe pendre entre ses jambes, je tournerais longtemps autour de la table, le laissant dans une attente insoutenable. Je me servirais un verre de vin, m’assoirais dans un fauteuil, les deux pieds posés sur la table, sirotant l’alcool. Je le repousserais de la pointe de ma chaussure pour tester son équilibre, flatterais son dos, sa nuque, comme un animal, relèverais son visage et embrasserais ses lèvres tendrement. Puis ma langue s’infiltrerait dans sa bouche, j’aspirerais la sienne, je boirais sa salive, mordillerais ses lèvres, sa langue…Enfin, je m’agripperais à son phallus, je le branlerais longtemps pour qu’il devienne dur, énorme. Et puis, je baiserais son cul avec tous les objets de la maison qui peuvent le faire crier de plaisir. Et, si je lui faisais mal, je l’embrasserais comme un petit enfant, le prendrais si fort dans mes bras qu’il en oublierait la douleur…« Promis, je ne recommencerai plus… »Je me loverais dans ses bras, ma tête sur son épaule, humant son odeur, troublée par sa virilité et sa féminité, sa douceur et sa force, avec l’envie que mon corps se fonde dans son corps, pour que mon âme se mélange à la sienne. Je lui inventerais des miracles…Je t’aimerais si fort d’être cet homme-là, mon complice, mon ami, mon amant, mon amour…
pourquoi publies tu ce long texte ici ?...où ce n'est pas l'endroit
Cordialement,
T D
Lioubov
18 juillet 2013 à 17:11
Un texte magnifique, Zoé, qui nous en dit beaucoup sur toi... Je me mets sur les rangs !
tartuffedauphinois
18 juillet 2013 à 17:27
Il serait bien alors, qu'elle le publie, tu ne crois pas, cher Lioubov ?
Cordialement,
T D
Lioubov
18 juillet 2013 à 22:38
Bien entendu, très cher ami !
Une plume fluide, et pas la moindre faute... Une auteure en puissance.
Anathason de La Baltique
23 juillet 2013 à 02:15
Pardonnez-moi mais je trouve ce "auteure" tellement ridicule ! Bientôt on va dire "une pompière", "une agente de policee", "une ingénieure", etc. C'est complètement con. Comme en latin, beaucoup de noms communs de métier sont masculins. Ça s'appelle la grammaire et, pas plus que dans la nature, il n'y a en grammaire d'égalité générique. Chacun ses bastions.
RÊVES DE JOUISSANCES
Un rêve, une envie, un fantasme, une folie… Que je t’écris ce soir alors que je suis sans nouvelles de toi. Demain soir, cela fera juste deux ans que je te connais…Cette année, me feras-tu vivre des heures aussi flamboyantes que l’an passé ? Ne sachant pas, à l’époque, si tu penserais à moi en ce jour particulier… je me remémorais, avec un mélancolique bonheur, notre première rencontre. Et puis, surprise ! Tu es là, pas très loin et tu m’appelles pour ce rendez-vous nocturne... Deux soirées inattendues, magiques, l’une après l’autre, à un an d’intervalle. Que me réserves-tu cette année ? Quel est le cadeau merveilleux offert par le hasard, cette fois-ci ? Je ne sais pas…Alors, en attendant, le cœur léger, pleine d’espoir, je t’écris…Et si un homme voulait être mon homme-objet ? Celui qui accepte que je fasse tout de lui, que je lui fasse tout subir, sans qu’il ne dise jamais rien, sans qu’il ne réclame jamais rien, sans qu’il ne me refuse jamais rien. Il serait mon homme à moi, ma femme à moi…Je le cajolerais, le caresserais doucement, tendrement. Je l’habillerais en femme et je l’admirerais pour cela. Je lui enfilerais mes bas noirs que j’accrocherais à ses jarretières. Je lui mettrais ma guêpière de dentelle noire, dénouerais ses cheveux. Ensuite, il déambulerait devant moi, juché sur ses hauts talons, lascif et sensuel…Je l’embrasserais alors, le cœur chamboulé par sa féminité. Puis, ma main caresserait sa peau, son dos, ses fesses, son ventre nu avant. Avant d’enserrer entre mes doigts son sexe mou qui pendrait entre ses cuisses gainées de noir. Ma main le branlerait doucement mais fermement jusqu’à ce que son sexe grossisse démesurément entre mes doigts.Ensuite, pendant qu’une de mes mains tirerait sur la peau de ses bourses… l’autre le branlerait fort, décalottant le gland pour qu’il apparaisse lisse et luisant…Avec ma langue, je lécherais le pourtour tout doucement. Il gémirait, tellement c’est bon, la tête en arrière, la bouche entrouverte…Puis, j’agacerais son trou avec l’un de mes doigts, enroulerais un lien autour de son pénis pour qu’il devienne plus gros encore. J’attacherais chacune de ses jambes relevées au-dessus des accoudoirs… Et j’enfoncerais lentement, centimètre par centimètre, mon sexe artificiel, jusqu’au plus profond de sa fente. J’écarterais ses chairs, exécuterais un va-et-vient désordonné, un va-et-vient lent et voluptueux. Je le prendrais comme un homme prend une femme, modulant la cadence pour accentuer son plaisir. J’écouterais son souffle, le râle entre ses lèvres, guetterais sur son visage les premiers spasmes de l’orgasme… Pousserais, encore plus fort, mon sexe dans son corps, ma main harponnant, branlant son phallus monstrueux pour qu’il m’éclabousse enfin de sa puissance…Un autre jour, redevenu homme, je caresserais brutalement son membre à travers le tissu de son pantalon. Je le branlerais pendant qu’il ferait la cuisine, préparerait le dîner. Soulèverais son pull, dégraferais les boutons de sa chemise, caresserais à pleines paumes son torse, son dos, ses fesses. Arracherais la ceinture de son pantalon qui tomberait à ses pieds. Collerais mon ventre contre ses fesses, ma poitrine contre son dos pendant que mes deux mains sur son sexe exécuteraient un va-et-vient puissant, violent… Et mon ventre battrait la cadence contre ses fesses nues, mes seins et mon visage collés à son dos. Je le soulèverais de mon sexe virtuel pour qu’il atteigne le bleu du ciel.Une autre fois, je lui demanderais de me servir nu, le sexe tendu. Il me servirait comme une princesse et je le traiterais comme un domestique. Il obéirait à toutes mes demande : se branler fort devant moi, ou très sensuellement, tout en douceur… selon mon envie du moment. Et il éclabousserait la table du salon, le tapis, les murs, de sa jouissance…Ou encore, il ne jouirait pas – je lui interdirais de jouir… Je le laisserais très excité et je me branlerais devant lui, jambes écartées, obscène, découvrant ma vulve avec mes doigts pour qu’il voie bien la couleur rouge des lèvres gonflées de mon sexe… Pour qu’il aperçoive l’humidité qui suinte de la fente. Et mes doigts partiraient dans une folle farandole sur mon détonateur. Le plaisir me laisserait pantelante et silencieuse…Et lui irait se coucher sur l’oreiller, son membre raide de désir inassouvi… Et je l’abandonnerais lâchement pour sombrer dans le sommeil, au creux de ses bras…Ou encore, je l’obligerais, à genoux entre mes jambes, à lécher mon sexe sans interruption, avec l’interdiction de cesser tant que je n’en aurais pas donné l’ordre. Tant pis s’il meurt sous la tâche de me faire jouir comme jamais, la langue fine et douce, la langue vibrante sur les pourtours de mon trou, s’infiltrant dans tous mes trous, dans tous les replis, sans rien oublier, la langue moelleuse contournant lentement et longtemps mon bouton, la langue pointue et dure qui s’enfonce comme une vrille à l’endroit exact qui propulse le plaisir. La bouche mouillée qui bave sur mon sexe, sur mon bouton, l’aspire entièrement comme si elle voulait l’avaler, le dévorer. Il me ferait jouir si fort que je l’en remercierais à jamais…Un autre soir, alors qu’il reviendrait, fatigué de sa dure journée de labeur, je l’attendrais dans la salle de bains éclairée de quelques bougies. L’eau du bain moussante et parfumée, une mélodie sensuelle disperserait ses notes tendres…Je l’aiderais à se déshabiller, chaque vêtement tombant à ses pieds… Puis, lui tenant la main, je l’aiderais à se couler dans l’eau tiède. Assise sur le bord de la baignoire, je plongerais ma main dans la mousse… pour caresser son corps avec une éponge douce. Je laverais toutes les parties de son corps avec une infinie douceur, puis l’envelopperais dans une immense serviette chaude pour le diriger vers la chambre odorante et l’étendre sur le lit moelleux…Accroupie à ses pieds, je frotterais mes mains d’huile parfumée et masserais longtemps son corps, des pieds à la tête, de la tête aux pieds. Puis je le retournerais sur le ventre, masserais chaque muscle de ses jambes, de ses bras, de son dos, de ses reins, de ses fesses. J’en profiterais pour glisser ma langue dans le sillon, pour lécher la peau de ses bourses, pour soulever ses reins et glisser mes paumes autour de son sexe… Puis je le retournerais sur le dos et reprendrais le tracé de mes mains sur son corps, des pieds à la tête, de la tête aux pieds, mes paumes caressant la musculature du torse, du ventre, ma langue titillant son téton masculin pour le sentir durcir.Puis, à califourchon sur son ventre, je lui présenterais mon dos et mes fesses, m’empalerais sur sa verge durcie et laisserais mon sexe l’engloutir, l’aspirer, la dévorer, pour la rejeter enfin. Je pourrais voir alors ma vulve si proche de la base de son pénis que je pourrais imaginer qu’il s’agit du mien. Alors, ma main se faisant sienne, je branlerais ce sexe qui n’est pas le mien, ce membre accroché à mon bas-ventre, illusion si parfaite que je deviens homme. Ce sexe volumineux est le mien, je le branle avec acharnement pour qu’il crache sa semence sur mon ventre, mes seins.Une autre fois, c’est lui qui m’attendrait au bord de la baignoire… C’est lui qui me laverait, me bichonnerait, me caresserait avant de masser, sans rien oublier, toutes les parties de mon corps, étendue sur la couette, au son d’une musique voluptueuse à la lueur des flammes rougeoyantes des bougies…Puis il me ferait jouir, me baiserait fort, dans toutes les postures. M’attacherait. Et j’aimerais sentir sa virilité me prendre le ventre, sa puissante virilité, torturer tous mes trous, longtemps, si longtemps. Je regarderais le bleu de ses yeux, et le plaisir serait si fort que mon esprit décrocherait les étoiles.J’organiserais des soirées extraordinaires, des nuits mystérieuses, des nuits mystiques où le sexe serait sublime. Je le livrerais à des femmes nues et masquées. Il serait leur sultan, leur prince. Elles lui feraient l’amour avec toute la puissance de leur tendresse, de leurs fantasmes. Et moi, je regarderais… Ce serait si beau que je pleurerais de bonheur.Une autre fois, je viendrais les rejoindre. Il serait alors notre étalon, notre seigneur ou encore notre esclave, pour son plus grand bonheur…Et lui, il m’offrirait le corps des hommes qu’il aurait choisis… Il m’emmènerait dans un lieu magique, dans un décor des Mille et une nuits…Ils seraient là, rien que pour moi, merveilleux de beauté, nus sous une cape noire, le visage masqué. J’admirerais leurs sexes différents, je les comparerais, les soupèserais avant de les prendre dans ma bouche, l’un après l’autre. Et ils me feraient l’amour avec toute la puissance de leur tendresse, de leurs fantasmes. Et lui, il regarderait… Il aimerait…Une autre fois, il viendrait les rejoindre… Je serais alors leur femelle, leur reine ou encore leur esclave, pour mon plus grand bonheur.Je lui trouverais un homme pour vivre son fantasme. Il me trouverait une femme pour vivre mon fantasme… Et il aurait d’autres amantes… Et j’aurais d’autres amants pour leur dire que l’amour, c’est beau, que c’est à la fois simple et limpide. Pour changer leur regard, pour changer le regard du monde, pour changer la face du monde…Et puis, on se retrouverait…Alors, il m’attendrait, nu, dans une pénombre moirée, un concerto enivrant, à quatre pattes sur la table du salon, au retour de mon travail, orienté de telle sorte que je puisse voir ses fesses en entrant, le corps cambré, attisant mon désir…Je regarderais son sexe pendre entre ses jambes, je tournerais longtemps autour de la table, le laissant dans une attente insoutenable. Je me servirais un verre de vin, m’assoirais dans un fauteuil, les deux pieds posés sur la table, sirotant l’alcool. Je le repousserais de la pointe de ma chaussure pour tester son équilibre, flatterais son dos, sa nuque, comme un animal, relèverais son visage et embrasserais ses lèvres tendrement. Puis ma langue s’infiltrerait dans sa bouche, j’aspirerais la sienne, je boirais sa salive, mordillerais ses lèvres, sa langue…Enfin, je m’agripperais à son phallus, je le branlerais longtemps pour qu’il devienne dur, énorme. Et puis, je baiserais son cul avec tous les objets de la maison qui peuvent le faire crier de plaisir. Et, si je lui faisais mal, je l’embrasserais comme un petit enfant, le prendrais si fort dans mes bras qu’il en oublierait la douleur…« Promis, je ne recommencerai plus… »Je me loverais dans ses bras, ma tête sur son épaule, humant son odeur, troublée par sa virilité et sa féminité, sa douceur et sa force, avec l’envie que mon corps se fonde dans son corps, pour que mon âme se mélange à la sienne. Je lui inventerais des miracles…Je t’aimerais si fort d’être cet homme-là, mon complice, mon ami, mon amant, mon amour…