Bonjour à toutes et à tous,
Voici le message d'une amie qui aime bien écrire des histoires érotiques...
Elle aime bien en lire aussi... et s'insurge du mauvais rôle que les auteur(e)s font "jouer" aux femmes. Je la cite :
Je me sens un peu coupable car parfois j'éprouvais le besoin de dire, dans certaines phrases : "je ne suis pas une salope..." ou "il faisait comme si j'étais une pute... qui aime ça", comme si j'avais besoin de dissocier la femme que je suis et la femme que doit voir en moi quelqu'un qui a éprouvé le besoin de me rabaisser.
J'utilise ces deux termes par mauvais réflexe mais je ne le devrais même pas, parce qu'au fond la pute et la salope sont de purs produits d'un imaginaire masculin qui a besoin de rabaisser le libre-arbitre sexuel féminin pour se rassurer et se donner l'illusion de prendre le dessus moralement. La salope n'existe pas, pas plus que la pute. On dit "prostituée" quand on sait parler un français correct. Et la condition de ces dernières est parfois assez difficile comme ça sans qu'on y rajoute des insultes.
Je me serais permis d'ajouter une précision dans "l'autre sens", car quand on a une sexualité "trop" libérée on est salie, mais quand on a une sexualité "pas assez" (ou qu'on en donne l'image) on s'en prend plein la gueule aussi. Combien de fois j'ai entendu des :"elle doit être mal baisée celle-la...",ou bien des : "pfff elle veut rien faire, elle est coincée"...
Une femme qui assume une solitude passagère... ou qui refuse certains gestes sexuels, (exemple, la fellation, la sodo, les trucs à trois...) n'est ni une "relou" ni une coincée du cul. C'est son droit...
Comme le titre l'indique, cette précision est inutile. Mais je tiens quand même à la faire.
Une femme qui a une vie sexuelle n'est ni une pute, ni une salope, elle est une femme.
Une femme qui a des rapports sexuels comme bon lui semble n'est ni une pute, ni une salope, juste une femme.
Une femme libérée qui accumule les rencontres d'un soir n'est ni une pute, ni une salope, juste une femme.
Une femme violée (ou abusée) qui refuse d'écouter ses vrais désirs et se laisse toucher parce qu'elle n'ose pas dire "NON !" n'est ni une pute, ni une salope, juste une femme... qui a peut-être besoin d'aide pour se protéger.
Rien de plus...
Et c'est déjà beaucoup pour qu'on ne s'encombre pas de salopes et de putes, non ?
Je voudrais, si vous le permettez, ajouter qu'un homme abusé ou violé n'est pas un faible ; qu'il reste un homme et qu'il a le droit d'être aimé ; que ce n'est ni un homosexuel (sans critiquer l'homoséxualité qui est lègitime) et encore moins un PD pour autant qu'il ne l'a pas voulu, ne l'a pas cherché non plus ; qu'il a beaucoup de mal à survivre et que lui aussi on le prend pour un coincé et qu'il le vit lui aussi mal.
Mais si ce n'est pas vraiment le sujet, alors que je donne le sentiment d'un mec abusé, si je suis hors sujet ou si vous le ne permettez pas, j'éffacerai ce message...
je suis entierement d'accord...et je precise que pour un homme qui n'a pas une sexualité "intense" c'est exactement pareil il est vite catalogué également..."Comment tu te debrouilles, elles n'attendent que ca..." "T'es nul mon pauvre gars" " bouge toi" et je reste correcte...
Malgré ce que j'ai pu écrire dans mes histoires, je n'ai jamais pensé qu'une femme etait une salope parce qu'elle avait beaucoup de partenaires ou qu'elle etait une pute parce qu'elle s'habillait sexy avec une minijupe..Je voudrais egalement preciser quelque chose: je suis entouré de femmes dans mon travail de tous ages (quelle chance me diront certains) et bien je peux vous assurer qu'elles sont les 1ere a traiter de salope ou petasse une fille qui s'habillera sexy et de trainée une fille qui a plusieurs partenaires...alors qu'un homme est consideré comme un appolon quand il saute sur tous ce qui bouge c'est bien connu et on aura toujours tendance a se moquer de celui qui tire jamais son coup...
Allez comprendre quelque chose....Si les femmes veulent etre respectée par les hommes...qu'elles commencent donc a se respecter entre elle...vous ne croyez pas?
katarn
15 février 2009 à 17:00
Entierement et profondement d'accord avec tout ce qui est ecrit au dessu ( les 2 messages )
Voici le message d'une amie qui aime bien écrire des histoires érotiques...
Elle aime bien en lire aussi... et s'insurge du mauvais rôle que les auteur(e)s font "jouer" aux femmes. Je la cite :
Je me sens un peu coupable car parfois j'éprouvais le besoin de dire, dans certaines phrases : "je ne suis pas une salope..." ou "il faisait comme si j'étais une pute... qui aime ça", comme si j'avais besoin de dissocier la femme que je suis et la femme que doit voir en moi quelqu'un qui a éprouvé le besoin de me rabaisser.
J'utilise ces deux termes par mauvais réflexe mais je ne le devrais même pas, parce qu'au fond la pute et la salope sont de purs produits d'un imaginaire masculin qui a besoin de rabaisser le libre-arbitre sexuel féminin pour se rassurer et se donner l'illusion de prendre le dessus moralement. La salope n'existe pas, pas plus que la pute. On dit "prostituée" quand on sait parler un français correct. Et la condition de ces dernières est parfois assez difficile comme ça sans qu'on y rajoute des insultes.
Je me serais permis d'ajouter une précision dans "l'autre sens", car quand on a une sexualité "trop" libérée on est salie, mais quand on a une sexualité "pas assez" (ou qu'on en donne l'image) on s'en prend plein la gueule aussi. Combien de fois j'ai entendu des :"elle doit être mal baisée celle-la...",ou bien des : "pfff elle veut rien faire, elle est coincée"...
Une femme qui assume une solitude passagère... ou qui refuse certains gestes sexuels, (exemple, la fellation, la sodo, les trucs à trois...) n'est ni une "relou" ni une coincée du cul. C'est son droit...
Comme le titre l'indique, cette précision est inutile. Mais je tiens quand même à la faire.
Une femme qui a une vie sexuelle n'est ni une pute, ni une salope, elle est une femme.
Une femme qui a des rapports sexuels comme bon lui semble n'est ni une pute, ni une salope, juste une femme.
Une femme libérée qui accumule les rencontres d'un soir n'est ni une pute, ni une salope, juste une femme.
Une femme violée (ou abusée) qui refuse d'écouter ses vrais désirs et se laisse toucher parce qu'elle n'ose pas dire "NON !" n'est ni une pute, ni une salope, juste une femme... qui a peut-être besoin d'aide pour se protéger.
Rien de plus...
Et c'est déjà beaucoup pour qu'on ne s'encombre pas de salopes et de putes, non ?
Je voudrais, si vous le permettez, ajouter qu'un homme abusé ou violé n'est pas un faible ; qu'il reste un homme et qu'il a le droit d'être aimé ; que ce n'est ni un homosexuel (sans critiquer l'homoséxualité qui est lègitime) et encore moins un PD pour autant qu'il ne l'a pas voulu, ne l'a pas cherché non plus ; qu'il a beaucoup de mal à survivre et que lui aussi on le prend pour un coincé et qu'il le vit lui aussi mal.
Mais si ce n'est pas vraiment le sujet, alors que je donne le sentiment d'un mec abusé, si je suis hors sujet ou si vous le ne permettez pas, j'éffacerai ce message...