Où s'arrête l'érotisme et où commence le pornographique ?
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XStory
7 février 2012 à 09:46
Demain aura lieu un procès opposant une association catholique et une boutique de sextoys, au motif que ce dernier se trouve trop proche d'une école.
En effet la loi interdit la vente d'objets pornographiques à moins de 200 mètres d'un établissement scolaire.
Le propriétaire de ce magasin se défend en disant qu'il n'est pas un sexshop, mais ce qu'on appelle un "love store", c'est à dire qu'il vend uniquement des sextoys et autre jouets pour adultes (pas de vidéos pornos). De plus les articles qu'il met en vitrine sont choisis en fonctions de leur non-ressemblances à des parties intimes.
Entre érotisme et pornographie où se trouve la frontière, un sextoy fait-il parti de la sphère érotique ou pornographique ?
Pour ma part je pense que les jouets pour adultes sont tout simplement érotiques et rien de plus, du moins pas plus qu'un préservatif. Aujourd'hui on en voit un peu partout, dans les catalogues de vente par correspondance, dans les supermarchés et récemment j'en ai même vu chez virgin qui à la base n'a rien à voir avec ce genre d'objet. Et pour vous cette frontière ce situe où ?
Etymologiquement, la pornographie consiste à peindre, écrire ou décrire ce qui se rapporte à la prostitution. Plus récemment, ce terme a pris la connotation de représentation complaisante de sujets ou de détails obscènes dans une oeuvre, quelle qu'elle soit : il faut donc s'attacher à définir le sens des adjectifs "complaisant" et "obscène".
Complaisant = qui s'accommode au goût de quelqu'un pour lui plaire.
Obscène = qui offense ouvertement la pudeur dans le domaine de la sexualité. Cette notion relève de la morale, qui est sujette à une grande variabilité (en fonction des différents types de société).
J'en conclus que cette boutique n'est :
- ni complaisante (car elle ne s'adapte pas aux goûts des individus, proposant des produits inédits sans étude de marché préalable) ;
- ni obscène (car ne proposant pas à la vue des articles qui offensent ouvertement la pudeur).
En conséquence, si j'étais le magistrat chargé de juger cette affaire, je prononcerais la relaxe de la partie poursuivie ; mais vous n'êtes pas obligés d'avoir le même avis que moi !
Nouvelle
7 février 2012 à 12:50
Je ne pense pas qu'un sex toy soit pornographique s'il ne ressemble pas à ce qu'il est sensé remplacer.
à ce moment là, on pourrait dire qu'une simple bougie est pornographique ou certaines bouteilles de parfum ! Qui prennent parfois des formes érotiques ! Seins de femmes ou même plus explicite devraient être interdits à la vente ! Tout est érotique, suivant qu'on le regarde d'un œil ou de l'autre !
Certain manche de brosse à cheveux pour femme sont fait de façon à ce que l'on sache très bien à quoi ça peut servir d'autre que se brosser les cheveux ! Faut-il en interdire la vente et prôner la brosse à cheveux sans manche ?
il y a proche d'écoles des marchants de journaux qui en montrent bien plus qu'une vitrine d'un love-store!
Mais quand on veut tuer le chien de son voisin, on dit qu'il est fou !
dcarss
25 mai 2012 à 21:33
Et si on va par là, non pas par là mais par là, on interdit les marchands de légumes avec leurs courges, courgettes et pour finir le sacro-saint concombre, le phallus préféré des ménagères de plus ou moins cinquante ans :lol: :lol: :lol::lol: :lol: !!!!!
MondeSensuel
3 août 2016 à 10:54
Bonjour !
je remonte ce topic, car il m’intéresse.
Déjà première question, je fais ma curieuse, quelqu'un connait la suite du "love store" ?
Et deuxième question, où s'arrête l'érotisme dans les photos et les récits ?
Est ce que pour vous, le fait de voir des sexes, masculins, ou féminins, on franchi la barrière de l'érotisme ? Le fait de photographier une fellation, ou un sextoy en place, dépasse cette limite ?
Pour les récits, est-ce que le fait de détailler une partie de jambe en l'air est trop offensant et donc pornographique ?
Merci pour vos réponses !
Utilisateur supprimé
3 août 2016 à 11:24
Une anecdote...
Une trocante ou je me retrouve par hasard avec mon mari. Je déteste ce genre de foutoir mais je ne connaissais pas le magasin
C'etait il y a quatre ans.
Des rayons où l'on vend de tout et nous nous trouvons devant celui des farces et attrapes.
Des gadgets de petits pénis sautillants et des godemichets en forme de sexes version "jouets" genre avec lunettes, un autre qui couine quand on appuie dessus.
Un autre zizi parlait et chantait...
En plaisantant je désigne à mon homme une panoplie bien ringuarde d'infirmière sexy avec, photo de bombasse sur le carton.
_ ce soir on joue au docteur :)
Crise de colère d'une gamine de 7/8 ans parce que son père ne veut pas la lui acheter. Énervement du papa.
J'ai du expliquer à la petite que cette panoplie était pour les grandes personnes et qu'il n'y aurait pas sa taille.
Et que je plaisantais parce que je trouvais ça très moche.
À ma question, le patron de l'endroit me rétorque qu'il a le droit de présenter ce genre de gadgets aux vues et aux sus de tous. Que chez lui il faut ce qu'il veut. Point !
Je lui ai demandé s'il vendait des gadgets en forme de sexe qui disait " je suis un gros con" et qu'au cas où il en aurait, j'etais d'accord pour le payer et le lui coller dans le fondement.
Pfff il n'en vendait pas...
MondeSensuel
3 août 2016 à 11:46
Petite anecdote bien sympas :)
Couple59x
3 août 2016 à 11:55
Une anecdote...
Une trocante ou je me retrouve par hasard avec mon mari. Je déteste ce genre de foutoir mais je ne connaissais pas le magasin
C'etait il y a quatre ans.
Des rayons où l'on vend de tout et nous nous trouvons devant celui des farces et attrapes.
Des gadgets de petits pénis sautillants et des godemichets en forme de sexes version "jouets" genre avec lunettes, un autre qui couine quand on appuie dessus.
Un autre zizi parlait et chantait...
En plaisantant je désigne à mon homme une panoplie bien ringuarde d'infirmière sexy avec, photo de bombasse sur le carton.
_ ce soir on joue au docteur :)
Crise de colère d'une gamine de 7/8 ans parce que son père ne veut pas la lui acheter. Énervement du papa.
J'ai du expliquer à la petite que cette panoplie était pour les grandes personnes et qu'il n'y aurait pas sa taille.
Et que je plaisantais parce que je trouvais ça très moche.
À ma question, le patron de l'endroit me rétorque qu'il a le droit de présenter ce genre de gadgets aux vues et aux sus de tous. Que chez lui il faut ce qu'il veut. Point !
Je lui ai demandé s'il vendait des gadgets en forme de sexe qui disait " je suis un gros con" et qu'au cas où il en aurait, j'etais d'accord pour le payer et le lui coller dans le fondement.
Pfff il n'en vendait pas...
C'est choquant oui que des mineurs peuvent entrer dans ce genre d'endroit surtout à 7 ou 8 ans
Je ne vois pas pourquoi ce procès à lieu la mairie n'avait pas à donner l'accord à ce moment là pour qu'il ouvre ce love shop
Tant que le mec respecte les lois et qui ne laisse pas de mineurs rentrer je trouve qu'ont peut pas lui reprocher grand chose
Après dans chaque pays la vision des chose différe en belgique les gens passe devant les vitrines avec leur enfants comme si de rien est c'est devenue une banalité bien sûr je ne met pas tout le monde dans le même panier
Erika_Xstory
3 août 2016 à 12:06
Sujet très intéressant en effet.
J'ai donc recherché la conclusion de cette affaire sur les moteurs de recherche et apparemment l'association aurait obtenu la condamnation de ce commerce - tout comme d'autres love stores - bien que la conclusion de la 1ère audience mettait l'accent sur l'absence de définition de ce qu'est un "objet à caractère pornographique".
MondeSensuel
3 août 2016 à 12:08
Sujet très intéressant en effet.
J'ai donc recherché la conclusion de cette affaire sur les moteurs de recherche et apparemment l'association aurait obtenu la condamnation de ce commerce - tout comme d'autres love stores - bien que la conclusion de la 1ère audience mettait l'accent sur l'absence de définition de ce qu'est un "objet à caractère pornographique".
merci du retour ! En effet, bien dommage.
Utilisateur supprimé
3 août 2016 à 13:21
Un bug qui m'a empêché de terminer le précédent message.
L'anecdote reste rigolote mais je n'ai pas pu donner mon avis sur ce sujet.
À mon avis...
Pour en revenir au sujet du post. Le condamné n'aurait pas dû l'être.
On savait où l'on mettait les pieds en entrant dans l'établissement.
Et entre adultes consentants...
Dans cette trocante dans laquelle je le trouvais, ou d'autres, rien n'est clair.
Un joyeux bordel en fait.
C'est pour moi inadmissible.
MondeSensuel
3 août 2016 à 22:41
Bonjour !
Et deuxième question, où s'arrête l'érotisme dans les photos et les récits ?
Est ce que pour vous, le fait de voir des sexes, masculins, ou féminins, on franchi la barrière de l'érotisme ? Le fait de photographier une fellation, ou un sextoy en place, dépasse cette limite ?
Pour les récits, est-ce que le fait de détailler une partie de jambe en l'air est trop offensant et donc pornographique ?
Merci pour vos réponses !
Je remonte le sujet, mais par rapport à mes questions ? :)
Docsevere
4 août 2016 à 20:40
Personnellement, je pense que la limite a bougé depuis 30 ans...
Dans les années 80, un film érotique c'était un couple qui s'embrassait, éventuellement mimait un coït mais en gardant leur slip, tout en essayant à faire croire que c'est réel. Qui aimerait regarder ce genre de film de nos jours ?
Je suis un grand lecteur de romans (surtout contemporains...) mais dans nos romans d'aujourd'hui le réalisme veut qu'on raconte des choses très intimes, même des actes sexuels, sans trop insister sur les détails, mais bon...
Lisez "Le choix de Sophie", cet excellentissime roman de William Styron de 1979, il y a des descriptions (rares) crues, alors que vous n'en trouverez aucune dans "L'amant de Lady Chatterley" de D.H. Lawrence de 1928 (excellent roman aussi, comme tous ceux de Lawrence.)
Tout dépend de la volonté et de la pudeur de l'auteur, de la conception des choses.
Personnellement quand on parle de récit érotique ou de récit pornographique, tout est dans l'intention. Si on publie ce genre de récits c'est soit pour faire du fric, soit pour se faire plaisir, pour réaliser des fantasmes (comme nous, par exemple...)
Pour moi, écrire (encore) de l'érotique serait de la pudibonderie, ou jouer avec les nerfs du lecteur, une sorte de supplice de Tantale : il s'attendrait à lire du cul et il n'aurait pas grand chose à se mettre sous la dent, en ressortirait frustré.
Je crois qu'il y a + de cul dans un roman Arlequin que dans un écrit où on ne ferait qu'évoquer...
Modifié
4 août 2016 à 20:41
MondeSensuel
4 août 2016 à 21:00
merci pour ton retour Docsevere, comme toujours bien argumenté !
clem974
5 août 2016 à 13:52
Je crois que le souci c'est la proximité de l'école.
On voit des sextoys partout, les généralistes bien connus de la vente par correspondance en ont dans leur catalogue.
Il n'empeche, lorsque j'aurais des enfants je n'ai pas envie de passer devant des vitrines de sextoys avec eux.
Vraiment on n'a pas besoin de les vendre devant les écoles, c'est. de la provocation.
Je pense que les personnes qui veulent ces objets peuvent aller les acheter un peu plus loin.
Utilisateur supprimé
5 août 2016 à 16:16
Je suis d'accord pour dire que chaque chose à sa place... Et un sexe shop n'a surtout pas d'affaire devant une école... C'est purement déplacer et inacceptable...
Docsevere
5 août 2016 à 22:30
merci pour ton retour Docsevere, comme toujours bien argumenté !
Tu vas me faire rougir avec tes compliments... :rolleyes:
MondeSensuel
6 août 2016 à 07:53
merci pour ton retour Docsevere, comme toujours bien argumenté !
Tu vas me faire rougir avec tes compliments... :rolleyes:
Je n'ai pas encore lu un seul de tes posts qui n'était pas argumenté et constructif... Mais bon, il existe peut-être, j'ai juste mal regardé ;).
Docsevere
6 août 2016 à 21:37
Oui, je préfère ça... (étant modeste et réaliste, je saute de mon nuage) :rolleyes:
En effet la loi interdit la vente d'objets pornographiques à moins de 200 mètres d'un établissement scolaire.
Le propriétaire de ce magasin se défend en disant qu'il n'est pas un sexshop, mais ce qu'on appelle un "love store", c'est à dire qu'il vend uniquement des sextoys et autre jouets pour adultes (pas de vidéos pornos). De plus les articles qu'il met en vitrine sont choisis en fonctions de leur non-ressemblances à des parties intimes.
Entre érotisme et pornographie où se trouve la frontière, un sextoy fait-il parti de la sphère érotique ou pornographique ?
Pour ma part je pense que les jouets pour adultes sont tout simplement érotiques et rien de plus, du moins pas plus qu'un préservatif. Aujourd'hui on en voit un peu partout, dans les catalogues de vente par correspondance, dans les supermarchés et récemment j'en ai même vu chez virgin qui à la base n'a rien à voir avec ce genre d'objet. Et pour vous cette frontière ce situe où ?