Le désir est manque d'être, il est hanté en son être le plus intime par l'être dont il est désir. Ainsi témoigne-t-il de l'existence du manque dans l'être de la réalité humaine. (L'Être et le Néant)
en fait, je pense que Sartre, dans sa recherche de l'Être, se basait sur les discussions entre Socrate et ses disciples.
or, en grec ancien, le désir et l'amour n'étaient abordés que par le terme : éros
en définitive, sartre, socrate, wild... parlent-il uniquement de désir de possession matérielle ?
ma première question est donc : le désir sexuel est-il la marque d'un manque ? au sens de sartre
ma deuxième question est : les ermites pratiquant l'abstinence le font-il par choix de privation ou leur recherche de l'Être entraine-t-elle la perte du désir sexuel en tant que désir de possession ?
Modifié
3 mai 2014 à 12:53
Utilisateur supprimé
3 mai 2014 à 14:34
Eloge du castor : sa Simone en valait bien une autre, que parfois Montant ignorait.
Deux femmes admirables, belles et intelligentes ô combien ! et en prise avec leur temps, en avance sur lui.
Lioubov
4 mai 2014 à 13:07
Qu'en dit Lioubov ?
Pourquoi moi ? Toujours moi... Cela me rappelle mes années d'école, durant lesquelles je craignais souvent d'être interrogé ; et je l'étais plus souvent qu'à mon tour !
Bon, ne tournons pas autour du pot (étrange comme expression, alors que les Anglais disent "To beat around the bush"), et allons-y !
Afin d’être en mesure d’exposer mon point de vue, il faudrait reformuler cette pensée ainsi : « Le désir est-il uniquement manque d’être ? ».
Considérons les pratiques des agences de publicité : il est indéniable qu’elles fondent leur prospérité sur le désir ; sur le désir qu’elles créent. Dans ce cas, il s’agit du désir d’avoir, et non pas de désir d’être (peut-être sur celui de paraître, mais certainement pas celui d’être).
Si cette pensée de Sartre devait être prise au pied de la lettre sans y apporter cette nuance, la quête des humains se résumerait à la recherche de la sagesse ; nous serions tous des philosophes, des ésotéristes (voire même des mystiques) en quête perpétuelle de la totalité des composantes qui définissent l’être humain.
Or, la réalité est toute autre… De nos jours, qui se soucie encore de cette recherche ? Notre société est basée sur la matérialité, et non pas sur la dimension spirituelle : sur l’avoir, et non pas sur l’être. C’est pourquoi cette pensée de Sartre – philosophe existentialiste – m’étonne.
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On devrait bien parvenir à en tirer quelque chose...