En amour avec (a) ou (A).
La jalousie, la sienne, celle de l'autre, est-elle sans remède ?
Faut-il la considérer comme un défaut ? Celle de l'autre !
Une qualité ? La sienne !
Une réalité indépassable ? :/
Sinon comment l'aborder, voire, la surmonter?
Perso, je déteste le mot "cocu".
Me semble d'un autre siècle, vieux 116 de ans et plus.
J'ai toujours considéré la jalousie comme un frein. Si on aime l'autre on lui fait confiance, point barre. Et si accord tacite entre les membres du couple il y a, alors personne n'est cocu.
Enfin, en couple, la jalousie est un poison à mes yeux.
Pour la surmonter... Une seule fois j'ai eu a en discuter avec une petite amie. C'était un tel niveau de jalousie qu'elle en venait à vouloir savoir constamment ce que je faisais, avec qui etc. Un couple n'est pas censé être une prison, ni un interrogatoire. Pas après plus 6 mois de relation. Si la confiance envers l'autre ne s'établie pas, au bout d'un moment... J'estime que quand on est en couple, l'individualité existe toujours. Chacun est libre d'avoir sa vie propre, son jardin secret, sans être infidèle en même temps.
Erf, c'est mon opinion sur le sujet en tout cas.
Jieff
7 juin 2016 à 19:00
Oui mot pour mot je suis d'accord avec toi...
Mais il me semble que c'est bien théorique... Que la réalité est rarement aussi belle. Non?
M'enfin ! Après 7 jours à prêcher dans le desert, voilà quelqu'un qui suit !
Merci voyageur, Are you born under a Wandering star ?
Avec la même voix que Lee Marvin ? :P :P
Veinard. :)
pierheim
7 juin 2016 à 22:15
La jalousie..... c'est pour les fenêtres !!!
ok je sors...
=)
PM
Docsevere
7 juin 2016 à 22:35
Entièrement d'accord avec Wanderer. Ma première femme était jalouse et c'était franchement lourd.
C'est un manque de confiance en soi tout d'abord, un déficit d'image. Et c'est un trait de personnalité, de gens psychorigides, susceptibles. Vivre avec quelqu'un comme ça c'est vraiment l'enfer. (D'ailleurs il y a un film sur ce sujet qui s'appelle comme ça...) Impossible à supporter sur le long terme qqun comme ça.
Mon épouse actuelle n'est pas jalouse, et moi non plus. Et franchement c'est reposant.
Modifié
7 juin 2016 à 22:35
Nilou
7 juin 2016 à 23:45
Avant que le sujet parte en vrille, je vais essayer de répondre au sujet initial. Effectivement, la jalousie peut être trop présente, du fait de l'histoire de la personne, de mauvaises relations ayant été le terreau de la paranoia, y tout. J'ajouterais aussi que les relations sont devenues jetables, et que c'est devenu moralement "normal" que d’enchaîner les relations, sans pour autant s'investir à fond. Et j'ai bien peur qu'il n'y ait pas de solution à ce genre de jalousie.
La confiance, une alternative à la jalousie ? On peut avoir confiance en sa moitié, tout en jalousant le temps qu'elle passe avec d'autres personnes, hors contexte de relation sentimentale/sexuelle. Si la jalousie est présente au sein d'un couple, elle l'est tout autant au sein d'une fratrie, dans un cadre professionnel, etc.
J'ai la chance d'être à nouveau avec une personne n'étant pas jalouse pour un sou, une absence de jalousie partagé du fait d'une relation qui date (à relativiser avec mon jeune âge). Peut être car on sait que fatalement, on se retrouvera ensemble malgré les "erreurs", que seule l'autre est capable de la comprendre, ou parce que bon an mal an, il n'y a bien qu'elle pour nous trouver "quelque chose" ?
La jalousie est une marque d'affection, mais aussi de traumatisme possible, d'une histoire non digérée, de ... J'ai pas la prétention d'être psychologue ceci étant dit. J'ai coutume de me dire que quoi qu'elle fasse (je continuerais d'utiliser le féminin de moitié pour une asexualisation de l"autre"), c'est avoir moi qu'elle prend le petit dejeuner le matin. Et que c'est avec elle que je fais des projets.
Après, la jalousie peut à mon sens être le résultat d'une attitude ambigu, l'absence de communication, la peur de perdre en dévoilant ses envies, ses fantasmes. Ou comme le disait Docsevere, la confiance en soi peu sereine qui fait avoir peur de perdre l'autre.
Aujourd'hui, j'ai pas l'impression que la confiance soit une valeur très ... mise en valeur. Au contraire, on est dans l'absence d'engagement, dans la spontanéité, dans la dérision, et ce dans toutes les situations. Il n'y a qu'à voir les sujets sérieux qui sont tournés en hors sujet par des personnes accusant les autres de pas être sensiblement au X-ième degré.
Fin voilà.
EDIT : Pour conclure, à mon sens, la meilleure solution, c'est la communication encore et toujours, et ce au premier degré pour s'assurer que le message passe bien.
Modifié
7 juin 2016 à 23:46
pierheim
8 juin 2016 à 08:12
Très bonne analyse Nilou, je ne pourrais pas en parler mieux que toi ne connaissant personnellement pas ce sentiment.
Qu'elle soit professionnelle ou affective ceux qui en souffrent doivent être très mal dans leur peau et sans s'en rendre compte pourrissent la vie de leur entourage. Je pense qu'il doit y avoir quelque part un manque total de confiance en soi ou une peur d'abandon.
On vit à l'ère du jetable, alors certains s'imaginent qu'on peut les jeter de la même manière.
Le manque de communication est certain dans un monde où il y a de plus en plus de moyens de communication et où les êtres communiquent de plus en plus mal.
PM
Utilisateur supprimé
8 juin 2016 à 08:19
Pour mon point de vue :
Il y a "jalousie" et "jalousie" ! D'un côté, y a la jalousie parce qu'on a peur de perdre l'autre, on est inquiète, et quand cette personne s'éloigne, on se sent abandonnée. On a confiance en elle, on l'aime, mais on ne peut pas s'empêcher de vouloir tout savoir.
Puis y a la jalousie que j'appelle "maladive" ou "possessive", ou là, l'être que l'on croit aimer ne peut pas discuter avec quelqu'un ou être invitée quelque part sans qu'elle soit collée ou bombardée de questions de manière plus ou moins agressive... Mais ça, c'est pas de l'amour...
Pour moi, on est dans la première catégorie... :)
Wanderer
8 juin 2016 à 11:08
Merci voyageur, Are you born under a Wandering star ?
Avec la même voix que Lee Marvin ? :P :P
Veinard. :)
I say thee nay, good fellow. 'tis Oberon's orders I follow. :P
Je rejoins Nilou dans pas mal de ses points. Cela dit, si possible, j'aimerai bien que le point sur la confiance soit plus développé. J'ai du mal à voir en quoi l'absence de jalousie est synonyme de dérision.
Utilisateur supprimé
8 juin 2016 à 14:50
Il y a la jalousie qui vient par manque de confiance en soi. On est persuadé que l'être cher peut tomber sous le charme d'une autre personne qui saura le rendre plus heureux que soi. Il y a la peur de l'abandon et de l'échec.
Et il y a la jalousie paranoïaque qui surgit après l'infidélité de l'être cher. Et là, on a beau vouloir oublier cette trahison, ou tout faire pour rassurer l'autre, il est très difficile d'accorder de nouveau sa confiance.
Le manque de communication dans un couple peut aussi l'anéantir. Encore faut-il arriver à parler à l'autre de ses doutes, ses peurs, ses craintes, sans avoir peur d'être jugé ou incomprit. Il faut aussi apprendre à écouter les demandes et les reproches de l'
autre. Ce qui n'est pas toujours simple.
Utilisateur supprimé
8 juin 2016 à 16:32
Pour moi et mon épouse 38 ans de mariage, une confiance totale et réciproque. Voila tout simplement. :)
Jieff
8 juin 2016 à 16:41
Oui il existe des gens maladivement jaloux... Mais là je pense qu'on entre dans un domaine de traitement psy sérieux.
Mais on peut être jaloux dans certaines relations... Parce qu'une sorte de "rapport de force"*, (du moins ce que l'on croit), ne joue pas en notre faveur. Quelqu'un d'âgé, pas très séduisant, amoureux d'un top modèle bien plus jeune... je caricature exprès pour faire simple. Inévitablement se demandera pourquoi "lui" et vivra dans la peur peut-être à juste titre... etc...
Mais la même personne dans une autre relation beaucoup plus équilibrée peut être très décontractée et avancer en confiance.
La confiance repose pour beaucoup dans le sentiment que l'on a d'un "rapport de force" équilibré. Et dans le sentiment profond de la qualité, de la réciprocité de la relation.
J'ai vécu chacune de ces situations ayant eut moi même des réactions variées.. Pourtant j'étais le même homme.
Quand je parle de "rapport de force", c'est bien entendu au sens le plus large.
J'ai été jaloux de ma femme quand j'ai su, c'est elle qui me l'a dit, (c'était une convention entre nous), qu'elle avait couché avec un autre pendant que j'avais le dos tourné.
Bon j'ai fais la gueule huit ou dix jours, suis allé coucher ailleurs. Puis, je suis revenu, parce que j'étais au fond certain qu'on s'aimait sérieusement et que ce n'était pas très important.
J'avais une trés grande confiance dans la qualité de notre relation.
Utilisateur supprimé
8 juin 2016 à 16:53
Il y a la jalousie qui vient par manque de confiance en soi. On est persuadé que l'être cher peut tomber sous le charme d'une autre personne qui saura le rendre plus heureux que soi. Il y a la peur de l'abandon et de l'échec.
Et il y a la jalousie paranoïaque qui surgit après l'infidélité de l'être cher. Et là, on a beau vouloir oublier cette trahison, ou tout faire pour rassurer l'autre, il est très difficile d'accorder de nouveau sa confiance.
Le manque de communication dans un couple peut aussi l'anéantir. Encore faut-il arriver à parler à l'autre de ses doutes, ses peurs, ses craintes, sans avoir peur d'être jugé ou incomprit. Il faut aussi apprendre à écouter les demandes et les reproches de l'
autre. Ce qui n'est pas toujours simple.
À moins que je ne me trompe, ça rejoint ce que Lesborder a dit. Ceci dit, il semble que vous ayez la même manière de penser.
Briseïs
9 juin 2016 à 15:49
La jalousie ... Difficilement explicable, souvent incontrôlable, mais une seule constante c'est une vraie prison pour celui qui subit la jalousie de sa moitié.
Je ne suis pas du tout jalouse, j'ai pas d'énergie à mettre dans un sentiment aussi négatif qui ne peux que faire souffrir les deux partenaires à la longue. Et puis ne dit on pas que la peur n'évite pas le danger?!! Alors à quoi bon s'inquiéter AVANT d'un potentiel danger.
Pour moi c'est aussi inutile que de ne pas sortir de chez sois pour ne pas risquer un accident de voiture.
J'ai du subir une jalousie maladive, alors que j'avais un comportement irréprochable. Il fouillait mon sac à main, mon portable. Il allait jusqu'à vérifier le compteur kilométrique de ma voiture et m'a même suivit en voiture à plusieurs reprises. Et si j'avais le malheur de ne pas répondre à ses coups de fils j'avais un scandale le soir en rentrant .... Et j'en passe!
Bilan un jour j'en ai eu ras le bol et je l'ai quitté.
La jalousie aura plus tendance à détruire un couple au final, qu'a protéger d'un éventuel danger.
Bisous bisous
Neopassenger
9 juin 2016 à 16:30
Beaucoup de choses ont déjà été dites, donc voila.
Je voulais juste ajouter que je connais un jaloux maladif (il combine plusieurs insécurités: Divorce de ses parents quand il était petit parce que sa mère à trompé son père, puis la copine avec qui il est resté quelques années l'a trompé 2 fois, combiné à un mode d'attachement évitant).
Sa jalousie à niqué plusieurs de ses relations à la suite, parce qu'en effet c'est invivable pour l'autre, et il en était conscient mais vivait avec la croyance que "je suis comme ca, je préviens toujours, donc soit on m'accepte comme je suis soit on dégage".
Je pensais qu'il serait toute sa vie malheureux tant qu'il modifierait pas cette croyance, mais en fait il a rencontré une autre fille qui a un peu le même passif que lui, et qui est tout aussi jalouse maladive que lui.
Et il semblerait que ca marche comme sur des roulettes depuis.
(Bon, à la première vraie dispute violente ils risquent de s'entre tuer, mais c'est un autre problème)
Sinon, pour parler de moi, j'ai déjà été en couple avec une personne auprès de qui j'avais un contrôle quasi total, du coup certes je n'étais pas jaloux, mais en même temps la relation n'était épanouissante ni pour elle ni pour moi.
Je pense donc que l'absence totale de jalousie n'est pas forcément non plus l'idéal. Peut être parce que ca signe un désinvestissement de la relation. Mais aussi parce que la "concurrence" stimule l'autre, et l'empêche de se complaire dans ses acquis.
"Je suis avec toi, mais je ne suis pas à toi. Et peut être qu'un jour je partirai, si tu cesse de te faire aimer de moi. J'ai besoin qu'on me séduise, je suis une personne, pas un objet gratificateur."
***
Je rejoins la vision de Schmitt sur l'amour et la jalousie (il a écrit une thèse sur la séduction, je crois):
La jalousie, la sienne, celle de l'autre, est-elle sans remède ?
Faut-il la considérer comme un défaut ? Celle de l'autre !
Une qualité ? La sienne !
Une réalité indépassable ? :/
Sinon comment l'aborder, voire, la surmonter?
Perso, je déteste le mot "cocu".
Me semble d'un autre siècle, vieux 116 de ans et plus.