Puisque nous sommes sur un site littéraire (hum hum), j'ai envie de lancer une discussion sur cette catégorie de livres qu'on appelle les "livres qui font du bien" et par extension leur équivalent cinématographique, les feelgood movies.
Est-ce que vous en lisez / regardez ? Est-ce qu'ils vous font du bien quand vous avez le moral dans les chaussettes ?
Ou est-ce qu'au contraire dans ces moments-là, vous lisez / regardez des choses plus sombres, brutales voir carrément dérangeantes ?
Le genre "feelgood", très en vogue en ce moment, ça m'énerve au plus haut point.
Donc, je serais plutôt vers aller sur les choses plus sombres.
Un exemple : dans les années 90, suite à une rupture amoureuse, très douloureuse, je me suis consolé dans la lecture des "Chants de Maldoror" de Lautréamont. Ce livre, très violent sur beaucoup d'aspects, m'a aidé à passer un cap (sans le franchir toutefois). Il y avait ici une souffrance encore pire (ou meilleure) que la mienne !
Sensuelle Emilie
19 février 2022 à 17:00
Pour ma part, lorsque je ne me sens pas à place dans ma vie ou dans mon travail, je relis :
Jonathan Livingston, Le Goéland, de Richard Bach, paru en 1970 aux USA et en 1973 en France.
La passion du vol entraîne le jeune Jonathan à transgresser tous les interdits, et surtout les lois du Clan.
Cela va le conduire à mener une existence extraordinaire où les périodes sombres alternent avec les matins où « l’or d'un soleil tout neuf tremblait sur les rides d'une mer paisible ».
La dédicace originale est : To the real Jonathan Seagull who lives within us all., ce qui signifie : À ce Jonathan le Goéland qui sommeille en chacun de nous.
Ce livre, très court (d'ailleurs, ce le livre le plus courts que j'ai pu lire dans ma vie d'adulte) me permet de me rappeler qui je suis et ce que je peux apporter en tant qu'individu dans le "clan", sans pour autant m'y perdre.
Lioubov
19 février 2022 à 17:56
Pour ma part, lorsque je ne me sens pas à place dans ma vie ou dans mon travail, je relis :
Jonathan Livingston, Le Goéland, de Richard Bach, paru en 1970 aux USA et en 1973 en France.
Magnifique ! Cette lecture ne t'a pas donné envie de pratiquer la voltige aérienne ?
Pour la petite Histoire, Richard Bach a pour ancêtre JS Bach, le célèbre compositeur et interprète.
Mais vu que le Cantor de Leipzig avait eu vingt enfants, cet auteur doit avoir une multitude de cousins...
Sensuelle Emilie
19 février 2022 à 19:04
Magnifique ! Cette lecture ne t'a pas donné envie de pratiquer la voltige aérienne ?
.
Ah non, pas du tout. Rien que de les voir en démonstration dans les reportages, j'ai déjà envie de vomir...
Wynterbird
21 février 2022 à 20:53
Personnellement, je lis Stephen King quelque soit mon humeur. Même les situations les plus dérangeantes comme la fin de Shining (celle du roman, très différente de celle du film) peuvent être lues dans des moments de déprime. Parce qu'il y a chez lui ce ton particulier, comme un ami qui te raconte une histoire pour te faire peur...
Duchesse
21 février 2022 à 20:56
D’ordinaire je me pelotonne dans Autant en emporte le vent, et tant qu’à faire ma première édition folio bien usée qui me transporte immédiatement dans mes lectures précédentes. Les pages sont toutes molles, certaines sont tachées, la couverture bien déformée : impeccable !
Modifié
21 février 2022 à 21:43
Utilisateur supprimé
21 février 2022 à 21:32
Personnellement, je lis Stephen King quelque soit mon humeur. Même les situations les plus dérangeantes comme la fin de Shining (celle du roman, très différente de celle du film) peuvent être lues dans des moments de déprime. Parce qu'il y a chez lui ce ton particulier, comme un ami qui te raconte une histoire pour te faire peur...
Shining , j'ai eu plus peur en lisant le livre qu'en regardant le film!
Sinon je suis d'accord avec vous sur le style de King.
Utilisateur supprimé
21 février 2022 à 21:57
Rien de tel que relire :
- La tolérance (roman autobiographique de Khomeiny),
- Ma vie, mes camps, mon œuvre (par Joseph Staline),
- La transparence en politique (de François Mitterand),
- Humilité et honnêteté intellectuelle (de Bernard Henri Levy),
- L'écologie, mon combat de toujours (par Hulot et Arthus-Bertrand),
- Décroissance et minimalisme (Christiano Ronaldo et Jay-Z).
Lioubov
21 février 2022 à 22:21
Rien de tel que relire :
- La tolérance (roman autobiographique de Khomeiny),
- Ma vie, mes camps, mon œuvre (par Joseph Staline),
- La transparence en politique (de François Mitterand),
- Humilité et honnêteté intellectuelle (de Bernard Henri Levy),
- L'écologie, mon combat de toujours (par Hulot et Arthus-Bertrand),
- Décroissance et minimalisme (Christiano Ronaldo et Jay-Z).
:lol: :lol: :lol:
Docsevere
21 février 2022 à 23:38
Quand j'étais jeune, seul, et me sentais looser, je lisais Charles Bukowski et ça me redonnait le moral.
C'est drôle, et tellement d'empathie pour tous les damnés de la terre (dont lui), les ivrognes, les clochards, les affreux, les tordus, les monstrueux, les oubliés, les mal aimés et j'en passe. Et il y a une indicible poésie.
Je conseille les Contes de la folie ordinaire, Mémoires d'un pas grand chose, L'amour est un chien de l'enfer, tout particulièrement ce dernier, qui est un recueil de poésie (en prose), quand vous avez un chagrin d'amour.
Lioubov
22 février 2022 à 06:53
Quand j'étais jeune, seul, et me sentais looser, je lisais Charles Bukowski et ça me redonnait le moral.
C'est drôle, et tellement d'empathie pour tous les damnés de la terre (dont lui), les ivrognes, les clochards, les affreux, les tordus, les monstrueux, les oubliés, les mal aimés et j'en passe. Et il y a une indicible poésie.
J'apprécie "Hank" moi aussi, Doc. Peut-être es-tu trop jeune pour te souvenir de son passage à Apostrophes, l'émission littéraire TV de Bernard Pivot, au cours de laquelle Cavanna avait dit au "Vieux Dégueulasse", complètement bourré (il picolait du vin blanc directement à la bouteille sur le plateau TV) qu'il les emmerdait et qu'il allait lui foutre son poing dans la gueule ?
C'était en septembre 1978.
MaxenceC
22 février 2022 à 08:38
J'ai beaucoup aimé lire la plupart des ouvrages d'Isaac Asimov ou ceux de Stephen King.
Je me suis régalé des SAS de Gérard de Villiers également.
Wynterbird
22 février 2022 à 17:32
Quand j'étais jeune, seul, et me sentais looser, je lisais Charles Bukowski et ça me redonnait le moral.
Ça marche aussi avec les romans noirs de James Ellroy (Le Dahlia Noir) et la SF flippante de William Gibson (Neuromancien).
Je me demandais si ces fameux livres qui font du bien font vraiment du bien ou s'ils ne s'adressaient qu'à un lectorat peureux. Je crois avoir ma réponse.
Modifié
22 février 2022 à 19:41
Utilisateur supprimé
22 février 2022 à 17:47
Explorer la noirceur des autres remet nos petites misères à leur échelle. On relativise et on se remet sur pieds.
Passer quelques mois dans une zone du monde en guerre est également très efficace pour ça.
Wynterbird
22 février 2022 à 19:01
Passer quelques mois dans une zone du monde en guerre est également très efficace pour ça.
On va en zone de guerre pour se battre ou pour apporter des soins. Pas pour faire le touriste.
Modifié
22 février 2022 à 19:42
Utilisateur supprimé
22 février 2022 à 21:18
Passer quelques mois dans une zone du monde en guerre est également très efficace pour ça.
On va en zone de guerre pour se battre ou pour apporter des soins. Pas pour faire le touriste.
Ou pour s'interposer entre belligérants...
Utilisateur supprimé
22 février 2022 à 22:31
Passer quelques mois dans une zone du monde en guerre est également très efficace pour ça.
Chouette, d'ici peu on pourra faire l'économie du voyage.
Utilisateur supprimé
22 février 2022 à 22:35
Passer quelques mois dans une zone du monde en guerre est également très efficace pour ça.
Chouette, d'ici peu on pourra faire l'économie du voyage.
Mouais….. j’ai vécu 2 « séjours » de ce type et j’espère ne jamais avoir à vivre ça en France.
Utilisateur supprimé
22 février 2022 à 23:20
J'imagine.
Vroom
23 février 2022 à 00:53
Je n’ai jamais lu de livres de ce type mais les films de ce genre m’ennuient mollement sans plus. Je crois que je ne suis pas le public visé pour ces univers.
Je me perds trop dans mes pensées donc pour me donner la pêche, je lis donc ce qui m’est opposé : des manuels universitaires de virologie et de génétique ainsi que le code civil (comme Balzac). C’est factuel, anti délirant et ça calme la turbine qui vrombit entre mes oreilles.
Est-ce que vous en lisez / regardez ? Est-ce qu'ils vous font du bien quand vous avez le moral dans les chaussettes ?
Ou est-ce qu'au contraire dans ces moments-là, vous lisez / regardez des choses plus sombres, brutales voir carrément dérangeantes ?