Depuis une trentaine d'années, il est de plus en plus fréquent que l'éducation à la sexualité se fasse par le recours à la pornographie qui est devenue très accessible.
Je n'ai pas de gêne à le dire, cela a été mon cas. J'ai eu mes premiers émois à travers des revues sexy (playboy, penthouse) voire franchement plus hard (club pour hommes) et le visionnage collectif de films pornos de canal +. J'y ai pris du plaisir et de bonnes habitudes, comme me donner presque quotidiennement du plaisir, une vraie hygiène de vie !
Lorsque j'ai commencé ma vie sexuelle active, heureusement, je n'ai pas été trop tenté de reproduire ce que j'avais vu via des images, car mes premières amoureuses, pourtant également éduquées par la pornographie, étaient douces et attentionnées, et que nous avions trop de respect mutuel pour confondre industrie du porno et découverte de nos corps et émois.
Malgré tout, de cette éducation, il en est resté les premières années des pratiques quelque peu stéréotypées (prélis, fellation, pénétration, fin du rapport après mon éjaculation), un tantinet soit peu décevantes (les premières branlettes espagnoles) et dans les bons côtés peu de tabous (cunnis, ejaculation bucale, sodomie...).
Le seul hic : cette forme d'éducation solo a eu un effet pervers, j'ai été pendant les premières années un ejaculateur précoce. Habitué à jouir vite, je ne maîtrisais pas tellement mon excitation, et cela a provoqué quelques situations gênantes et frustrantes, heureusement compensées par beaucoup de compréhension, d'amour et ma capacité à rebander très vite.
A 19 ans, j'ai rencontré Marine (confer, ma série les Nuits d'Afrique), j'avais tellement d'excitation qu'à peine franchi le seuil de sa chatte brûlante, je me répandais en elle, et elle ne cachait pas son étonnement et sa frustration. Après quelques rapports frustrants pour elle comme pour moi, je lui ai confié en guise d'explication mon addiction à la masturbation via les revues. Elle a pris les choses en main, la pochette contenant les fabuleux objets d'excitation, après les avoir regardés, elle l'a mise d'autorité au vide-ordure. Et elle a commencé à me ré-éduquer, avec beaucoup de patience et d'attention si bien que j'ai rapidement cessé d'être un ejaculateur précoce et que j'ai commencé à maîtriser mes émotions.
J'espère que ce témoignage est respectueux de chacun et que vous ne me jugerez pas, c'est ainsi que s'est passé mon apprentissage de la sexualité.
Et vous, est-ce que vous avez été également éduqués par la pornographie ? Et si oui, est-ce que cela a eu ou cela a des conséquences sur votre vie affective et sexuelle, et particulièrement sur la domination de votre excitation ? Cette question s'adresse aussi bien aux hommes qu'aux femmes.
C’est une question que je me suis posé je pense il y a 1 ou 2 ans. D’abord je l’ai trouvée franchement ridicule.
Et puis en creusant un peu, je me suis rendu compte qu’effectivement, j’ai eu une période où j’en consommé beaucoup.
Peut être trop d’ailleurs.
Et bien sur, toujours accompagné de plaisir solitaire. Activité très pratique quand on est seul.
Mais ce pique consommation ne m’est pas arrivé étant ados mais plutôt jeune adulte.
Une période où je ne vivais que pour le travail.
Où j’avais tendance à m’enfermer dedans et donc forcément, une fois rentré, fallait évacuer la pression, se détendre …
Aujourd’hui, les choses sont rentrer presque dans la normalité. Je ne vie plus à travers le travail, il m’arrive même parfois de penser à moi.
Le soucie maintenant, c’est que mes activités solitaires ont laisser des traces qu’à l’époque je ne pensais absolument pas possible.
Actuellement en couple, lors de nos moments intime, mes sensations lors de la pénétration sont plus ou moins absente.
Et donc je suis beaucoup trop endurant.
Au point que je n’arrive tous simplement pas, à prendre du plaisir ….
Une situation un peu compliqué.
Ou il faut rassurer sa partenaire de vie et lui dire que ce n’est absolument pas sa faute. Désamorcé le conflit, car oui c’est source de reproche parfois, chose normal quand on ne comprend pas une situation.
Il faut aussi tenté de se rassurer et se dire qu’un jour ça va re fonctionner normalement.
Bref,
Peut être que le porno en est la cause, peut être que c’est tous simplement moi et ma connerie à vouloir toujours penser travail.
Mais une chose est sûr
Quand je lis ici certains qui se vante de se branler toute les 5 minutes et qu’ils trouvent ça super génial.
Personnellement, ça ne me fait absolument pas rire, bien au contraire.
lookingforvenus
23 avril 2025 à 13:15
Merci @Gascon32 . Et bien, il m'arrive, -dans de moindres proportions me semble t'il - la même chose que vous !
Cette surconsommation de porno à l'âge précoce m'a d'abord déréglé dans le sens indiqué ce matin, éjaculateur frustrant et précoce.
Mais après avoir été "rééduqué" par des femmes attentives, aimantes-amantes, patientes et expertes, tout en restant friand de plaisirs solitaires, je suis devenu, comme vous le dites, un amant très endurant, ce qui est parfois un avantage, mais poussé à l'extrême peut devenir un inconvénient ! J'ai été étonné d'apprendre de la bouche de femmes pourtant expérimentées qu'elle avait apprécié de pouvoir faire tout ce qu'elles voulaient avec ma queue, et surtout jouir et prendre leur pied, avant de me faire dégorger sur le tard. A l'inverse, d'autres femmes semblaient embêtées de ne pas parvenir à me faire éjaculer, alors qu'elles étaient rassasiées depuis longtemps.
Aujourd'hui encore, il n'est pas rare que j'aie l'impression qu'une femme me finisse en me branlant énergiquement, moi la suppliant parfois d'y aller encore plus fort.
Dans ce cas, j'ai besoin pour jouir plus vite de cris de jouissance, de bruit, de paroles crues, de gestes insensés, d'images fortes vécues en tant réel voire un zeste d'exhibition qui me ramènent à ma triste condition de mâle en rut. Comme si j'étais un acteur porno.
Mais bon, à ce stade, je vois plus d'avantages que d'inconvénients à bander tôt et dur et jouir tard !
Wolset
23 avril 2025 à 14:22
Ca a été le cas pour ma part également, avec en plus conjointement un aléa de la vie qui a fait que la première relation féminine que j'ai eue a été une de mes tantes, juste un peu plus âgée que moi. Relation qui s'est arrêtée après une unique masturbation donc inutile de préciser que la frustration et le désir inassouvi que j'ai eu pour elle, conjugués à la découverte du porno, ont bien conditionné mon cerveau.
Avec forcément derrière une volonté de retrouver dans mes relations suivantes une partie de ce que je considérais comme étant la quintessence du plaisir sexuel (en gros n'importe quelle thématique X mainstream hétéro). Pour parler comme l'autre, je ne dirais pas que ce fut échec, mais ça n'a pas bien marché :)
Yallingup-2006
23 avril 2025 à 16:21
Dans mon cas, c'est ,somme toute, assez régulier depuis mes 1er rapports.
Si j'ai des rapports très réguliers, disons plusieurs fois par semaines, je tiens assez bien un bonne vingtaine de minutes, voir plus à chaque rapports.
Si j'ai eu une période d'abstinance, le 1er coup part asez vite, genre deux minutes max. Et les suivant reviennent vers les 20 à 30 minutes.
Mais je suis assez d'accord pour dire qu'au delà de 30 minutes, j'ai envie que ça se termine...
lookingforvenus
23 avril 2025 à 23:36
En fait, faut pas s'interdire d'en parler...on n'est pas des machines.
Belle conclusion @Lukecarneby2 !
Nounours64
24 avril 2025 à 13:35
Personnellent le fait de regarder des films porno très souvent durant ma jeunesse m’a fait effectivement devenir ejaculateur précoce parce que mon cerveau n’était pas habitué à devoir gérer l’ejaculation et j’envoyais la purée trop vite.
Je m’en suis servi après avoir eu mes premier rapport pour justement m’exercer à me retenir devant un film et maintenant je peux plus facilement gérer mon excitation.
Lauly
24 avril 2025 à 15:31
Bonjour. L'éjaculation précoce est pour beaucoup difficile à vivre.
Moi je vis ça dans la soumission à mon épouse.
Je m'explique.... je suis cocu consentant sous cage de chasteté. Quand ma princesse me libère ,je dois me faire éjaculer très rapidement sinon c'est retour en cage sans aucun plaisir. Après de longues périodes sous cage, je peux éjaculer entre 10 et 20 secondes..... c'est très rapide, très jouissif mais aussi très frustrant.
lookingforvenus
26 avril 2025 à 19:23
Personnellent le fait de regarder des films porno très souvent durant ma jeunesse m’a fait effectivement devenir ejaculateur précoce parce que mon cerveau n’était pas habitué à devoir gérer l’ejaculation et j’envoyais la purée trop vite.
Je m’en suis servi après avoir eu mes premier rapport pour justement m’exercer à me retenir devant un film et maintenant je peux plus facilement gérer mon excitation.
Merci @Nounours64 pour votre témoignage. Effectivement, l'accès au porno, une fois passée l'apprentissage, permet aussi mieux comprendre son corps et de mieux maîtriser son orgasme
lookingforvenus
26 avril 2025 à 20:52
Personnellent le fait de regarder des films porno très souvent durant ma jeunesse m’a fait effectivement devenir ejaculateur précoce parce que mon cerveau n’était pas habitué à devoir gérer l’ejaculation et j’envoyais la purée trop vite.
Je m’en suis servi après avoir eu mes premier rapport pour justement m’exercer à me retenir devant un film et maintenant je peux plus facilement gérer mon excitation.
Merci @Nounours64 pour votre témoignage. Effectivement, l'accès au porno, une fois passée l'apprentissage, permet aussi mieux comprendre son corps et de mieux maîtriser son orgasme
Euh....vous avez des sources pour ça.... sérieusement, il y a des études qui font le lien entre pornographie et éjaculation précoce ?
Parce que ça a l'air d'être un raccourci un peu facile.
D'une part parce que ça voudrais dire que depuis la généralisation d'internet, tous les mecs sont éjaculateurs précoces.
Et d'autres part, il y a plein de gens qui ont regardé du porno et qui n'ont jamais eu ce problème.
Et puis je rappelle juste qu'il est très normal au début de sa vie sexuelle de jouir très vite, porno ou pas.
Donc ne tirons pas de conclusions hâtives.
Que je sache, aucun médecin spécialisé dans le domaine ne s'est exprimé sur ce post.
Oui, bien d'accord avec vous, il est difficile de tirer des conclusions hâtives, d'autant plus que différents sujets se croisent, émotivité et éjaculation précoce lors des années d'apprentissage, multi-usage du porno, addiction et troubles de la sexualité dans certains cas.
Dans tous les cas, merci pour vos témoignages, cela ne fait pas une publication scientifique, mais c'est personnel, sensible et intéressant.
Je n'ai pas de gêne à le dire, cela a été mon cas. J'ai eu mes premiers émois à travers des revues sexy (playboy, penthouse) voire franchement plus hard (club pour hommes) et le visionnage collectif de films pornos de canal +. J'y ai pris du plaisir et de bonnes habitudes, comme me donner presque quotidiennement du plaisir, une vraie hygiène de vie !
Lorsque j'ai commencé ma vie sexuelle active, heureusement, je n'ai pas été trop tenté de reproduire ce que j'avais vu via des images, car mes premières amoureuses, pourtant également éduquées par la pornographie, étaient douces et attentionnées, et que nous avions trop de respect mutuel pour confondre industrie du porno et découverte de nos corps et émois.
Malgré tout, de cette éducation, il en est resté les premières années des pratiques quelque peu stéréotypées (prélis, fellation, pénétration, fin du rapport après mon éjaculation), un tantinet soit peu décevantes (les premières branlettes espagnoles) et dans les bons côtés peu de tabous (cunnis, ejaculation bucale, sodomie...).
Le seul hic : cette forme d'éducation solo a eu un effet pervers, j'ai été pendant les premières années un ejaculateur précoce. Habitué à jouir vite, je ne maîtrisais pas tellement mon excitation, et cela a provoqué quelques situations gênantes et frustrantes, heureusement compensées par beaucoup de compréhension, d'amour et ma capacité à rebander très vite.
A 19 ans, j'ai rencontré Marine (confer, ma série les Nuits d'Afrique), j'avais tellement d'excitation qu'à peine franchi le seuil de sa chatte brûlante, je me répandais en elle, et elle ne cachait pas son étonnement et sa frustration. Après quelques rapports frustrants pour elle comme pour moi, je lui ai confié en guise d'explication mon addiction à la masturbation via les revues. Elle a pris les choses en main, la pochette contenant les fabuleux objets d'excitation, après les avoir regardés, elle l'a mise d'autorité au vide-ordure. Et elle a commencé à me ré-éduquer, avec beaucoup de patience et d'attention si bien que j'ai rapidement cessé d'être un ejaculateur précoce et que j'ai commencé à maîtriser mes émotions.
J'espère que ce témoignage est respectueux de chacun et que vous ne me jugerez pas, c'est ainsi que s'est passé mon apprentissage de la sexualité.
Et vous, est-ce que vous avez été également éduqués par la pornographie ? Et si oui, est-ce que cela a eu ou cela a des conséquences sur votre vie affective et sexuelle, et particulièrement sur la domination de votre excitation ? Cette question s'adresse aussi bien aux hommes qu'aux femmes.