Salut. Je suis en train de travailler sur une nouvelle courte, narration à la première personne, et j'ai une scène ou mon narrateur se retrouve à appeler un service de téléphone rose pour la première fois. C'est pas le coeur de l'histoire mais c'est un moment charnière, celui ou le personnage bascule vraiment... et j'arrive pas à le rendre crédible. Dans une scène comme ça, t'as 2 voix en fait : celle du narrateur qui vit la situation, et l'autre voix au bout du fil qu'on entend seulement à travers lui. Comment vous gérez ce genre de dialogue indirect ? Parce que si le narrateur restitue mot pour mot ce que l'opératrice dit, ça sonne faux direct, on est plus dans la tête du personnage, on est dans un script. Et si il en dit trop peu, le lecteur comprend pas pourquoi sa le touche autant.
J'ai relu des passages de trucs que j'avais trouvés bien écrits ici et j'ai remarqué que les auteurs qui s'en sortent le mieux jouent beaucoup sur les sensations physiques plutôt que sur le contenu des mots. La tension passe par la respiration, le rythme, les silences... pas par ce qui est dit explicitement. C'est une piste que je veux creuser mais j'ai encore du mal à trouver l'équilibre. Et puis y'a un autre truc le registre de langue de l'opératrice dans un scène de téléphone rose. Trop mécanique et c'est raté, trop spontané et ça perd son côté performatif qui est justement intéressant narrativement. Quelqu'un a déjà bossé sur ça ou lu des textes qui traitent cette scène de manière vraiment réussie ?
J'ai relu des passages de trucs que j'avais trouvés bien écrits ici et j'ai remarqué que les auteurs qui s'en sortent le mieux jouent beaucoup sur les sensations physiques plutôt que sur le contenu des mots. La tension passe par la respiration, le rythme, les silences... pas par ce qui est dit explicitement. C'est une piste que je veux creuser mais j'ai encore du mal à trouver l'équilibre. Et puis y'a un autre truc le registre de langue de l'opératrice dans un scène de téléphone rose. Trop mécanique et c'est raté, trop spontané et ça perd son côté performatif qui est justement intéressant narrativement. Quelqu'un a déjà bossé sur ça ou lu des textes qui traitent cette scène de manière vraiment réussie ?