Ici, on ne fait pas semblant.
On me complimente, ça ne me dérange jamais. L’orgueil s’en sert, l’envie aussi, la gourmandise passe à table, et la luxure s’installe sans demander la permission. Tant mieux. On n’est pas venus pour broder des napperons.
Le principe est simple : du vers, et du grivois.
Un quatrain qui glisse la main. Un sonnet qui défait un bouton de trop. Une rime qui arrive pile où il ne fallait pas la mettre et qui y reste.
Pas de pavé gras sans rythme. Pas de « je bande » tout seul dans son coin. Tu veux être canaille ? Assume la forme. Sinon ce n’est pas un vers, c’est un SMS après minuit.
On poste les siens, ceux des autres, les ratés drôles, les trop réussis. On peut commenter le texte, pas seulement le bas-ventre de l’auteur.
Exemple
Sous un froufrou de soie à peine dénoué,
Le désir s’aventure où l’ombre se fait douce.
D’un baiser indiscret hardiment secoué,
Le bouton de satin sous la lèvre s’émousse..
Il existe déjà un sujet réservé aux vers, je ne sais pas si tu le connais. "Au fil des mots/maux" dans la section fun (il est épinglé). Si tu le connais déjà et que tu veux juste faire quelque chose de plus spécialisé, tu peux ne pas tenir compte de la précédente remarque.
Sous un froufrou de soie à peine dénoué,
Le désir s’aventure où l’ombre se fait douce.
D’un baiser indiscret hardiment secoué,
Le bouton de satin sous la lèvre s’émousse..
Alors, tu vas encore dire que je t'asticote, et tu aurais raison (parce que c'est dans ma nature d'être taquin, même avec les gens que j'apprécie), mais je me dis que si c'est comme ça que tu fais du grivois, qu'est-ce que ça doit être quand tu donnes dans la subtilité =D
Pour les vers, comme je suis pas spécialement doué et que ça me prend un temps considérable pour en pondre une dizaine, je vais plutôt ressortir le petit poème que j'avais soumis au Marquis pour noël dernier et dont j'étais plutôt fier.
L'étreinte de Noël
Justine et Nicolas, pour Noël se blottissent,
Comme deux petits chats, au creux d’une bâtisse,
À flanc de montagne, dans le cœur de la suisse,
Mieux qu’à la campagne pour s’y frotter les cuisses,
Devant la cheminée, tout nus sur la fourrure,
Vous l’avez deviné, pour ouvrir sa serrure.
D’abord la caresser, pour échauffer sa fente,
Et elle de le sucer, pour réchauffer son ante,
Mis en soixante-neuf, ils s’amusent tous deux,
Plus que dans une teuf, font ce que désir veut,
Il la doigte plus fort, pousse ses doigts au fond,
Elle redouble d’efforts, la pompe plus profond,
Sa pine aussi dure qu’un robuste sapin,
C’est la procédure d’un jovial chaud lapin,
La bourre et laboure, la couvre de mamours,
La chatte et la fourre, de sa belle d’amour,
En ce froid réveillon, sans que nul ne dérange,
Le cœur en médaillon, les couilles dans son ange,
Enfin Nico finit, se vide dans son antre,
Juju en harmonie, accepte dans son ventre,
L’étrenne liquide, de toute sa tendresse,
Son étreinte est limpide, puis ses mains sur ses fesses,
Il embrasse Juju, dont le dos se cambra,
Toute pleine de jus, il la prend dans ses bras,
La fête de décembre soit propice aux câlins,
Dans les lits des chambres comme les cœurs hyalins.
Voilà. Et si vous vous posez la question, ce sont des alexandrins classiques ('fin, presque tous) avec rimes aux hémistiches parce que sinon c'est moins rigolo.
Pavillon Noir
13 septembre 2026 à 23:45
Tu m’asticotes.
Des fois je le prends mal. Le message arrive, je le lis trop vite, mon cerveau court-circuite et j’invente un ton qui n’existait pas.
Depuis j’ai appris à prendre du recul. Sur moi. Sur les messages. Et surtout à ne plus te lire en diagonale. La diagonale transforme une nuance en attaque. J’y perdais de la qualité.
Quant à la subtilité, c’est un point de vue. Mais mon texte est plus subtil que ce qu’on croise ici-bas.
Sinon bravo, très beau textes :P
Ps je dois te l'avouer les rime ne me viennent pas comme je respire toutes on été forgée à la sueur et au sang de mon encre :cool:
Ici, on ne fait pas semblant.
On me complimente, ça ne me dérange jamais. L’orgueil s’en sert, l’envie aussi, la gourmandise passe à table, et la luxure s’installe sans demander la permission. Tant mieux. On n’est pas venus pour broder des napperons.
Le principe est simple : du vers, et du grivois.
Un quatrain qui glisse la main. Un sonnet qui défait un bouton de trop. Une rime qui arrive pile où il ne fallait pas la mettre et qui y reste.
Pas de pavé gras sans rythme. Pas de « je bande » tout seul dans son coin. Tu veux être canaille ? Assume la forme. Sinon ce n’est pas un vers, c’est un SMS après minuit.
On poste les siens, ceux des autres, les ratés drôles, les trop réussis. On peut commenter le texte, pas seulement le bas-ventre de l’auteur.
Exemple
Sous un froufrou de soie à peine dénoué,
Le désir s’aventure où l’ombre se fait douce.
D’un baiser indiscret hardiment secoué,
Le bouton de satin sous la lèvre s’émousse..