Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Christine V : Coeur, sexe et imagination — Chapitre 16
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Christine V : Coeur, sexe et imagination
Chapitre 16
Notre dernier week-end de l'année se déroule mi-décembre en montagne, à l'appartement des parents de Christine. Un vrai break, deux jours de détente avec spa, massage et farniente. Délassant.
A Noël, nos amis nous offrent un bon d'un montant très important pour nous remercier de la soirée organisée par Christine et la nuit qui a suivi. Je n'en reviens pas et Christine est très émue. Aussi, entre Noël et Nouvel An, nous nous rendons alors dans le centre commercial où le bon peut être dépensé. Nous envisageons dans un premier temps de racheter un lit, mais le notre, même ancien, nous convient bien, il est vaste et s'intègre très bien dans notre chambre. Sans idée, nous envisageons de garder le bon quelques mois et flânons dans le centre.
Un peu avant midi, alors que nous nous dirigeons vers les restaurants, nous passons devant le sex-shop. Christine me sourit et nous y entrons. Nous saluons le responsable et nous baladons entre les rayons, riant devant la taille de certains accessoires. Soudain, je vois une affichette pour un shooting photo.
— Regarde.
Christine lève la tête et lit. Elle m'embrasse.
— Ça pourrait être intéressant…
— Soft ou…
— Je pense que je serais plus à l'aise de faire l'amour avec toi face à un photographe que je ne connais pas, plutôt que nue face à son objectif.
— Alors on se renseigne.
Christine rit et nous abordons le responsable. Celui-ci nous explique le shooting se déroule dans un studio à l'extérieur mais le photographe travaille pour le magasin. Il indique une fourchette de prix et confirme que nous pouvons utiliser notre bon. Il nous donne les coordonnées du photographe.
— Regarde.
Christine lève la tête et lit. Elle m'embrasse.
— Ça pourrait être intéressant…
— Soft ou…
— Je pense que je serais plus à l'aise de faire l'amour avec toi face à un photographe que je ne connais pas, plutôt que nue face à son objectif.
— Alors on se renseigne.
Christine rit et nous abordons le responsable. Celui-ci nous explique le shooting se déroule dans un studio à l'extérieur mais le photographe travaille pour le magasin. Il indique une fourchette de prix et confirme que nous pouvons utiliser notre bon. Il nous donne les coordonnées du photographe.
Deux jours plus tard, nous rencontrons Jérémy, photographe professionnel. Il nous montre son book dans lequel on trouve de tout : mariage, enfants, paysages, sports. Il semble particulièrement doué. Il nous tend ensuite un autre book, bien moins volumineux, composé de photos érotiques voir pornographiques. Là encore, son sens de l'esthétisme ressort des clichés, même ceux dont les sujets sont les plus crus, comme ce sperme qui gicle d'une verge en direction d'une bouche féminine ouverte. Pour les shootings osés, si nécessaire, les personnes peuvent toutes être masquées et il précise que d'éventuels tatouages ou marques de reconnaissance peuvent être dissimulés par maquillage.
A mes côtés, Christine ne semble plus vraiment écouter, comme si sa décision était déjà prise. Elle feuillette le dépliant de présentation du photographe. Soudain, elle dit :
— Je vois que vous faites des filmes également. Aussi dans ce domaine ?
Tout cela, posé avec un naturel désarmant. Jérémy sourit et hoche la tête.
— Oui, tout à fait. On élabore un scénario, on tourne trois à quatre scènes et on en fait un petit film d'une trentaine de minutes.
Je tente :
— Est-il possible d'en voir un ?
— Vous êtes les premiers à qui je peux répondre "oui" à cette question. Le mois passé, un couple m'a laissé le droit d'exploiter le film à des fins commerciales. Je vous fais une copie.
— Je vois que vous faites des filmes également. Aussi dans ce domaine ?
Tout cela, posé avec un naturel désarmant. Jérémy sourit et hoche la tête.
— Oui, tout à fait. On élabore un scénario, on tourne trois à quatre scènes et on en fait un petit film d'une trentaine de minutes.
Je tente :
— Est-il possible d'en voir un ?
— Vous êtes les premiers à qui je peux répondre "oui" à cette question. Le mois passé, un couple m'a laissé le droit d'exploiter le film à des fins commerciales. Je vous fais une copie.
Nous remercions Jérémy pour sa présentation et promettons de le contacter rapidement. Nous rentrons. Je mets le film dans le lecteur DVD et nous nous installons sur le canapé. Le film débute dans un décor de cuisine. L'homme se fait à manger. La femme arrive, en nuisette. Elle le chauffe, s'agenouille et le suce. Ils baisent sur la table. Le couple n'est pas avenant : elle est très maigre, ses seins sont affreux alors que lui est dégarni, rond, gras, mais doté d'une belle verge. Cependant, c'est très "beau", artistique, bien filmé, l'image est douce et un philtre bleu semble avoir été appliqué. Seconde scène dans une salle de bains. Elle est face au miroir. Il arrive, la caresse. Au moment où elle se tourne pour le sucer, Christine se penche sur mon entrejambe pour effectuer la même caresse. A l'écran, l'homme jouit dans la bouche de sa partenaire.
Christine a enlevé son pantalon et son string. Elle vient s'asseoir sur ma queue alors que la troisième scène débute à l'écran. Une chambre, le couple qui y pénètre en riant. Bien habillés, comme s'ils rentraient de soirée. Ils se déshabillent mutuellement. La femme porte des bas autofixants. Ils font l'amour sur le lit. Quelques plans intéressants, en contre-plongée pour visualiser la pénétration ou en gros plan, notamment sur l'anus de la femme dans lequel l'homme introduit son pouce pendant la levrette finale. Il jouit sur ses seins et moi dans le vagin de ma femme, à qui je demande :
— Tu as aimé ?
— Eux, non. Mais je me suis imaginée faire le film avec toi et ça m'a excitée.
— Alors, photos ou film ?
— J'ai envie de dire que des photos, on peut en faire nous même… Tu en penses quoi ?
Elle sourit.
— Tu as raison, l'idée de faire un film m'excite beaucoup également. Et si on fait abstraction du physique des deux protagonistes, le film est bien fait. Je pense qu'on peut faire confiance à Jérémy.
— Oui. C'est vraiment ce qui est positif dans le film. Il est esthétiquement beau.
— Il y d'autres choses qui t'ont plu ?
— J'ai l'impression qu'ils ont eu toute liberté pour le scénario en se mettant en scène dans les moments de la vie quotidienne : pendant un repas, à la salle de bains et en rentrant de soirée. Un autre détail : ils ont l'air très à l'aise devant la caméra. Soit ils ont l'habitude de faire l'amour devant d'autres personnes, soit Jérémy les a vraiment mis en confiance.
— Et dans les points négatifs ?
— J'ai trouvé ça répétitif. Et finalement agaçant de ne les voir que eux à l'écran.
— Tu veux engager des figurants ?
Elle rit. J'ajoute :
— A moins que tu ne souhaites qu'une tierce personne joue dans le film.
— Je mentirais en disant que ça ne m'a pas traversé l'esprit.
— Qui ? Un acteur qu'on engagerait ou une connaissance ?
— Je ne sais pas. Il faut que nous y réfléchissions, non ?
— Tu as aimé ?
— Eux, non. Mais je me suis imaginée faire le film avec toi et ça m'a excitée.
— Alors, photos ou film ?
— J'ai envie de dire que des photos, on peut en faire nous même… Tu en penses quoi ?
Elle sourit.
— Tu as raison, l'idée de faire un film m'excite beaucoup également. Et si on fait abstraction du physique des deux protagonistes, le film est bien fait. Je pense qu'on peut faire confiance à Jérémy.
— Oui. C'est vraiment ce qui est positif dans le film. Il est esthétiquement beau.
— Il y d'autres choses qui t'ont plu ?
— J'ai l'impression qu'ils ont eu toute liberté pour le scénario en se mettant en scène dans les moments de la vie quotidienne : pendant un repas, à la salle de bains et en rentrant de soirée. Un autre détail : ils ont l'air très à l'aise devant la caméra. Soit ils ont l'habitude de faire l'amour devant d'autres personnes, soit Jérémy les a vraiment mis en confiance.
— Et dans les points négatifs ?
— J'ai trouvé ça répétitif. Et finalement agaçant de ne les voir que eux à l'écran.
— Tu veux engager des figurants ?
Elle rit. J'ajoute :
— A moins que tu ne souhaites qu'une tierce personne joue dans le film.
— Je mentirais en disant que ça ne m'a pas traversé l'esprit.
— Qui ? Un acteur qu'on engagerait ou une connaissance ?
— Je ne sais pas. Il faut que nous y réfléchissions, non ?
L'excitation de ce projet nous pousse à passer directement au vif du sujet. Après avoir mangé, nous nous installons au salon et réfléchissons au scénario. Nous tombons rapidement d'accord sur une histoire se déroulant au sein d'une entreprise. Nous séchons rapidement sur la suite et Christine argumente :
— Il est là, le problème. Une scène sur un bureau et après, on va manger au resto, on passe dans les toilettes, puis un 5 à 7 chez dans un hôtel ou à domicile. Quoi qu'il en soit, ça sera toujours nous en train de baiser, comme dans le DVD. On peut changer complètement de sujet, je suis certaine qu'on en reviendra toujours à ce nœud.
— Alors on ajoute un ou des personnages.
— Ok, mais féminin.
— Bizarrement, je n'ai pas envie de te contredire.
Elle rit.
— Et notre scène doit être la dernière du film.
Je réfléchis à haute voix :
— Tu es cheffe d'entreprise. Avec une collègue, nous avons travaillé d'arrache pied pour terminer un important projet, que nous venons te présenter. Puis présentation aux actionnaires.
— Continue.
Mon cerveau chauffe et j'essaye d'élaborer une logique.
— Première scène, la collègue et moi au bureau. On finalise la présentation. On se félicite. Je la remercie, on se caresse et on couche.
— Je pourrais regarder.
— Ah oui oui oui !! Toi, tu es dans ton bureau et tu surveilles le notre avec des caméras dissimulées.
— J'adore !
Christine prend le stylo et commence à écrire. Je poursuis.
— Ensuite, nous devons te présenter le projet mais je suis pris dans les bouchons et la collègue le fait seule. Elle le fait excellemment bien. Tu la remercies aussi et vous vous embrassez, vous caressez. Il ne faudra pas que tu oublies quelques jouets.
— Oui, je vais le noter.
— Pour la troisième scène, tard le soir, on présente le projet tous les trois aux actionnaires en vidéoconférence. Ils sont enthousiastes et on boit le champagne à la fin de la communication. La collègue doit partir. Je éventuellement la raccompagner à sa voiture. Je remonte vers toi. Je te cherche et te trouve dans ton bureau, sur canapé que tu as transformé en lit. Tes vêtements sont au pied du lit et tu es en lingerie. Et là, magistral rapport final.
Christine finit d'écrire, le sourire aux lèvres. Elle pose le stylo, se lève, cherche le laptop.
— Je suis toute excitée. Il faut qu'on écrive maintenant.
— Il est là, le problème. Une scène sur un bureau et après, on va manger au resto, on passe dans les toilettes, puis un 5 à 7 chez dans un hôtel ou à domicile. Quoi qu'il en soit, ça sera toujours nous en train de baiser, comme dans le DVD. On peut changer complètement de sujet, je suis certaine qu'on en reviendra toujours à ce nœud.
— Alors on ajoute un ou des personnages.
— Ok, mais féminin.
— Bizarrement, je n'ai pas envie de te contredire.
Elle rit.
— Et notre scène doit être la dernière du film.
Je réfléchis à haute voix :
— Tu es cheffe d'entreprise. Avec une collègue, nous avons travaillé d'arrache pied pour terminer un important projet, que nous venons te présenter. Puis présentation aux actionnaires.
— Continue.
Mon cerveau chauffe et j'essaye d'élaborer une logique.
— Première scène, la collègue et moi au bureau. On finalise la présentation. On se félicite. Je la remercie, on se caresse et on couche.
— Je pourrais regarder.
— Ah oui oui oui !! Toi, tu es dans ton bureau et tu surveilles le notre avec des caméras dissimulées.
— J'adore !
Christine prend le stylo et commence à écrire. Je poursuis.
— Ensuite, nous devons te présenter le projet mais je suis pris dans les bouchons et la collègue le fait seule. Elle le fait excellemment bien. Tu la remercies aussi et vous vous embrassez, vous caressez. Il ne faudra pas que tu oublies quelques jouets.
— Oui, je vais le noter.
— Pour la troisième scène, tard le soir, on présente le projet tous les trois aux actionnaires en vidéoconférence. Ils sont enthousiastes et on boit le champagne à la fin de la communication. La collègue doit partir. Je éventuellement la raccompagner à sa voiture. Je remonte vers toi. Je te cherche et te trouve dans ton bureau, sur canapé que tu as transformé en lit. Tes vêtements sont au pied du lit et tu es en lingerie. Et là, magistral rapport final.
Christine finit d'écrire, le sourire aux lèvres. Elle pose le stylo, se lève, cherche le laptop.
— Je suis toute excitée. Il faut qu'on écrive maintenant.
En moins d'une heure, l'histoire est écrite, avec quelques dialogues, les tenues et le détail des scènes. Un souci important : le montant du film dépasse la valeur du bon que nos amis nous ont offert et nous ne connaissons pas les tarifs pratiqués pour avoir une actrice, même débutante, dans le film. Cela pourrait nous contraindre à renoncer. Christine réfléchit :
— Je me vois mal demander à quelqu'un que nous connaissons de jouer dans un film X avec nous. Et surtout, je ne vois pas à qui je pourrais demander une telle chose.
— Clara ? Véro ? Et tu n'avais pas dit que tu avais une collègue qui te draguait un peu ?
— Clara, on pourrait lui demander. Véro, je n'ai pas envie. Ma collègue est lesbienne, pas bi.
— On demande à Clara ?
— Avant, on se renseigne pour les tarifs.
Le soir même, j'écris un long mail à Jérémy avec un résumé du scénario et nos questions.
— Je me vois mal demander à quelqu'un que nous connaissons de jouer dans un film X avec nous. Et surtout, je ne vois pas à qui je pourrais demander une telle chose.
— Clara ? Véro ? Et tu n'avais pas dit que tu avais une collègue qui te draguait un peu ?
— Clara, on pourrait lui demander. Véro, je n'ai pas envie. Ma collègue est lesbienne, pas bi.
— On demande à Clara ?
— Avant, on se renseigne pour les tarifs.
Le soir même, j'écris un long mail à Jérémy avec un résumé du scénario et nos questions.
Nous avons la réponse le lendemain. Le scénario lui plait et il nous indique une fourchette de tarifs pour une actrice. A nous de définir ce que nous souhaitons qu'elle fasse. Nous lui indiquons un profil pouvant jouer le rôle d'une collègue de travail, pratiquant la sodomie et les rapports lesbiens. En soirée, nous recevons un mail avec trois dossiers. Je les imprime deux fois, car nous décidons de les regarder séparément pour être plus objectif.
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