Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Paradoxe et limonade — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Paradoxe et limonade
Chapitre 1
La famille Caulin, modèle d'harmonie bourgeoise, fait ses courses du samedi après-midi. 32 degrés dehors, l'été est de braise, on est bien mieux dans le magasin. Oh oui.
Le cadet des quatre enfants pousse le caddie, une de ses activités préférées. Les trois autres prennent des chemins divergents, seule consigne : se retrouver tous les six au parking dans 30/40 minutes.
Le père de famille, fier de son pitchoune superpilote et de son épouse superciselée, a la mine des jours radieux. Madame Caulin, 34 ans, décide d'essayer un pagne.
— A tout de suite, mes deux chéris. Rendez-vous au rayon boissons fraîches.
Le père de famille, fier de son pitchoune superpilote et de son épouse superciselée, a la mine des jours radieux. Madame Caulin, 34 ans, décide d'essayer un pagne.
— A tout de suite, mes deux chéris. Rendez-vous au rayon boissons fraîches.
Hum... Elle n'a pas tout dit, la jolie Dame si convenable. Si BCBG. Limite Grace Kelly réincarnée sur un mode parfaite épouse parfaite mère-poule parfaite banquière parfaite tout.
Voire.
Cinq minutes plus tôt un jeune baraqué, chef d'une petite bande d'une demi-douzaine de lascars, lui avait glissé dans sa poche un mot. " T'es jolie d'la tête aux pieds, m'dame. On voudrait voir tes seins". Elle l'avait lu ce mot, avait fixé le groupe cinq secondes, immobile. Cinq secondes où son for intérieur sembla déconcerté. Puis, son époux et son cadet côté opposé du rayon yaourts, elle leur avait souri.
Oui, souri.
Les cinq minutes où ils les suivirent à distance respectable elle et ses deux "chéris" tout en bandant comme des ânes fut pour elle d'une saveur inégalable. Horribles et fascinantes à la fois. Son sourire signifiait "oui", et ils avaient capté.Elle choisit donc la cabine d'essayage la plus à l'écart. Ils l'y rejoignirent à peine trente secondes plus tard. Comme c'est étroit étroit étroit une cabine d'essayage à six. Si vous saviez.
—Enlève le haut, salope.
Catherine s'exécute. A oui, au fait, elle se prénomme Catherine, la belle mère de famille. Mais bof, on s'en fiche un peu, pas vrai ? En tout cas la bande de jeunes s'en fiche, ça c'est sûr. Tous balèzes, 19/20 ans, même quartier, même équipe de handball. Même goût prononcé pour les dragues incongrues, extrêmes. Ouais, ça marche qu'une fois sur dix, et alors ? Mieux que rien, hein ?
Surtout dans ce genre de configuration. Hum... La respectable mère de famille, serrée de près, de plus en plus près seconde après seconde, enlève sa veste en jean puis, comme pétrifiée devant sa propre folie passagère, leur murmure ce bien étrange :
— Bande de petits chenapans.
Grisés par son ton sciemment snobinard, ils ont vite fait de lui arracher son soutien-gorge, de lui foutre des petites claques puis de plonger dans ses seins. Ils les mâchouillent tous en même temps, la plaquent contre la paroi en merisier de la cabine.
Madame Caulin, 34 ans, honorable épouse et mère modèle, ne parvient que difficilement à réprimer des gémissements de jouissance à se sentir débordée de toutes parts. Leurs insultes lui plaisent, ils le sentent. La première pénétration, anale, lui arrache les poumons, la scie sur place.
—T'imaginais pas qu'on s'contenterait d'tes nibards, m'dame.
Catherine aurait presque l'âge d'être leur mère, pourtant ils la bousculent, la pénètrent soudain à trois queues, une dans la bouche, deux dans le vagin. Les autres malotrus lui tirent les cheveux, les oreilles, lui piquent sa montre de luxe, lui tordent le nez. Quasi-asphyxies, soumission complète. La Dame jouit, est consentante. Jouit d'être consentante. Contexte terrible. Orgasmes paradoxaux mais bien réels. Un corps de femme écrabouillé par cinq jeunes montagnes de muscles, des pénétrations multiples, rapides. Comme autant de coups d'épée.
Surtout dans ce genre de configuration. Hum... La respectable mère de famille, serrée de près, de plus en plus près seconde après seconde, enlève sa veste en jean puis, comme pétrifiée devant sa propre folie passagère, leur murmure ce bien étrange :
— Bande de petits chenapans.
Grisés par son ton sciemment snobinard, ils ont vite fait de lui arracher son soutien-gorge, de lui foutre des petites claques puis de plonger dans ses seins. Ils les mâchouillent tous en même temps, la plaquent contre la paroi en merisier de la cabine.
Madame Caulin, 34 ans, honorable épouse et mère modèle, ne parvient que difficilement à réprimer des gémissements de jouissance à se sentir débordée de toutes parts. Leurs insultes lui plaisent, ils le sentent. La première pénétration, anale, lui arrache les poumons, la scie sur place.
—T'imaginais pas qu'on s'contenterait d'tes nibards, m'dame.
Catherine aurait presque l'âge d'être leur mère, pourtant ils la bousculent, la pénètrent soudain à trois queues, une dans la bouche, deux dans le vagin. Les autres malotrus lui tirent les cheveux, les oreilles, lui piquent sa montre de luxe, lui tordent le nez. Quasi-asphyxies, soumission complète. La Dame jouit, est consentante. Jouit d'être consentante. Contexte terrible. Orgasmes paradoxaux mais bien réels. Un corps de femme écrabouillé par cinq jeunes montagnes de muscles, des pénétrations multiples, rapides. Comme autant de coups d'épée.
—Allez, on s'casse les mecs. T'es trop bonne, m'dame. Rendez-vous jeudi 17 heures 30 aile sud du Parc Descartes, OK ?!
Le tout aura duré dix minutes. Le pagne ? Acheté sans test préalable, trop beau souvenir de ce si fol orage pour la respectable mais trop avenante trop souriante trop belle belle belle épouse parfaite.
—Tiens, te r'voilà, ma biche, le pagne te va, alors ?
—Parfaitement, mon chou. Ah, je vois que vous avez pris trois bouteilles de limonade bien fraîches. Quelle bonne idée. J'ai tellement soif.
—Tiens, te r'voilà, ma biche, le pagne te va, alors ?
—Parfaitement, mon chou. Ah, je vois que vous avez pris trois bouteilles de limonade bien fraîches. Quelle bonne idée. J'ai tellement soif.
Ah, ne pas oublier les cahiers et les stylos. Une rentrée scolaire, ça se prépare sérieusement pour une mère de famille si impeccable.
Si impeccable.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Et ce titre! Rien que le titre m'a donné envie de lire ce texte. Terriblement original, sobre et efficace.
Je reviens sur votre communauté après de longues absences dues à des problèmes disons personnels.
"Balista" dit "bof, fantasme d'ado" à propos de mon récit "Paradoxe et limonade" de mai 2017. Je signale simplement que j'ai presque la cinquantaine, suis marié et père de famille. Ceci étant, je respecte tous les avis, même ceux qui ne sont pas à mon avantage. Et puis, cela signifie...que j'ai gardé une âme d'enfant, c'est pas cool en fait ! J'espère qu'il lira aussi (sans forcément l'apprécier) ma dernière histoire qui vient d'être validée et sera publiée le 30 août, "Débordée pour un casque". Tout comme "balista" et "yannlakeu", n'hésitez pas à liker ou dis-liker, et à m'envoyer des commentaires, même négatifs.
Bonne rentrée professionnelle à toutes et à tous. "Carpaccio666".