Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Concours : Déjeuner sur l'herbe, par Nkari. — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Concours : Déjeuner sur l'herbe, par Nkari.
Chapitre 1
En ce bel après-midi d'été 1863, le soleil resplendit dans un ciel bleu. A l'ombre des arbres, deux couples profitent de la journée autour d'un déjeuner sur l'herbe déjà bien avancé, loin du chaos et de l'agitation des villes.
Deux hommes se font face, assis à leur aise dans l'herbe. Barbes brunes plus ou moins fournies, vêtements chics, les deux ont un air de famille. A la droite du premier, une jeune femme nue est peu attentive aux conversations des hommes. Plus loin, une autre jeune femme se rafraîchit dans une petite source d'eau.
— Alors, Louis, vous vous êtes rencontrés où ?
— Cela remonte aux neiges de cet hiver. La belle Alice m'ait apparu comme un ange envoyé des cieux...
— Cela remonte aux neiges de cet hiver. La belle Alice m'ait apparu comme un ange envoyé des cieux...
Louis détaille cette rencontre miraculeuse tandis qu'Héloïse, la seconde femme, revient vers le trio et s'installe à côté de Louis. Elle commence à jouer avec la cravate de ce dernier.
— En tout cas, nous sommes ravis de vous rencontrer Alice, n'est-ce-pas chérie ?
— Évidemment Paul, répond Héloïse.
— Évidemment Paul, répond Héloïse.
Alice est peu convaincue vu le regard hautain que lui porte cette dernière. Mais elle n'en a cure. Ses objectifs sont autres.
A côté, Héloïse, prise par un fougueux désir, s'attaque aux affaires de Louis. L'homme se laisse faire, ravi, sous l'œil attentif de Paul. Peu de temps après, voilà une Héloïse haletante, perchée sur le membre de Louis.
— Une vision qui donne faim, s'exclame Paul.
— Chère Alice, n'hésitez pas à vous occuper de mon mari avant qu'il ne nous fasse une crise de jalousie.
— Oui, avec plaisir, mais plus tard...
— Chère Alice, n'hésitez pas à vous occuper de mon mari avant qu'il ne nous fasse une crise de jalousie.
— Oui, avec plaisir, mais plus tard...
Paul n'insiste pas. C'est un homme de bonne famille. Un Craine comme lui saura se montrer patient. Il se contente pour le moment d'admirer le coït entre son frère et sa femme.
— Alors, cher frère, comment se portent vos affaires ? Lâche Louis entre deux soupirs de plaisir.
— Les temps sont durs. Se fournir en coton devient vraiment compliqué. Si seulement Lincoln pouvait lever son blocus, on pourrait au moins en faire importer d'Amérique. Je vais tout de même réduire mes frais en me débarrassant de main-d'œuvre.
— Êtes-vous vraiment obligé de licencier du personnel ? Interroge Alice.
— Si je ne veux plus être en déficit dans le textile, oui, mais sinon ce n'est pas vital. Avec mes autres industries, je suis encore loin de la faillite.
— Alors pourquoi licencier ces pauvres gens ? Ils vont se retrouver sans salaire en ces temps difficiles ?
— C'est une plaisanterie ? réagit Héloïse. Parce que je ne la trouve pas vraiment drôle.
— Chère Alice, s'étonne Paul, le but d'une entreprise est de gagner de l'argent...
— Mais que vont devenir vos employés ?
— Cela suffit femme ! s'emporte Louis. La gestion des affaires familiales ne vous regardent pas.
— Les temps sont durs. Se fournir en coton devient vraiment compliqué. Si seulement Lincoln pouvait lever son blocus, on pourrait au moins en faire importer d'Amérique. Je vais tout de même réduire mes frais en me débarrassant de main-d'œuvre.
— Êtes-vous vraiment obligé de licencier du personnel ? Interroge Alice.
— Si je ne veux plus être en déficit dans le textile, oui, mais sinon ce n'est pas vital. Avec mes autres industries, je suis encore loin de la faillite.
— Alors pourquoi licencier ces pauvres gens ? Ils vont se retrouver sans salaire en ces temps difficiles ?
— C'est une plaisanterie ? réagit Héloïse. Parce que je ne la trouve pas vraiment drôle.
— Chère Alice, s'étonne Paul, le but d'une entreprise est de gagner de l'argent...
— Mais que vont devenir vos employés ?
— Cela suffit femme ! s'emporte Louis. La gestion des affaires familiales ne vous regardent pas.
Alice n'insiste pas. Héloïse lui lance un regard mauvais et un petit sourire moqueur avant d'embrasser à pleine bouche son beau-frère. Elle ondule maintenant rapidement sur le sexe masculin. Leur coït arrive à son terme.
— Voulez-vous de ma tarte aux myrtilles ? Propose Alice. Je l'ai préparée moi-même d'après une recette de ma tendre mère.
Héloïse laisse échapper un petit rire moqueur.
— Voilà qu'elle fait elle-même ses tartes comme une vulgaire miséreuse... Tss ! N'aviez-vous pas de domestiques là d'où vous venez ?
— Allons Héloïse, ne soyez-pas impolie avec l'amie de mon frère. Bien entendu ma douce Alice, nous prendrons une part, n'est-ce pas mon amour ?
— Oui, volontiers, cède Héloïse.
— Allons Héloïse, ne soyez-pas impolie avec l'amie de mon frère. Bien entendu ma douce Alice, nous prendrons une part, n'est-ce pas mon amour ?
— Oui, volontiers, cède Héloïse.
Alice sourit. Elle découpe avec lenteur trois parts qu'elle dispose dans des assiettes et les distribue aux autres. Héloïse, d'une humeur suspicieuse, observe la part. Elle plante une petite cuillère d'argent et d'une geste raffiné, gobe une bouchée du dessert. Son expression hésite entre afficher son plaisir gustatif et critiquer par mauvaise foi les talents culinaires d'Alice.
— Vous ne prenez pas de part ? s'étonne Paul.
— Non. J'ai assez mangé et puis j'étais plutôt tentée par une autre sucrerie.
— Non. J'ai assez mangé et puis j'étais plutôt tentée par une autre sucrerie.
Alice accompagne sa réponse d'un regard de braise et, adoptant une allure féline, s'approche de lui à quatre pattes. Une main se dépose sur la cuisse de Paul et glisse vers son entrejambe. L'homme frémit d'excitation. Son frère lui envoie un clin d'œil complice tandis que Héloïse observe la scène sans cacher son mépris.
— Laisse-la faire Paul, lui conseille Louis. Sa bouche fait des merveilles !
— Tss ! Peste Héloïse. Avec la bouche ? A la façon des femmes de petite vertu...
— Je n'ai jamais trouvé d'homme à s'en plaindre ! sourit Alice.
— Tss ! Peste Héloïse. Avec la bouche ? A la façon des femmes de petite vertu...
— Je n'ai jamais trouvé d'homme à s'en plaindre ! sourit Alice.
Paul, non plus, n'irait se plaindre, bien au contraire. Il se défroque et laisse son sexe s'étendre de tout son long. Son fruit violacé est gobé par la bouche gourmande de la jeune Alice. L'homme frémit d'extase.
— Quel régal ! s'exclame-t-il.
— La tarte aussi, rajoute Louis. C'est comme des chatouilles sur ma langue.
— La tarte aussi, rajoute Louis. C'est comme des chatouilles sur ma langue.
Curieux, Paul précipite un morceau dans sa bouche qu'il m'astique avec véhémence.
— En effet, c'est un ravissement pour les papilles. Je n'ai jamais rien mangé d'aussi bon ma douce Alice. Qu'avez-vous mis pour qu'elle soit si délicieuse ?
— Un ingrédient secret, mon cher !
— Mais quel est-il ? Dîtes-moi tout, je veux le savoir !
— Si je vous le disais, ce ne serait plus un secret.
— Dîtes ! Je vous jure que nous emporterons votre secret dans la tombe.
— Un ingrédient secret, mon cher !
— Mais quel est-il ? Dîtes-moi tout, je veux le savoir !
— Si je vous le disais, ce ne serait plus un secret.
— Dîtes ! Je vous jure que nous emporterons votre secret dans la tombe.
Alice s'étrangle de rire et retourne pourlécher le gland soyeux de Paul. Héloïse commence à se sentir nauséeuse. Sa tête lui tourne et son ventre se tord de douleur. Une remontée gastrique la prend. Elle se précipite vers le lac et vomit.
— Qu'y a-t-il mon trésor ? s'inquiète Paul.
A regret, il abandonne la bouche soyeuse d'Alice et se précipite vers sa femme qui gémit de douleur. Louis le suit. Alice, sourire aux lèvres, se contente de piocher quelques fruits dans le panier.
— Mais, c'est du sang ! est stupéfait Paul.
Héloïse se tord dans tous les sens et finit par perdre connaissance. Les deux hommes, tentent en vain de la ranimer jusqu'à ce que, derrière eux, le rire satisfait d'Alice leur glace le sang.
— Vous vouliez connaître mon ingrédient secret ? Une bonne dose d'un cruel poison !
— Quoi ? s'effraye Paul. Mais pourquoi ?
— Vous vous souvenez d'Émile Louviers ? Vous lui avez proposé de monter une affaire avec vous mais vous lui avez, à la place, tout pris, jusqu'au dernier sou. Anéanti, il n'a plus eu la force de vivre. Moi, je suis sa fille.
— Quoi ? s'effraye Paul. Mais pourquoi ?
— Vous vous souvenez d'Émile Louviers ? Vous lui avez proposé de monter une affaire avec vous mais vous lui avez, à la place, tout pris, jusqu'au dernier sou. Anéanti, il n'a plus eu la force de vivre. Moi, je suis sa fille.
Les deux frères tombent à genoux, de monstrueuses crampes d'estomac les font souffrir. Leur regard est affolé. Louis est le premier à cracher du sang.
— Vous n'êtes qu'une bande de parasites. Avides de richesses, vous exploitez les autres sans vous souciez des dégâts que vous occasionnez. Vous détruisez tout sur votre passage. Espériez-vous vraiment que jamais justice ne serait rendue ?
Les frères Craine ne répondront jamais. Leurs corps gisent maintenant sans vie près du lac. Alice lève le visage vers le ciel et sourit, fière d'elle. La vengeance est un plat qui se mange froid et le meilleur qu'elle ait dégusté en ce bel après-midi été.
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Commentaires ()
:lol: :lol: :lol:
Mais comme pour Lioubov je n'ai pas pu m’empêcher d'éclater de rire en pensant à ta "source d'inspiration"...
Tu dois des droits d'auteurs à tes voisins...:lol::lol::lol: