Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La laverie et son histoire — Chapitre 1 · fantasmes et lessive
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La laverie et son histoire
Chapitre 1 · fantasmes et lessive
La laverie
Laskar
J'aurais envie d'écrire des histoires. Mais, pour écrire des histoires, il faut avoir l'imagination. La mienne me semble bien pauvre pour plaire à quelques lecteurs. Imaginer le déroulement, l'action, et même peut-être la fin !
Rien de tout cela ne me caractérise.
Rien de tout cela ne me caractérise.
Qu'est-ce que j'aimerais écrire en fait ?
Je crois qu'il faut que je me l'avoue, que je vous l'avoue, la seule chose qui aujourd'hui m'attire, c'est le sexe, l'érotisme et la pornographie. Je pense qu'il est très difficile d'écrire un texte voulant émoustiller, voire exciter le lecteur sans tomber dans le déjà dit, déjà imaginé. La médiocrité est le plus souvent ce que l'on retrouve dans ces textes. Que peut-on inventer sur le sujet ? Tout a été imaginé, écrit, fantasmé, masturbé. Comment surprendre ?
J'aimerais écrire une histoire que j'aurais aimé lire, pleine d'inattendus, de sensualité, de sexe et de bites, mais aussi de caresses et de douceurs, de léchouilles et de plaisirs, de fantasmes et de rêves. J'aurais aimé lire des histoires qui m'auraient fait monter petit à petit dans le désir et l'excitation, des histoires qui auraient fait fonctionner mon imagination en la happant dans ce suspens sexuel. J'aurais aimé lire des histoires où il n'y aurait pas eu de tabou, des histoires où l'on aurait fait l'amour, où l'on aurait baisé, où l'on aurait sucé, pissé, attaché, entre mecs et filles, entre mecs, entre filles, des histoires où l'on aurait crié de plaisir et de douleur, où l'on aurait rigolé, des histoires sérieuses, mais où personne ne se prend au sérieux.
Ces histoires existent-elles ?
Tiens par exemple, je suis dans cette laverie d'où je vous écris, il y a deux femmes qui font leur lessive en même temps que moi, une femme noire d'une trentaine d'années, habillée de façon très classique d'un jean et d'un pull léger blanc. Rien ne transpire d'elle, de ses états d'âme, aucun regard, aucun sentiment visible. Qu'est-ce qui se passe chez elle ? Baise-t-elle ? Sûrement, mais comment ? Bruyamment, souvent, aime-t-elle ça ? Comment aime-t-elle que son mec la baise, ou comment aime-t-elle baiser son mec ? Est-ce une vaginale ou une clitoridienne ? Aime-t-elle sucer la queue de son homme ? Aime-t-elle boire son sperme ? Ces questions resteront sans réponse, sa lessive est terminée, elle part.
Et puis cette autre femme, je dirais plutôt fille, grande fille. Elle doit avoir dans les vingt trois ans, habillée pas cher, noir, couvrant, d'un jean, pull fin et d'une paire de baskets. Elle n'est pas laide, mais quelconque, presque sans charme. Ses cheveux sont coiffés sans soins, propres et relevés en chignon, tenus par une pince. Son corps, si elle ôtait ses vêtements, serait blanc, souple, en chair, mais pas très gros, un peu de ventre et un cul. Elle est assise sur la table qui est à notre disposition pour plier le linge. Ses jambes sont de chaque côté d'un coin de cette table et balancent doucement, par désoeuvrement. Elle s'ennuie. Elle se lève, les deux mains dans les poches de son jean orné de sigles asiatiques sur la fesse droite, marche un peu, s'appuie à nouveau sur cette table, sur le coin, mettant en valeur son cul. Finalement, sa nonchalance et son désœuvrement lui donnent du charme et une certaine beauté.
Je l'imagine nue sur un lit, blanche, abandonnée, molle et désirable, ne faisant rien pour l'être, mais terriblement bandante. Je ne l'imagine pas active, mais soumise, elle doit faire ce qu'on lui dit de faire. On lui a toujours dit ce qu'elle devait faire. Elle continue. Je n'aimerais pas lui dire : « suce-moi ». Elle le ferait, sans plaisir, résignée, ou alors ferait semblant. J'aimerais me tromper et penser que c'est certainement une sacrée nénette qui baise par passion, d'un abandon feint qui cache un tempérament de feu, qui se réveille sous la caresse, qui aime le cul, la bite, qui aime qu'on la baise et qui aime baiser. Une femme qui ferait la prude devant les demandes de son mec, inacceptables, mon œil, elle en rêve, elle en mouille, l'éventualité de lécher son homme là ou elle peut être vue, observée, surprise. Baiser devant un autre mec qui prendrait des photos, le verrait bander dans son jean, imaginant prendre sa bite dans sa main quand son mec continue de la baiser.
Merde, elle s'en va, avec son gros sac plein de linge propre. Où va-t-elle ? Que va-t-elle faire en rentrant chez elle ? D'ailleurs comment est-ce chez elle ?
J'imagine son intérieur quelconque, comme elle. Un petit appartement, trop cher, au troisième sans ascenseur, avec des petites pièces, propres sans plus, avec des peintures défraîchies, une cuisine minuscule, un salon où trôneraient un canapé « but » devant une table « but » et une télé démesurée pour ne rien rater du treize heures et des feuilletons habituels qui lui raconteraient des histoires impossibles, mais qui enfin la feraient rêver. Car elle ne rêve plus, sa vie ne lui laisse aucune possibilité d'envisager une amélioration. Peu de travail, l'ennui, l'homme quelconque et sans intérêt qui lui non plus ne la fait pas rêver. Et puis la chambre, avec des peluches qui lui restent de son enfance, posées sur ce lit recouvert d'un couvre-lit offert par sa mère, un couvre-lit au crochet, une petite pièce sans avenir. A quoi rêve-t-elle ?
Elle rêve d'un homme, un homme qui la regarderait, un homme dont elle aurait envie, un homme qu'elle aimerait caresser, embrasser, un homme qui la caresserait des heures, qui ferait monter son excitation et son plaisir. Un homme qu'elle aimerait ! Alors elle s'est étendue sur son lit, elle a poussé ses peluches de petite fille et elle soupire. Elle a envie de sexe. Personne n'est là pour elle, pour ses désirs, alors elle laisse aller son imagination. Ses seins durcissent déjà, elle a envie de cul, elle veut une queue dans la main, dans la bouche, dans le vagin, une queue qui bouge. Elle n'en a pas, alors son imagination travaille. Elle a relevé son pull noir au-dessus de ses seins souples et blancs, elle les tient dans ses mains, elle les entoure, les palpe, se laisse caresser le creux de la paume par son téton en érection.
Son plaisir monte et son sexe est trempé, mais elle résiste à l'envie d'aller le masturber, ce n'est pas encore le moment, elle veut encore du désir, plus fort encore, toujours plus, alors elle continue d'imaginer de faire fonctionner la machine à fantasmes. Elle voit le corps d'un homme, un homme qu'elle ne connaît pas, d'ailleurs elle ne voit pas son visage, son visage n'a aucune importance, seul son corps compte. Il est allongé sur le ventre, elle voit son dos et ses fesses, mais elle ne voit que ses fesses, des fesses sensationnelles, des pommes. Elle sent ses mains en prendre possession et les caresser, les palper, elle les écarte, les serre, elle passe doucement sa main pour capter le grain de la peau, elle se régale de ce toucher, elle approche sa bouche pour le caresser de ses lèvres, pour sentir l'odeur de sa peau, elle l'embrasse de baisers doux, elle goutte ce désir, elle le lèche avec le bout de sa langue.
Sa peau est légèrement salée, elle sent son odeur malgré la douche récente. Cette odeur, elle l'imagine encore plus excitante, elle la devine, elle la veut. Elle écarte ses fesses, elle passe le bout de sa langue dans ce sillon si doux, elle descend jusqu'à l'anus de cet homme. Jamais elle n'aurait osé ce geste, c'est délicieux, cet homme qui tressaille sous sa langue, elle en tressaille elle-même, mais résiste à l'appel de son sexe qui doit maintenant avoir débordé dans son slip. Elle sent qu'elle est mouillée autant que si elle avait laissé passer quelques gouttes d'urine, mais ce n'est pas de l'urine, c'est bien son plaisir qui déborde. Elle continue son rêve plaisir, elle continue de lécher l'anus de cet homme qui tend son cul à mesure que dure la caresse. Les fesses se relèvent, ouvrant toujours plus ses fesses. Elle continue de passer sa langue du bas en haut de cette faille puis s'attarde sur l'étoile qui l'excite.
Son jean commence à être mouillé et sa main n'a pu résister davantage. Elle malaxe son sexe à travers le jean, écrase son clitoris entre les lèvres de sa vulve, elle se tord, mais résiste encore. Elle veut la grande jouissance, elle ne veut pas quitter son homme fantasme. Sa main est passée entre les jambes de l'homme, profitant qu'il a relevé les fesses pour mieux profiter de la langue qui le lèche. Elle espère le sexe, la bite, la queue, le pieu, elle en est là, au paroxysme. Elle trouve le sexe, il est raide, dur et gros, tous ses désirs sont dans son rêve, elle le caresse tout le long jusqu'au gland tout mouillé de désir, prêt à jouir, elle le branle comme elle se branle elle-même après avoir fait sauter le bouton de son jean et pris son sexe dans sa main.
Elle veut le faire jouir très vite, car maintenant, elle est pressée, elle ne veut plus attendre, alors elle imagine qu'elle le branle, il est toujours à quatre pattes, elle le branle par en dessous, son visage est enfoui dans ce cul offert, elle lèche, elle bouffe, il va jouir, elle aussi, très fort, il jouit dans sa main, l'autre, elle sent son sperme chaud qui coule dans sa main qu'elle tient en cuiller pour ne rien perdre, elle sent qu'elle va jouir, elle essaye de retarder l'explosion, elle veut imaginer le goût du sperme, elle imagine encore, elle a laissé la queue et approché la main de sa bouche et de son nez.
Elle sent, elle goutte, elle boit tellement c'est bon, elle jouit, fort, très fort, avec peu de bruit, car elle n'ose pas, elle a peur qu'on la découvre se donnant tant de plaisir, elle jouit, c'est bon, tellement bon, son fantasme a disparu, elle l'a rangé dans un quartier privé de son cerveau pour le ressortir plus tard, c'est pratique un homme de cerveau, ça aide à durer, à continuer de vivre.
Elle a joui très fort, ce fut intense, comme rarement elle y était arrivée. Elle est pantelante, molle, abandonnée, son pantalon mouillé à peine descendu, sa main est toujours sur son sexe, elle a envie de dormir. Elle arrache sa main de son étreinte, l'approche de son nez, la sent et la lèche. C'est un délice. Elle aime se caresser, imaginer, jouir, fantasmer. Peut-être qu'un jour aura-t-elle le courage de transformer le fantasme en réalité ? Elle n'est pas encore prête, mais ça viendra, elle en est certaine.
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Commentaires ()
J'ose espérer une suite aussi appétissante que celle-ci.
N'ayant pas l'habitude de détecter le physique des gens, j'avoue que croiser vos pensée sur l'impression et les conclusions que vous tirez d'une apparance est interressant.
Je continurai à lire si vous répettez l'expérience.
(un format interressant, quelque chose sans sexe imaginé genre sans pousser le détail, mais par exemple des breves d'imagination au rythme d'un périple dans les transports ou ailleur, ou il y a plus de monde et donc plus d'agitation pour rythmer le mode décalé de ce genre de récis).
j'avoue ma curiosité, n'ayant pas du tout le même abord au monde, d'un point de vu sensoriel.
Vraiment.
Continuez !