Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La plus belle heure de la journée — Chapitre 3 · #3 - Surprise du jour
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La plus belle heure de la journée
Chapitre 3 · #3 - Surprise du jour
(Bonjour à tous. Nouveau chapitre :3 Bonne lecture à tous.)
Me revoilà comme promis !
Qu'est-ce que vous devenez ? Vous avez franchis le pas ? A moins que vous n'hésitiez encore ? Vous ne me croyez pas c'est ça, quand je vous raconte mes petites histoires. Pourtant tout est vrai, je n'invente rien. Mais ce n'est pas grave, je vais continuer d'essayer de vous séduire et qui sait, un jour on se retrouvera peut-être toutes les deux dans la même cabine.
D'ailleurs aujourd'hui, je suis en avance.
J'ai fini plus tôt au boulot et j'ai foncé jusqu'au salon. Là j'attends sur une chaise que la cabine soit prête. Ça me donne le temps de m'imprégner de l'ambiance. Par exemple, c'est la première fois qu'il y a la queue, une poignée de femmes patientent à la file indienne devant le guichet de l'hôtesse. Les fois précédentes, ce n'était pas du tout comme ça, ça faisait même un peu peur. Et c'est tant mieux qu'il y ai du monde. Je ne dis pas ça uniquement parce que j'ai plus de chance de me retrouver avec une nouvelle inconnue, mais plutôt parce que je suis ravie de voir que des curieuses comme moi osent venir ici. Comme quoi l'idée la plus loufoque peut aussi être pertinente.
Je vais être honnête avec vous, pendant que je patiente sagement, je prends un malin plaisir à observer discrètement mes camarades. Philanthrope, altruiste, moi ? Perverse plutôt non ? Quoiqu'il en soit, je ne peux pas m'en empêcher. Je les regarde toutes de la tête aux pieds. Je les juge, c'est vrai. Leurs vêtements, leur attitude, leur regard, je ne rate rien. Sans oublier leur physique, c'est encore vrai. Le choix y est. Mais aucune importance, la surprise restera la même.
En parlant de surprise…
Une jeune fille au look douteux débarque et s'ajoute à la file. Quelque chose cloche, c'est évident. Elle semble agiter, mal à l'aise. Ou plutôt perdue. Que fait cette jeune rousse dans un endroit pareil ? Je jurerai qu'elle n'a pas encore dix-huit ans. Elle est toute menue. Sans être méchante, c'est l'archétype de la vierge farouche. Mais peut-être que je me fais des films.
J'allais tourner la tête quand la gamine sort du rang et s'approche de moi, le pas hésitant. Elle me demande d'une toute petite voix à peine audible si elle est bien là où elle doit être tout en me montrant l'application du salon sur son téléphone. J'acquiesce sans dire un mot. Elle lève la tête, regarde la queue puis se retourne vers moi une nouvelle fois. Si c'est ma première fois ici ? Non, pas du tout. Je lui renvoie sa question à laquelle elle me répond d'un simple oui.
Et là, elle s'agite, elle se touche le bras, virevolte dans tous les sens. Je me permets de l'arrêter et de lui demander ce qui la tracasse. Ses yeux ne mentent pas, elle a vraiment la trouille. Je l'invite alors à patienter tranquillement, que tout ira bien, que c'est quasiment comme à la maison. La jeune fille se calme peu à peu et finit par retourner à sa place.
Quelques minutes plus tard, je quitte enfin le hall d'accueil aux côtés de l'hôtesse. S'en suit le procédé habituel puis me voilà dans ma cabine. J'enlève en vitesse mes vêtements, attrape mon peignoir et sort. Je retombe avec la chance que j'ai sur la gamine qui ère dans le couloir sans savoir trop où aller.
En bonne camarade, je viens à son secours. Entretemps je remarque que le peignoir qu'elle porte lui donne tout de suite un style beaucoup plus “accrocheur”. Je lui demande évidement si ça va. Elle est toute timide, toute gênée. J'ai bien envie de lui dire de se réveiller, de se bouger les fesses, mais bon. Elle continue de brasser de l'air avec ses bras sans se douter que sa robe de chambre s'écarte de plus en plus. Je profite de l'instant pour jeter un coup d'oeil très discret et savoure les brèves images de sa chair qui sont balayées par ses mouvements.
Je mets finalement fin à la conversation trop longue pour si peu en lui demandant son numéro de badge. Elle me tend l'objet et je découvre que nous partageons le même numéro. La porte étant à deux mètres à peine devant nous. Je vous jure. J'attrape la jeune femme par une manche et l'entraîne avec moi. Quelques pas suffisent et nous entrons en coup de vent dans la cabine. La porte claque. Le calme est absolu.
Mes pieds se posent sur le tatami. Mes yeux s'emparent des miroirs de la salle et je la vois, sa petite silhouette qui a trop peur d'avancer. Pendant un instant, j'ai l'impression de me voir en elle, c'est idiot. Elle me rejoint tardivement après avoir déposé sa boite à jouets. Elle s'approprie doucement l'espace, sans un mot, la bouche légèrement entrouverte, sûrement stupéfaite de découvrir un lieu comme celui-là.
Moi je l'observe, la contemple. Jusqu'au moment où elle fait volt-face, me regarde droit dans les yeux et me demande innocemment comment on fait. Quoi ? Comment on fait quoi ? J'ose enfin lui poser la question sur son âge qui me taraude depuis tout à l'heure. Dix-neuf ans répond-elle. Je suis sur le cul. J'allais continuer mon petit interrogatoire mais c'est elle qui recommença. La jeune femme me dit être mal à l'aise, mal dans sa peau, mal dans son corps. Elle s'assoit en tailleur. Je la regarde faire. Elle ne sait pas trop ce qu'elle fait ici, elle m'avoue ne pas avoir d'expérience dans le domaine, voir pas du tout. Je n'avais donc pas totalement tord.
Que faire ?
J'avance lentement, m'arrête et m'assois juste en face d'elle. Je pose délicatement mes doigts à la surface du tapis. Ma tête bascule légèrement en arrière. J'écarte les pieds, ouvre les jambes. Les pans de mon peignoir se lèvent. La lumière dévore mes cuisses. La gamine, même avec cinq ans d'écart, me regarde avec émerveillement. C'est sans honte et surtout sans conviction que je lui présente mon sexe. Et cela n'a pas l'air de la gênée.
Nous discutons à voix basse, comme deux amies. Je la rassure comme je peux, par des mots, des expériences, des conseils, des réflexions. Son regard semble captivé par mon entrejambe. Si bien que j'ose m'avancer un peu plus. Puis encore un peu plus. Assez près pour poser une main sur la ceinture de son habit, prête à lever le rideau.
Je lui demande poliment. Elle hoche la tête. Je tire sur le bout de tissu, défais le nœud et le laisse pendre dans le vide. Je lui souris. Elle ne l'a peut-être pas remarqué, mais ma vulve commence à être trempée. C'est qu'elle m'excite. Bon dieu.
Je lui laisse le temps qu'il faut et au bout de cinq bonnes minutes, elle l'ouvre. Doucement. Timidement. Sa peau apparaît peu à peu, des grains de beauté disséminés ici et là. L'air de la pièce lui donne la chair de poule. Son corps se raidit. Ses petites jambes cachent sa féminité.
Je la complimente, je la fais rire. Je fais tout pour la mettre à l'aise. Comme je la comprends quelque part. Je me permets de poser une main le long de sa jambe, de la caresser, de remonter jusqu'à son genou, de retomber sur sa cuisse et de recommencer.
Plus je tends le bras et plus mon corps s'avance. Je contourne sa fesse, dessine sa hanche. Elle est plus maigre que moi. Je sens ses os sous ma paume. Un vrai squelette. Je m'arrête sur ses côtes au moment où elle me demande mon prénom, comme ça, sans prévenir. Danika. Olivia. Elle tente de fuir mon regard mais revient aussitôt. Une fois. Deux fois. Puis ne me quitte plus quand mes doigts parcourent son ventre.
La jeune femme tremble de peur. Ou de plaisir ? Elle m'avoue se poser des questions, elle se confie, me dit qu'elle pense être asexuelle, qu'elle est différente des autres filles etc. Elle se tait dès que j'atteins le galbe de son sein. Je lui demande si elle s'est déjà masturbée, ou juste regardée dans un mouroir. Non. C'était évident. Est-elle sensible de la poitrine ? Elle n'en sait rien.
Quelle sensation quand mes petits doigts attrapent son téton. Et quel délice dans ses yeux. Elle pousse un tout petit gémissement de surprise puis tente de se calmer et de se contrôler. J'enferme le plus délicatement du monde le bout de son sein entre mon pouce et mon index, le presse gentiment et le fait rouler. La pauvre feint l'indifférence mais au bout de quelques secondes, elle se mord les lèvres et c'est l'explosion.
Sa bouche s'ouvre, elle souffle fort. Son corps bouge dans tous les sens pour se défaire de mon emprise. Elle gémit de plus en plus. Les sons sont de plus en plus aigus. Son peignoir glisse peu à peu le long de ses épaules. Et enfin ses jambes s'ouvrent naturellement. Son sexe m'apparaît, entièrement et soigneusement épilé. Ses petites lèvres, pas si petites, semblent fuir son clitoris plutôt prononcé. Sa vulve est certes petite par rapport à la mienne, mais le reste me dépasse largement. Je ne vous cache pas la fierté que je ressens quand je découvre un long filet de fluide s'égoutter de sa fente jusqu'au sol. Pauvre tatami.
Le calme revient petit à petit pendant que la gamine reprend son souffle. Moi, j'ouvre en grand mon peignoir et me couche, le sexe en évidence, prête à l'emploi. J'invite ma camarade à me toucher, à s'emparer de mon corps, à découvrir nos points communs comme nos différences.
Elle approche. Toujours timide. Elle, une asexuelle ? J'en doute un peu. C'est juste une parmi tant d'autres qui manquent d'éducation. C'est aussi dans ces cas-là que ce genre d'établissement peut être utile. Ses yeux en tout cas ne mentent pas. Je lui fais signe d'approcher, encore, et de se laisser guider par ses pulsions.
La farouche Olivia se glisse lentement entre mes cuisses. Elle appose délicatement la paume de sa main sur mon pubis comme si ma vulve dégoulinante allait la mordre. Elle hésite. Moi j'attends. Puis la voilà qui descend, enfin. Elle emprisonne mon sexe tout entier. Ses doigts tournent lentement. Son pouce vient maintenant appuyer sur mon clitoris déjà gonflé.
La jeune femme découvre les plis de mon anatomie, dans le moindre détail. Son doigt quitte le haut de ma vulve et s'engouffre entre mes petites lèvres. Elle se fraie un chemin jusqu'à l'entrée de mon vagin.
Je n'en peux plus.
Je me redresse d'un coup, attrape sa tête et la colle directement sur mon intimité. Je lui ordonne de me lécher. La fillette obéit. Un air chaud me cajole et l'instant d'après, sa fine langue vient se réfugier en moi.
Plus vite. Plus fort.
Je la dirige à ma guise, la fait profiter de tout mon être. Je crie, gémis, et meurs à petit feu. Je n'obtiens pas l'orgasme du siècle, mais tant pis, cela me suffit.
Je redresse lentement la tête d'Olivia. Sa bouche est pleine de cyprine. D'un rapide geste de la main, je lui essuie la bouche et lui fait avaler ce qui reste. Je profite du moment pour me lever pendant qu'elle se remet de ses émotions. J'attrape nos boites à jouets et en sort le plus adapter à la situation, une réplique assez réaliste de taille moyenne qui conviendra parfaitement.
De retour aux côtés de ma camarade du jour, je la pousse gentiment contre un coin de la pièce. Mes mains caressent sa poitrine tout en la basculant face aux miroirs. Ses doigts se plaquent contre la vitre.
Je lui présente le jouet, le porte à ses lèvres, lui demande si elle se sent prête. Elle ne dit rien. Si ça fait mal ? Tout dépend, ça finira par faire du bien. Elle sourit. Puis accepte. Aussitôt, ma main libre parcourt ses fesses et vient rapidement se loger dans son entrejambe. Mes doigts écartent sa petite vulve tandis que mon majeur plonge.
Doucement. Très doucement.
D'avant en arrière. De plus en plus vite. Jusqu'à ce que son corps s'habitue. Puis deux doigts. Puis le bout du sextoy qui rentre, qui déforme l'entrée de son vagin, qui étend sa chair et qui la fait hurler. Ses hanches tentent de s'échapper. Sa tête bascule en arrière. Sa respiration s'intensifie. Les va-et-vient sont de plus en plus rapide et de plus en plus profond. Ses ongles claquent sur les vitres. Ses mains rebondissent frénétiquement.
Quand tout à coup.
Alors que ma main guide le sextoy, la gamine se bloque, se contracte. A travers les miroirs, je vois son visage se déformer, se raidir de plaisir. Puis tout s'arrête. Je lâche le pénis en plastique et m'éloigne de la jeune femme. Ses jambes tremblent. Elle se recroqueville sur elle-même, tout doucement, et se met en boule, allongée par terre.
Les prochaines minutes sont bien tranquilles. J'ai rattaché mon peignoir. Je suce mes doigts encore imprégnés du goût de la petite rousse. Je savoure. Les yeux rivés sur elle, elle qui s'en remet à peine. Elle est là, étendue sur le tatami, nue. Elle se regarde dans le miroir qui lui fait face. Elle joue tantôt avec ses tétons tout rose, tantôt avec son entrejambe. En attendant, le temps file, la séance touche à sa fin.
Moi je m'éclipse et la laisse dans ses pensées.
Ce que je vis ici est indescriptible. Je tente maladroitement de vous l'expliquer, de vous le raconter, en vain je crois. C'est bizarre à dire mais j'en veux plus. Beaucoup plus. Ce monde m'attire, me rend meilleur. Je me découvre et me redécouvre. C'est ce qu'il fallait à ma petite existence. Et si, comme aujourd'hui, je peux partager, transmettre un fragment de ce que nous sommes, de ce que nous pouvons ressentir, alors j'en suis ravie.
Vous croyez que je peux revenir dans la semaine si j'ai le temps ?
(Merci d'avoir lu. Merci à ceux qui likeront/commenteront. A bientôt pour la suite.)
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Commentaires ()
Tout est réel pour Danika mais l'histoire en elle-même est une fiction. Étant donné que cette catégorie n'existe pas, je préfère la mettre dans Fantasme plutôt qu'Histoire vraie.
Il faudrait d'ailleurs que Xstory remplace Fantasme par Fiction. Ça aurait plus de sens.
L'histoire est magnifique. Tu écris vraiment bien