Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Peter Pine — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Peter Pine
Chapitre 1
Il est 2h30 du matin et je n'arrive toujours pas à dormir. J'ai beau passer en boucle les vidéos d'hypnose du sommeil de mon cher et tendre thérapeute virtuel, rien n'y fait. Sa voix douce et rocailleuse m'irrite même. J'enlève mes écouteurs. Pas le choix, je dois me rabattre sur ma deuxième tactique. Je jette un coup d'œil à mon colocataire Jean. Il ne ronfle pas mais il a l'air de dormir à poings fermés.
Et oui, je partage ma chambre. Les loyers sont très chers en centre-ville de Sydney alors il est habituel que les étudiants étrangers se partagent cette sainte pièce. Dans notre cas, c'est même la couche. Il n'y a pas de petites économies, on n'y reste que quelques semaines. En vérité, le lit est king size et je connais Jean depuis un paquet d'années alors ce n'est pas vraiment malaisant.
Dans l'histoire, c'est plutôt moi le crado. Vous l'aurez compris, ma technique secrète c'est la branlette sous la couette. Flemme de le faire dans les toilettes. Toutes les lumières de l'appartement, en dehors de la chambre, sont automatiques. Ça le réveillera à coups sûrs. J'irai même jusqu'à dire que je le fais pour son propre bien. Pour lui et la qualité de son sommeil.
Je commence à me toucher. Mes pensées se tournent vers ma copine Marie restée en France. Ma bite commence à gonfler et à se tendre. Mes pensées sont de plus en plus sales. Ma copine n'accepterait jamais ces actes salaces. Elle est assez prude mais dans mes fantasmes, elle est très ouverte. Je monte très vite et je ne tarde pas à jouir silencieusement entre les plis d'un vieux mouchoir. Je m'endors quelques minutes plus tard.
XXX
Mon réveil sonne. Jean est déjà en train de préparer le petit déjeuner. Je me lève péniblement et je viens le saluer dans la cuisine :
— Hello. Bien dormi ?
— Bof, mon sommeil a été assez léger. Je me suis pas mal réveillé. Tu as beaucoup bougé cette nuit.
Oups, il ne répond jamais ça d'habitude. J'espère qu'il ne m'a pas pris en flag'. J'essaie de cacher tant bien que mal ma gêne et je bafouille un truc avant de filer sous la douche.
XXX
Il est 1h15 du matin. Cette fois-ci je vais prendre le problème à bras-le-corps. Je suis sur le dos. J'écarte un peu les cuisses et je glisse une main dans mon caleçon. J'ai déjà une mi-molle. J'essaie de rester le plus immobile possible mais je suis très excité, va savoir pourquoi.
Je pense à la mère de Marie. Je sais, ce n'est pas très catholique. Mais elle a des courbes très sensuelles. Je l'imagine déboutonner mon caleçon et sortir ma queue dans sa cuisine immaculée. J'ai envie de promener ma tige entre ses fesses et d'y sentir une résistance. Je l'enfoncerai d'un coup sous ses petits gémissements de femme infidèle. Je jure qu'elle en crève d'envie. J'écarterai ses fesses pour faciliter mon exploration. Son mari nous materait peut-être dans l'embrasure d'une porte, une main caressant son gros membre usé …
— Tu as besoin d'aide peut être Peter ?
J'ouvre les yeux, affolé. La silhouette de Jean est tournée vers moi. Je suis pris la main dans le sac. Je lui réponds vite :
— Tu ne dors pas, toi ? Je n'arrive pas à trouver le sommeil.
— C'est ce que je vois.
— J'essaie juste de dormir. Rendors-toi.
La bonne technique du lâche : le déni et la fuite. Je me détourne de Jean. Je sens mes pulsations cardiaques jusque dans mes oreilles. C'est redoutablement efficace, mon flux sanguin est remonté sec. Qu'est-ce que je vais lui dire demain ?
XXX
— Thé à la menthe ou thé citron, Peter ?
— Thé à la menthe, s'il te plait.
— Avec un peu de sucre ?
— Oui merci.
— Dis-moi stop pour l'eau.
Pitié ! On dirait que Jean s'amuse de cette situation. Il a un petit sourire en coin. Je le reconnais bien. Toujours dans le sarcasme. Je ne sais pas si je dois aborder le sujet. J'ai peur qu'il en parle à nos amis. Je prends le verre brulant et le boit rapidement. Je lui fais confiance. Après tout, je pouvais juste être en train de me gratter. Y'a des moustiques partout dans ce pays. Je prends mon sac et je m'en vais à l'université.
XXX
Quelques jours se sont passés. Nous n'avons pas rediscuté de cette nuit. Je ne cherche pas à le faire.
Nous sommes en train de regarder tous les deux le film Border d'Ali Abbasi dans le salon / salle à manger / cuisine / buanderie. Je ne vous spoilerai pas le film mais à sa moitié, une scène de sexe nous prend de court. Je suis un peu en manque. Je ne me suis pas masturbé depuis ma mésaventure alors cette scène, pourtant tordue, me trouble. Jean, quant à lui, reste impassible. Il a toujours été très secret et peu expansif. Je sais qu'il est célibataire mais il n'a jamais ramené quiconque chez nous depuis notre emménagement.
Jean brise le silence :
— Tu veux jouer à un jeu ?
— Quoi ?
— Tu veux jouer à action ou vérité ?
— Mais t'es un enfant toi en fait.
— Tu te débines ? Tu aimes bien te débiner toi dit moi.
Sa phrase est volontairement piquante mais je rentre dans son jeu :
— OK tu saoules. Vérité.
Jean me regarde droit dans les yeux et me demande du tac au tac :
— Tu es bi ?
— Hein ? Bah non hétéro !
— Hein ? Bah non hétéro !
Jean ricane et secoue la tête.
— OK OK. Respire. Tu me permets une autre question ?
— Non. C'est à moi de te demander action ou vérité.
— Vérité.
— Et toi ?
— Je suis gay.
— Je suis gay.
Je ne m'étais pas préparé à cette réponse. Elle me prend de court mais Jean enchaine :
— Action ou vérité ?
— Attends 2 secondes. Tu es gay ?
— Oui ça te surprend ? Bon on reprend, action ou vérité ?
— Vérité.
— Pourquoi tu t'es branlé juste à côté de moi il y a quelques jours ?
— Pourquoi tu t'es branlé juste à côté de moi il y a quelques jours ?
Ça s'enchaine trop vite, je n'ai pas le temps de réfléchir.
— Mais de quoi tu parles ?
— Arrête ton char ! Tu le fais quasiment tous les soirs à côté de moi. C'est un kink ?
— Bien sûr que non. N'y vois rien de personnel. Je ne suis pas gay.
— Mais pourquoi à côté de moi ? Tu le fais aussi avec ta copine ?
Il marque un point. Je ne me suis jamais masturbé à côté de qui que ce soit avant lui. Je me sens à l'aise ici, c'est tout. Rien à voir avec l'idée d'être gay, c'est hors sujet. Jean me relance :
— Bon on continue. Action ou vérité ?
— T'es chiant. Action.
Gros silence. Il a l'air d'hésiter. Je stresse. J'ai peur de ce qu'il va me demander. Il inspire et me dit d'une traite :
— Je mets un minuteur sur cinq minutes. Toi tu ne bouges pas. Tu peux fermer les yeux. Si tu ne bandes pas dans les cinq minutes alors je ne remettrai plus jamais en doute ton hétérosexualité. Si tu jouis, bonus pour moi. Tu devras me tailler une pipe une fois avant qu'on reparte en France. Bien sûr, tout ça restera entre nous.
Sa proposition me décontenance. C'est risqué. Il m'est déjà arrivé de bander et d'éjaculer sans réelle excitation. Mais une partie de moi est joueuse. Je suis à l'autre bout du monde. Personne ne saura rien. C'est le moment de tester de nouvelles choses.
Je ferme les yeux. J'entends le minuteur se déclencher. Jean se rapproche. Mon cœur s'accélère.
Il déboutonne mon jean et mon caleçon et les glisse sur mes chevilles. Je proteste mais je le laisse continuer.
— Tu as une belle petite queue dit moi.
— Elle doit être super molle surtout.
— Attends un peu.
Il met un liquide froid sur ma verge. Puis il commence à me caresser doucement le membre. Ça glisse tout seul. C'est assez agréable mais je reste impassible. Ses gestes sont surs et constants. Aucun doute, il aime faire ça. Ses caresses sont expertes. J'entends seulement le chuintement du lubrifiant. Je sens que ma verge s'allonge sous ses sollicitations. Je dois avoir un demi-molle. Ça me trouble. Je me concentre pour penser à autre chose :
— Ça ne me fait rien du tout.
— Tu en es sur ? Tu veux que je la mesure ?
— Non !
— Tu en es sur ? Tu veux que je la mesure ?
— Non !
— Elle mesure 11 cm.
Sa main entoure mon sexe et fait de long et viens. Il s'attarde sur le pourtour de mon gland qui est extrêmement sensible. Je sens que mon pénis se dresse et que mes bourses remontent. Je me tends. Cela m'échauffe énormément. J'ai du mal à y croire. Je me mords les lèvres, j'ai envie de couiner. Il est vraiment très doué.
— 14 cm.
— Arrête, stop !
— Arrête, stop !
J'ouvre les yeux. Ma verge n'a jamais été aussi grosse. Jean est assis devant moi et regarde mon sexe grandir dans sa main. Il n'a aussi plus son pantalon. Son sexe est aussi sorti. Il est bien plus gros que le mien. Ce spectacle m'excite irraisonnablement. Sa verge est dressée entre ses poils. Elle est affreuse, rouge, veineuse et dure comme du bois. Cette vision m'électrise. J'ai une envie soudaine de juter sur lui. Je sens la pression monter. Je me lève brusquement du canapé.
— Stop Jean.
— Mais tu aimes ça hein ? Ça va bientôt faire 5 minutes. Tu veux que je te suce un peu ?
Il s'approche de moi et tend sa main pour continuer à me masturber. Sa main comprime de plus en plus ma queue. Je ne peux pas m'empêcher de gémir, c'est irrépressible. Je me plaque contre la table à manger et j'écarte les cuisses au maximum. Je lui demande de s'accroupir, j'ouvre sa bouche et j'insère ma verge. Je sens sa langue experte lécher mon membre sans vergogne. Ça me soulage. J'utilise sa bouche comme une pompe sexuelle. J'impose le tempo. Il est très fort. Il prend les devants et me met un doigt dans l'anus. Je gémis de plus belle. Il m'explore l'anus avec son pouce. Sans prévenir, je me décharge sur le carrelage.
Le minuteur sonne. Il se lève. Il me toise et me dit :
— Gagné. Mais tu ne sembles pas totalement rassasié.
— J'écoute tes suggestions.
— J'ai très envie de te sodomiser là.
Jean malaxe sa queue sans complexe devant moi. Ça m'impressionne. D'habitude je suis dégouté par le sexe après avoir joui mais cette fois-ci je me sens très à l'aise. J'ai aussi, c'est vrai, comme un goût d'inachevé. Je lui réponds :
— Tu m'avais caché cet énorme gourdin. J'ai dormi des semaines à côté de ce monstre ?
— Oui 18 cm de corps caverneux. Peter je suis désolé, j'ai très envie de toi. Je peux te pénétrer ?
Je pense à Marie et je ne me sens pas du tout coupable. J'ai même l'envie vicieuse qu'elle nous regarde à l'autre bout de la pièce. Je crois que je suis prêt.
Je me lève et me retourne. Bon je vous avoue, à cet instant la je ne fais pas le fier. J'ai beaucoup d'appréhension. Je n'ai jamais fait ça avant. Je sens son gland forcer l'entrée. Ça me fait mal mais je ne l'arrête pas. Il n'a mis que quelques centimètres. Je ressens à la fois de la douleur et du plaisir. Je le lui dis. Alors il sort, se met du lubrifiant sur toute sa verge et me pénètre à nouveau. Centimètre par centimètre. Mon sexe se gonfle comme un ballon. Il me caresse en même temps la bite et me dit des mots pervers à l'oreille. Mon membre est fou entre ses mains. Le sien est complètement dans moi. Il m'embrasse et me mord le cou. Il fait des vas et vient très amples. Je suis complètement soumis à lui.
Il adore me pénétrer complètement et claquer ses testicules contre mes fesses. C'est donc son petit truc. Ça me plait. Il rugit comme un animal et m'agrippe. Il me laboure de l'intérieur. Je n'ai jamais été dans un tel état d'excitation. Je ne contrôle plus rien. Il m'embrasse et me lance qu'il va juter. Je sens un liquide m'asperger les testicules. Il halète. Je reprends alors ma verge mouillée de son foutre et je me branle avec. Je me décharge aussitôt sur la nappe.
Il a gagné haut la main le jeu. J'ai déjà envie de le refaire.
Que je sois hétéro, gay, bi ou pansexuel, au final je m'en fous. Ce n'est qu'un mot, une étiquette. Tout ce qui compte pour moi maintenant, c'est l'instant présent. Donc vous m'excuserez mon/ma cher(e) lecteur/lectrice mais j'ai une pipe à tailler.
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