Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le rayon de lumière de ma vie — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le rayon de lumière de ma vie
Chapitre 1
Pour ma première histoire, j'ai envie de partager avec vous un moment de ma vie sexuelle qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. Seulement, pour bien avoir le contexte, je suis obligé de vous confesser une période sombre de ma vie, ce récit est donc également une sorte de confession. Cela me fait beaucoup de bien de l'avoir écrit, et j'espère qu'il vous plaira tout autant. Bonne lecture.
Je suis amoureux des récits et de la fiction, que ce soit dans les films, les séries, jeux vidéo ou livres, le sentiment d'évasion que cela me procure m'aide énormément à supporter la réalité parfois très compliquée. Même plus jeune, que ce soit dans la cour du primaire ou du collège, alors que les autres jouaient avec des ballons ou avec leurs cartes Pokémon, je restais toujours sur le côté à lire. Ce n'était pas bien différent lorsque je vivais chez mes parents : une fois le repas avalé, je me vautrais dans le canapé du salon pour lire sans dire un mot, ou je filais dans ma chambre pour jouer à la console.
Cela ne veut pas dire que je suis asociale, ni même sans amis, mais il faut vraiment que nous ayons les mêmes points communs, et surtout, la même attirance pour l'imaginaire. Ceux de mon âge qui dénigrent le pouvoir de l'imagination, préférant regarder des choses plus « réalistes et matures », je ne les capte même pas. J'ai donc, à l'époque, un cercle d'amis certes réduit, mais soudé, que rien ne peut ébranler… Enfin, presque.
Nous sommes à la fin de l'été 2018, quelques jours avant la rentrée et deux jours après mon quinzième anniversaire, et en rentrant d'une nouvelle journée passée à la bibliothèque, j'apprends le décès de mon père. À ce moment, je ne me doute pas encore de toutes les difficultés par lesquelles je vais passer durant toute ma dernière année au collège. Subir une telle épreuve est déjà difficile, mais si on y ajoute le fait que je suis un enfant très introverti, qui s'ouvre très peu aux autres, vous avez là la combinaison parfaite pour obtenir un enfant renfermer sur lui-même et complètement fermé.
Pendant plusieurs mois, je reste enfermé dans ma chambre, dans les romans, mangas et jeux vidéo, essayant d'échapper à la vraie vie qui me fait tant souffrir. Au collège, je fais le strict minimum pour avoir au-dessus de la moyenne, ayant la tête toujours plonger dans les récits qui attendent mon retour à la maison ; j'évite mes amis, car, même si c'est par bienveillance, leurs regards me ramènent à cette réalité que j'essaye de fuir.
Ce n'est pas mieux à la maison, où la relation avec ma mère est de plus en plus tendue. Je l'aide à la maison certes, mais je ne communique que lorsqu'il le faut. Cela la fait tellement souffrir qu'un jour, après s'être une nouvelle fois heurté au mur que je suis devenu, elle me balance en plein dans la face :
— C'est à se demander si la mort de ton père t'a réellement affecté !
Cela me fait évidemment beaucoup souffrir ! Bien sûr que j'en suis affecté… Mais je n'arrive pas à l'exprimer. Heureusement, tout n'est pas tout noir pour moi, et une personne arrive à parfaitement me comprendre : ma marraine, Camille. Demi-sœur de mon père, elle a toujours été proche de mes parents, mais encore plus de ma mère depuis le décès de son demi-frère. Elle aussi souffre beaucoup, mais passe la plupart de son temps libre avec ma maman.
Tant bien que mal, Camille essaye également de me faire ouvrir aux autres, au moins à ma mère, et ne me brusque jamais. Elle s'intéresse à ce que je lis, même les mangas auxquels elle n'y connaît absolument rien, me demandant des résumés, et me donnant même des recommandations de lecture, que je suis la plupart du temps. Toujours souriante, Camille est d'une extrême gentillesse et d'une grande patiente avec moi, même si je ne le mérite pas forcément à cette époque. Et c'est grâce à elle que j'ai enfin le déclic pour sortir de ma coquille.
À la fin de l'été 2019, alors que nous sommes sur le point de fêter mes seize ans, Camille vient en urgence à la maison : cela fait deux jours que je ne sors plus de ma chambre, sauf pour aller aux toilettes. Quand elle entre dans ma chambre, elle tombe sur un petit gars tout pâle, les yeux cernés des suites de presque deux nuits blanches d'affilée à lire, et qui n'arrive plus à sourire.
— Tout va bien Bastien ? me demande-t-elle avec son éternel sourire.
— Oui.
— Oui.
Je lui réponds sans lâcher le livre des yeux, toujours absorbé par ma lecture. Pour la première fois, Camille cherche à me faire arrêter de lire. Elle pose délicatement sa main sur la page que je suis en train de lire, puis attend que je pose le livre de moi-même.
— Pourquoi est-ce que tu lis autant ?
— Parce que j'aime ça, j'aime lire et « voyager » dans d'autres mondes. Et aussi, c'est un refuge.
— Un refuge contre quoi ?
— Parce que j'aime ça, j'aime lire et « voyager » dans d'autres mondes. Et aussi, c'est un refuge.
— Un refuge contre quoi ?
Je ne peux rien ajouter, mes yeux commencent à se voiler de larmes et je commence déjà à sangloter. Camille a déjà compris, elle sait déjà, avant même que je puisse moi-même mettre distinctement le doigt dessus, les raisons qui me poussent à me refermer sur moi-même depuis presque un an.
— Un refuge contre quoi, Bastien ? La douleur ?
— Non… Contre la culpabilité.
— De quoi te sens-tu coupable ?
— Je n'ai pas passé assez de temps avec lui. J'étais toujours le nez dans les livres, ou sur mes écrans… Je m'en veux.
— Ton père t'a-t-il déjà empêché de lire, ou de jouer ? Est-ce qu'il a une seule fois cherché à brider tes passions ?
— Non…
— Alors ? Tu ne penses pas qu'il est parti en étant heureux de voir son fils aussi investi et passionné ?
— Non… Contre la culpabilité.
— De quoi te sens-tu coupable ?
— Je n'ai pas passé assez de temps avec lui. J'étais toujours le nez dans les livres, ou sur mes écrans… Je m'en veux.
— Ton père t'a-t-il déjà empêché de lire, ou de jouer ? Est-ce qu'il a une seule fois cherché à brider tes passions ?
— Non…
— Alors ? Tu ne penses pas qu'il est parti en étant heureux de voir son fils aussi investi et passionné ?
Camille a également les larmes aux yeux, mais à aucun moment sa voix ne tremble, et à aucun moment, elle ne perd son sourire. À cet instant, et malgré les circonstances, je suis simplement émerveillé et inspiré par la force dont elle fait preuve. Mais, n'étant encore qu'un enfant à ce moment-là, je ne peux que me laisser aller à mon chagrin dans ses bras. Pour la première fois depuis longtemps, je m'ouvre à quelqu'un, et je laisse ressortir tout ce que j'ai sur le cœur.
À partir de ce moment-là, je fais de gros efforts sur moi-même pour sortir de cette situation : à la rentrée au lycée, je retourne auprès de mon groupe d'amis qui, contre toute attente, m'accueille à bras ouverts après presque un an à les ignorer, j'en profite par ailleurs pour parler à d'autres personnes et élargir mes horizons. Je passe moins de temps à lire et plus de temps à discuter avec ma mère, ce qui ne se fait pas en quelques jours, il nous faut du temps. Je me mets évidemment à retravailler sérieusement en cours, j'ai à présent des projets et des ambitions, il me faut donc me donner les moyens de les réaliser.
Mes trois années de lycée sont parmi les plus belles de ma vie. J'y découvre les sorties entre amis, les premiers amours et les premières relations charnelles, mais aussi la satisfaction de se donner à fond pour ses rêves. Et à chaque fois que j'ai l'impression de franchir une étape, que les bons bulletins arrivent à la maison, j'en parle immédiatement à Camille qui m'écoute avec la plus grande attention.
Finalement, à la fin de mon année de terminale, j'ai dix-huit ans et j'obtiens mon bac avec mention « Bien » et j'en suis très heureux ! Je suis accepté à la fac à laquelle je désire aller et, avec mes amis, nous voulons faire une soirée pour fêter tout cela. Camille se propose immédiatement pour nous laisser sa maison, ce que nous acceptons évidemment avec grands plaisirs. Les seules conditions sont de ne pas trop boire, ne pas tout casser et nettoyer en cas de « bêtises » avec une des invitées.
La soirée en elle-même se passe très bien, et quand Camille rentre vers une heure du matin, elle est assez surprise de me voir seul, en train de finir de nettoyer la maison.
— Où sont tous les autres ?
— Ils sont déjà rentrés. Nous ne sommes pas des gros fêtards de base, alors ça m'étonne même qu'ils soient restés aussi tard.
— Mais ils auraient pu dormir ici, j'avais préparé la chambre et des matelas.
— Ils ne voulaient pas te déranger, mais te remercient pour la proposition. Et toi, ta soirée s'est bien passée avec maman ?
— Oui, très bien, même si elle a évidemment eu son moment un peu tristounet.
— Comment ça ?
— Ils sont déjà rentrés. Nous ne sommes pas des gros fêtards de base, alors ça m'étonne même qu'ils soient restés aussi tard.
— Mais ils auraient pu dormir ici, j'avais préparé la chambre et des matelas.
— Ils ne voulaient pas te déranger, mais te remercient pour la proposition. Et toi, ta soirée s'est bien passée avec maman ?
— Oui, très bien, même si elle a évidemment eu son moment un peu tristounet.
— Comment ça ?
Camille enlève ses sandales et se sert un petit verre de ce qu'il reste d'une bouteille de rhum avant de continuer la discussion.
— Oh, rien de grave, ne t'en fais pas. C'est juste que ça fait toujours du mal à une mère de voir son enfant grandir et partir loin de la maison.
— Surtout qu'elle sera seule à la maison…
— Ne commence pas avec ce ton-là ! rétorque d'un coup Camille en posant son verre sur la table. Tu grandis Bastien, tu pars accomplir tes rêves, c'est la vie ! Ne commence pas à t'en vouloir de laisser ta mère seule, ça n'a rien à voir avec ce qu'il y a eu par le passé !
— Je le sais bien. Mais comme elle ne peut s'empêcher d'être triste, moi, je ne peux m'empêcher d'avoir l'impression de la laisser. Tu resteras auprès d'elle ?
— Comme toujours mon grand. Et aussi auprès de toi.
— Surtout qu'elle sera seule à la maison…
— Ne commence pas avec ce ton-là ! rétorque d'un coup Camille en posant son verre sur la table. Tu grandis Bastien, tu pars accomplir tes rêves, c'est la vie ! Ne commence pas à t'en vouloir de laisser ta mère seule, ça n'a rien à voir avec ce qu'il y a eu par le passé !
— Je le sais bien. Mais comme elle ne peut s'empêcher d'être triste, moi, je ne peux m'empêcher d'avoir l'impression de la laisser. Tu resteras auprès d'elle ?
— Comme toujours mon grand. Et aussi auprès de toi.
Je pose le balai que j'ai entre les mains pour aller prendre Camille dans mes bras. Qu'est-ce que j'aime me blottir dans ses bras ! Et comme je suis plus petit qu'elle, je peux facilement blottir ma tête dans son cou, les yeux fermés, renforçant cette impression d'être dans un cocon. Je me rappelle que, durant notre étreinte, je l'ai sentie sangloter, son corps a eu deux trois petits soubresauts. Elle ne l'admettra jamais, mais elle aussi est triste de me voir partir.
— Je t'adore Camille, tu as été un rayon de lumière dans ma vie.
— Oh ! Merci mon grand !
— Oh ! Merci mon grand !
Elle dépose un baiser doux, délicat, juste aux creux de mes lèvres. L'effet est immédiat : un frisson parcourt tout mon corps et, l'alcool aidant sûrement, je suis pris d'un début d'érection.
— Je suis vraiment désolé Camille !
— Je ne t'en veux pas, Bastien. Je suis juste surprise, je pensais que tu ne regardais que les petites minettes de ton âge, pas du mien.
— Tu n'as que trente-six ans, tu es encore très belle.
— J'aime bien le « encore », souligne-t-elle en rigolant.
— Je veux dire que tu es toujours très belle !
— Je ne t'en veux pas, Bastien. Je suis juste surprise, je pensais que tu ne regardais que les petites minettes de ton âge, pas du mien.
— Tu n'as que trente-six ans, tu es encore très belle.
— J'aime bien le « encore », souligne-t-elle en rigolant.
— Je veux dire que tu es toujours très belle !
À ce moment-là, elle pose l'un de ses doigts sur mes lèvres, m'empêchant de m'enfoncer encore plus.
— Réponds-moi simplement : me trouves-tu jolie ?
— Oui, très jolie.
— Bien.
— Oui, très jolie.
— Bien.
Camille pose ses lèvres directement sur les miennes, très tendrement, avant de me reprendre à nouveau dans ses bras. Nous nous embrassons pendant plusieurs minutes, puis mes mains commencent à se balader d'elles-mêmes sur son corps. J'évite d'abord très soigneusement sa poitrine pour lui caresser seulement ses épaules et ses bras nus, mais plus le temps passe, et plus je m'enhardis. J'effleure lentement ses seins et, par la suite, quand ses baisers commencent à s'intensifier, je les prends à pleines mains.
Encore aujourd'hui, je ne peux expliquer ce qu'il s'est passé cette nuit-là, mais j'ai vraiment envie de Camille. Durant mes années de lycée, plus précisément lors de ma découverte du sexe, je fantasmais souvent sur elle, mais cela n'a jamais été plus loin qu'un fantasme d'adolescent. Je n'avais jamais eu de réelles envies envers elle. Mais ce soir-là… Ce soir-là, je la veux !
Mes mains passent sous son débardeur noir et font abstraction de son soutien-gorge pour aller directement caresser sa peau. Je me mets immédiatement à pincer ses tétons qui durcissent entre mes doigts. Mon érection est forte, j'ai du mal à la contenir et Camille le sent. Sans un mot, elle met fin à notre étreinte pour m'entraîner dans sa chambre. Une fois dans la pièce, nous déshabillons tous les deux, presque en parfaite synchronicité, et nous nous allongeons nus l'un sur l'autre dans son lit.
Nos baisers n'ont plus rien de délicat, ils sont plus intenses, plus érotiques, le genre de baiser qui vous fait comprendre les désirs de votre partenaire sans qu'elle ait besoin de vous parler. Mes mains reprennent possession de ses petits seins et de ses tétons, ma queue durcit sans gêne ni contrainte contre son sexe à la pilosité entretenue. Je ne me suis jamais sentie aussi bien auprès d'une femme ! Je ne veux pas seulement lui faire l'amour, je veux lui montrer que j'ai grandi, que je suis devenu un homme, et que cela, je lui dois.
Après plusieurs minutes de tendres caresses, ses jambes viennent se caler sur mes hanches et font pression pour me faire entrer en elle. Il n'y a vraiment pas besoin d'autres formes de préliminaires, je suis déjà bien assez dur et elle est assez mouillée. Camille ne veut pas perdre de temps, elle entame des mouvements de bassins pour m'inciter à bouger en elle, sauf que c'est difficile : déjà, c'est la première fois que je couche sans capote, sentir donc pleinement l'intérieur d'une femme est une sensation exquise que je tiens absolument à prolonger le plus possible ; mais je tiens aussi à ce que ce moment particulier entre elle et moi dure également.
Seulement, je ne peux pas résister, mes coups de reins sont de plus en plus vifs et rapides, et même fort pour certains, le son du contact entre nos bassins devenant plus fort à chaque aller-retour.
— Hum… Continue s'il te plaît, chuchote-t-elle entre deux coups de reins.
Ses gémissements ! Je prends déjà conscience à ce moment-là que je m'en souviendrai toute ma vie ! Ce sont à la fois les gémissements les plus mignons, mais aussi les plus sexy que j'ai entendus ! Ces petits sons m'ont motivé à tenir le plus longtemps possible, et lui donner un maximum de plaisir.
Sauf que je ne suis pas encore très endurant à cet instant et, forcément, vient le moment où je finis par jouir. Je n'ai même pas le temps de la prévenir, et même si je l'avais voulu, je n'aurais pas pu sortir tant son étreinte autour de mes hanches est forte. Je lâche donc tout en elle, encore une fois, une première pour moi.
Nous nous endormons dans le même lit, complètement nus, mais au réveil, nous avons eu une longue discussion. Même si nous ne regrettons pas ce qui est arrivé, nous prenons la décision de ne plus jamais recommencer, par respect pour mon père.
Finalement, vient le jour où il me faut partir pour la fac et, comme promis, Camille est auprès de ma mère pour la réconforter, mais également pour calmer mon anxiété naissante. Quelle femme ! Elle a toujours été présente dans ma vie, telle une bénédiction… Tel un rayon de lumière.
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