Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Il était une fois...une sirène — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Il était une fois...une sirène
Chapitre 1
Il était une fois... une sirène.
Je suis du signe astrologique du Poisson. Une coïncidence ou juste le hasard, à toi de voir. J’ai toujours été à l’aise dans l’eau. J’aime passer du temps dans l’eau, autant à aligner les longueurs en piscine qu’à me balader en mer, ou plutôt sous la mer, afin d’explorer la faune et la flore sous-marine en apnée. Ce monde du silence, comme au ralenti, monde pas naturel pour un humain, mais qui me fascine et m’attire. Si tu le souhaites, je me ferais un plaisir de te faire entrer dans ce monde fabuleux et mystique. Mais pour le moment, je vais te raconter mon histoire avec cette sirène.
J’ai pour l’habitude d’aller le mercredi, après le travail, à la piscine. J’y reste environ une heure: 45 minutes en faisant des longueurs et 15 min de bain à remous pour me détendre. J’ai toujours eu un faible pour les femmes en maillot de bain. Je préfère les voir portant un maillot une pièce. Celui-ci se retrouve ainsi moulé sur les formes féminines. Parfois, cela permet de deviner la forme du téton, ou encore, moins souvent, de percevoir les marques des lèvres intimes. C’est mon plaisir en allant nager, espérer pouvoir admirer les formes d’une nageuse que je pourrais croiser lors de mes longueurs.
Comme chaque mercredi, arrivé sur le bord de bassin, je regarde les nageurs se trouvant dans les lignes d’eau réservées à la nage. Je ne sais pas si tu nages, mais pour ma part, je trouve désagréable de me retrouver dans une même ligne d’eau que des personnes qui nagent la brasse. Il est alors compliqué de les doubler, m’obligeant à patienter derrière elle en attendant la possibilité de les dépasser. Une chance, ce mercredi une ligne est vide. Je vais donc pouvoir commencer à nager seul. Je pose mes plaquettes et palmes au pied du plot, puis je m’assois sur le bord du bassin, les jambes dans l’eau. Le temps de cracher dans mes lunettes (eh oui cela évite la buée) et de les rincer, je regarde les autres nageurs des autres lignes. Quelques femmes sont présentes, mais aucune ne retient mon regard. Je positionne mes lunettes de natation, et c’est parti pour ma séance de sport. Aujourd’hui j’ai prévu de faire 2000 mètres, ce qui devrait me prendre une quarantaine de minutes.
Je commence toujours sans palme afin de m’échauffer, puis ensuite je mets palmes et plaquettes afin de faire travailler efficacement tout mon corps. J’alterne alors des exercices pour rendre moins monotones mes allers et retours. D’ailleurs, je suis toujours preneur de nouveaux exercices si jamais tu en as à me proposer.
Ce que j’aime bien dans le fait d'enchaîner les longueurs, c’est qu’aucune réflexion n’est nécessaire. Je laisse mon esprit voguer au fil de mes pensées, sans y attacher d’importance, presque comme de la méditation. Cela me permet de me vider la tête. Sauf quand quelqu’un vient me sortir de cet état. Je m’apprête à faire mon virage, quand soudainement une paire de jambes se mettent à l’eau, m’obligeant à me décaler pour prendre appui sur le mur afin de repartir.
Sur le coup, je grogne intérieurement, en espérant que ce n’est pas un nageur de brasse avec qui je vais devoir partager la ligne d’eau. Sur le retour, je croise cette personne. Il s’agit d’une femme, avec un maillot de bain une pièce de couleur bleue claire. Je n’ai pas le temps de la détailler davantage. Vivement dans 50 mètres que je la croise à nouveau. Elle semble sportive, nous nous croisons sur chaque longueur. Comme moi elle les enchaîne sans faire de pause. Cela me laisse surtout le temps d’en découvrir un peu plus sur son corps. Effectivement, cette femme a un corps de sportive. Elle est dynamique dans ses mouvements. Sa main entre dans l’eau sans faire d’éclaboussure. Elle entre de façon délicate, mais également fermement. Je peux voir l’eau engloutir ses doigts, puis ensuite sa main s’enfonce dans l’eau de la même manière. Le mouvement de ses bras est fluide, presque sensuel tellement l’exécution est nette et précise.
Ses jambes battent de façon automatique, tel le mouvement d’un métronome. L’eau s’écoule sur ses cuisses, ses mollets, en laissant une fine traînée. Les muscles fessiers travaillent au rythme des battements de ses jambes, comme une danse douce, mais rythmée. Ses seins bougent peu, le maillot de bain assure son rôle de maintien de la poitrine. Néanmoins, je peux deviner ses tétons, ce qui n’est pas pour me déplaire. Ils sont trahis par leur couleur brunâtre, permettant ainsi de les distinguer légèrement au travers de son maillot.
Il me reste 300 mètres à effectuer, sans palme, pour détendre mon corps après toutes ces longueurs. J’en profite pour m’arrêter au bout de la piscine. Je pourrais la regarder faire son virage. Elle revient enfin vers moi. Serais-je impatient...
Son corps, emmené par le mouvement de ses bras, file vers moi, coupant l’eau. Elle entame son demi-tour. En touchant le mur, une de ses mains me frôle la cuisse. Un frisson me parcourt alors. Mes yeux restent figés sur ces doigts qui se posent sur le mur, prennent appui dessus, et repartent d’une façon soudaine dans l’autre sens. Je suis cette main qui s’éloigne de plus en plus, ce corps féminin repartant pour une nouvelle longueur. Ce n’est qu’une fois cette main hors de mon champ de vision que je reprends mes esprits. J’aperçois seulement ses lunettes roses de natation qui vont sur le côté à chaque respiration. Je ne sais pas ce qu’il m’est arrivé. C’est comme si cette main, en frôlant ma cuisse, m’avait hypnotisé. Comme un foudroiement qui aurait mis mon esprit dans une dimension parallèle le temps d’un instant.
Je ne peux rester là. Je ne prends même pas la peine de faire mes 300 derniers mètres de nage. Je préfère me rendre dès maintenant dans le bain bouillant pour me remettre de cette étrange sensation. 3 personnes y sont présentes, mais le bain est suffisamment grand pour qu'on ne soit pas les uns contre les autres. J’entre à l’intérieur et me dirige vers un bord pour m'asseoir. J’ai de l’eau jusqu’aux épaules. L’eau me recouvre ainsi presque entièrement, comme une couverture chaude. J’aime la sensation des bulles qui s'échappent du fond du bain. Ces bulles viennent glisser contre mon corps. Je laisse tomber ma tête sur le rebord et ferme mes yeux pour profiter au maximum de ce moment. Cette main me revient en tête, je ne parviens pas à m'en détacher. Je visualise en boucle le virage de cette femme, et surtout le trajet de cette main. Je semble dans une bulle. Je ne perçois plus les bruits de la piscine. Ma concentration est focalisée sur cet instant que je viens de vivre.
Un frôlement me sort de cet état. Des doigts viennent frôler ma cuisse. Je ressens à nouveau comme une décharge qui traverse mon corps. Serait-elle venue s'asseoir à côté de moi ? Je ne sais pas si je n’ose pas ou si je ne peux pas ouvrir les yeux. Tout mon corps semble figé. Ce n’est plus frôlement. Cette main se pose sur ma cuisse et reste immobile, posée tout contre ma peau. Et moi qui semble toujours incapable du moindre mouvement. La chaleur de l’eau n’est rien comparée à la sensation. C’est comme si cette main, en venant toucher ma peau, se mettait à diffuser une vague en moi. Je ne sais même pas comment décrire l’effet que cela me fait. Même mes pensées semblent figées, focalisées sur cette main. Je perds toute notion du temps.
Puis cette main quitte ma cuisse. Je sens qu’on dépose quelque chose au creux de ma main. De façon instinctive, je resserre mes doigts afin de tenir l’objet qu’on vient de me laisser. Peu à peu mon esprit semble revenir à la réalité. J’entends à nouveau les bruits des personnes se chamaillant dans les bassins. J’ouvre les yeux et me réhabitue aux lumières de la piscine. Je regarde autour de moi. Je suis seul dans le bain à remous. J’ouvre ma main. Une paire de natation rose s’y trouve. Je sens également mon boxer tendu ma verge comprimée. Je bande.
Quel envoûtement m’a lancé cette mystérieuse sirène ?
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