Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ouvrez la bouche s'il vous plaît. — Chapitre 1 · 1ère séance chez le dentiste
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ouvrez la bouche s'il vous plaît.
Chapitre 1 · 1ère séance chez le dentiste
Je m'appelle Pauline et ...
Non, non, je commence mal.
Je suis le Docteur Desagne, Pauline Desagne.
Et si j'ai encore tendance à me présenter avec mon prénom seul, c'est que je ne me suis pas encore habituée à ce nouveau statut.
Je ne pense pas que ce soit anormal. À 23 ans, j'ai beaucoup de mal à me présenter en tant que docteur. En fait, je suis une simple interne, et je travaille dans un cabinet dentaire, en remplacement.
Iriez-vous voir votre dentiste si vous saviez qu'il n'a pas fini ses études ?
Bien sûr que non, donc pour vous, ça sera Docteur Desagne, un point c'est tout.
C'est l'une de mes insécurités, mon âge. J'ai du mal à prendre l'habit de la fille sûre de soi...
La femme... La femme sûre de soi !
Je n'ai pourtant rien à envier à mes collègues. Bac à 16 ans, études dentaires sans redoublement, toujours dans les premières de la promo. Je ne dois pas me sentir illégitime, au contraire !
Physiquement, je me trouve assez banale, je sais que je ne suis pas moche, mais je ne croule pas sous compliments. En fait, je n'ai jamais vraiment laissé la place à ces compliments. Je bosse comme une folle depuis mes 16 ans, et je n'ai jamais pris la peine de m'occuper de moi.
Quand on passe 8 heures par jour à la BU, en jogging, sans se coiffer, on ne peut pas dire qu'on met toutes les chances de son côté.
Pour tout dire, je crois que ma confiance en moi n'a pas vraiment eu le temps de se développer.
Mais essayons d'être objective, je suis une scientifique après tout :
Je me regarde dans le miroir, analysant chaque détail de mon apparence avec un soupçon de doute. Mes cheveux blonds, coupés à la hauteur des épaules, sont attachés en un chignon pratique, mais aujourd'hui, pour le bien de cette analyse scientifique, je les laisse libres, retombant en douces vagues sur mes épaules. Je me demande parfois si cette coupe me met véritablement en valeur.
Mes yeux marron me fixent, mais je ne suis pas certaine de ce qu'ils révèlent. Parfois, ils semblent briller d'une lueur espiègle et pleine de vie, mais en général, ils révèlent surtout une fatigue extrême.
Mon petit nez aquilin ajoute une touche de caractère à mon visage. Je l'aime bien mon nez, certainement pas sexy, mais très mignon.
Je suis petite, fine et plutôt bien proportionnée, mais je ne peux m'empêcher de me questionner sur la perception que les autres ont sur moi.
Vivement que ces études se finissent que je puisse enfin vivre...
Je me déshabille, révélant mon corps nu devant le miroir. Je souris en voyant mes courbes féminines et mes petits seins. Une légère excitation monte en moi alors que je caresse ma peau douce, sentant mes mamelons réagir à mon état d'excitation. Mes hanches courbées et mes fesses rondes captivent mon regard, tandis que mes jambes élégantes ajoutent une touche de grâce. Je suis une fille séduisante.
Oui, j'en suis sûre... enfin presque...
Mais assez parlé de moi, parlons plutôt de moi.
Je suis la petite nouvelle dans un cabinet dentaire, je remplace une amie de ma mère, elle-même dentiste. J'ai assez vite pris mes marques, mes collègues étant impressionnés par ma précocité. Je suis très à l'aise dans mon travail, et ça se voit.
Ce jour-là, je reçois un premier patient, c'est son premier rendez-vous avec moi. Avant, il était passé entre les mains de Béatrice, celle que je remplace.
J'ai son dossier entre les mains. 30 ans. Il vient pour des soins, Béatrice a établi qu'il faudrait encore deux rendez-vous. Très bien.
Je le rejoins dans la salle d'attente.
— Monsieur Gauvain ? Vous me suivez ?
— Oui, c'est moi, j'arrive.
Je remarque très vite son regard, avant de capter le reste. Il a un regard bleu envoûtant, très profond, il ...
Qu'est-ce que je fais là ? Non, non, Arrête tout de suite, au travail.
L'homme entre dans le cabinet et je l'invite à s'installer directement dans le fameux fauteuil. Il est brun avec une mèche blanche qui traverse ses cheveux. Du haut de son mètre quatre-vingt, il dégage une présence imposante, ses larges épaules donnant une impression de force et de confiance. Son visage fin, marqué par des traits délicats, captive mon attention. Il est beau, sans être un symbole de virilité écrasante. Il a cet équilibre subtil qui attire le regard, une certaine aura d'élégance qui le rend irrésistible à sa manière. Et son regard...
Note à moi-même : prendre une douche froide en rentrant chez moi. Mais pour l'instant, au boulot.
— Ouvrez la bouche, s'il vous plaît.
Ce qui est bien avec ce boulot, c'est qu'il rend immonde n'importe qui. Vous prenez un Brad Pitt, vous l'installez sur cette chaise, vous observez ses caries et ses plombages et je vous assure que son sex appeal se dégonfle à la seconde.
— Ouvrez plus grand s'il vous plaît, je ne vois
Et pourtant, ses yeux bleus me regardent, je tente de les éviter le plus possible, je tente également de contrôler mon rougissement.
Les minutes s'écoulent.
— Ouvrez la bouche s'il vous plaît.
Quelque chose n'est pas normal.
L'avantage d'être dentiste, c'est que les patients hommes tentent rarement de vous draguer. Allongés de cette façon, ils sont vulnérables. Après tout, je suis à un geste de les charcuter.
Mais surtout, je vois toutes leurs imperfections, tous leurs défauts.
C'est la situation la plus malaisante pour quelqu'un.
Quoique... j'ai quelques amies urologues.
Bref, ils ne font généralement pas les malins, ils évitent mon regard.
Comment quelqu'un peut avoir assez de confiance en soi pour oser me regarder dans les yeux dans cette situation ?
Et surtout : Est ce qu'il vient de glisser négligemment sa main entre mes cuisses ??
J'aurais dû lui dire d'enlever cette main, j'aurais dû le gifler, ou pire... j'ai sous la main des objets de torture.
Et pourtant...
— Ou... Ouvrez la bouche s'il vous plaît.
Je ne dis rien, et je continue les soins, je continue à fixer sa bouche des yeux, il continue à me dévorer des siens.
La position du dentiste n'aide pas, je dois être calée pour bien faire mon travail. Or, la seule solution d'être calée, c'est que ma poitrine touche le côté de sa tête. Habituellement, ça ne pose pas de problème tant l'acte médical est désexualisé. Mais là...
Je commence à craindre qu'il sente mon excitation pointer sur sa joue.
D'autant plus que sa main est remontée le long de ma cuisse, et elle s'appuie maintenant contre mon intimité. Seul le tissu l'empêche de sentir que je mouille.
Comment peut-il trouver cette situation sexy... Je suis habillée d'une tenue médicale : un pantalon ample et bleu clair, un haut de la même texture et de la même couleur, et surtout, un masque (!!). Quant aux sous-vêtements ... Heureusement qu'il ne les voit pas.
Mes pensées s'embrasent alors que sa main s'aventure audacieusement dans ma culotte, effleurant doucement ma peau intime.
Comment sa main s'est elle retrouvée là ?? Je ne m'en suis même pas rendu compte.
Il commence à agir.
Un frisson de plaisir parcourt tout mon corps, faisant naître une délicieuse chaleur entre mes cuisses. Je me sens envahie par une vague d'excitation, chaque caresse de cette main éveillant des sensations intenses et électrisantes.
Mon souffle s'accélère, mes sens s'aiguisent. Je me laisse emporter par les mouvements habiles de cette main, qui explore avec désir les contours sensuels de mon intimité. Je peux sentir le désir grandir en moi, une tension qui s'installe et m'envahit complètement.
Chaque contact, chaque effleurement de cette main experte, fait naître en moi un mélange de plaisir et d'anticipation. Je me perds dans l'étreinte de cette sensation enivrante.
Mais je tiens bon, pas un bruit. Les secrétaires sont à côté et je ne souhaite pas me faire une réputation. Je tremble à peine et je continue mon travail.
Je sens que ça le vexe un peu. Et cela me réjouit de garder un peu de contrôle.
Sauf qu'il redouble d'efforts. Je tente une dernière fois de faire comme si de rien n'était...
— Ou ... Ou ... vrez la bouche, s'il vous plaît.
Les derniers mots sortent dans un râle de plaisir.
Je parviens à finir les soins, mais je n'arrive plus à bouger ni à l'arrêter.
Le rythme s'intensifie, les caresses se font plus précises, plus audacieuses. Je me sens transportée vers des sommets de plaisir inexplorés, mes sens exacerbés par cette stimulation intense. Chaque mouvement, chaque pression de cette main habile, me rapproche inexorablement du bord de l'extase.
Je suis submergée par une vague d'excitation, mes gémissements trahissant le plaisir brûlant qui monte en moi. Je suis totalement prise dans ce moment, mon corps réagissant avec une ardeur irrésistible aux caresses sensuelles de cette main masculine. Je suis prête à me laisser emporter par les délices du plaisir, à succomber à cette passion enflammée qui consume tout mon être.
Les doigts de cette main habile glissent avec une précision exquise le long de mes lèvres intimes, explorant chaque pli et creux de ma féminité avec une délicatesse enivrante. Ils s'attardent sur mon clitoris, le caressant avec une légèreté sensuelle qui fait naître des vagues de plaisir électrisant dans tout mon être. Je sens mon corps se tendre, réagissant à chaque mouvement de ces doigts experts.
Ils s'enfoncent alors doucement en moi, s'adaptant à mon intimité, cherchant les endroits les plus sensibles. Les mouvements de va-et-vient sont fluides et rythmés, stimulant les parois de mon sexe et éveillant des sensations indescriptibles de plénitude et d'extase. Mes hanches se soulèvent instinctivement pour mieux accueillir ces doigts qui me font chavirer.
La pression s'intensifie, les doigts s'entremêlent et s'étirent en moi, explorant chaque recoin de ma passion brûlante. Mon corps réagit avec une ferveur grandissante, une montée de désir qui s'empare de moi et me pousse au bord de l'abîme du plaisir.
Je suis envoûtée par ces doigts qui dansent en moi, m'amenant toujours plus près de l'extase. Mon souffle se fait haletant, mes gémissements s'échappent de mes lèvres alors que je me laisse emporter par ces sensations divines. Je suis totalement submergée par le plaisir, mes muscles se contractant et se relâchant en harmonie avec chaque mouvement de ces doigts magiques.
Je suis au bord de l'explosion, prête à m'abandonner à cette délicieuse libération orgasmique qui s'annonce imminente. Les doigts continuent leur danse en moi, me poussant toujours plus loin dans l'ultime délicatesse de l'extase. Mon corps tremble d'anticipation, vibrant d'une énergie érotique inépuisable.
Et enfin, dans une explosion de plaisir dévorant, je succombe à l'orgasme, mon corps se convulsant dans une jouissance intense. Les doigts qui m'ont fait frémir se retirent lentement, me laissant dans un état de béatitude et de satisfaction totale. Je suis comblée, transportée vers des sommets de plaisir inoubliables par cette main qui a su éveiller tous mes sens.
Quand j'ouvre les yeux, je suis toujours dans la même position, penchée sur le siège. Mais il n'est plus là, il s'est relevé.
Je le regarde avec envie, sans oser faire quoi que ce soit, sans oser dire quoi que ce soit. Je sais juste une chose : toute demande qui sortira sa bouche sera respectée, immédiatement.
— Redresse-toi.
J'obéis immédiatement, et maladroitement. Je me retrouve face à lui, face à ses lèvres, très proche... trop proche. Je le regarde dans les yeux. Je ferme les miens doucement et tends les lèvres vers lui...
— Enlève ton masque.
Quelle idiote...... Quelle conne..... Je l'avais oublié celui-là.
Je l'enlève en hâte, honteuse, espérant que cela ne l'ait pas refroidi. Je vois dans ses yeux qu'il n'en est rien.
— Installez-vous.
Il me présente le fauteuil dentaire, maintenant vide.
"Quoi ? Comment ça ? Ça va pas?"
Bien sûr, je ne prononce pas ces mots.
Au lieu de ça, j'obéis, rapidement, trop rapidement, docilement très docilement, trébuchant quelque peu. Il faut vraiment que je prenne des cours : la sensualité et moi, ça fait deux...
Pourtant, me voici assise - ou plutôt allongée - sur mon objet de torture habituel. Sauf que là, c'est moi l'innocente victime.
Il se rapproche, sans un sourire, mais son regard en dit long.
Il place sa main sur ma joue, dans un geste plein de douceur.
Sauf qu'il m'attrape le visage et qu'il l'oriente, très légèrement, sur le côté.
Je me laisse faire, bien évidemment.
— Ouvrez la bouche s'il vous plaît.
Ces mots sont sortis de sa bouche.
Je comprends. J'hésite (c'est faux). J'obéis, j'ouvre la bouche, je ferme les yeux.
Mon cœur bat la chamade, mêlant l'excitation et une pointe d'appréhension. Je me sens vulnérable.
J'entends le zip de sa fermeture éclair
À mesure qu'il s'approche, je peux sentir la chaleur de son sexe, l'odeur enivrante de son désir éveillant mes sens.
Mes lèvres s'ouvrent plus grand encore, presque mécaniquement, accueillant avec une avidité dévorante son membre qui glisse lentement entre celles-ci.
Mes pensées se dispersent, submergées par les sensations intenses qui se déchaînent en moi. Je me concentre sur le mouvement de ma langue qui caresse chaque centimètre de sa virilité, savourant chaque gémissement et chaque frisson qu'il évoque.
C'est difficile dans cette position. Pas question d'utiliser mes mains, il ne pas autorisé à le faire.
Je ressens une puissante excitation monter en moi, une combinaison de plaisir et de soumission qui m'envahit complètement. Je me délecte du goût salé et musqué de son sexe, mon désir grandissant à mesure que je le prends plus profondément en moi.
Je ne sais pas combien de temps passe, je ne pense à rien, je ne pense pas à mes collègues dans la pièce à côté, je ne pense pas à la honte, je pense qu'à ce sexe qui fait des aller-retour, de plus en plus rapides, et titille le fond de ma gorge.
Mon corps s'embrase alors que l'homme accélère le rythme de ses mouvements dans ma bouche. Chaque va-et-vient est plus intense, plus frénétique, m'amenant au bord de l'extase. Je me laisse emporter par cette cadence effrénée, mes lèvres et ma langue s'adaptant à ses désirs les plus ardents.
Soudain, il se retire de ma bouche, laissant un vide qui me fait frissonner d'anticipation. Mes yeux se lèvent vers lui, fixant sa virilité en érection, prête à libérer sa jouissance. Je sens mon souffle s'accélérer, mes joues s'empourprer d'excitation alors qu'il se masturbe devant moi.
Mon regard est hypnotisé par cette scène érotique, excitée par l'idée de recevoir son éjaculation sur mon visage.
J'attends, offerte.
Et en un instant, son plaisir atteint son paroxysme, son sperme jaillissant de son sexe avec force. Les éclaboussures chaudes et visqueuses se répandent sur mon visage, une pluie de jouissance qui marque ma peau de son empreinte. Je ferme les yeux, me laissant submergée par cette sensation, par cette marque intime de notre passion partagée.
Combien de temps s'est passé depuis ? Une seconde ? Une minute ? Une heure ? Un siècle ?
Les yeux toujours fermés, j'entends l'homme sortir de la pièce. Je ne réagis pas.
— Au revoir Docteur Desagne, à la semaine prochaine.
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Rendre sexy le patient plein de caries est difficile aussi