Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Réveil matin — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Réveil matin
Chapitre 1
Faire l'amour en musique : c'est quelque chose que j'apprécie énormément ! Mais il y avait cette fois quelque chose d'étrange, de presque dérangeant. D'où venait cette musique ? Et puis d'abord, que faisais-je dans cette grande chambre de style, allongée sous un homme au teint légèrement hâlé que j'appelais, avec un accent très britannique, Mister Pamuk et qui me donnait en retour un très formel Lady Mary, et ce malgré notre position très... intime. Pourtant, je ne me sentais pas écrasée sous son poids, il me semblait même froid et moi je me sentais comme vide. Et cette musique répétitive qui n'allait pas du tout avec ce décor, cette musique qui s'insinuait de plus en plus fort dans ma tête !
Sortant enfin de mon demi-sommeil, j'étends la main pour couper le réveil. Horrible machine qui venait de m'extraire des bras de l'homme à qui Morphée avait eu la bonté de me confier. Horrible retour à la réalité. Qu'y a-t-il de pire que de se faire couper en plein milieu d'un rêve érotique ? Je suis frustrée, déçue ; et en même temps je sens mon sexe encore gonflé d'humidité alors que toute envie semble m'avoir quittée. Non, vraiment ! Cette journée commence mal !
Avec force, je rejette ma tête sur l'oreiller. Je suis entre deux états, je ne sais si je vais laisser éclater ma colère ou me mettre à pleurer. Heureusement, à côté de moi, une respiration régulière m'entraîne dans sa calme monotonie. Brave Auguste, mon réveil ne l'a pas fait tressauter, il dort encore du sommeil du juste. Ses traits apaisés sont beaux, il semble presque sourire. Allongée à côté de lui, je retrouve un peu de quiétude. Mon sexe gorgé d'envie se rappelle à moi. J'ose une main que je laisse descendre doucement sur mon corps presque nu. Soulevant délicatement mon string, franchissant le mont de Vénus, elle plonge dans la vallée des soupirs, portant ses doigts sur mon bouton de rose. Telle une abeille ayant trouvé la plus jolie fleur, je me butine tendrement, m'offrant le plus doux des réveils. Enfin, je me sens calme, posée. Finalement, cette journée ne commence peut-être pas si mal ?
À mes côtés, Auguste dort toujours tranquillement. Je m'amuse en pensant à ce qu'il dirait en me voyant me caresser de la sorte. Assurément il ouvrirait les yeux, m'encourageant pour profiter de ce spectacle. Sans nul doute, il me contemplerait avidement jusqu'à ce que je l'invite à venir sur moi et... en moi. Doucement, je risque une main vers lui. Sa peau est douce, elle m'appelle. Délicatement, je descends vers son bas-ventre. Il semble impassible. Vraiment ? La bosse que je rencontre trahit le paradoxe de l'homme qui dort. Tout son orgueil semble vouloir s'incarner dans cette légère érection, première gloire masculine de la journée.
Délicatement, je me saisis de cette verge désirable. Entre mes doigts frêles, je sens toute la vulnérabilité de mon homme, mais aussi toute sa confiance. Joignant la pulpe de mon pouce et de mon index, je commence de très légers va-et-vient sur ce long membre. Cette façon de se redresser encore un peu est- elle un encouragement ?
Je fais doucement glisser la couette, découvrant le corps nu de mon homme. Qu'il est beau, qu'il est paisible. Je pourrais le contempler des heures sans me lasser. Mais à ce moment, c'est d'action dont j'ai envie ! Rapprochant mon visage du centre du mâle, je me retrouve nez à nez avec ce fascinant appendice. Il me semble déjà bien gros et pourtant, je suis certaine qu'il peut encore prendre de la vigueur. Comme pour saluer ce bel organe, je viens déposer un tendre baiser à son sommet. Se redressant, il semble répondre à mon appel. Faisant un piédestal de mes mains, je me prosterne pour embrasser le pied du divin membre à qui je m'offre en offrande. Tout doucement, je remonte le long de cette glorieuse hampe qui semble se dresser avec moi, j'escalade l'Everest à la recherche du Nirvana. Revenant au fondement, j'entreprends une nouvelle ascension du bout de ma langue. C'est avec elle que je finis par atteindre le sommet.
Ce gland si lisse et si doux me fait penser aux cornets de glace que je mange sur la plage en été. C'est ainsi que je m'en saisis, assénant sur ce mont brillant de passionnés coups de langue. Gourmande, je me résous à engloutir ma friandise, pour mon plus grand bonheur.
Mon homme laisse échapper un râle de plaisir. Sans lâcher ma proie, je pose mon regard sur lui. Ses yeux me fixent, ravis, un sourire béat illumine son visage. Il est encore trop endormi pour articuler un mot, mais suffisamment conscient pour comprendre que tout cela est bien réel, que son rêve est né de ma réalité.
— Bonjour mon amour, lui dis-je tendrement de ma voix la plus douce.
Abandonnant mon festin, je remonte tendrement le long du corps de mon homme, prenant bien soin de frotter ma poitrine ferme contre son torse. Tendrement, je viens déposer un long baiser sur ses lèvres. Notre bonjour est doux, langoureux. Ainsi, je me sens bien. Me cambrant sur mes avant-bras, je présente mes mamelles à mon mâle. Il s'en saisit, les embrasse et les goutte à pleine bouche. Sa douce morsure incisant mes mamelons me fait définitivement oublier mon réveil désagréable. Mais je sens que mon homme se fait entreprenant. Quelques doigts qui ne m'appartiennent pas tentent de se glisser sous ma lingerie vers mon intimité. Taratata ! Ce matin, c'est moi, et moi seule, qui offre de la tendresse.
Je glisse à nouveau vers l'intimité de mon homme, prenant soin de frotter ma poitrine gonflée de plaisir sur son membre viril. M'installant confortablement entre ses jambes écartées, je me prépare à lui donner le plus doux des réveils. Dégageant délicatement son pénis, j'entreprends d'embrasser doucement ses testicules. Sa peau y est douce, particulièrement agréable sous ma langue. Aspirant, suçant, je m'empare de ses bourses que je fais glisser à souhait avant de venir titiller à nouveau sa haute verge. Quelle joie de sentir mon homme s'abandonner sous mes caresses. Tantôt, il me regarde le manger avec appétit et je sais que, derrière mon visage, son horizon est fait de mes fesses relevées et rebondies que je fais se dandiner pour son plus grand plaisir. Mais la plupart du temps, il garde sa tête lourdement enfoncée dans l'oreiller et, les yeux mis clos, il profite pleinement de cette douceur que je lui offre, m'encourageant de sa respiration bruyante et de ses râles de plaisir.
Le moment que nous partageons est doux, agréable, fort. C'est tout mon corps qui se balance au gré des va-et-vient de mes lèvres sur son sexe. Mes fesses se dandinent dans le vide, mimant une pénétration invisible. Je me sens dégoulinante de plaisir ! Pour profiter pleinement de ce moment, ne me faudrait-il pas deux hommes ? Assurément ce serait idéal ! Mais ce matin, mon état d'esprit est différent. Je veux offrir plutôt que recevoir. Telle une magicienne, je fais disparaître la totalité de son membre entre mes lèvres. Au plus profond de ma gorge, j'éprouve ainsi toute la virilité de cet appendice. Je sens ses mains se faire baladeuses. Complètement réveillé, mon Auguste souhaiterait prendre part activement à cet ébat. Je refuse ! Ce matin, je veux qu'il prenne simplement le temps de profiter, qu'il se laisse aller au cadeau que je lui offre. Et nul besoin de l'y prier : je le vois perdre pied sous mes assauts répétés.
Je sens que nous approchons du point de non-retour. Je vois mon homme, entre deux gémissements, faire de plus en plus d'efforts pour reprendre le contrôle. Mais aujourd'hui, je veux aller au bout des choses, je veux prendre mon petit-déjeuner au lit ! D'une main, je me saisis fermement de ses bourses, tenant avec fierté dans le creux de ma paume l'essence même de sa masculinité. De l'autre, j'imprime un long mouvement de va-et-vient sur sa verge, voyageant rapidement d'un bout à l'autre. Avidement, j'embrasse ce gland qui m'a fait tant de promesses. Je le suce, je l'aspire, je l'agace avec ma langue, osant même quelques légères rayures du bout de mes dents. Ma tête s'agite au rythme soutenu, je sens qu'elle me tourne. Mon traitement fait son effet. Je sens mon homme passer de l'autre côté. Il se contracte. Ses abdominaux, ses cuisses, et surtout son membre.
Il semble grossir encore un peu plus dans la bouche, je le sens se contracter sur ma langue avant de se relâcher brusquement, déposant sa première offrande au fond de ma gorge. Il pousse un long râle de plaisir. Je ne relâche pas la pression. Les autres éjaculats suivent de manière quasiment instantanée. J'accueille avec délectation la semence de mon homme. Une douce chaleur se répand dans la bouche.
Libérant mon emprise, je me délecte de ce fluide délicat, de ce que mon homme a de plus précieux à m'offrir. Gardant jalousement cet élixir pour moi, je contemple avec admiration mon œuvre suintante. Délicatement, je retourne embrasser ce casque luisant. Tendrement, je prends la peine de nettoyer cet appendice du bonheur. Je le lape doucement, ma langue se promène sur lui à la recherche de la moindre goutte de nectar. Le pressant délicatement, je le remets dans ma bouche, le buvant avidement jusqu'à la lie. Je sens la tension libérée s'apaiser. La virilité semble peu à peu quitter ce membre qui s'apaise lentement. Mon homme reste allongé, immobile et interdit. Il semble béat, mais je sais, au fond de moi, qu'il est comblé. Je ne sais où son esprit vagabonde, mais son corps, désirable, est bien présent. Je l'admire dans sa tenue d'Adam. Il est beau ! Je suis fière de moi, heureuse de lui avoir offert ce cadeau.
Une nouvelle sonnerie me tire soudainement de ma rêverie. L'ultime réveil, celui qui annonce un départ imminent ! Rapidement, mais encore toute perturbée, je me dirige vers la salle de bain. Une bonne douche me remettra les idées en place, du moins c'est ce que j'espère. L'eau coule doucement sur ma peau, mes mains savonneuses caressent tendrement mon corps. Je réalise que mon excitation est intacte. Mes mains se perdent en moi. Je veux jouir, je gémis de plaisir, je me sens venir. C'est bref, intense ! Mais alors que je pense terminer de me doucher, un courant d'air fait frémir le rideau. Derrière, je distingue une ombre s'approchant. Le voile se lève, mon cher et tendre se tient devant moi, admiratif et amoureux, semblant retrouver sa virilité. Qu'à cela ne tienne, je serai en retard ce matin !
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Commentaires ()
"Je veux prendre mon petit-déjeuner au lit" :D Tu m'as fait rire !
Bravo pour ce texte plein de sensualité, Miss ! Un pur délice, vraiment :) !