Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le chalet du lac — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le chalet du lac
Chapitre 1
Après la fraîcheur de la baignade, je suis restée un long moment à dorer sur la plage. Mon corps est brûlant de soleil. J'aspire à regagner l'ombre et choisis de rejoindre rapidement le proche village où je réside pour les vacances. J'hésite un instant à remettre mes sous-vêtements puis me décide finalement à enfiler uniquement mon long t-shirt sur mon corps nu. Je charge mes affaires de plage dans le panier de mon vélo et enfourche mon fier destrier pour regagner la civilisation. Le frottement du coton de mon T-shirt sur mon corps chaud et de la selle sur mon cul m'excitent peu à peu. Au gré des mouvements de mes jambes, le frêle vêtement se soulève légèrement au risque de dévoiler mon intimité aux yeux des gens de passage. J'aime cette impudeur et me met à imaginer toutes sortes d'aventures sexuelles qui pourraient me relier à eux. Au gré des tours de roue, mon imagination fait des siennes et l'humidité gagne mon entrejambe. Je me sens incapable de rentrer ainsi et recherche un havre de paix que j'aimerais transformer en lieu de plaisir.
Au bout d'un moment, je traverse un petit parc tout près du centre bourg. Situé à quelques encâblures bord de mer, ce lieu verdoyant abrite un charmant petit lac. Il est bordé de grandes pelouses plantées de nombreux arbres qui fournissent de l'ombrage à ses rives. Leurs essences variées multiplient les propositions d'ombre et de lumière. Même aux heures de grande fréquentation, on s'y sent bien, couché sur l'herbe ou assis sur un banc. J'avoue que, quand l'ennui me gagne, c'est mon passe-temps préféré. Quelques canards et deux cygnes majestueux assurent l'animation du site.
Aujourd'hui le temps est à l'orage et le public se fait rare. J'aime la sensation d'isolement que cela me procure. J'attache mon vélo à une barrière de bois et m'avachis à l'ombre d'un grand arbre sur un large banc de ciment granité. Mes bras s'installent sur son dossier, largement ouverts tout comme mes jambes. Je me donne entièrement à ce petit coin de nature et, allez donc savoir, peut-être bien aussi à ceux qui passent. Mais le chaland est rare et les minutes s'écoulent au point de presque devenir heure. Je somnole la tête peuplée de rêves érotiques…
Le temps est suspendu. J'imagine que des mains se sont emparées de mes cuisses… Que d'autres caressent mes seins… Que ma vêture est troussée… Tout paraît pourtant si réel ! Mon plaisir est tel que je me contorsionne pour faciliter l'accès au moindre recoin de mon corps. Jamais un rêve ne m'a provoqué de telles sensations ! Comment est-ce possible ? Je dois me réveiller ! J'ouvre un œil et constate que deux jeunes femmes de mon âge se sont installées à mes côtés et ont décidé de me conduire au plaisir. Peu habituée aux relations saphiques, j'envisage d'abord de fuir ; mais leurs deux cycles sont soigneusement attachés aux mien et cela me prive de tout repli. De plus, je ne saurais résister à leurs caresses tant celles-ci mettent mon corps en joie et mon esprit dans la brume ouatée.
Mes petits seins durcissent et se dressent, mes jambes s'écartent encore pour laisser leurs mains caresser mon clito et pénétrer ma vulve. Mon vêtement ne couvre plus que mes épaules et je m'exhibe totalement avec bonheur, obscène et ravie. Au bout de quelques minutes, une langue a pris possession de ma bouche et une autre soumet mon entrecuisse à de merveilleux attouchements. Au loin, un jeune couple nous contemple avec gourmandise.
Une de mes compagnes va chercher nos cannes et serviettes de plage dans les paniers des vélos et les installe dans l'herbe au bord du lac. L'autre me prend par la main et m'y amène. Elle me déleste définitivement de ma courte robe et de mes chaussures. Toutes deux se dénudent. Suit une série de scènes d'amour au bord de l'eau. Mon corps est placé dans des positions inconvenantes, écartelé, pénétré, pétri sans vergogne. Elles me soumettent ; exigent de ma part des caresses qui me sont inconnues. Ma langue déflore leurs vulves et leurs culs autant qu'elles violent les miens. Ma bouche est longuement envahie, mes seins vigoureusement pétris. Je psalmodie mon plaisir plus encore qu'elles. J'en oublie les spectateurs qui doivent se régaler de l'exercice. Epuisées nous nous calmons et finissons par nous endormir étroitement enlacées.
Lorsque le soleil se cache derrière les nuages, un violent orage se déclenche et nous nous précipitons à l'abri d'un chalet à vocation de toilettes publiques tout près. Son entrée consiste en une grande pièce vide dépourvue de mobilier peinte en vert donnant accès à des WC bien équipés. Nous nous séchons comme nous pouvons et restons là étroitement enlacées. Peu à peu nous sommes à nouveau gagnées par l'excitation. Une de mes compagnes s'éclipse et revient armée de nos pompes à vélo. Elles m'installent à quatre pattes, bien écartée comme pour la levrette. La pompe pénètre sans difficulté dans mon sexe dilaté et trempé. Elle s'agite en moi de plus en plus profondément. Mon orgasme explose avec une rapidité étonnante en un râle sonore. La pompe glisse vers l'extérieur de mon corps puis s'arrête à mon entrejambe. Elle caresse doucement ma raie culière puis commence à pénétrer mon sphincter anal. L'opération, d'abord douloureuse s'avère de plus en plus agréable. J'ai la sensation d'être profondément empalée, puis un ample mouvement me met en joie. Mes bras ont fléchi et ma tête repose maintenant sur le sol alors que mes fesses sont dressées à l'envi, portées par mes cuisses tétanisées. Je hurle de plaisir avec une telle conviction que je suis longuement besognée. Cette sensation devient insoutenable et je perds totalement la notion du réel.
Lorsque je reprends conscience, une de mes amantes subit les mêmes outrages avec la même passion. Je me glisse derrière son bourreau et m'arme d'un de nos substituts phalliques. Je besogne son sexe puis viole son cul sans scrupule. Mes deux compagnes embrochées donnent de la voix à l'unisson et leurs corps s'agitent en de brutales secousses. Elles sont, tout comme moi, trempées de sueur et leurs corps luisent à la lueur du petit vasistas qui nous éclaire. Au bout d'un moment, épuisées, nous cessons de bouger et nos effondrons les unes sur les autres. Le sommeil nous prend et nous ne retrouverons pleine conscience qu'au crépuscule pour retourner dans nos maisons respectives.
Le retour at home se fait nues sur nos vélos, toujours habitées de cette violente excitation qui nous a portée jusque-là, exhibées mais sans vraiment rencontrer quiconque. Avec mes deux nouvelles compagnes, nous nous retrouverons à plusieurs reprises jusqu'à la fin des vacances, au bord du petit lac et dans le chalet pour nous donner du plaisir. Mais jamais nous n'atteindrons la plénitude connue ce jour-là.
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