Chères lectrices, chers lecteurs,
Ça y est, je me lance, le premier texte.
J’espère vous procurer autant d’émotion que j’en ai eu à l’écrire.
N’hésitez pas à me laisser un commentaire.
Bien à vous.
Le froid mordant de décembre me pousse à resserrer les pans de mon manteau en entrant dans la gare.
Il est 18h30, et le train de 18h40 pour Zurich est déjà à quai. La journée a été longue, écrasante, ponctuée de réunions interminables.
Je n’ai qu’une envie : m’installer dans mon siège et laisser les kilomètres défiler dans un semi-sommeil bercé par la musique.
Je me glisse dans le compartiment de première classe. Le wagon est silencieux, presque vide, baigné par une lumière tamisée qui contraste avec l’agitation extérieure. Mon costume sombre, signé d’une grande maison, est encore impeccable malgré les heures de négociation.
À cinquante-cinq ans, je prends soin de moi : une coupe soignée, une barbe poivre et sel taillée avec précision. On m’a déjà dit que j’avais un certain charisme, une allure naturelle qui impose sans effort. Je m’assois à ma place, en bordure de fenêtre, et sors mes AirPods pour m’évader un moment.
Le grésillement du train au départ s’efface peu à peu derrière la voix envoûtante de Barbara Streisand. The Way We Were emplit mes oreilles, et pour la première fois de la journée, je me sens presque détendu.
C’est là que je la remarque. Au loin, une silhouette féminine attire mon regard. Elle avance lentement dans l’allée, ses talons hauts claquant doucement sur le sol métallique. Une démarche élégante, presque théâtrale, qui capte immédiatement l’attention. Mes yeux s’attardent sur ses jambes interminables, gainées de nylon, qui se devinent sous un tailleur parfaitement ajusté. La coupe du tissu souligne ses formes féminines avec une précision troublante.
À mesure qu’elle approche, les détails s’affinent.
Un chemisier légèrement échancré révèle le détail d’un soutien-gorge sur une poitrine généreuse. Sa coiffure, une queue-de-cheval soigneusement tirée, dégage une nuque fine et gracile. Son visage se dessine : de grands yeux de biche maquillés avec justesse, et des lèvres pleines, ourlées d’un rouge carmin vibrant.
Quelque chose en elle me frappe, un écho fugace d’un souvenir enfoui. Mais ce n’est qu’un murmure, une impression lointaine que je ne parviens pas encore à saisir.
Elle s’approche encore, ralentissant légèrement en cherchant sa place.
Lorsqu’elle arrive à ma hauteur, l’air semble s’alourdir d’une note douce et sucrée. Un parfum. Vanillé, envoûtant, parfaitement dosé.
Et c’est là que tout bascule. Ce parfum... Je le connais.
Mon souffle se coupe un instant, tandis que les images affluent sans prévenir. Nathalie. Mon premier grand amour.
Une femme que je n’ai jamais pu totalement oublier, et qui, aujourd’hui encore, semble hanter un coin de mon esprit. Elle porte le même parfum que Nathalie. C’est une odeur qui avait marqué mes trente ans, empreinte de douceur, de sensualité, et de souvenirs que je croyais enfouis à jamais.
Une nuit particulière me revient, vive comme un éclair : l’été brûlant, le parfum qui flottait autour d’elle alors que nous nous retrouvions dans une maison de campagne, isolés du monde.
La femme devant moi ressemble à Nathalie. Elle a cette même allure, cette même prestance, mais avec la maturité en plus. Elle incarne ce mélange troublant de beauté et de force tranquille, et cette ressemblance me désarme.
Elle finit par s’asseoir face à moi, posant son sac de marque à côté d’elle et ôtant son écharpe de cachemire d’un geste fluide.
— Bonsoir, dis-je enfin, brisant le silence chargé de mes pensées. Elle me répond avec un sourire léger, sa voix grave et posée :
— Bonsoir.
Alors que le train démarre, emportant avec lui les premières vibrations de la nuit, je ne peux m’empêcher de me perdre entre le souvenir de Nathalie et la réalité de cette femme assise devant moi.
Nous sommes 20 ans en arrière, Nathalie est sur le lit portant un magnifique ensemble tanga - soutien-gorge noir à dentelle transparente de marque Aubade. La lumière tamisée du soir caresse sa peau. Je suis en face d’elle, assis sur un fauteuil, vêtu d’un simple boxer, et je la contemple comme un tableau vivant, une œuvre pensée pour attiser mes désirs les plus profonds.
Je souris légèrement, penchant la tête comme pour savourer chaque détail de ce spectacle.
— Que tu es belle... Tu as envie de jouer ? demandé-je, ma voix grave trahissant l’excitation qui monte en moi.
Elle plonge son regard dans le mien, un éclat espiègle dans ses grands yeux bruns.
— Oui tout ce que tu veux, murmure-t-elle, et le simple timbre de sa voix me fait vibrer.
— Alors, regarde-moi... excite-moi ... et jouis pour moi mon amour.
Un sourire mutin s’étire sur ses lèvres, et elle incline légèrement la tête,
— Huum, petit coquin, tu abuses... mais je relève le défi.
Nathalie se repositionne, son dos appuyé contre la tête de lit. Elle m’offre un clin d’œil, un bisou simulé, et le spectacle commence.
Elle glisse une main dans ses cheveux, ses doigts jouant avec les mèches brunes, avant de descendre lentement sur sa joue. Elle caresse ses lèvres avec la pulpe de son doigt, les ouvrant légèrement. Sa langue apparaît, lentement, sensuelle, et elle entame une simulation de fellation qui me coupe le souffle.
Son regard reste ancré au mien. Elle sait que je suis hypnotisé, chaque mouvement de sa part amplifiant mon désir. Elle fait glisser la bretelle de son soutien-gorge, dévoilant avec une lenteur insupportable son 90D, offert à mes yeux avides.
D’un geste expert, elle palpe la rondeur de son sein, ses doigts glissant sur la peau comme sur de la soie. Elle le malaxe doucement, puis pince son téton avec deux doigts, le tirant légèrement. Son aréole large se pare d’une chair de poule preuve de son émoi. Un gémissement s’échappe de ses lèvres, rauque et langoureux.
— Huum, oui... c’est bon, souffle-t-elle.
— Je continue mon chéri ? me lance-t-elle, sa voix empreinte d’un mélange de défi et de sensualité.
Elle sait que je suis fasciné. Tel le loup de Tex Avery je suis hypnotisé par ce corps et la sensualité qui s’en dégage. Mon regard brille, et la tension est visible sous mon boxer, tendu par l’effet de son audace. Nathalie esquisse un sourire satisfait, son plaisir amplifié par mon désir manifeste.
Elle descend sa main sur son ventre plat, ses doigts traçant des cercles imaginaires. Ses cuisses fuselées s’écartent lentement, dévoilant l’humidité évidente de son tanga. Elle approche de son mont de Vénus, tourne sur son clitoris, on entend le crissement du tissu sur la peau preuve de l’appui sur son bouton.
La température monte, elle le sent, et pour me faire..... nous faire encore monter d’un cran, avec délicatesse, écarte un côté de son tanga pour m’offrir la vue de sa corolle suintante.
— Tu aimes ce que tu vois ? susurre-t-elle, son regard planté dans le mien.
Je ne réponds pas. Mon souffle est court, mon regard figé sur ses gestes. Je me mords la lèvre pour résister à l’envie d’aller dévorer les siennes, par mimétisme elle fait de même tout en tapotant son doigt à l’entrée de sa vulve.
Celui-ci remonte tremper à nouveau sur son clitoris maintenant décapuchonné, la chaleur grimpe encore. Elle rentre son index dans sa grotte moite et accueillante et fait des va-et-vient de plus en plus rapides entre son con et sa framboise. Je vois son sexe s’ouvrir comme les pétales d’une rose, sa mouille sortir de son antre.
Elle accélère le rythme, son souffle devient saccadé, son corps frissonne. Ses jambes se soulèvent légèrement, ses pieds s’arquent dans un dernier mouvement vers l’apogée. Sa main gauche s’active avec une précision exquise sur son clito, la droite de ses ongles parfaitement manucurés griffe son téton, le tire fermement pour déclencher son plaisir. Ses gémissements se transforment en cris rauques.
— Oh oui... ohhh oui... je... jouiiiiiis...
Son corps se tend, chaque muscle vibrant sous l’onde de son orgasme. Je reste figé, fasciné par la beauté brute de ce moment, tandis qu’elle retombe doucement sur le lit, ses jambes tremblantes, son regard voilé d’un plaisir encore palpable.
Redescendue de son nuage, elle tourne son visage vers moi, un sourire malicieux sur les lèvres :
— Ça t’a plu ?
— Oh oui, tu es tellement bandante.
Ses mirettes glissent lentement vers mon bas-ventre.
— Effectivement, je vois ça, murmure-t-elle, un éclat de défi dans les yeux.
Son regard, puant le sexe, s’accompagne d’un geste de l’index qui, sans un mot, m’ordonne de m’approcher.
Les genoux ancrés sur le lit, je m’avance vers elle, tel un lion prêt à fondre sur sa proie. Mais les rôles s’inversent : c’est moi qu’elle domine. Sa main ferme s’empare de mon paquet à travers le tissu, pressant et remontant lentement des testicules jusqu’à la hampe. La douleur est subtile, mais suffisante pour me faire gémir.
— Enlève ce bout de tissu, maintenant, ordonne-t-elle d’une voix tranchante.
Sans discuter, j’obéis, libérant ma verge tendue à son regard avide.
Je glisse ma main sur son sein droit, puis repousse le bonnet gauche pour libérer l’autre. Mon visage s’approche, et mes lèvres capturent son mamelon, ma langue tournoyant doucement autour de son bourgeon pour raviver son excitation.
Je plonge deux doigts dans sa bouche, les laissant s’imbiber de sa salive avant de les enfoncer profondément dans sa chatte. Ils se relèvent aussitôt, cherchant son point G, tandis que mon pouce presse doucement son clitoris dans une danse synchronisée.
— Salaud tu profites de moi, me lance-t-elle, avec un sourire narquois.
— Tu t’en plains, ma chérie ? rétorqué-je, un brin provocateur.
Je retire mes doigts de son antre trempé et les approche de ses lèvres, la laissant savourer ses propres sécrétions. Ce jeu, à la fois pervers et délicieux, l’excite visiblement. Je me penche pour un baiser enfiévré, nos langues dansantes dans un ballet érotique. Sans attendre, je redescends pour replonger mes phalanges profondément en elle, explorant son intimité avec plus d’audace.
Pour se venger, elle me prend en bouche. Sa langue s’attarde sur le sillon de mon gland, tournoie autour de mon champignon, avant de m’avaler lentement, profondément, puis recommence ce rituel exquis, encore et encore.
Incapable de résister à ce traitement divin, terrassé par la tension, je gicle soudainement, emporté par l’intensité de l’instant. Nos corps vibrent à l’unisson dans un orgasme guttural, brutal et libérateur.
Un léger soubresaut me sort de ma torpeur. Je suis groggy, encore empreint de l'émotion de ce moment. Il est 22h40, et le train ralentit alors que nous approchons de la gare de Zurich. Elle est toujours là, assise face à moi, comme une énigme que je ne veux pas résoudre.
Elle se redresse lentement, attrapant son sac à main avec grâce, puis se lève pour descendre du train. Avant de partir, elle m'adresse un léger sourire au coin des lèvres, son regard glissant furtivement vers la protubérance indéniable de mon pantalon.
— Nous avons fait bon voyage ? me lance-t-elle, d’un air à la fois innocent et malicieux.
— Vous ne pouvez imaginer à quel point, rétorqué-je........
Commentaires ()
Ah les parfums... Que d'émotions ils provoquent. C'est tellement primitif, tellement animal. Ce qu'on apprend en anatomie c'est que les bulbes olfactifs sont directement reliés au lobe cingulaire (l'archéocortex, le cerveau primitif, reptilien, le plus ancien), siège de la mémoire et des émotion s et est le seul organe sensoriel qui ne fait pas un relais par le thalamus. C'est direct, quoi, pas de perte, et peu d'analyse, c'est du brut, du brutal.
Le parfum, il y a un poème de Baudelaire sur le parfum...
(Moi j'ai écrit dans un de mes poèmes :
"Je regrette l'odeur de pomme de mon enfance
Et les filles qui me faisaient rêver."
Que d’éloges, je n’en demandais pas tant mais j’apprécie d’autant plus venant d’un auteur aussi talentueux. C’est vrai que le parfum, les odeurs en général ont une grande importance chez moi et je te remercie pour l’explication détaillée.
C’est effectivement comme une madeleine de Proust de faire resurgir certaines parties de nos souvenirs.
J’ai voulu cela pour que le lecteur puisse s’imaginer une éventuelle suite avec cette charmante femme 😉
Comment te dire que ton récit fascine dès les premières lignes. Captivée du début à la fin, je suis troublée par tes mots, par la description de cette femme, par l'odeur de son parfum dont je connais l'effet sur les hommes, par l'ambiance de ton histoire, par le lieu...
Ta plume est vraiment exceptionnelle, j'aurais presque envie d'être dans ce train si spécial et vivre ce rêve
Venant d’une autrice aussi talentueuse ces compliments sont d’autant plus appréciés 😊😊
J'ai beaucoup aimé. On comprend tout de suite où l'on va se retrouver. Tu nous mets sur la voie pourrait t-on dire :)
Donc pas de suspense mais ce n'est pas le but. Le seul petit reproche, mais petit et ce n'est que mon ressenti, c'est que j'aurais aimé que de temps à autre, notre voyageur émerge de son rêve éveillé et nous parle de sa compagne de trajet. Des petits aller retour entre passé et présent. Ça aurait donné un petit plus de corps au récit à mon avis. Et oui, je suis une chieuse...
C’est une bonne remarque, c’est un détail qui a son importance et aurait pu donner plus de profondeur au texte. À retenir…. Merci ☺️
Tu as raison un train couchette aurait été sûrement plus propice à la découverte de l’inconnue 😉
Effectivement cela fait remonter à la source quelques sentiments 😊