Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
One shot: the fruit song — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
One shot: the fruit song
Chapitre 1
Le bungalow, niché dans une lointaine crique australe, n'abritait plus personne depuis des années. La famille qui en avait hérité travaillait en ville, découragée par la longue route sinueuse traversant l'île. Autour de la bâtisse, une végétation luxuriante reprenait ses droits dans un écrin de lumière et de couleurs chatoyantes.
Les embruns marins avaient usé le vieux bardage lasuré de la bicoque posée à flanc de mer. Depuis le premier étage, la nature se dessinait à la manière d'un tableau du Douanier Rousseau, dense et vibrante. Bien que modestement meublé dans un style rustique et pittoresque, l'intérieur n'en manquait pas de charme. L'essentiel était là. Les propriétaires avaient choisi de laisser le lieu dans son jus, regroupant leurs effets personnels dans une pièce unique et abandonnant le reste de la maison à la disposition de leurs rares clients. Ce piètre standing en faisait un choix par défaut lorsque la haute saison repoussait les touristes jusque dans cette zone isolée, que la mer seule ne suffisait pas à animer.
Hash jeta ses bagages à terre, saisi par le spectacle de la vue. Un sentiment de profonde satisfaction se lut sur son visage, apaisé à l'idée de cette longue retraite. Il saisit la lanière de son sac de sport pour le poser sur le lit et en sortit les quelques vêtements qui le reliaient encore au monde — mais plus pour longtemps.
La chaleur moite, étouffante, le poussa rapidement à abandonner les artefacts de la modernité. Après seulement trois jours, face à l'évidence qu'aucune âme ne rôdait aux alentours, il délaissa définitivement chemise et short pour évoluer dans le plus simple appareil.
Le souffle du vent sur sa peau le ramenait à un état originel. Le sable ponçait délicatement la plante de ses pieds lorsqu'il quittait la terrasse pour rejoindre le bord de l'eau. Là, les vaguelettes rafraîchissaient sa peau meurtrie par le soleil brûlant.
Il prit l'habitude de réserver les heures les plus chaudes de la journée à la lecture, alternant les siestes, les repas légers de fruits frais et les baignades. Son corps nu se para vite d'une teinte dorée. Parfois, il passait des heures à contempler l'horizon, le dos courbé et les coudes sur les genoux, guettant dans les mouvements de l'eau les infimes variantes d'un bleu aussi turquoise que ses propres yeux.
Le bain du matin devint son rituel favori. Il plongeait avec ferveur dans la crique, fendant l'eau qui glissait sur ses reins. Les bras tendus en étoile, il flottait, le regard perdu dans le ciel limpide. Ces moments précieux le reconnectaient à lui-même, ravivant une sensualité qu'il croyait engourdie.
Un soir, il explora les vertus de l'huile de coco. Il en déposa d'abord sur son buste, massant sa peau pour en apprécier les bienfaits nourrissants. Il en versa de nouveau au creux de sa paume. À la lueur de la pièce, la matière brillait subtilement comme de la nacre.
Ses mains, chaudes et huilées, descendirent naturellement vers son intimité. Ses doigts s'enroulèrent autour de son sexe, exerçant une pression douce et constante. Ses yeux se fermèrent. Il soupira, appuyant ses caresses, découvrant que ce qui servait habituellement à la cuisine locale se révélait être un lubrifiant exceptionnel. Il commença à se masturber lentement, imprimant un mouvement de bassin régulier contre le comptoir de la cuisine. Seul au milieu de la pièce, il n'était plus conscient que de sa propre érection et d'une envie furieuse de succomber au plaisir. Il regarda autour de lui, cherchant à intensifier l'expérience.
Il voyageait sans ses jouets, n'ayant pas voulu encombrer la douane avec ses habitudes. La présence virile d'un homme lui manquait pour le combler, même si sa venue sur cette île visait justement à l'éloigner de ses réflexes citadins, où chaque pulsion charnelle était aussitôt satisfaite.
Pourtant, cette solitude sauvage avait réveillé en lui un désir brut.
Son regard se posa sur le panier de fruits. Depuis son arrivée, il se délectait de leurs parfums : un pitaya au rose éclatant côtoyait une carambole et une grenade d'un corail vif. Il se saisit de la dernière banane, la soupesant et l'observant avec un œil d'expert. Sa forme courbe et charnue offrait une circonférence idéale.
Posant un pied sur une chaise de la cuisine, il enduisit le fruit d'huile avant de l'insérer lentement en lui. Il serra les cuisses, savourant la sensation de plénitude, et reprit son va-et-vient rythmé contre le comptoir jusqu'au point de non-retour. Dans l'intensité de l'orgasme, ses muscles se contractèrent vigoureusement ; le fruit mûr céda sous la pression, libérant sa chair tendre à l'intérieur de lui. Cette onde de chaleur improvisée déclencha une seconde secousse, encore plus profonde.
Lorsqu'il retrouva enfin sa quiétude, le corps détendu et frémissant, il gagna sa chambre pour se laisser glisser dans un sommeil lourd et réparateur.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Le titre One shot : the fruit song .....m’a tout de suite fait penser à la chanson " Tutti frutti " de Little Richard .
Ensuite j’ai cherché et trouvé le sens caché ( que j'ignorais ) des paroles .
Tutti frutti était Un terme d'argot : Dans les années 1950 aux États-Unis, l'expression « tutti frutti » servait de mot d'argot pour désigner un homme homosexuel ou une " folle " .
Je ne sais pas si tu as écrit ce joli texte sensuel en t’appuyant sur cette référence mais ça prendrait tout son sens .
Ça donne envie de visiter ton île , sa vie saine , frugale et de consommer les fruits , les pitayas j’adore , les bananes aussi 😋
J’ai aimé l’ambiance , la référence au Douanier Rousseau le peintre et aussi au philosophe J.J Rousseau , " La nature a fait l’homme heureux et bon ....
Bravo Mid Century 👏👏👏 et merci pour cette belle histoire .
C'est toujours délicat et ça se lit agréablement comme un bon nectar. Ça glisse délicatement au fond de la gorge.
Un moment de plénitude loin des grandes cités et du consumérisme de chair.
"IL" est bien là, à cet instant, on ressent avec lui, la beauté du décor, le corps qui glisse au fil de l'eau, l'odeur de l'huile de coco, ses mains voyageuses…
Que dire de plus, Bravo !