Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
C’est pour vous... — Chapitre 6 · L'étudiant
Auteur
C’est pour vous...
Chapitre 6 · L'étudiant
Lucas arriva en début d’après-midi, ponctuel.
Tant que Serge fut présent, il se montra parfait. Poli, efficace, attentif aux clients. Il rangeait, répondait correctement, sans jamais s’attarder sur Sophie. Aucun regard appuyé, aucune allusion. Rien.
Sophie en fut déroutée. Elle s’attendait à le sentir autour d’elle, à croiser ce sourire en coin qu’elle connaissait trop bien. Mais il restait à sa place, concentré, presque trop professionnel. Une partie d’elle s’en trouva soulagée. Une autre, plus secrète, en fut presque déçue.
Vers quinze heures trente, Serge rangea ses affaires.
— Je vous laisse gérer la fermeture. Lucas, tu aides bien ma femme hein ? À demain !
— Oh vous pouvez compter sur moi monsieur, répondit Lucas en fixant Sophie.
La porte se referma. Le magasin sembla soudain plus silencieux, plus étroit.
Lucas attendit quelques minutes. Puis il passa derrière elle, sous prétexte de ranger des cartouches sur l’étagère du haut. Sophie sentit sa présence avant même qu’il ne parle. Il se pencha et lui glissa à l’oreille, d’une voix basse :
— Enfin seuls.
Sa main se posa en même temps sur sa fesse, la palpant ouvertement, les doigts enfoncés dans la chair ronde. Un geste possessif, sans la moindre hésitation.
Sophie se figea. Le souffle lui manqua. Le magasin parut tout à coup minuscule.
Une peur vive lui traversa l’esprit. Et si un client entrait maintenant ? S’il voyait ça ? Elle imagina les regards, les murmures dans le village, ce qu’on dirait d’elle. La femme du tabac, la mère de famille, surprise avec le jeune employé. La honte serait immédiate.
Elle tenta de se dégager légèrement, le cœur battant trop fort. Son téléphone vibra dans sa poche. Elle le sortit d’une main mal assurée. Un message de Sonia s’affichait :
« Tout va bien depuis ce matin ? »
Les mots simples lui parurent soudain précieux. Une bouée. Une façon de ne pas se retrouver seule avec Lucas jusqu’à la fermeture. Elle répondit rapidement :
« Tout va bien. Passe me voir au magasin en fin de journée. »
« Tout va bien depuis ce matin ? »
Les mots simples lui parurent soudain précieux. Une bouée. Une façon de ne pas se retrouver seule avec Lucas jusqu’à la fermeture. Elle répondit rapidement :
« Tout va bien. Passe me voir au magasin en fin de journée. »
Elle rangea le téléphone. Pourtant la sensation de la main de Lucas restait là, chaude, précise, collée à sa peau. Malgré elle, des images remontèrent : le magasin dans le noir, son corps offert, les mains des deux jeunes sur elle, la façon dont elle s’était abandonnée. Un frisson la parcourut, mêlé de honte et d’un trouble qu’elle refusait d’admettre.
La fin de journée arriva.
Les derniers clients partirent. Sophie rangeait le comptoir quand la porte s’ouvrit à nouveau. Sonia entra.
Elle portait encore son legging noir, moulant parfaitement ses hanches et ses cuisses, avec un haut ample. Ses cheveux frisés tombaient librement sur ses épaules. Sophie posa ce qu’elle tenait et alla à sa rencontre. Elles se sourirent sans un mot. Sonia se pencha et l’embrassa sur la joue.
Lucas s’approcha, les mains dans les poches.
— On ne me présente pas ? demanda-t-il d’une voix calme, légèrement moqueuse.
Sophie se reprit.
— On ne me présente pas ? demanda-t-il d’une voix calme, légèrement moqueuse.
Sophie se reprit.
— Lucas… c’est le nouvel employé. Il nous aide pour les fins de journée.
Sonia tourna son visage vers lui et lui offrit un sourire lumineux, presque charmeur. Sophie sentit un pincement inattendu. Ce sourire adressé à Lucas la gêna plus qu’elle ne l’aurait cru.
Sonia tourna son visage vers lui et lui offrit un sourire lumineux, presque charmeur. Sophie sentit un pincement inattendu. Ce sourire adressé à Lucas la gêna plus qu’elle ne l’aurait cru.
Elle prit un semblant de rôle de patronne.
— Lucas, occupez-vous de la caisse, s’il vous plaît.
— Oui, madame.
Il obéit, mais son regard resta accroché à Sonia pendant qu’il rejoignait le comptoir.
Sophie se tourna vers son amie.
— Viens. On va dans le bureau.
À peine la porte refermée, Sonia lança avec un sourire :
— Dis donc… il est canon, le petit jeune.
Sophie baissa les yeux sans répondre.
Sonia la connaissait trop bien. Son sourire s’effaça.
— Attends… me dis pas que…
— Oui, souffla Sophie.
Le silence s’installa un instant.
— Serge l’a embauché ce matin, reprit-elle. Tu imagines ma surprise. C’est pour ça que je t’ai demandé de venir. Pour ne pas me retrouver seule avec lui… et ne pas craquer encore.
Sonia la regarda longuement.
— Je pensais que tu voulais me voir par rapport au baiser de ce matin, dit-elle doucement.
Sophie rougit. Elle détourna le visage.
Sonia posa une main légère sur son bras.
— Ce n’était que de la tendresse entre amies, ajouta-t-elle. Je me sentais seule, c’est tout. N’en fais pas tout un cas.
Sophie resta un moment silencieuse, puis parla d’une voix plus basse, chuchotant presque.
— C’est plus fort que moi en ce moment. Ma libido a explosé. Je n’arrive plus vraiment à la contrôler. Ça revient sans arrêt. Des images, des sensations. Même quand je ne veux pas. J’ai l’impression de marcher sur un fil.
Sonia l’écoutait attentivement.
— Je te comprends. Depuis mon divorce, je connais ça aussi. La solitude, le manque… le désir qui ne s’éteint pas vraiment. Certains soirs, c’est difficile. Le corps n’obéit pas toujours.
Sophie releva les yeux vers elle.
— Avec Lucas, c’est encore pire. Depuis qu’il est là, j’ai peur de craquer à nouveau. Je ne me fais pas confiance.
On toqua à la porte du bureau.
— Mesdames ? Il faudrait peut-être commencer à fermer, lança Lucas.
Sonia jeta un regard vers la porte, puis revint vers Sophie. Elle posa sa main sur sa hanche, juste au-dessus de la ceinture du jean. Ses doigts restèrent là une seconde, appuyés, chauds.
— À ta place, dit-elle simplement, je craquerais sans aucun remords.
A suivre.....
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