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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le château des perverses — Chapitre 4

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Le château des perverses

Chapitre 4

Quelque chose vient de se passer entre l’amérindienne
et moi. À mille lieues d’une simple attirance charnelle, quelque chose de plus
profond qui s’ancre dans nos âmes. Une véritable furie amoureuse nous prend :
nos bouches se soudent, se grignotent, se dévorent, nos langues aliénées se
mêlent, s'enroulent, se combattent et se caressent. Interminablement, je bois
le souffle de Kiona, elle vole mes respirations précipitées. Longtemps, nous ne
faisons que nous embrasser sans arriver à nous rassasier l'une de l'autre.
Mais une nouvelle bouffée de chaleur nous prend. Ma
peau-rouge trousse très lentement son t-shirt jusqu'à me dévoiler ses tétons.
— Kiona, les noisettes de tes mini seins m'affolent !
J’aime ses seins clairs qui flashent sur sa peau
mordorée. J’aime encore plus ses tétins presque chocolats, pics insolents qui
pointent haut sur leurs aréoles étrécies. Je me précipite, avec lenteur, pour
agacer, lécher et honorer ces fameuses noisettes. Kiona se cambre pour mieux
apprécier l'attaque mais ne perd pas son temps néanmoins. Mon t-shirt est
troussé et vole dans la chambrette.
— Tes mandarines sont exactement ce que j'espérais. Trop mignons
tes tétons rosés ! J'adoÔore !
Loin de la furie de Morgane et Satou, Kiona est
calme, douce, précieuse, elle me cajole, ses doigts courent sur ma peau
hérissée, virevoltent légers, mais ô combien excitants, sur mon corps
surexcité, musardent sur mes seins. Tournicotent autour des aréoles de mes
tétins érigés sans les aborder aucunement.
Je comprends que notre corps à corps sera
exempt de toute précipitation. Lorsque j'allonge ma partenaire, je couvre la
peau cuivrée de l'amérindienne de dizaines de baisers mouillés, je m'attarde
sur les aréoles brunes, léchouille les mamelons qui se dressent incroyablement,
petits rocs dressés sur leurs rosaces contractées. Délicieux roudoudous,
tendres et durs à la fois, élastiques sous la dent, fermes sous les doigts.
Bonne fille, je suis dans le partage :
j'abandonne, à regret les délicieux bouchons et offre mes clémentines à la
bouche de Kiona. À nouveau, mon indienne fait preuve de retenue. Loin de se
jeter sur mes seins, sa langue dessine des arabesques mouillées sur les courbes
et légers renflements de mes clémentines, par-dessous, par-dessus, s'approche
précautionneusement des aréoles, en suit les contours. Caresses chaudes et
humides terriblement excitantes : j'en arrive à redouter que les lèvres ne
capturent mes promontoires sensibles, car je pressens que le contact risque d'être
transcendant. J'espère autant que je redoute l'abordage, la prise de mes pastilles
turgides.
Je ne m'y suis pas trompée : quand la bouche
capture un des tétins sensibles, c'est un tremblement de terre qui me secoue ! La
tension accumulée sous les divines caresses de ma maîtresse est tellement
puissante que mon corps n'est plus qu'une boule de nerfs sensibles. Ahurie, je
m'envole direct vers les terres du Grand Sachem, grimpe et m'étourdit dans la
spirale prodigieuse d'un grand-huit sidérant. Mon corps est transcendé,
chahuté, des sensations irrésistibles me chavirent et explosent en rafales
successives : c'est bel et bien un orgasme qu’elle m’offre, orgasme cisaillant,
plaisir incommensurable. Époustouflant !
Hagarde, époumonée, je subis longtemps encore
les léchouilles et succions sur mes seins dont les effets ne s'amenuisent que
très progressivement. Une immense tendresse réchauffe mon cœur : Kiona vient,
par sa patience, sa douceur, sa retenue et sans doute, son expertise raffinée,
de me donner un plaisir totalement inattendu. Insensé ! Plus qu'un plaisir
physique, un immense bonheur empreint de tendresse...
Laminée, je m'abandonne à l'émérite caresseuse
qui finit par promener sa bouche sur mon ventre électrisé, agace mon nombril, lèche
mes hanches et même le haut des cuisses sans toutefois oser remonter jusqu'à
mon triangle incandescent. Tous ces baisers mouillés sur l'intérieur des
cuisses sont autant de caresses voluptueuses. Je m'ouvre au plus large pour
pousser ma léchouilleuse à s'aventurer plus haut. Mais la diabolique s'attarde
longuement dans cette zone sensible, là, tout en haut de l'intérieur des
cuisses, là où la peau est plus fine, plus sensible. Succions et baisers tour à
tour légers ou appuyés, elle me met aux cent coups ! Alors que j'imagine
qu'elle va enfin venir s'occuper de ma fauvette, sa bouche dégringole tout au
long de mes jambes pour descendre emboucher chacun de mes doigts de pieds ! Sa
brûlante lavette glisse entre mes orteils et chatouillée, je ris de ses
insupportables léchouilles et me trémousse tout en me malaxant les nichons avec
ferveur.
Tout en continuant à embrasser mes orteils et
plantes des pieds, Kiona vient poser, enfin, une main légère sur mon delta
impatient. Elle survole en les frôlant à peine les fines dentelles du slip,
pince le tissu élastique, le soulève pour le laisser retomber sèchement. Ses
doigts, exaspérants papillons, dessinent les contours de mes grandes lèvres,
titillent à peine les frisottis de ma fleur pleinement épanouie. Quand ils se
saisissent de l'élastique du tanga, c'est juste pour le faire riper de quelques
centimètres afin de dévoiler mon buisson intime. Des phalanges fourragent dans
ma gentille broussaille, des doigts fins ébouriffent délicatement le bosquet
frisotté de ma colline dodue. Ces doigts pianotent dans ma petite forêt.
— Mmm, tu as un mont-de-Vénus aussi bombé que le mien. Ta
toison est douce, presque veloutée. Un peu trop envahissante mais on pourra
arranger cela tout à l'heure…
Kiona heureusement ne tarde guère à faire disparaître mon
tanga qui glisse sur mes cuisses avant d'être définitivement jeté au sol. Mon minou, mis à nu, étale sa fleur épanouie
et la ravine écarlate se dessine entre les frou-frous de mes abondantes petites
lèvres gonflées. Du bout de ses ongles longs, l'indienne étale les sépales de
mes babines de part et d'autre du canyon submergé. Je soulève mon bassin pour
provoquer des touchettes plus précises de ses doigts que je juge trop timides.
Des doigts qui finalement plongent dans ma ravine inondée de miellat, maraude
tout autour du clitoris dont la perle s'est extirpé de sa gangue. La langue qui
aspire le bourgeon me tétanise. Bouche ouverte, j'exhale un long soupir qui se
mue en plainte douloureusement jouissive. Je n'en peux plus de ce traitement
qui alterne chaud et froid, douceur et vigoureuses caresses. J'implore,
heureuse victime crispée.
— Suce-moi, débourre mon bouton et met-moi tes doigts ma
chérie !
Kiona veut avant tout me donner du plaisir, pas
me torturer indéfiniment. Elle a parfaitement compris que je suis si exaspérée
par ses cajoleries que je suis au bord de la rupture. Au bord du gouffre
ascensionnel. Alors que sa bouche suce, lape, aspire ma mouille, mon corail et
mon clito, elle enfonce trois doigts dans ma fournaise intime.
Il n'est plus l'heure de temporiser : ses
doigts maltraitent allègrement mon vagin, vont et viennent furieusement dans le
conduit, défonce le col. Sous ces attaques forcenées, rupture des digues : une
vague scélérate engloutit mon corps et mon esprit sombre dans une hallucinante
furie. Second orgasme, plus puissant, plus détonnant encore que le premier :
s'en est fait de moi, pauvre walkyrie teutonne qui se noie dans un coma
duveteux.
Quand je reprends mes esprits, le visage de la Cherokee
est penché sur le mien. Son regard est doux, complice et satisfait.
— Donne-moi tes lèvres Kiona. Tu es bien plus qu'un
rêve gracieux, tu es songe absolu de douceur et de don de soi. J'aime ta
patience, ton indicible douceur. Je t'aime petite fleur des grandes plaines.
— Je t'aime aussi Tara.
Cet aveu me bouleverse.
— Tu es une véritable sucrerie, un bonbon, Kiona !
 
Nous nous embrassons avec passion.
— Et à propos de bonbon, laisse-moi maintenant découvrir le
tien ! J'en rêve, laisse-moi t'aimer !
Ma compagne vire sur le dos et s'offre à moi.
Je m'en retourne immédiatement aux craquantes
noisettes de ses seins. Sans trop m'y attarder cependant. J'ai trop faim de la
jolie indienne. De son trésor trempé. Ma bouche descend lentement vers le
nombril qu'elle agace un instant. Moins patiente que ma partenaire, mes doigts
s'accrochent au slip de bain, le font descendre petit à petit pour dénuder un
mont-de-Vénus proéminent couvert d'un duvet de poils noir, rares et fins. Une
délicate toison de poils longs et plats en forme de feuille d'arbre. Je joue,
longuement dans ce léger fouillis.
Plantant mon regard dans celui de Kiona, je
quémande le droit de continuer mon voyage. Elle ferme brièvement les yeux en
signe d'assentiment. Tout en embrassant chaque parcelle de peau découverte, je
fais peu à peu glisser le slip, ma bouche lèche le velours d'un sexe secret,
parfaitement glabre, serré, pudique. Je suis surprise par la coloration
terriblement foncée des grandes lèvres dodues mais je n'éprouve aucune urgence
à écarter ces babines replètes. Je les lèche, les embrasse, les mouille de ma
salive. Gardant mes mains accrochées aux hanches étroites, c'est ma langue qui
peu à peu entrouvre les douces parois, dévoile la ravine incarnate où roule un
torrent tumultueux. Je m'abreuve longuement à cette fontaine doucereuse. Le jus
est délicieux, goûteux et je me découvre une véritable passion pour les jus
féminins délicatement odorants. Ma langue farfouille dans son pruneau, lape et
se gave de miellat.
Attendrie et gourmande, j'observe le magnifique
fruit exotique. N'y tenant plus, je grimpe sur le lit pour insérer une de mes
cuisses entre celles de Kiona, je viens frotter mon abricot sur son sanctuaire
trempé. Les deux chattes baveuses se collent, se ventousent, entremêlent leurs
délicats fouillis et leurs sucs. Dans cette position en ciseau, ma chatte élimine
le fin buisson de ma commère, réveille si besoin en était le bouton de Kiona qui
ouvre de grands yeux surpris par ma manœuvre déchaînée. Mes frottements sont
puissants et ma perle d'Amérique, tout étonnée, ressent les signes
avant-coureurs d'une divine explosion. Je m'acharne, les cuisses s'écartèlent,
la température grimpe dans nos chaudrons. Kiona, aussi ravie que surprise,
décolle vers les terres illuminées de ses dieux. Elle gambade sur la voûte
céleste, saute d'étoiles en planètes, son plaisir est simplement divin je le
vois bien et j'en suis si pleinement satisfaite.
Satisfaite d'avoir su donner ! Je me trouve
à deux doigts de l'accompagner dans son voyage tant je suis fière et heureuse
d'avoir offert le graal à ma chérie. Laquelle me saisit par les hanches sitôt
revenu de sa glorieuse expédition.
— Tourne-toi chérie, donne-moi ton bijou, je veux boire
encore à ta fontaine.
J'obéis avec joie, me place à quatre pattes
au-dessus de ma délicieuse compagne de jeu. Les lèvres de Kiona parcourent mes
lippes avec une telle délicatesse que cette fabuleuse garce m'extasie. Quelle
douceur, quel raffinement, elle me fait bouillir à force de languir ! Je suis
si captivée et abasourdie que j'en oublie de m'occuper de son amande. Kiona se
rappelle à mon bon souvenir en projetant son bijou nacré vers ma bouche. Je
reproduis à l'identique ses caresses savantes. Nous sommes deux jeunes femmes
extasiées qui s'étourdissent mutuellement de douceurs languides.
Lorsque l’indienne tout à coup s'affole sur mon
fier clitoris et enfourne plusieurs doigts dans mon terrier joli, je comprends
que toute résistance est vaine. Moi aussi, j'enfonce mes doigts dans sa grotte
aux merveilles, j’explore son ardent fourreau velouté qui déverse des flots de
mouille.
Le plaisir nous saisit, nous expédie dans les
strates successives d'un orgasme tsunamique. Nous tremblons de concert mais
gardons nos bouches ventousées à nos coquillages, nos doigts affolés enfoncés
dans nos mille-feuilles.
Quand époumonées, cisaillées par le plaisir,
nous perdons pied, nous sombrons dans une béatitude extrême et bienfaisante.
Bonheur est notre dénominateur commun.
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Chapitre 5
Au château de l'Ehrenbourg, Tara et Kiona flottent encore dans l'ivresse de ce qui vient de se passer. Entre elles, quelque chose a basculé — quelque chose de plus grand que le désir. Des mots commencent à affleurer, hésitants, chargés de tout ce qu'on n'ose pas encore nommer. Mais la nuit réserve encore bien des surprises, et certaines questions appellent des réponses qu'on ne soupçonnait pas.
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