Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le château des perverses — Chapitre 6
Auteur
Le château des perverses
Chapitre 6
Six jours ! Six jours sans elle !
Interminables journées à tourner en rond dans mon appart. Elle me manque tellement. Douloureusement ! Heureusement que les cours ont repris et m’occupent, sinon, je tournerais folle.
Six jours pour qu'elle puisse régler ses affaires. Rendre son studio, opération somme toute facile : en cette période de grandes vacances, sa propriétaire ne manque pas de candidats à la reprise de cet appart idéalement placé à Lyon. Ramasser, empaqueter ses petites affaires (c'est fou ce qu'on accumule en deux ans de vie étudiante me raconte-t-elle au téléphone !), s'entendre avec un transporteur pour embarquer ses cartons et aussi, répondre à des annonces de job de sociétés de la région strasbourgeoise.
Six jours sans elle ! Sans son amour...
Je suis sur des charbons ardents alors que je tournicote dans le hall de la gare. Incapable de tenir en place.
Quand son train est enfin annoncé, je me précipite sur le quai. Je la repère sans peine : une véritable Peau-Rouge que nombre de passagers doivent voir comme indienne... d’Inde. Une jolie basanée aux traits délicats, yeux noirs balayés par des cils longs et courbes.
En jupe plissée bleue, chemisier blanc et cravate à gros nœud, elle a tout de la petite étudiante nippone. Enfin, amérindienne en l'occurrence. Nous nous précipitons l'une vers l'autre, nous nous étreignons mais n'osons pas nous embrasser sur la bouche. Quelques restes de timidité mal placée… D’une homosexualité pas encore totalement assumée. Et pourtant, l’amour qui nous unit est tellement puissant qu’il devrait nous affranchir des conventions bourgeoises. Plus tard sans doute franchirons-nous ce cap...
Mais inutile de dire que nous ne perdons pas de temps pour rejoindre mon appart. Sitôt la porte fermée, c'est la frénésie : salades de museaux à n'en plus finir ! Je retrouve toutes les fantastiques sensations de nos premiers baisers. Hors norme nos galoches furieuses. Il aura suffi de six jours de séparations pour qu'on en revienne aux sensations d'une première fois ! Comme quoi, ces sensations abruptes peuvent se renouveler !
Cela dit, j'ai une furieuse envie d’elle, de son corps. Mes mains ont filé sous sa jupette et je la découvre cul nu.
— Dis donc, adorable petite pute, quatre cents bornes cul à l'air, tu as dû laisser des auréoles sur le velours du fauteuil de ton TGV ! (Elle m'avouera plus tard n'être allée aux toilettes pour enlever son petit-bateau que quelques instants avant l'entrée en gare…)
N'empêche que là, je suis plus qu'heureuse de pétrir son petit cul à mon aise. Plaquée au mur, Kiona s'est cambrée. Je fais sauter les boutons de son chemisier et me précipite, carrément vorace, sur ses tétons chocolat. Dieu que j'aime ces impertinents durs et tendres à la fois. La drôlesse a parfumé ses seins à la vanille.
Vanille et chocolat, je suis comblée. Je ne tarde pas toutefois à tomber à genoux au sol. Je glisse ma tête sous sa jupe et je dépose mille et un baisers mouillés sur sa fente épanouie déjà. Elle jute ma chérie et je me régale de son miel.
Kiona force la manœuvre, glisse ses deux cuisses sur mes épaules, histoire de ventouser son écrin rose à ma bouche. À moitié asphyxiée, le nez dans ses petites lèvres, je lape, je suce le sillon, j'affole son bouton. Quand je lui glisse mon pouce dans le tiroir, elle bascule brusquement sur moi et me fait tomber en arrière sur la moquette.
Je n'ai toutefois pas quitté son écrevisse et je m'acharne tant sur sa perle sensible que dans sa bonbonnière brûlante. Elle jouit ma joyeuse commère, orgasme express certes, mais redoutable : elle tremble de tous ses membres mon antilocapre américaine.
Il ne lui faut pas longtemps pour profiter de sa position sur moi : les pressions qui ferment ma robe chasuble sautent en rafale et Kiona fond sur mes seins, en gobe un et branle l'autre, pinçouille un téton, mordille l'autre. Comme elle a une main libre, elle me chicane aussi mon jardin secret sans évidemment rencontrer le moindre obstacle puisque j’étais totalement nue moi aussi sous ma robe. Elle s'active la vicieuse, me ramone allègrement le puits d'amour, branlouille mon grain de joie. J'ai bien compris : elle veut me rendre ce que je viens de lui donner. Et elle y arrive la garce : avec sa fougue et son acharnement, elle a tôt fait de m'expédier dans les champs fleuris et odorants des monts lumineux.
À peine apaisées par ces petites folies, nous nous bécotons avec tendresse avant de nous relever. Nous évoluons nues dans l'appartement, en toute liberté et joyeuse décontraction. Peu nous importe qu'un voisin nous voie ou pas, tout heureuses que nous sommes de notre libre impudeur.
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— Attendez, je vous aide !
Sortant de cours, les bras encombrés, j'ai fait tomber une partie de mes affaires. Un jeune homme a volé à mon secours et ramasse mes tubes de gouaches éparpillées au sol.
Quand il se relève, il fronce les sourcils.
— Ah c'est vous ! Enchanté !
Comme je le regarde hébétée, il poursuit.
— Vous êtes ma voisine d'en face !
— D'en face ? Voisine de palier ?
— Non, j'habite l'immeuble en face du vôtre. J'ai vue plongeante sur votre appartement. Sans rideau…
— Ah ! Je vois ! Et donc… vous n'ignorez rien de ma « nanatomie » donc j'imagine. (Les trois quarts du temps, Kiona et moi nous baladons plus ou moins à poil chez nous.)
— D'en face ? Voisine de palier ?
— Non, j'habite l'immeuble en face du vôtre. J'ai vue plongeante sur votre appartement. Sans rideau…
— Ah ! Je vois ! Et donc… vous n'ignorez rien de ma « nanatomie » donc j'imagine. (Les trois quarts du temps, Kiona et moi nous baladons plus ou moins à poil chez nous.)
Il rougit jusqu'aux oreilles ! Trop mignon le gars.
— Ben… C'est-à-dire que…
— Dites, vous n'avez pas l'intention de porter plainte contre nous pour exhibitionnisme ?
— Non-non, rassurez-vous ! Loin de là !
— Le spectacle vous plaît ?
— Dites, vous n'avez pas l'intention de porter plainte contre nous pour exhibitionnisme ?
— Non-non, rassurez-vous ! Loin de là !
— Le spectacle vous plaît ?
Il rougit de plus en plus !
— Vous êtes magnifiques l'une et l'autre !
— Mais encore ?
— N'allez pas croire que je passe mon temps à vous mater mais avouez que vous ne faites rien pour cacher la passion terriblement charnelle qui vous unit toutes les deux.
— Mais encore ?
— N'allez pas croire que je passe mon temps à vous mater mais avouez que vous ne faites rien pour cacher la passion terriblement charnelle qui vous unit toutes les deux.
« Ok, le mec nous a bien observées ! Il s'est rincé l'œil l'enfoiré ! »
— Moi, c'est Tara et ma compagne Kiona. Et toi ?
— Matthieu mais tous mes proches m'appellent Matt.
— Heureuse de te connaître Matt.
— Moi, c'est Tara et ma compagne Kiona. Et toi ?
— Matthieu mais tous mes proches m'appellent Matt.
— Heureuse de te connaître Matt.
Nous discutons un moment, décidons de rentrer ensemble. Il m'aide à porter mon barda.
— Entre, installe-toi, on va boire un verre. Tu me donnes deux minutes que je me mette à l’aise ?
Voilà trois mois que Kiona vit chez moi. Avec moi. Elle a décroché un poste de chargée de com dans une grosse boîte du Port Autonome du Rhin. Nous nous aimons à la folie mais il y a deux jours, ma compagne est venue se blottir contre moi sur le canapé.
— Dis Tara, tu sais que je t’aime au-delà de tout. Que j’aime ton corps, tes nichons et ta bergamote juteuse. Mais...
— Mais quoi ma chérie ?
— Ben... Disons qu’un écart de régime...
— Oh-oh, la petite vicieuse aimerait tâter du sauciflard ?
— Mais quoi ma chérie ?
— Ben... Disons qu’un écart de régime...
— Oh-oh, la petite vicieuse aimerait tâter du sauciflard ?
Kiona pouffe !
— Ma foi, me faire ramoner l’entresol par une belle queue ne me déplairait pas !
— Ah ben voilà, je ne te suffis plus !
— Mais non, il y a juste...
— Ah ben voilà, je ne te suffis plus !
— Mais non, il y a juste...
Je la bâillonne en lui plaquant mes lèvres sur la bouche.
— La petite pute veut se faire emboutir son garage à bites ? Rassure-toi, je ne suis pas fondamentalement contre l’idée ! Mon brugnon a lui aussi envie de quelque chose de plus vivant, consistant et chaud que tes godes infernaux. Me faire démonter de la cale à la dunette arrière par une vraie queue, oui bordel, j’en ai aussi envie ! Furieusement !
Ma douce maîtresse est ravie et m’embrasse tendrement. Elle redoutait tellement de me vexer !
Nous avons convenu qu'une petite parenthèse « hétéro » ne nous déplairait pas. Nous avions prévu d'aller faire un tour en boîte ce week-end pour lever un candidat qui nous convienne à toutes les deux. Mais là, puisqu'un mâle plutôt craquant se présente à nous…
— Matt, fais comme chez toi, je crie depuis la chambre.
— Toi aussi, ne change surtout rien à tes habitudes, répond-il en riant.
Je reviens au salon, vêtue d'une courte tunique qui met mes jambes en valeur.
— Non mais oh, petit coquin ! Tu espérais que je me balade à poil ?
— À vrai dire, je n'en espérais pas tant, vu que...
— Vu que quoi ?
Le pauvre garçon pique à nouveau un fard.
— Vu que vous êtes en couple... homo !
— Quelque chose contre ça ?
— Non absolument pas, s'écrie-t-il avec véhémence et une réelle sincérité. Mais c'est juste...
Je le pousserais volontiers dans ses retranchements mais Kiona débarque à ce moment-là. Je fais les présentations en glissant un clin d'œil à ma compagne. Petit sourire approbateur de sa part !
— Matt est notre voisin d'en face, dis-je en montrant nos fenêtres. Ce voyeur impénitent a vue plongeante sur nos turpitudes…
— Non-non, se défend-il. Pas…
— Stop, c'est bon, je te charrie Matt.
Kiona disparaît dans la chambre quelques instants. À son retour, elle ne porte sur elle qu'un t-shirt qui couvre péniblement son entrejambe. Elle vient s'asseoir sur le canapé avec moi, me glisse un petit bisou sur les lèvres et me caresse furtivement un nichon.
M'étant informée du désir de chacun, je nous sers trois grands bocks de coca. Nous discutons de choses et d'autres, apprenons à nous connaître. En face de nous, Matt se tortille dans son fauteuil. Il est vrai, qu'infernales tentatrices que nous sommes, ma chérie et moi, nous nous caressons négligemment les cuisses. Lorsque ma douce trousse assez haut ma tunique, au ras de ma figoulette, Matt s'étrangle à moitié en sirotant sa boisson.
— Un problème Matt ?
— Non ! ... Enfin... Enfin SI !
Comme nous l'interrogeons du regard, il poursuit péniblement.
— C'est-à-dire que vous êtes... adorables, terriblement... sexy. Du coup, moi, je me retrouve comme un diabétique devant la vitrine d'un pâtissier : j'hésite entre une religieuse au café et une tarte au citron tout en sachant que je ne pourrais manger ni l'une ni l'autre !
Nous rions ! Particulièrement heureuses de le voir aussi embarrassé !
— Parce que nous sommes gouines ?
Kiona trousse allègrement ma tunique jusqu'à la ceinture, je fais de même avec son t-shirt. Boîtes à plaisir exposées !
— Matt, nous ne sommes pas juste gouines ! En couple, c'est vrai et nous nous aimons ! Mais nous sommes bisexuelles. Et vois-tu, carrément en manque de queue ces derniers temps !
Difficile d'être plus claire et directe !
Matt en reste comme deux ronds de flan. Il se tortille de plus belle dans son fauteuil, sans doute passablement gêné par une érection qui pointe largement son nez. Il ne sait plus trop quoi faire le loulou !
Démoniaques, nous décidons tacitement de le faire lanterner un peu. Il bande ? Nous allons le pousser au max !
Nous nous galochons outrageusement tout en nous branlant comme des démones. Des doigts enfoncés dans nos boutiques, nous nous gamahuchons avec force, Kiona est nue, t-shirt envolé et je croque ses tétins chocolat.
Matt est rouge et se tortille de plus belle. Désireuses de mettre fin à son supplice, nous nous précipitons sur lui, l'obligeons à se lever. Je lui fais passer son t-shirt par-dessus la tête alors que Kiona fait tomber son pantalon aux chevilles.
Nous sommes comme des maquignons dans une foire agricole : je palpe son poitrail, tâte ses bras, Kiona tapote ses cuisses.
— Pas mal foutu le mec !
— Si j'en juge par ce qu'il cache encore dans son calbar, plutôt même bien gaulé le voisin mateur ! dit mon indienne lubrique en portant sa main au paquet.
Le slip dégringole aux chevilles.
Le mandrin que présente Matt, sans être hors norme est carrément intéressant et ma petite rouée se saisit de la pièce.
— On sera mieux dans la chambre, annonce Kiona en entraînant Matt.
Il est bien obligé de la suivre car elle le conduit fermement... par la queue.
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Commentaires ()
Grand merci ! Un commentaire, même très bref, c'est si rare que ça mérite d'être salué et cela me fait chaud au cœur ! Merci