Le choix de l'obéissance
Chapitre 1 · Réunion haute couture
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le choix de l'obéissance — Chapitre 1 · Réunion haute couture

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koooelle
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Ce qui accroche d'emblée, c'est la tension du quotidien ordinaire transformé en terrain miné : une salle de réunion banale, un café pris en groupe, et pourtant chaque geste de Stéphane devient un numéro d'équilibriste. On retient son souffle avec lui à chaque fois qu'il doit se lever, se rasseoir, croiser un regard. Le dialogue qui s'engage avec une collègue, tout en sous-entendus feutrés, ajoute une couche de jeu supplémentaire dont on ne sait jamais jusqu'où il mènera.

Le choix de l'obéissance

Chapitre 1 · Réunion haute couture

Stéphane venait de quitter sa réunion sous l’œil un peu surpris de ses collègues. Un vague salut précipité au lieu de la chaleureuse poignée de main dont il avait l’habitude. D’ailleurs toute la journée, pour un observateur attentif, son comportement avait été quelque peu curieux ou tout au moins différent.
Lui Stéphane savait pourquoi. Cette journée avait été un enfer. Mais un enfer délicieux car c’est lui qui avait choisi la règle de jeu. Une journée entière à attendre le rendez-vous vers lequel en ce moment même il courait.
Il avait passé sa journée à caresser le haut de ses cuisses pour sentir la divine sensation qui électrisait sa peau. Il n’avait pas cessé non plus de vérifier si ses chaussettes étaient suffisamment relevées et ne laissaient pas apparaître ses mollets gainés de noir.
Car depuis ce matin dès le lever il s’était préparé comme on lui avait demandé. Le petit string noir en dentelle lui avait dès le début posé un problème. Comment faire tenir dans ce ravissant minuscule triangle de dentelle noire un sexe en pleine érection. Toute la journée il avait dû faire des allers et venues de la salle de réunion aux toilettes. On lui avait en effet imposé en plus de laisser décalotté son pénis afin qu’il sente constamment la dentelle de son string s’imprimer sur son gland.
Le seul problème, c’est que dès qu’il s’absentait pour exécuter cette consigne son sexe se mettait en érection. Et il revenait ainsi dans la salle de réunion, sa braguette de pantalon gonflée par l’excitation.
Une fois assis, il pouvait à loisir laisser son imagination vaquer vers ses fantasmes. La situation était terriblement excitante. En bougeant ses jambes il sentait le tissu de son pantalon frotter sur ses bas noirs. La sensation était délicieuse. En général, il accompagnait son mouvement en posant sa main sur le haut de sa cuisse pour sentir le haut des bas et surtout l’attache des jarretelles qui les tenaient. Un petit coup d’œil lui permettait de constater qu’il était le seul à pouvoir savoir que le léger renflement sur son pantalon de costume était en fait cette fameuse attache qui le faisait basculer dans le monde du féminin.
Comment ses collègues pouvaient-ils soupçonner que sous son costume il portait tout ce qu’un homme pouvait espérer découvrir en déshabillant une femme hyper féminine. Bas noirs à couture, string en dentelles transparentes, et guêpière noire à fines bretelles.
Cette fameuse guêpière, il avait évité le pire après le déjeuner. Tout le monde était détendu en revenant en salle de réunion, et d’un mouvement général chacun avait enlevé sa veste. Stéphane grisé par le vin avait, lui aussi, retiré sa veste. Mais dans son mouvement pour la poser sur la chaise, il avait soudain senti la bretelle de sa guêpière s’enfoncer dans la chair de son épaule. Une guêpière noire sous un tissu de chemise blanche, de surcroît tendu par le mouvement de rotation de son buste pouvait tout à fait se révéler en transparence. Effrayé, il avait fait le mouvement inverse et remis immédiatement sa veste. Ses collègues s’étaient moqués de lui. Il avait bredouillé une vague explication à son attitude par une pirouette verbale. Une fois le calme revenu, en balayant la salle du regard, il avait croisé le regard de la seule femme de l’assemblée qui, lui semblait-il, l’avait regardé avec un petit sourire en coin. Avait-elle vu quelque chose, se posait-elle des questions. Il n’osait plus tourner la tête vers elle mais il sentait son regard. Il tentait désespérément de ne pas faire de geste révélateur. Dans son brusque mouvement, la guêpière s’était en effet légèrement décalée et les baleines du soutien-gorge étaient désormais mal placées. Il avait tellement serré le matin les attaches du dos de la guêpière, comme on le lui avait aussi demandé d’ailleurs, qu’il ne pouvait espérer qu’elle se remette en place d’elle-même.
Il resta donc ainsi jusqu’à sa prochaine pause toilette où il devait se rendre pour à nouveau décalotter son pénis. La situation était tendue mais en même temps il s’apercevait qu’il jouissait véritablement de la situation. Il était soumis à ses fantasmes et c’est cela qu’il voulait. Vivre des situations paradoxales dans une apparence de normalité.
En revenant des toilettes, il s’aperçut que le groupe était en pause-café. Il se concentra pour ne pas penser à son sexe et plus particulièrement à son gland gonflé d’excitation qui frottait contre la dentelle de son string. Il tenta donc de s’isoler légèrement du groupe. La femme s’approcha doucement de lui. Il sourit cachant difficilement sa gêne. Tout en buvant de petites gorgées de café, elle lui parlait d’une façon qui se voulait anodine :
— Quelle chaleur, je vous admire de pouvoir garder votre veste, dit-elle.
— Ce n’est pas un exploit, et puis, je marque ainsi ma différence, n’est-ce pas ?
Elle le regarda sans parler. Avait-elle compris cette allusion ?
— Vous savez, nous les femmes, nous ne savons jamais comment nous habiller non plus, le matin en partant au travail. Pantalon ou jupe ? Bas ou pas de bas ? Si vous saviez ce que des bas peuvent tenir chaud. La température monte et cela peut devenir suffocant. Enfin vous au moins vous n’avez pas ce type de problème !
La conversation était lancée et sur un territoire peu professionnel. Le jeu plaisait à Stéphane même s’il ne maîtrisait pas son issue.
Il répondit :
— Mais vous contrairement aux hommes (il n’avait pas dit volontairement : contrairement à moi), vous les femmes, en jupe vous avez plus de, comment dire, de « ventilation » possible.
Le mot la fit rire, elle reprit :
— C’est vrai, mais imaginez au temps des rois où les femmes étaient enchâssées dans des corsets étouffants, robes ou pas robes, elles devaient subir la chaleur sans rien pouvoir faire. Là encore, vous n’avez pas ce type de problème n’est-ce pas ?
L’allusion était trop forte pour qu’il ne s’en saisisse pas :
— Oui c’est vrai, sauf peut-être pour les hommes qui sont contraints de porter des corsets !
Elle profita immédiatement de l’occasion que Stéphane venait de lui donner :
— Oui, j’ai cru voir tout à l’heure quand vous avez retiré votre veste que vous aviez une… sorte de corset, des problèmes de dos peut-être ?
Elle avait donc vu, il ne s’était pas trompé. Et l’allusion une « une sorte de corset » était à peine dissimulée. Que pensait-elle réellement ? Était-elle candide ou vraiment malicieuse ?
— Pour être précis, dit-il, c’est par obligation.
Où donc cette réponse allait-elle le mener ensuite ?
La fin de la pause le sauva in extremis et lui évita de répondre plus en avant.
En marchant vers la salle de réunion, elle lui glissa sa carte de visite, et lui chuchota :
— Pour votre corset, je connais bien la question. Si vous le voulez, je pourrai vous conseiller. Il en existe même des très sexy. Mais êtes-vous un homme… (et elle s’arrêta quelques secondes sur ces derniers mots) …à être attentif à cela.
— Soyez-en assuré, je trouve que les femmes ont beaucoup de chance de pouvoir se métamorphoser au gré de leur envie en femme sage ou femme… objet.
— Très bien, Stéphane (Elle prononçait pour la première fois son prénom). Je vois que nous avons des points communs.
Ils allaient se séparer pour rejoindre chacun leur place respective, lorsqu’elle lâcha au dernier moment :
— Mais vous savez en jupe pour avoir moins chaud, vous pouvez aussi porter des bas. Si vous êtes attentif vous pourrez facilement repérer qui en porte aujourd’hui même.
— Vous êtes la seule femme de l’assistance, dois-je en déduire que… ?
— Vous déduisez bien, mais je devine ne pas être la seule. Sachez aussi Stéphane, que les bas couleur chair sont moins visibles que… les bas noirs !
Stéphane la regarda médusé.
Elle finit :
— Enfin je n’ai jamais été jusqu’à tester la différence entre des bas simples ou des bas à coutures.
Stéphane était dérouté et en même temps il était aux anges.
La réunion reprit. Il pouvait désormais librement la regarder. Il croisa son regard. Elle le regarda fixement dans les yeux et les baissa comme un signe de regarder vers le bas.
Effectivement, elle avait légèrement avancé son bassin vers le bout de sa chaise. Elle avait de magnifiques jambes gainées de marron foncé. Il adorait cette couleur. Il la regarda à nouveau dans les yeux. Elle lui fit le même signe des yeux. Il baissa le regard. Elle avait écarté ses jambes et relevait discrètement sa jupe jusqu’à enfin laisser apparaître le haut de ses bas !!!
Quel délice.
En signe de remerciement, il croisa ses jambes et remonta légèrement le bas de son pantalon pour révéler la présence de ses bas noirs. Elle lui sourit.
Et en un éclair, il leva le doigt pour poser une question à l’animateur de la réunion, que seule elle et lui pouvaient décoder.
— Mais lorsque qu’un client a de telles exigences, cela revient à faire de la haute couture. C’est étouffant !
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Astrobleme
16 octobre 2026 à 04:18
Vivement la suite...
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Michelletrans
15 octobre 2026 à 16:09
Une histoire pleine d'émotions, j'ai hâte de lire la suite.

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