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La sorcière Althéa

Chapitre 1

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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Chapitre 1 : Le prisonnier



  La magie a toujours fait partie de notre monde, et ceux qui en sont pourvus ont toujours attisé l’aversion et la peur. Ce n’est donc pas très étonnant que notre histoire soit bourrée d’anecdotes au sujet d’êtres surpuissants qui ont fini par sombrer dans la folie et par commettre des actes atroces. Malheureusement, l’humanité est stupide. Nous avons beau savoir tout cela, nous commettons toujours les mêmes erreurs. C’est ainsi qu’il y a vingt ans, la sorcière Althéa est arrivée à prendre le pouvoir d’un pays et a commencé à conquérir le monde.


  J’ignore qui elle était avant et ce qui l’a poussée dans cette voie, mais ces excuses n’ont aucune importance, c’est un tyran sans cœur qui a commis des massacres et des crimes immondes. Elle aurait tué plusieurs milliers de personnes de ses propres mains grâce à ses pouvoirs, et plusieurs millions à travers ses subordonnés. Des nations militairement plus avancées et plus puissantes se sont pliées face à sa volonté. Elle est inarrêtable, il ne reste aujourd’hui plus que quelques états qui lui résistent encore, et ceux-ci finiront par tomber un jour où l’autre si les choses continuent ainsi. Notre planète vit ses heures les plus sombres, et il n’y a quasiment plus aucune lueur d’espoir.


  Je n’étais qu’un enfant quand tout ceci a commencé, je n’ai aucun souvenir de comment était la vie avant Althéa. J’ai passé la plupart de mon existence dans la terreur et l’insécurité, ne sachant jamais si le jour qui se lève serait mon dernier, ou si j’allais regretter qu’il ne le soit pas. Vers la fin de mon adolescence, j’en ai eu marre de vivre comme ça et j’ai décidé de m’enrôler dans la résistance. Je voulais cesser de fuir et me battre. Je ne craignais pas la mort ; je préférais mille fois mourir dans l’espoir que mon sacrifice serve à quelque chose que de continuer à vivre dans la peur. Je voulais… être utile, aider, ne plus être un poids mort. Je voulais changer le monde.


  Je ne sais pas comment j’ai fait pour être aussi stupide au point de me faire capturer.


  Je n’aurais été qu’un simple soldat, j’aurais sans doute eu droit à une exécution rapide, malheureusement, avec les années, j’ai gravi et les échelons et je suis devenu quelqu’un. Althéa me connait, j’ai organisé plusieurs tentatives d’assassinat à son encontre et commandé des armées contre ses troupes d’élite durant de nombreuses batailles. Je n’ai donc pas été surpris quand mes geôliers m’ont annoncé que j’allais être transféré dans son palais. Enfin, « palais », c’est un grand mot, il s’agit plus d’un château lugubre aux airs de cathédrale délabrée qu’autre chose. Cela fait deux jours que je suis enfermé ici, sans nourriture ni eau. Je ne sais pas ce qu’elle me veut ni ce qui m’attends, mais je dois tenir le coup, il le faut !


  La porte s’ouvre. Un serviteur et une créature entrent. Cette dernière est si grande qu’elle a dû se baisser pour en franchir le seul. Mince comme un squelette, la peau sèche et rugueuse, ce n’est pas un être humain, c’est une création d’Althéa. J’en ai déjà vu, leurs corps sont frêles et fragiles, mais leur don pour la magie en fait des adversaires redoutables ; c’est pour cette raison que nous les avons surnommées « Liche ». L’homme à ses côtés n’en a d’humain que l’apparence. C’est un esclave zombifié. Il n’a plus aucune conscience de lui-même ni de volonté propre. Voilà jusqu’où peut s’étendre la cruauté de notre chère dictatrice.


— La sorcière veut te voir, me dit-il d’une voix sans émotion.


  Le pauvre gars, j’espère ne jamais finir comme lui, je préférais qu’on me tire tout de suite une balle dans la tête.


    Je les suis, je n’ai pas trop le choix. Je ne tente rien de stupide, une liche vaut mieux que plusieurs soldats armés de mitrailleuse. Althéa savait ce qu’elle faisant en me l’envoyant comme gardien.


  J’étais inconscient lorsqu’on m’a transporté dans ma geôle, maintenant que je suis réveillé, la première chose qui me frappe, c’est combien les couloirs sont sombres, froids, et surtout, vides. Il n’y a pas de gardes ni même aucune âme qui vivent. Je me trouve au siège du pouvoir du plus grand tyran que notre monde ait porté, et l’endroit est désert. Je m’étais attendu à ce que le palais fasse au moins office de caserne.


  Contre toute attente, on me nourrit et on me lave ; j’imagine qu’on veuille que je sois présentable avant d’être introduit à la sorcière. Une fois propre, rincé et habillé, on me fait entrer dans la salle du trône. C’est la seule pièce que j’ai visitée qui possède de la décoration jusqu’à présent. D’ailleurs, l’extravagance de celle-ci rompt avec la sobriété du reste du palais. Des tapisseries et peintures ornent les murs, ainsi que des statues et des rideaux de qualité exquise. Il n’y a aucune fenêtre et presque pas de lumière, je n’ai aucune idée si nous sommes le jour ou la nuit.


    Althéa est présente, siégeant fièrement sur son trône surélevé. Elle me regarde d’un petit sourire narquois de son air supérieur. C’est la première fois que j’ai l’occasion de l’approcher de si près, ce n’est pas faute d’avoir essayé une arme à la main. Je l’avais déjà vue sur des affiches et des vidéos de propagandes, mais c’est différent de la voir en vrai. Elle est grande, blonde, et mince. Les rumeurs disent qu’elle est immortelle, je veux bien le croire : elle me parait n’avoir que trente ans, alors à moins qu’elle ait commencé ses conquêtes alors qu’elle n’était qu’une gosse, elle doit effectivement jouir d’une longévité hors pair ; je me demande quel âge elle a vraiment.


    Elle a la réputation d’être une femme attirante qui aime jouer de sa beauté. On dit qu’elle n’a pas besoin de magie pour séduire les hommes afin de les faire plier à ses désirs. Effectivement, elle sait soigner son apparence, outre sa coiffure sophistiquée, elle est vêtue d’une robe indécente avec une large échancrure au niveau de ses seins ; c’est à se demander comment elle tient.


  La salle est une nouvelle fois anormalement déserte. Je ne parle pas du manque de gardes, mais plutôt du manque de courtisans ou d’un entourage « royal » quelconque. Elle est seule, toute seule. Ce n’est pas pour autant que je la plaindrais, surtout que c’est clairement un choix délibéré de sa part. Malgré les horreurs qu’elle a perpétrées, des lèche-bottes qui seraient prêts à faire n’importe quoi pour s’attirer ses faveurs, je suis malheureusement bien placé pour savoir que cela ne manque pas. Si aucun d’entre eux n’est présent, c’est qu’elle ne veut pas d’eux à ses côtés. Pour le reste, qu’elle n’ait aucune famille, soutien, ni ami, ce n’est pas très surprenant : c’est un monstre. Elle est incapable de tisser des liens avec qui que ce soit, et les seuls qui sont prêts à se montrer aimables avec elle sont des profiteurs ou des lâches qui ont trop peur pour leur vie.


— Laissez-nous, ordonne-t-elle à ses serviteurs.


  Ces derniers, décérébrés, lui obéissent aveuglément en refermant la double porte derrière eux.


  Nous voilà seul dans la pièce, rien qu’elle et moi. J’aurais bien envie de lui bondir dessus pour la tuer, mais je ne suis pas complètement idiot : ce n’est pas un être humain ordinaire, c’est une sorcière, elle pourrait me rompre le cou d’une seule pensée. Ce n’est pas un hasard s’il n’y a aucune sécurité : elle n’en a pas besoin, ses pouvoirs sont démesurés.


    Quelle peste ! Et dire que sa mort suffirait à mettre fin à cette guerre. Personne ne reprendrait le flambeau si elle venait à mourir. Ses armées se disperseraient, et la paix serait restaurée. En général, les dictateurs ont des gens qui les soutiennent pour leurs idéaux ou les valeurs qu’ils défendent, aussi tordus soient-ils, des gens qui pourraient poursuivre leur œuvre s’il leur arrivait quelque chose, sauf qu’Althéa ne fait tout cela que pour elle-même. Elle veut régner, seule, sans équivoque. La seule raison qui fait qu’elle est encore en vie, ce n’est pas le soutien qu’elle reçoit, mais simplement le fait qu’elle est impossible à tuer. Une autre personne prendrait sa place qu’elle se ferait assassiner sur le champ. Si le monde est uni à ses pieds, ce n’est pas grâce à un sentiment de loyauté ou de patriotisme, mais tout simplement parce que les gens ont peur.


— Galléo, me fait-elle. Nous voilà enfin face à face.


  Je le savais, elle connait mon nom. Je lui ai mis suffisamment de bâtons dans les roues pour avoir attiré son attention.


— Tu peux me torturer autant que tu veux, tu n’obtiendras rien de moi, réponds-je.

— Te torturer ? Mais pourquoi ferais-je une chose pareille ?

— Pour me soutirer des informations ? Ou peut-être simplement parce que tu es une salope dégénérée qui aime ça.

— Pour ce qui est des informations, crois-moi, tu ne sais rien d’utile que je ne sache déjà. Par contre, il est vrai que je prends un malin plaisir à faire souffrir les malandrins qui ne savent pas tenir leur langue en la présence d’une dame.


    Je ne sais rien qu’elle ne sache déjà ? Ça, je ne crois pas, non. Si elle savait où se trouvait notre base, cela ferait longtemps que nous serions tous morts.


— Qu’est-ce que tu me veux alors ? fais-je. Pourquoi suis-je toujours en vie ?

— Oooh, tu vas bientôt le savoir. Mais tout d’abord, viens avec moi.


  Elle descend de son trône et m’invite à la suivre, j’obéis à contrecœur. Elle m’emmène dans des couloirs toujours aussi déserts. Je pourrais tenter de m’enfuir, mais je ne suis pas débile, je sais très bien ce qui se passerait. Si j’ai réussi à rester envie aussi longtemps dans cet enfer, c’est parce que je sais être raisonnable plutôt qu’impulsif. Si je fais mine de m’éloigner, il lui suffirait d’utiliser ses dons de télékinésie pour me ramener. Pour le moment, je n’ai aucune chance de m’échapper, mais une autre occasion pourrait se présenter plus tard, lorsque je serais loin d’elle.


  Elle me fait entrer dans ce qui semble être ses appartements. La décoration ressemble étrangement à celle de la salle du trône. La maitresse du monde ne se refuse rien, le luxe dont elle jouit m’écœure comparé aux trous paumés que j’ai osé appeler des chez-moi. Elle a un grand lit baldaquin aux tentures de soie.


— Qu’est-ce que je fais ici ? demandé-je.

— D’abord, je veux juste discuter un peu.

— Je n’ai rien à vous dire.

— Mais moi, si.


  Elle s’approche d’une fenêtre, la seule que j’ai aperçue pour le moment. Manifestement, il fait noir dehors. Elle me tourne le dos, mais même dans cette position, je sais que ce serait de la folie de passer à l’action. J’enrage, c’est de la provocation, et elle le sait. Je suis totalement à sa merci.


— Je tenais à te dire que malgré tout ce que tu m’as fait, je ne te déteste pas, déclare-t-elle. La résistance n’existe que parce que je le veux bien. Si je l’avais voulu, j’aurais pu en finir avec vous il y a bien longtemps.

— Vous mentez ! Je ne vous crois pas !

— C’est de la fierté mal placée qui parle. Vous savourez chaque victoire mineure comme si elle vous approchait de la fin de mon empire, alors qu’en réalité, vous ne représentez d’une nuisance. Et puis franchement, pourquoi je vous anéantirais ? Pour un résistant que je tue, un autre prend sa place.


  Là, elle m’ôte les mots de la bouche.


— Je connais l’emplacement de la moindre de vos bases, la moindre de vos cachettes, poursuit-elle. Si vous avez le malheur de prendre un peu trop d’importance, il me suffit d’en détruire quelques-unes pour réduire la menace. La résistance n’est pour moi qu’un outil afin de canaliser les esprits déviants, les rassembler tous au même endroit afin de mieux vous contrôler.

— Connerie ! Vous essayez juste de jouer avec ma tête.

— Non, je veux juste t’expliquer pourquoi je ne te hais pas. À vrai dire, j’admire beaucoup ceux qui se dressent contre moi. La plupart des gens ont l’habitude de courber l’échine. Il n’y a jamais personne pour me dire ce qu’il pense vraiment, ou me contester. On pourrait croire que j’aime que les choses soient ainsi, mais pour être honnête, je trouve ça d’un ennui mortel.

— Cela n’explique toujours pas ce que je fais là !

— J’y viens. La vérité, c’est que je me sens seule, très seule. Ce n’est pas facile d’être la plus puissante et la plus intelligente. Je n’ai personne avec qui vraiment parler, avec qui avoir de vraies conversations.

— Si vous ne vous entouriez pas que de serviteurs zombifiés, vous auriez sans doute plus de chance d’avoir des discussions intéressantes, lui fais-je remarquer avec dédain.

— Ne me fait pas rire. La plupart des gens sont pathétiques, leurs vies n’ont aucun intérêt ni aucune valeur, je préfère encore rester seule. Ne te fais pas d’illusion, tu n’y fais pas exception. Il est si difficile de trouver quelqu’un qui peut rivaliser avec mon intellect, je ne désespère pas en trouver un jour, mais je ne t’ai pas fait venir pour parler de ça.

— Alors pourquoi ?

— Je me sens seule, très seule. Je suis peut-être un monstre à tes yeux, mais je reste une femme, avec ses désirs et ses besoins.


  Elle se retourne enfin vers moi puis fait quelques pas dans ma direction, l’allure fière et condescendante. D’un geste habile, elle fait glisser sa robe qui tombe à ses pieds. Elle ne porte rien d’autre en dessous. Je la regarde avec des yeux ébahis, elle m’offre sa nudité sans aucune pudeur, ce n’est pas le genre de comportement à laquelle on s’attend de la femme la plus dangereuse du monde.


— Qu’est-ce que tout cela signifie ?! m’insurgé-je.


Elle ne s’attend tout de même pas à ce que je…


— Ne joue pas les idiots, tu as très bien compris ce que je voulais de toi. J’ai besoin d’un homme et je t’ai choisi toi.

— Mais vous êtes complètement folle ! Nous sommes ennemis ! Vous ne pouvez pas me demander une chose pareille !

— Et alors ? Ne me trouves-tu pas attirante ?


  Si j’oublie qui elle est, je dois bien avouer que c’est une très belle femme. Elle a un beau corps. N’ayant pas été avec quelqu’un depuis longtemps, c’est vrai qu’elle me ferait bien envie. Mais voilà, merde ! C’est la sorcière Althéa !


— J’ai dédié ma vie à essayer de vous tuer, pas à vous faire du bien.


Elle se dirige vers le lit, s’y allonge sur le dos en se retenant par les coudes, et écarte les cuisses pour me dévoiler son intimité. Je ne sais pas ce qui m’arrive, j’ai honte, j’ai une érection. Elle m’a jeté un sort ou quoi ? Comment est-ce possible dans un moment pareil !


— Ami, ennemi, quelle différence ? Je te propose d’oublier tout cela un moment et de prendre du bon temps. Je ne te fais vraiment pas envie ?


  Si, c’est certain. C’est sans doute une des filles les plus jolies qu’il m’ait été donné de voir, mais non ! Je ne peux pas faire ça ! Elle commence à se caresser la chatte devant moi. Mes yeux n’arrivent pas à se détourner d’elle. Qu’est-ce qui se passe ? C’est un piège ? C’est ça ? J’ai les hormones qui me travaillent.


— Pourquoi moi ?! Vous n’avez qu’à choisir un de vos sbires. Je suis certain qu’il en serait ravi.

— Je n’ai pas à me justifier devant toi. Rendons les choses simples, tu as deux choix : ou tu mets ta fierté de côté, et tu viens me baiser, ou tu retournes tout de suite dans ta cellule.


  Je ne sais pas quoi répondre.


— Tu préfèrerais vraiment rester seul dans cet endroit froid, puant, et inconfortable, que de passer une nuit de plaisir avec moi ?


  Mon esprit était prêt à souffrir sur un chevalet, mais pas à ça. C’est une forme de torture, plus vicieuse que tout ce que je m’étais imaginé. Elle doit cacher quelque chose, elle ne doit pas m’offrir son corps simplement parce qu’elle a envie de sentir la chaleur d’un homme dans son lit. Elle veut quelque chose de moi, c’est obligé, je dois rester fort, mais ai-je vraiment le choix ?


— Que m’arriverait-il si je refuse ? l’interrogé-je.

— Rien de mal, je te le promets, mais te montrer coopératif permettrait de nettement améliorer tes conditions de vie.


  Je ne sais pas quoi faire, je réfléchis. Dans un sens, oui, clairement, c’est ma fierté plus que mon manque d’envie qui me bloque. Je veux lui résister, ne pas lui donner ce qu’elle veut, sauf que m’engager dans cette voie me ferait autant que mal autant qu’à elle, alors est-ce vraiment nécessaire ? Qu’est-ce que j’ai à perdre ? En réalité, à priori pas grand-chose. Je vais sans doute finir par mourir ici, seul et oublié de tous. Quitte à crever, pourquoi ne pas se faire un peu plaisir avant ? Même si cela veut dire coucher avec le diable. Je finis par me résoudre, j’essaie de me convaincre que c’est parce que c’est la solution la plus logique pour garantir ma propre survie, mais je me voile la face : j’en ai envie. J’ai néanmoins toujours peur de trahir la mémoire de mes camarades.


— Que veux-tu que je fasse ? lui demandé-je.

— Viens, commence par me lécher la chatte.


  Je m’agenouille devant son lit et m’introduis entre ses cuisses. Mon visage n’est plus qu’à quelques centimètres de son vagin. Il est beau, rasé. Je lui donne en premier coup de langue, elle réagit, je lui en donne d’autre en jouant avec ses lèvres.


— Oui, vas-y. Broute-moi.


  Je la sens excitée. Sans doute autant parce qu’elle est en manque que parce qu’elle a du pouvoir sur moi. Elle ne tarde pas à mouiller, je joue avec son clitoris quand il devient gonflé. Putain, ce que je deviens dur, son jus me fait tourner la tête. Je vais le faire, je vais vraiment le faire. J’ai envie de cette chatte et de la saillir, peu importe à qui elle appartient. Quoiqu’il arrive, je pourrais au moins me vanter d’avoir profité d’elle, même si au fond, c’est plutôt elle qui va profiter de moi.


— Tu vois quand tu veux, tu te débrouilles bien, me dit-elle en me tirant par les cheveux pour me forcer contre elle.


  Je m’applique à la tâche comme un esclave dévoué. Je la doigte, je la lèche, je la fais gémir, jusqu’à ce qu’elle m’ordonne :


— Déshabille-toi. Montre-moi ce que tu as dans le pantalon.


  Je me redresse et enlève mes vêtements. J’ai honte de lui montrer ma verge déjà dressée lorsque je me débarrasse de mon caleçon ; c’est une preuve de faiblesse. Elle affiche un sourire satisfait en constatant l’effet qu’elle me fait.


— Hmm, tu es d’une belle taille, me complimente-t-elle. Viens, rejoins-moi.


  Elle me fait m’installer contre la tête de lit. Assise à côté de moi, elle me branle d’une main pour bien me sentir.


— Je t’ai décidément bien choisi, fait-elle en la dévorant des yeux. Ça te plait ?

— Non, réponds-je en grinçant des dents.

— Menteur ! Ta queue au moins est honnête. Tu as envie de moi, ça se voit.

— Non !


  Je ne suis guère très convaincant je le sais, mais je refuse d’admettre devant elle qu’elle me fait du bien.


  Elle se penche devant moi et commence à me sucer. Merde ! Mais qu’est-ce qu’elle fait ?! Je pensais qu’elle se contenterait de m’utiliser, pas qu’elle chercherait à me donner du plaisir comme ça. Pourquoi fait-elle ça ? Elle tient vraiment à m’exciter ? Je la hais ! Elle n’en est clairement pas à son premier rodéo, elle sait comment pomper une bite. Putain, c’est vraiment trop bon. La sorcière, si froide, si dure, je ne l’imaginais pas capable de ce genre de chose. À vrai dire, je n’imaginais pas quelqu’un comme elle avoir le moindre intérêt au sexe, seulement au pouvoir. Limite, j’aurais pu la visualiser dans un donjon humide à fouetter des hommes attachés, mais surement pas à prendre un dard dans la bouche. Cela jure avec son côté dominatrice et sadique. Ça la rend…. humaine, femme.


    Je me demande combien d’hommes elle a eu avant moi, combien elle a sucé comme ça. Elle joue avec mes couilles et me lèche le gland. J’essaie de penser à des choses désagréables, je ne veux pas aimer ça, mais plus sa fellation dure, plus mes défenses s’effondrent. Cela fait combien de temps que je n’ai pas tiré mon coup ? Ou même me suis-je simplement me branler ? J’étais trop occupé à mes affaires dans la résistance pour penser à ce genre de besoin physique. Elle est parvenue à réveiller le mâle qui est en moi. J’oublie où je suis et ce qui se trouve autour de moi. Désormais, je n’arrive plus à penser qu’à une seule chose : me soulager. Le reste n’a plus d’importance.


  Elle a parfaitement conscience de l’état dans lequel elle a su me mettre. Quand elle estime que j’en ai eu assez, elle s’arrête. Elle s’allonge sur le dos devant moi comme tout à l’heure, en écartant les lèvres de sa chatte luisante de mouille de ses doigts :


— Baise-moi, maintenant. Prends ce que tu veux, m’invite-t-elle.


  Oui, je la veux. Je ne peux plus le nier, mon corps la désire. Ce n’est pas de l’amour, c’est purement animal. Je viens entre ses reins. Je pointe ma queue vers son entrée, puis la pénètre d’un trait.


— Oh ! Oui ! gémit-elle.


  Mon instinct prend le dessus et je démarre un va-et-vient.


— C’est ça, donne-moi ta queue ! J’ai besoin de me faire sauter !


  Qui aurait pu croire que la sorcière Althéa pouvait être aussi femelle. Je me fais plaisir en glissant dans son vagin, il est trempé, cela glisse facilement. Dans mon malheur, je me dis que j’ai de la chance, c’est une superbe femme, elle aurait pu être une vieille toute décharnée.


  Je ne cherche pas à lui faire du bien, c’est mon ennemi juré. Je me sers juste d’elle pour satisfaire mes besoins. Pourtant, plus je lui donne des coups violents, plus elle semble aimer ça :


— Aaah ! Oui ! C’est ça que je voulais ! Une bonne bite qui me ramone ! Continue, salaud !


    Merde ! Je ne suis pas là pour lui donner ce qu’elle veut ! Je veux la défier, en sortir vainqueur ! Mes hanches bougent toutes seules, je profite de son corps, je caresse ses courbes et ses seins. Ils sont beaux, d’une belle taille. Je peux enfin jouer avec. Je dois admettre que tout à l’heure dans la salle du trône, dans sa tenue provocatrice, une partie de moi crevait qu’il y ait un coup de vent afin de pouvoir les voir. Je lui suce les tétons, puis les lui mordille. J’espérais lui faire mal, au lieu de ça, elle gémit. Bordel, ce n’est pas vrai ! Je relève la tête et admire son visage. Elle est plus vieille que moi. Je ne dis ça parce qu’elle est immortelle, mais elle fait dans les trente ans alors que je n’en ai que vingt-quatre ; pourtant, je la trouve plus désirable que la plupart des filles de mon âge. Elle dégage ce quelque chose d’unique que je n’arrive pas à expliquer. Dans d’autres circonstances, j’aurais pu tomber amoureux.


— Alors, tu aimes ça, hein ? Me fourrer comme un animal ? me demande-t-elle.

— Non ! crié-je.


  Elle sait bien que je mens. Elle veut juste me l’entendre dire et je refuse de lui faire ce plaisir.


— Tu devrais te montrer plus reconnaissant. Il y a des milliers d’hommes qui seraient prêts à tuer pour être à ta place, tu as de la chance que je t’ai choisie toi.


  Elle a raison. Je ne doute pas qu’il doit y avoir une foule prête à faire n’importe quoi pour elle juste pour avoir la chance de coucher avec elle, ce qui fait que je me demande toujours pourquoi elle m’a voulu moi.


  Elle passe ses mains dans mon dos pour me serrer contre elle. Elle est à fond dedans, vulnérable, elle ferme même les yeux en gémissant. Je pourrais profiter de l’occasion pour tenter quelque chose, je devrais même, mais je n’y arrive pas. Je ne peux pas m’arrêter maintenant, il faut que je me fasse gicler d’abord, le reste attendra. J’ai honte qu’elle m’excite autant.


  Soudain, elle jouit. Son vagin se resserre autour de ma bite tandis qu’elle enfonce ses ongles dans la chair de mes épaules.


— Aaaaah ! crie-t-elle.


  En tant normal, j’en serais content et je tenterais de rejoindre ma partenaire, mais la situation est tout sauf normale. L’expression de son visage me bouleverse : c’est la première fois que je vois la sorcière Althéa avoir l’air heureuse. Je veux dire, sincèrement heureuse, comme une personne équilibrée, pas comme une vicieuse qui prend plaisir à faire preuve de sadisme. À ce moment précis, je ne décèle aucune once de malveillance ou de subterfuge en elle. Je ne suis pas sûr de savoir ce que cela me fait ressentir. Je vais finir par croire qu’elle n’avait aucun agenda caché en me demandant de coucher avec elle, elle voulait peut-être vraiment juste se faire sauter.


— Tu n’as pas joui ? me fait-elle après avoir récupéré. Parfait, nous sommes loin d’en avoir terminé.


  Elle se met à quatre pattes et m’invite à la prendre de nouveau. Ayant toujours un trop-plein de sperme qu’il me faut cracher, je ne peux pas la refuser. Je l’attrape par les hanches et lui laboure le vagin plus animal que jamais. J’ai besoin d’enfoncer mon chibre dans son trou jusqu’à ce qu’éjaculation s’en suive.


— Allez ! Défonce-moi comme une chienne ! m’encouragé-je t-elle. Montre-moi que tu es un homme qui sait comment baiser une femme.

— Putain de salope ! m’écris-je trop excité.

— Oui ! Parle-moi mal, j’aime ça !


  Elle n’est pas croyable ! Plus j’essaie de lui déplaire, plus au contraire elle prend son pied. Jusqu’où je dois aller ? J’ai envie de la dominer, de lui montrer qui est le maitre qu’elle n’est pas toute puissante. Il faut bien que quelqu’un la remette à sa place ! Je n’imaginais pas faire ça de cette façon-là, mais je me contenterais, je refuse de me soumettre. Pour bien le lui montrer, j’y vais encore plus fort. J’attrape un nœud de sa chevelure blonde, et les tire en arrière.


— Ah ! Oui ! geint-elle. Allez ! Baise-moi fort !


    Bordel, mais je rêve ? Je la traite comme un sac à foutre et elle en redemande ? Je lui donne une fessée, elle frémit de bonheur. Je lui en donne un autre, plus violente, elle a même réaction. Je crois que je commence à comprendre pourquoi elle m’a choisi : personne dans son entourage ne serait capable de lui faire ça, trop soucieux de bien se faire voir et trop peureux d’attiser sa colère. Sauf qu’au lit, il lui faut manifestement quelqu’un qui sait prendre ce qu’il veut et qui n’ait pas peur d’elle. Voilà pourquoi elle me préfère moi, son ennemi, que n’importe quel péon qui passe ses journées à ses pieds.


  C’est idiot, mais cela décuple mon propre plaisir. Je n’ai jamais été très violent pendant l’amour, mais j’aime dominer cette femme et la soumettre avec ma queue, la voire perdre toute fierté juste pour un orgasme. Je comptais bientôt me vider, mais je vais plutôt attendre de la voir jouir une nouvelle fois avant. Je veux qu’elle se souvienne que c’est moi qui l’ai rendue folle, qui l’ai défiée et ai gagné.


    Je ne cesse de gifler son derrière au point que ses fesses rougissent, je tire sur ses cheveux comme sur les rênes d’une jument, elle semble perdue dans un océan de bonheur.


— T’aimes ça, salope ? lui fais-je.

— Oui ! me répond-elle spontanément.

— Tu aimes te faire sauter comme la dernière des putes ?!

— Oui !

— Tu n’as pas honte d’être une trainée ?

— Non ! Fais de moi ta chienne !

— Oh, putain, oui !

— Tu voudrais ? Ça te plait hein ?

— La vache, oui !


  Merde, ça y est, j’ai gaffé et lui ai dit la vérité. Tant pis, je ne peux plus retourner en arrière maintenant. De toute façon, vu la situation, je ne pense pas avoir perdu la face pour autant.


— Tu as envie d’éjaculer ?

— Raah, oui…

— Ne te retiens pas, tu peux te vider dans ma chatte.

— Putain, non…

— Si, vas-y. Remplis ta chienne foutre, marques-y ton territoire !


  Bordel, c’est pire que la torture. Je ne suis pas sûr de savoir quoi faire. Jouir, ce serait trahir que je prends du plaisir à la baiser, mais dans un autre sens, ça serait aussi la souiller, je ne sais pas ce qui lui serait le plus humiliant. En réalité, la question ne se pose pas, je suis trop excité pour être capable de m’arrêter juste pour la frustrer. Il faut vraiment que je tire mon coup.


    Je la lime donc comme une brute dans le but de me faire jouir, pas parce qu’elle me l’a demandé, mais parce que je n’en peux plus. Je me penche sur elle pour pouvoir passer ma main libre sur ses seins. Je les pelote et hume son odeur. Bordel, elle est bonne, elle m’excite, pourquoi faut-elle qu’elle soit l’horrible sorcière Althéa ?


— Allez ! Viens ! Je veux te sentir ! Oui !


  Ça ne va plus tarder. Je me mets à grogner lors que je sens mes valves s’ouvrir. C’est parti, plus rien ne pourra l’arrêter maintenant. Je me fiche tout au fond elle tandis que mon jus grimpe le long de ma tige, puis j’explose en elle dans un premier long et copieux jet de foutre.


— Ah ! Putain ! Oui ! crie-t-elle.


  Quelle salope, elle jouit avec moi. Je lui ai donné exactement ce qu’elle voulait. Ce n’est pas grave, n’ai-je pas dit que je voulais la rendre folle ? On dirait bien que j’ai réussi. De toute façon, je ne suis pas en état de m’en soucier, j’ai juste trop besoin de me décharger.


— Prends ça ! Sale pute ! fais-je en lui envoyant une deuxième giclée au fond du vagin.


    Dieu que c’est bon, je ne sais pas si j’ai déjà joui aussi fort. Ma queue continue de pulser en évacuant tout ce que j’ai, cela faisait vraiment trop longtemps, j’ai l’impression que je vais m’évanouir. Les soubresauts de sa chatte m’incitent à lui en donner toujours plus, mais arrivent finalement un moment où ma source se tarit.


  Je suis épuisé, elle aussi. Je reprends peu à peu mes esprits. Je réalise ce que je viens de faire, j’ai honte de moi, j’ai couché avec ma pire ennemie et je lui ai donné deux orgasmes. Je suis faible, si faible, j’en avais juste trop besoin moi aussi. J’ai passé une bonne partie de ma vie à me préparer mentalement afin de pouvoir résister à la torture, mais je n’avais jamais songé à m’entrainer à résister à l’attrait du plaisir de la chair. J’ai baisé la sorcière Althéa et j’ai aimé ça, je ne sais pas si je m’en remettrais un jour. Je ne pourrais jamais plus me regarder dans une glace. Si mes compagnons d’armes l’apprenaient, je me ferais pendre pour trahison. Ma queue ramollie sort de son vagin, mon sperme s’échappe de son orifice ; bordel, ce que je lui ai mis.


  Elle récupère plus vite que moi. Merde, je pensais que j’aurais peut-être pu passer à l’action maintenant, essayer de l’étrangler ou n’importe quoi, c’est trop tard maintenant. J’ai peut-être raté ma seule occasion d’en finir avec cette guerre. Que va-t-il m’arriver désormais ? Est-elle comme une mante religieuse ? Va-t-elle se débarrasser moi maintenant qu’elle a eu ce qu’elle voulait ? Elle appelle des pantins pour me reconduire à ma cellule, je lui suis docilement. Manifestement, je vais encore vivre un autre jour, du moins, une autre nuit.