Des militaires veulent améliorer le blindage de leurs avions afin de limiter les pertes. Pour savoir où renforcer le blindage, ils observent les dégâts reçus des avions qui reviennent du combat. Ils distinguent que certaines zones des avions sont nettement plus touchées que d’autre.
Si vous voulez commenter, merci de ne pas expliciter les raisons de votre choix afin de ne pas influencer les autres.
Ce sondage faisait partie d'une ancienne version du site et n'est malheureusement plus accessible…😟
Ca depend surtout si c'est un chasseur ou un bombardier!
Nkari
9 février 2020 à 13:57
Je ne suis toujours pas persuadé que cela ait une importance.
Mais si ça peut t'aider à trancher, disons que ce sont des chasseurs qui ont rencontré des chasseurs ennemis.
Modifié
9 février 2020 à 14:08
Animus.Anima
9 février 2020 à 14:10
C'est quasiment 50/50 donc je peux expliciter mon choix je pense. J'ai voté pour les zones les plus abîmées, en partant du principe que ce sont les points faibles des avions, les autres zones plus fragiles certes semblent être plus hors d'atteinte, ou inaccessibles, et si il y a pertes ce serait à partir de ces zones les plus abîmées... car elles sont plus abîmées.
J'avoue cependant ne rien y connaître en aviation.
Nkari
9 février 2020 à 14:17
les autres zones plus fragiles certes semblent être plus hors d'atteinte, ou inaccessibles...
J'avoue cependant ne rien y connaître en aviation.
Je répète ce que j'ai écrit plus haut.
"Ce n'est pas une question d'accessibilité." En combat, les avions peuvent être touché n'importe où.
Animus.Anima
9 février 2020 à 14:18
les autres zones plus fragiles certes semblent être plus hors d'atteinte, ou inaccessibles...
J'avoue cependant ne rien y connaître en aviation.
Je répète ce que j'ai écrit plus haut.
"Ce n'est pas une question d'accessibilité." En combat, les avions peuvent être touché n'importe où.
Tout à fait, j'indique juste ce qui m'a fait voter pour le choix 1 vu que j'ai fait le vote hier soir.
mysterwolf
9 février 2020 à 14:42
j'ai voté comme lioubov avant de le lire pour les même raisons en poussant le raisonnement que les avions touchés plus précisément aux endroits les moins touchés des avions revenus sont surement détruits.
Modifié
9 février 2020 à 14:42
Nkari
9 février 2020 à 15:46
J'ai repris un exemple qui date de la seconde guerre mondiale pour ce test.
Nkari
9 février 2020 à 16:11
Je ne suis pas un expert en armement et appareils militaires de la seconde guerre mondiale.
Tout ce que je sais, c'est que les américains ont fait l'étude sur leurs avions lors de la seconde guerre mondiale pour savoir où renforcer leurs appareils mais peut-être que mes informations sont erronées.
Nkari
9 février 2020 à 16:12
Bon, je crois que je vais mettre fin à cette expérience.
Il y a eu 28 votes. Vous êtes cinquante pourcents a avoir voté pour renforcer les parties les plus abîmées, et cinquante pourcents a avoir voté pour renforcer les parties les moins abîmées.
La bonne réponse était de renforcer les zones les moins abîmées et ceci pour les raisons qu’ont données Lioubov, Jujustine ou mysterwolf.
Ceux qui se sont trompés sont peut-être tombés dans ce qu’on appelle le biais du survivant (c’est ce que je voulais tester avec cette expérience), c’est à dire qu’ils n’ont tenu compte que des avions qui sont rentrés à la base (les survivants) mais pas de ceux qui ont été détruits.
Les endroits les plus abîmés des avions qui reviennent à la base ne sont pas les plus fragiles. Au contraire, ce sont les zones où les avions peuvent être touchés et survivre, donc elles ne nécessitent pas de blindage supplémentaire. Les autres zones sont les zones les plus vitales et c’est parce que les survivants ont eu la chance de ne pas être touchés là qu’ils ont pu survivre.
Vous avez fait erreur ? N’ayez crainte. Vous n’êtes pas les premiers. L’armée américaine l’a fait aussi lors de la seconde guerre mondiale. Bon, elle a quand même rattrapé le coup juste derrière.
(prendre cette info avec précaution, voir mon message précédent).
Si vous voulez un autre exemple de biais du survivant ; j’avais déjà eu l’occasion d’en parler au détour d’une discussion sur le forum.
D’ailleurs, cet exemple me fait penser que beaucoup défendrons le mythe de la méritocratie en ce basant sur leur expérience personnelle, du genre, « ben moi aussi je viens d’une famille pauvre, j’ai travaillé comme un dingue, j’ai fait d’énormes sacrifices mais maintenant j’ai pu monter ma startup est réussir dans la vie. C’est bien la preuve qu’en se donnant les moyens, on peut réussir ». Sauf que c’est un biais du survivant. Pour une réussite, combien ont échoué alors qu’ils ont fourni les mêmes efforts ? Lui a peut-être eu la bonne idée au bon moment, peut-être s’est-il lancé au moment où le marché était le plus favorable à son projet, peut-être qu’il connaissait la bonne personne qui l’a soutenu, tandis que d’autre ont eu des imprévus, n’ont pas rencontré de conditions aussi favorables, etc.
Encore un autre exemple ?
Vous avez sans doute déjà entendu quelqu’un dire un truc du genre :
« Dans le temps, on construisait des machines à laver qui tenaient la route ! Celle de ma grand-mère avait plus de 20 ans quand elle a lâché ».
Généralement, c’est le genre d’argument censé prouver l’obsolescence programmée. Moi, c’est mon prof de math de cinquième qui nous avait sorti une phrase de ce type.
Le problème du raisonnement, c’est que dans un lot de produits manufacturés, il y a toujours une petite portion qui résiste bien plus longtemps que le reste. C’est des exceptions statistiques et se baser sur ces exceptions statistiques (comme la machine à laver de plus de vingt ans) pour prouver la résistance de tout le lot c’est tomber dans le biais du survivant.
Lioubov
9 février 2020 à 16:20
Un chasseur utilisé en combat tournoyant compte sur son agilité pour éviter les coups, et un appareil d'attaque style A-10 A sur son blindage.
Pour le Warthog (avec sa coque en titane qui protège le pilote et les organes vitaux), je suis d'accord avec toi. Par contre, le combat tournoyant n'existe pratiquement plus de nos jours, même si certains appareils à poussée vectorielle en sont encore capables ; dans ce type de manœuvre, la vitesse des avions implique de forts facteurs de charge aux pilotes (les célèbres "G", pénibles à supporter, surtout les G négatifs, croyez-moi...), et voler trop lentement dans certaines configurations serait le meilleur moyen de faire décrocher l'appareil.
Depuis quelques dizaines d'années, le combat aérien consiste surtout à tirer des missiles air-air à plus de 50 km, alors même que la cible est invisible à l’œil nu, les autodirecteurs des AAM se chargeant de la poursuivre (ce qu'on appelle "fire and forget"). Même avec un blindage important, il vaut mieux compter sur un bon système de contre-mesures pour ne pas être transformé instantanément en méchoui !
Nkari
9 février 2020 à 16:40
Et ce n'est pas pour me déplaire.
En règle générale, ici, ce ne sont pas les discussions qui parlent de cul qui m'intéressent le plus.
Modifié
9 février 2020 à 16:41
Animus.Anima
9 février 2020 à 17:23
C'est intéressant, je ne connaissais pas le biais du survivant.
Utilisateur supprimé
9 février 2020 à 18:25
J'avais pas vu la chose comme ça, mais c'est vrai que maintenant que c'est énoncé, ça paraît évident.
Nkari
9 février 2020 à 18:35
C'est intéressant, je ne connaissais pas le biais du survivant.
Content d’avoir pu t’intéresser.
Oui, je trouve le biais du survivant vraiment intéressant mais ce n’est qu’un exemple parmi tous une tripotée de biais cognitifs qui nous touchent tous. Notre cerveau a mille et unes manières de nous foutre dans l’erreur.
Pour n’en citer que quelques uns : la dissonance cognitive, le biais d’ancrage, l’aversion à la perte, l’effet cigogne, l’effet Dunning-Kruger, etc.
C’est bien de connaître tout ça, histoire de se prémunir des erreurs qu’on peut commettre mais aussi de tous ceux qui auraient tendance à mettre à profit nos biais afin de nous influencer ; la publicité par exemple, des politiques ou plus généralement, des charlatans.
Nilou
9 février 2020 à 18:55
Une série sur Youtube portait sur ces biais me semble-t-il. "Crétin de cerveaux".
megalosex
9 février 2020 à 19:02
Marrant ça, la partie « Discussions sexy » du forum est quasi désertée au profit de la catégorie divers. On se retrouve à parler systèmes d'armes sur un site de cul...
Et alors ? Sur un site de cul, on parle bien de "trou de balle " ... :P
Nkari
9 février 2020 à 19:04
Une série sur Youtube portait sur ces biais me semble-t-il. "Crétin de cerveaux".
Exacte, sur la chaîne ScienceEtonnante tenue par David Louapre.
Mais ce n'est pas la seule chaîne à avoir traiter des biais cognitifs. C'est un sujet qui revient très régulièrement chez les vidéastes sceptiques tels que Hygiène mentale, Mr. Sam ou La tronche en biais.
Modifié
9 février 2020 à 19:05
Nkari
15 février 2020 à 19:05
Je viens de tomber sur un article (de merde) qui tombe dans une sorte de biais du survivant, ou plus généralement dans un biais de sélection.
L’article était titré : « La plupart des tueurs en série ont ce signe du zodiaque en commun ! ». Cela sent déjà l’article putaclick sans vraiment de fond, mais bref, regardons voir ce qu’il a à nous dire.
Il nous parle d’un mec qui a écrit des bouquins sur les tueurs en série et qui s’est étonné que beaucoup était du signe du Taureau.
Si le lecteur croit en l’astrologie, il va tout de suite penser que les personnes du signe du Taureau ont plus de chance de devenir des meurtriers, et donc cela va le conforter dans sa croyance que l’astrologie a vraiment un impact sur le comportement des gens.
Qu’en est-il vraiment ? Doit-on conclure la même chose ? Bien sûr que non.
En faisant une rapide recherche sur la population totale, on apprend vite que le signe du Taureau est le plus représenté. Il n’y a donc rien de surprenant si ce signe est aussi le plus représenté chez les tueurs en série. Les Taureau n’ont donc très probablement pas plus de chance de devenir des meurtriers que les personnes d’autre signe.
Bref, en conclusion : gardez toujours l'esprit critique quand vous tombez sur une info qui semble surprenante.
Si vous voulez commenter, merci de ne pas expliciter les raisons de votre choix afin de ne pas influencer les autres.