Grave, pas grave ?

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JeSuisPoly
8 septembre 2020 à 11:21
Vous êtes en couple depuis longtemps. Votre partenaire est en train de faire la vaisselle et vous lui empoignez les fesses de façon très explicite. Votre partenaire manifeste clairement sa désapprobation...

Ce sondage faisait partie d'une ancienne version du site et n'est malheureusement plus accessible…😟
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jeremy01
9 septembre 2020 à 17:44
Oui je rigolais t'inquiète pas, je sais que Lioubov m'aime bien. Enfin je crois en fait. Tu m'aime bien Lioubov ?? :)

Il va te dire non juste pour te contredire.
Mais moi je t'aime bien, pour ce que ça vaut. T'as de beaux yeux tu sais.

C'est cool, je prends aussi ! :)
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Shabanou
9 septembre 2020 à 18:22
Oui je rigolais t'inquiète pas, je sais que Lioubov m'aime bien. Enfin je crois en fait. Tu m'aime bien Lioubov ?? :)

Tout le monde t'aime bien t'inquiète pas ! Moi oui en tout cas :)
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Lioubov
9 septembre 2020 à 18:59
Je sais que Lioubov m'aime bien. Enfin je crois en fait.
Tu m'aime bien Lioubov ?? :)

Oh, que oui ! Si j'étais homo, c'est pour toi que je craquerais.
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Utilisateur supprimé
9 septembre 2020 à 19:21
Je sais que Lioubov m'aime bien. Enfin je crois en fait.
Tu m'aime bien Lioubov ?? :)

Oh, que oui ! Si j'étais homo, c'est pour toi que je craquerais.

Malheureusement, il est hétéro et il rêve d'enfouir sa truffe dans sa poulette préférée :D
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Clothilde092
9 septembre 2020 à 19:25
c'est moi qui fais la vaisselle. Alors je continue... :)
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Pygmalion
10 septembre 2020 à 00:18
Bon, je vais pas faire des citations pour toutes les réponses à mon message, je vais juste dire que j'ai tout lu.

Donc, pour commencer, je ne suis pas sans connaître la notion de viol conjugal, mais dans la question qui est soumise au vote ici, on demande notre réaction personnelle et dans mon esprit, je ne compte pas violer ma conjointe. Toujours dans ma psyché, si je caresse ses fesses c'est parce qu'elle aime que je le fasse, je ne vois pas pourquoi je le ferais si elle n'aime pas ça, si, également, je le fais pendant qu'elle fait la vaisselle (dans l'éventualité aventureuse où elle ferait la vaisselle parce que, maniaque comme je suis, c'est moi qui la ferais, même si ça m'emmerde, mais on va dire que la situation est générique), c'est que ça na la dérange pas qu'on fasse l'amour en dehors du lit. Je considère que la base d'un couple c'est de connaître un minimum l'autre, donc si je le fais, c'est parce qu'il y a une chance qu'elle réponde favorablement à ma demande et que la complicité qui s'est installée entre nous le permet. Si elle me dit qu'elle ne veut pas être dérangée pendant qu'elle fait la vaisselle, je vais pas la peloter. Donc, si j'entreprends de lui caresser les fesses pendant qu'elle fait la vaisselle, c'est parce que je pense qu'elle va accepter les avances que je lui fait. Or, elle n'a pas envie. J'avoue, je suis un peu déçu, mais si elle est pas d'humeur, je ne vais pas la forcer. Je dirais, "ok, pas de problème", lui donnerai un bisou sur la joue et prendrai un essui pour l'aider à finir la vaisselle et m'assurer que c'est bien propre parce que, comme je l'ai dit, je suis un peu maniaque.

Dans l'éventualité où ma compagne serait plus sensible et qu'elle n'aimerait pas qu'on se saisisse incongrument de sa rotondité, ce qui peut arriver je le conçois très bien, je ne vois pas pourquoi en premier lieu je me serais glissé en catimini derrière tel un prédateur pour me jeter sur ledit boule pour jouer à "coucou qui c'est ?", il est évident que par délicatesse, je me serais annoncé par un "coucou" ou par un "m'enfin chérie pourquoi tu fais la vaisselle tu sais très bien que je suis maniaque et que je passerai de toutes façons derrière toi pour vérifier que tout est bien propre et rangé à sa place !" et si je devais la faire sursauter, je lui dirai "excuse-moi, je ne voulais pas te faire sursauter".

La question que je pose donc en voyant ce questionnaire est "Si dans le cadre de mon couple, avec tout ce que ça implique dans mon esprit, les avances que je fais n'obtiennent pas de réponse favorable, pourquoi m'en excuserais-je ? Après tout, nous sommes tous les deux des êtres sensibles et il y a forcément des moments où l'un aura envie et pas l'autre. Est-ce qu'accepter et comprendre ça ce n'est pas déjà respecter l'autre ? Dans la situation inverse (qui est plus probable dans mon cas), je n'attends pas de l'autre qu'il ou elle demande pardon pour avoir voulu passer un moment d'intimité avec moi, seulement de comprendre et d'accepter que pour moi, le moment ne s'y prêtait pas. Et si la personne qui partage ma vie m'a exprimé l'idée que ça ne lui plaît pas, je ne vois pas pourquoi cette situation existerait en premier lieu.

Et ça m'amène vers un autre argument qui dit que quand on blesse une personne, on demande pardon. Je suis assez bien placé pour savoir ça, étant donné qu'il m'arrive (très) souvent de blesser les gens sans le vouloir, surtout en parole. D'une part mon honnêteté maladive et désarmante et d'autre part mon caractère souvent soupe-au-lait font que je blesse les gens autour de moi malgré les efforts que je peux faire pour être moins vexant. C'est ce qu'on appelle de la maladresse, heurter une personne sans le vouloir (l'inverse étant de l'agression) et je sais donc très bien que des excuses sont indispensables dans ce cas là. Or, dans la situation qui nous occupe, la main aux fesses n'est pas involontaire, ce n'est pas comme si je glissais sur une éponge et me rattrapais par reflèxe sur son pantalon ou comme si j'avais pas vu qu'en fait c'était sa soeur et que ma moitié était dans la salle de bains. Si je mets ma main sur son fessier, c'est parce que j'aimerais volontairement procéder à une phase de copulation intensive sur le meuble de cuisine avec sa personne et que je sais que, si elle aussi en a envie, on le fera. En l'absence d'agression (parce que mon but n'est pas de la forcer) ou de maladresse, je ne vois pas pourquoi il y aurait excuses. C'est juste un refus et je l'accepte. Ce qui serait une agression, ce serait d'insister malgré ce refus et là oui, il a matière à demander pardon, je suis tout à fait d'accord.
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Hellangel
10 septembre 2020 à 01:10
Pour la fin de ton message: ça dépend d'elle en fait. Si elle ne le vit pas comme une agression, mais qu'elle dit juste "boarf pas maintenant j'ai la flemme" un peu nonchalamment etc, effectivement il n'y a pas lieu de s'excuser. Si elle le vit mal, moi je m'excuserais quand même, justement parce qu'elle le vit mal et que ça suffit.

C'est un peu comme les personnes trans*, par exemple. Je m'en carre la nouille que la personne veuille être genrée au masculin ou au féminin, ou en non-binaire. Mais si elle l'exprime, et si c'est une blessure pour iel, et si je l'ai blessé.e en le/la mégenrant, je vais m'excuser et m'adapter à iel parce que pour iel, c'est important.
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Doogy Woogy
10 septembre 2020 à 01:30
Il se fait tard, je vais donc être un peu caricatural pour faire simple. J'ai peur qu'à force de demander pardon pour un oui ou pour un non, on finisse par perdre le sens des excuses. Pygmalion a bien résumé la situation Donc en gros, quand vous êtes en couple avec quelqu'un vous savez à peu près à quoi vous attendre. Dans le cas contraire, c'est que le couple est encore frais et que ces repères sont encore en cours de construction, donc oui, on s'excuse s'il y a lieu. Mais dans le cas présent d'un couple d'une durée excédent allègrement la demi-journée, si un des partenaires ne veux pas, quelle qu'en soit la raison, ben ok on remet à plus tard. Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à vivre dans telle situation.
Le jour où vous aurez des "vraies" excuses à formuler, il va se passer quoi ? Vous faites vos excuses devant notaire ? vous vous tranchez la tête pour prouver combien vous vous en voulez, en tout cas plus que la fois où vous lui avez arraché sa petite culotte un peu trop fort et que l'élastique à claqué sur sa fesse, lui imposant un arrêt de travail de plus de 8 jours. Un jour 'je m'excuse" va devenir si répandu que ce sera aussi courant que "putain con " à la fin d'une phrase de Toulousain, une sorte de ponctuation dans la phrase.

Bon voilà, je peux aller me coucher, Bonne nuit à vous!
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Tilia TV
10 septembre 2020 à 01:33
C'est ce qu'on appelle de la maladresse, heurter une personne sans le vouloir (l'inverse étant de l'agression) et je sais donc très bien que des excuses sont indispensables dans ce cas là. Or, dans la situation qui nous occupe, la main aux fesses n'est pas involontaire [...]

Je réagis la dessus. Dans le cas où tu blesse une personne, tu articule bien des mots de façon volontaire. Egalement lorsque tu tape le pare choc d'une autre voiture, c'est bien ton pied, dirigé par ton cerveau qui fait le geste.
On ne parle pas ici des gestes/comportements involontaires (Parkinson, trouble comportementaux, crise psychologique...). Ce qui nous intéresse ici c'est le résultat de cette action. Et ce résultat à des conséquences non maîtrisé.
Que cela soit par la parole (et tu l'as bien expliqué avec tes maladresses) ou par le geste, tu ne peut pas savoir comment les autres vont réagir. Et, à mon sens, quand tu t’aperçois avoir blesser ou déranger une personne, il faut présenter ses excuses.
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Pygmalion
10 septembre 2020 à 03:55
Hell : "Pour la fin de ton message: ça dépend d'elle en fait. Si elle ne le vit pas comme une agression, mais qu'elle dit juste "boarf pas maintenant j'ai la flemme" un peu nonchalamment etc, effectivement il n'y a pas lieu de s'excuser. Si elle le vit mal, moi je m'excuserais quand même, justement parce qu'elle le vit mal et que ça suffit."

C'est précisément ce que je j'ai dit, si je sais qu'elle est sensible à ce genre de choses et qu'elle déteste ça, je ne ferai rien et la question ne se poserait même pas.

Tilia : "Je réagis la dessus. Dans le cas où tu blesse une personne, tu articule bien des mots de façon volontaire. Egalement lorsque tu tape le pare choc d'une autre voiture, c'est bien ton pied, dirigé par ton cerveau qui fait le geste.
On ne parle pas ici des gestes/comportements involontaires (Parkinson, trouble comportementaux, crise psychologique...). Ce qui nous intéresse ici c'est le résultat de cette action. Et ce résultat à des conséquences non maîtrisé. "

Déjà, involontaire signifie qu'une chose est faite sans que l'on en ait la volonté. Si on me demande mon avis sur des vêtements et que je dis : "je trouve que cette robe te grossit", ma volonté n'est pas de vexer la personne ou de lui signifier qu'elle est grosse, j'émets juste l'idée que ladite robe ne met pas ladite personne en valeur parce qu'elle la grossit. La personne est vexée, c'est le résultat de mon action mais ce n'était pas ma volonté, je l'ai donc blessée involontairement, CQFD.
Ensuite, comme je l'ai expliqué, si je devais faire l'action décrite dans la question de base, c'est en sachant que je peux le faire sans que ça ne la blesse. Rien dans la question de base n'indique que c'est la première fois que cette action est faite, au contraire, l'hypothèse de départ stipule que l'on est en couple depuis longtemps, ce qui suppose que l'on connait un minimum sa partenaire et que donc, elle ne sera pas blessé par ce geste. Dans l'éventualité où ce serait la première fois, je pourrais comprendre que si ça la met en colère ou la blesse, ce serait normal de lui présenter des excuses mais dans la question qui est posée :
1. Rien ne dit que c'est la première fois que je le fais
2. Rien ne dit que je suis au courant qu'elle déteste ça
Or, et je commence à radoter, dans mon esprit, si je le fais, c'est parce que je l'ai déjà fait et/ou que je la connais assez pour savoir qu'elle ne sera pas blessée par mon geste. Et sachant cela, si elle ne veut pas, pourquoi présenter des excuses alors qu'elle n'est pas blessée. La seule conséquence non maîtrisée que j'imagine, c'est qu'elle casse une assiette pendant que lui fait sauvagement l'amour au-dessus de l'évier ou que je n'ai plus d'essui propre pour l'aider à finir la vaisselle.

Doggy
Ce n'est pas seulement ça qui me chatouille. Je vais prendre un gros raccourci parce que je n'ai ni le temps, ni l'envie de faire un pavé de deux cents lignes sur le sujet. Je pense qu'actuellement, on vit dans une époque de transition où il faut redéfinir certaines limites sur les relations entre hommes et femmes et cela créé des réactions multiples et diverses. On a des gens qui disent qu'un viol n'est qu'une petite erreur de jeunesse, d'autres qui disent qu'il faut s'excuser d'avoir une érection en regardant une femme en jupe, il y a des hommes qui sont embarrassés à l'idée de donner le bain à leurs petites filles, bref il y a un mouvement qui s'opère et dans la cohue des comportements que cela génère, on ne sait plus trop à quel saint se vouer. Je vous rassure, je considère un viol comme un acte grave bien loin de faire le mur pour aller à un concert. En revanche, je pense qu'il est important, au lieu de généraliser certaines choses comme "il faut s'excuser si votre femme ne veut pas coucher avec vous", d'expliquer l'importance cruciale du dialogue dans un couple et de respecter la sensibilité de l'autre (et pas seulement dans le cadre du couple d'ailleurs, ça vaut pour tout le reste). Si je réserve une table dans un restaurant et que j'en fais une surprise, je ne vais pas m'excuser si ma conjointe n'a pas envie de sortir, et si elle est n'est pas à l'aise dans les lieux publics, il n'y a aucune raison pour que je l'emmène au restaurant.

L'une des autres conséquences de ces dernières années est que l'on a beaucoup mis en avant les abus sexuels et les traumatismes liés à ces abus. C'est une très bonne chose parce que ça permet à de nombreuses personnes de sortir d'un silence qui les tue à petit feu mais dans le même temps, j'ai l'impression (c'est ce que j'en ai compris, je me trompe peut-être) que pour certains, cela veut dire que ces traumatismes sont les pires. Or, on ne peut pas comparer et encore moins hiérarchiser les abus et les traumatismes qui en découlent et ce que certains voudraient appliquer pour le comportement en matière de sexe, personne ne le ferait dans d'autres contextes. Pour faire un parallèle avec la question de ce sujet, je vais la reformuler dans un autre contexte :

"Vous connaissez votre meilleur ami depuis longtemps. Vous êtes ensemble dans un café et vous l'appelez par un surnom un peu ridicule. Il manifeste clairement qu'il ne l'aime pas"

Est-ce que vous demandez pardon pour l'avoir fait ? Le fait qu'il s'agisse de son meilleur ami suggère qu'il y a une complicité entre vous, peut-être même que vous vous chambrez mutuellement de temps en temps mais ça, la question ne le dit pas, tout le contexte est déduit des quelques éléments qui sont énoncés. Le seul fait qu'il n'aime pas ce surnom ne veut pas forcément dire qu'il est blessé, simplement, il ne l'aime pas. Si cet ami avait eu un traumatisme lié à de la maltraitance verbale d'un parent ou de harcèlements à l"école où les autres enfants l'appelaient par un sobriquet humiliant, il ne vous viendrait pas à l'idée de lui attribuer un surnom ridicule. Après tout, vous connaissez assez votre meilleur ami ou amie pour savoir ce genre de choses. Pour la main sur la fesse, c'est exactement la même situation, il s'agit d'un geste innocent qui s'applique entre deux personnes qui ont une relation qui le permet. Dans la mesure où l'on sait que ce geste ne sera pas interprété comme agressif parce qu'on a établi une relation saine de dialogue et de complicité avec l'autre et qu'en plus on le connait depuis longtemps, il n'y a pas matière à demander pardon. Et ce que tu dis à propos de cette main et des conséquences que ça peut avoir, on peut le dire pour tout un tas de chose comme "boire une bière" (parce qu'elle pourrait avoir eu un traumatisme lié à une personne alcoolique qui lui a fait du mal), "jouer au loto" (parce qu'un de ses parents était un joueur compulsif et a failli mettre sa famille à la rue en jouant leurs économies), "partir en croisière" (parce que sa soeur s'est noyée quand elles étaient enfants), il y a mille et une façons de réveiller un trauma et de blesser quelqu'un. Si c'est le cas, bien sûr que je serai désolé de l'avoir blessée ou de lui avoir rappelé de mauvais souvenirs mais si elle n'a pas envie dune bière aujourd'hui, qu'elle ne joue pas au loto parce que c'est de l'arnaque et qu'elle n'aime pas les croisières parce qu'on s'y emmerde, que c'est trop cher et que c'est plein de petits vieux, bah tant pis on passe à autre chose.

Moralité (pour celles et ceux qui ont eu la flemme de tout lire et je les comprend) : apprenez d'abord à connaître et respecter l'autre ainsi que les limites de chacun et tout se passera bien. Et si par mégarde vous faites quelque chose qui le/la blesse, demandez pardon.
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Hellangel
10 septembre 2020 à 04:09
On est d'accord sur beaucoup de choses, là je pinaille sur les détails. Dans tout ce que tu dis tu pars du principe que tu "connais" la personne, et c'est bien ça le problème. Même si tu connais la personne extrêmement bien, tu peux toujours te tromper.

Tu dis "Et sachant cela, si elle ne veut pas, pourquoi présenter des excuses alors qu'elle n'est pas blessée"

Bah justement, tu "dois" (c'est mon point de vue) t'excuser si elle a été blessée, c'est ce que je disais. Si elle l'est pas, tant mieux. C'est pas l'acte qui doit être excusé, c'est dépendant des conséquences qu'il a. Mon meilleur ami on se chambre régulièrement, mais de temps en temps, sans vraie raison (mauvaise humeur, par exemple) il y a une fois où ça passera mal et il sera blessé. Si c'est le cas, et qu'il le dit (ou me le fait comprendre par non-verbal etc), je vais m'excuser, même si les 100 fois d'avant il l'a pas mal pris, et même si l'aurait pas mal pris s'il avait été de bonne humeur ce jour-là.

Sinon je suis tout à fait d'accord avec toi, et ton point de vue se défend. Tout cela va bien sûr dépendre de la nature de la relation avec la personne, y compris vis-à-vis des excuses. Personnellement j'ai l'excuse facile, et j'ai pas l'impression de m'abaisser, de heurter mon égo ou de désensibiliser la notion d'excuse en le faisant, mais c'est moi et ma façon de faire. C'est de la méta-discussion ce qu'on fait, c'est pas hyper utile, mais c'est intéressant.
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Tilia TV
10 septembre 2020 à 04:35
Vous êtes en couple depuis longtemps. Votre partenaire est en train de faire la vaisselle et vous lui empoignez les fesses de façon très explicite. Votre partenaire manifeste clairement sa désapprobation...

Pour la main sur la fesse, c'est exactement la même situation, il s'agit d'un geste innocent qui s'applique entre deux personnes qui ont une relation qui le permet

Le contexte posé par JeSuisPoly ne parle pas d'une petite main aux fesses, mais d'une empoignade provoquant une claire désapprobation.

Dans l'éventualité où ce serait la première fois, je pourrais comprendre que si ça la met en colère ou la blesse,

Je pense qu'il faut partie de ce postula, sinon la question n'a pas vraiment de sens.

"Vous connaissez votre meilleur ami depuis longtemps. Vous êtes ensemble dans un café et vous l'appelez par un surnom un peu ridicule. Il manifeste clairement qu'il ne l'aime pas"

C'est amusant ton exemple, car il m'est arrivé cela personnellement. A l'université je me suis vu affublé d'une sobriquet que je n'aimais pas trop. Pourquoi je le supportais? Car c’était un moyen d'acceptation, une règle sociale que l'on devait accepter et appliquer. Il y a quelque année, je me suis un peu plus affirmé et j'ai clairement signifier à ma bande de pote que ce sobriquet m’insupportait. Ils se sont excusé et ne m'appelle plus par celui-ci.
Il se passe peut être la même chose dans un couple. Les deux acceptent peut être certaines choses qui les énervent par mimétisme social.

Moralité (pour celles et ceux qui ont eu la flemme de tout lire et je les comprend) : apprenez d'abord à connaître et respecter l'autre ainsi que les limites de chacun et tout se passera bien. Et si par mégarde vous faites quelque chose qui le/la blesse, demandez pardon.

Et je dirai même plus: présentez lui vos excuses
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Lioubov
10 septembre 2020 à 09:48
[...] si c'est une blessure pour iel, et si je l'ai blessé.e en le/la mégenrant [...]

Si l'écriture inclusive débarque ici aussi, je donnerai ma démission en claquant la porte.
Mais je sais que ça plairait trop à certain.e.s...
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Pygmalion
10 septembre 2020 à 13:09
Dans l'éventualité où ce serait la première fois, je pourrais comprendre que si ça la met en colère ou la blesse,

Je pense qu'il faut partie de ce postula, sinon la question n'a pas vraiment de sens.

Au contraire, la question a tous les sens qu'on veut puisque toi et moi l'interprétons différemment. Le fait que toi tu partes d'un postulat et moi d'un autre signifie que nos esprits comblent les blancs avec notre subjectivité. Toi tu pars du principe que c'est la première fois, moi je pars du principe que ce n'est pas le cas et que si je suis en couple depuis longtemps, je connais assez la personne pour savoir que ça ne la blessera pas. Chacun tire ses propres conclusions.

"Vous connaissez votre meilleur ami depuis longtemps. Vous êtes ensemble dans un café et vous l'appelez par un surnom un peu ridicule. Il manifeste clairement qu'il ne l'aime pas"

C'est amusant ton exemple, car il m'est arrivé cela personnellement. A l'université je me suis vu affublé d'une sobriquet que je n'aimais pas trop. Pourquoi je le supportais? Car c’était un moyen d'acceptation, une règle sociale que l'on devait accepter et appliquer. Il y a quelque année, je me suis un peu plus affirmé et j'ai clairement signifier à ma bande de pote que ce sobriquet m’insupportait. Ils se sont excusé et ne m'appelle plus par celui-ci.
Il se passe peut être la même chose dans un couple. Les deux acceptent peut être certaines choses qui les énervent par mimétisme social.

Encore une fois, c'est ta subjectivité qui parle, tu prends mon exemple et tu l'appliques à ta propre histoire pour tourner ça en faveur de ton point de vue. Des sobriquets j'en ai eu pas mal aussi, surtout pendant mes humanités (l'équivalent du lycée) où j'ai subi pendant un temps un harcèlement et des insultes de mes camarades de classe. Depuis, j'ai rencontré des gens qui m'ont accepté et avec qui j'ai une vraie relation amicale. J'ai eu aussi droit à des surnoms ridicules de leur part mais en sachant que cela n'avait pas pour but de m'humilier ou de me blesser. Ce sont des gens en qui j'ai confiance et si je n'aime pas un surnom, je le dis et on n'en parle plus (et vice-versa). Si tu pars du principe qu'un couple ou qu'une relation amicale ne se base que sur du mimétisme social, c'est que la relation ne fonctionne pas. Et, encore une fois, je suis parti du principe que ma relation amoureuse fonctionne et qu'il est établi que chacun connait et respecte les limites de l'autre.
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Hellangel
10 septembre 2020 à 15:13
[...] si c'est une blessure pour iel, et si je l'ai blessé.e en le/la mégenrant [...]

Si l'écriture inclusive débarque ici aussi, je donnerai ma démission en claquant la porte.
Mais je sais que ça plairait trop à certain.e.s...

J'aimerais l'appliquer partout oui, je ne le fais pas par flemme, mais je le fais en tout cas quand je désigne des personnes trans* oui
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Tilia TV
10 septembre 2020 à 16:06
@Pygmalion
Ce que j'ai du mal a saisir c'est ta définition du terme "volontaire". Pour toi une main aux fesses est volontaire, mais le fait de dire "cette robe te grossit" est involontaire? Tu maîtrise tes gestes comme tu maîtrise ta parole pourtant?

Si tu pars du principe qu'un couple ou qu'une relation amicale ne se base que sur du mimétisme social, c'est que la relation ne fonctionne pas.

Et pourtant tu n'imagine pas a quel point le mimétisme social guide nos choix. Regarde ici sur ce forum, beaucoup de personne se voit attribuer un rôle, et se mettent à suivre ce rôle. Par mimétisme social, des personnes se mettent en couple, vont au travail en passant 2h dans les transport,s achètent un chien, achètent une maison, font des gamins... et ne portent pas plainte quand leur partenaire les viole (et je sais de quoi je parle).
Si toi personnellement tu es en dehors de tous mimétisme social, que seul ta propre réflexion sans influence extérieur guide tes choix, tant mieux. Écris un bouquin pour expliquer comme tu fais, ça profitera à d'autres! Mais en attendant la plupart d'entre nous subissent, à différentes échelles, ce mimétisme social. Et ne rien dire quand son/sa partenaire nous dérange fait partie du mimétisme.
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Pygmalion
10 septembre 2020 à 21:37
Ce que je dis est volontaire, blesser quelqu'un par ce que je dis est involontaire. C'est ça la nuance.

Pff, honnêtement, je sais plus quoi dire. J'ai déjà répété plusieurs fois la même chose et là on va de contre-arguments en contre-arguments pour tenter de prouver qu'on a raison et l'autre tort. Tu dis que le mimétisme social guide nos choix mais je ne sais pas ce que c'est que le mimétisme social, je sais ce que c'est que le mimétisme et l'effet de masse mais le mimétisme social, inconnu au bataillon. Ensuite, ça guide nos choix mais ça se place à quel pourcentage vis-à-vis de le lutte des classes, de l'éducation, de la pensée judéo-chrétienne, de l'américanisation et de tout ce qui peut influencer nos choix de vie ? Je sais ce que c'est que la culture du viol, je sais aussi que pour la combattre il faut éduquer les gens par l'exemple, par ce que tu appelles le mimétisme social.

Tu veux avoir raison, tu as raison, mais ça ne veut pas dire que j'ai tort. Tu dis que la culture du viol passe par la banalisation de petits gestes qui participe à un abus plus global et tu as entièrement raison. Je dis qu'un geste n'est pas forcément une agression et que dans une situation donnée il n'y a pas lieu à s'en excuser et j'ai tout autant raison que toi. Tout est affaire de contexte et on ne peut pas juger certaines actions sans en connaître leur contexte.

Tu veux parler de mimétisme, je te répond conditionnement. Tout ce qui nous arrive, en bien comme en mal (et surtout en mal) conditionne notre façon de voir le monde. Ton histoire personnelle te rend beaucoup plus sensible à certaines choses que tu peux vivre ou voir et c'est ce qui modèle tout ton propos. Ta subjectivité donne un regard, la mienne en donne un autre et ce qui fait avancer un débat ce n'est pas de savoir qui a raison, c'est de croiser ces points de vue pour avoir la vision la plus étendue d'un sujet.
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keyman
10 septembre 2020 à 22:13
Je suis d'accord avec toi dans l'ensemble, mais juste :

de la pensée judéo-chrétienne

Qu'est-ce que tu appelle pensée judéo-chrétienne ? J'ai jamais compris ce terme, parce que je vois pas le lien entre les deux. Pour moi ce sont deux modes de pensées complètement différents, les accoler me semble un non sens. Pourquoi pas du libéral-marxisme ou du fémino-machisme ?

Si tu peux m'éclairer, je suis preneur !
Modifié 10 septembre 2020 à 22:14
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Pygmalion
10 septembre 2020 à 22:47
Ce qu'on appelle la "pensée judéo-chrétienne", c'est l'ensemble de valeurs et croyances qui ont été les bases de notre mode de pensée et de certains aspects de la société. Le judaïsme et le christianisme sont plus proches que tu le crois. Avec l'Islam, ces religions ont un socle commun qui est l'ancien testament et il a donné lieu, dès la christianisation de l'Europe à tout un tas de chose qui sont encore bien ancrées dans nos mentalités et dans nos sociétés.

L'exemple le plus marquant c'est évidemment la sexualité. Le sexe, selon la doctrine de l'Eglise, c'est le missionnaire et ça sert à faire des gosses, pas question d'en tirer du plaisir parce que c'est un péché et toute position contraire au indications de l'Eglise était considérée comme impure et pouvait produire des enfants morts nés ou handicapés etc.
Ce genre de raisonnement a perduré bien longtemps après, jusque dans la société dite moderne du XIXe siècle où des traités de médecine indiquaient que la sodomie déformait l'anus et le rendait "infundibuliforme" (en forme d'entonnoir) et où des psychanalystes continuaient de répéter que le sexe ne devait se pratiquer qu'en missionnaire.
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Hellangel
10 septembre 2020 à 23:04
La pensée judéo-chrétienne héritée du Moyen-Âge est notamment beaucoup basée sur la notion de culpabilité qui est centrale, comme le montre Pygmalion avec son exemple.
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Gras
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