Quelle est donc l’origine de cette expression ? J’ai finalement un doute.
En quoi notre jargon, et particulièrement certains, relèvent du détournement ou de l’affirmation de plaisirs indécents.
Pourquoi ces dérisions de sexe mêlées ? Pourquoi autant de mots imagés ?
Qui sont ces polissons qui voulaient aussi mettre ces vilaines choses dans notre bouche !
Mots choisis, evidences, double-sens ou grossièreté : Pourquoi y a-t-il à la fin, une couille dans l' potage ?
Et quand Mamie dit benoîtement qu'elle aime se faire bichonner, pourquoi Papi sourit-il, concupiscent, à imaginer un chien tremper son biscuit et foutre la pagaille.
L’étymologie n’est pas une science exacte, les spécialistes ou ceux qui les ont lu devraient nous faire la leçon. Mais pourquoi ne pas tenter ensemble d’émettre certaines hypothèses, parlons du sens pour nous, listons ces expressions qui enhardissent subtilemnt la femme mondaine, recensons le champ lexical des techniciens qui ont la tête ailleurs quand ils verbalisent leurs activités...
Pornographes amateurs et émérites, simples turlupins comme moi, préparons la nouvelle encyclopédie.
Ici, les posts sont collaboratifs. Ce qui a été écrit est adapté en fonction des avis experts.
La participation de chacun avec cet esprit est bienvenue.
Le #LEXSTORY#LE_SUJET permet d'identifier et de retrouver les mots, expressions, thèmes abordés.
Ce sujet peut être abordé plusieurs fois.
D'ailleurs, sur XStory, il y a beaucoup de membres virils Sinon, il a aussi "vit" pour désigner le membre viril. Mais la forme est,ici, littéraire.
Vivivi, le vit c'est la vie. C'est de moins en moins usité mais de temps en temps un auteur l'utilise ... Tout à l'heure j,'ai lu "priape" chez imaxparis, c'était une première sur le site (pour moi).
D
toutendouceur
8 mars 2021 à 18:59
#LEXISTORY#VIT_VITE
Je lis avec intérêt vos approches de ce mot qui aurait donc pour vous une origine littéraire.
Vit pour vivre : le membre de la vie !
L'homonymie est presque touchante.
J'avais beau me regarder dans le miroir, de face, de trois quarts, de profil (...). Me serrer le vit à pleurer (...). Je restais avec cet appendice congestionné, terriblement ridicule (Aragon)
Loin de moi l'envie de vous priver des belles envolées lyriques, des idéaux.
Je voulais simplement expliquer pourquoi j'ai indiqué : du latin vectis « levier, barre » dans le lexique, et ce sens de membre viril rapporté en 1195.
Avec mon B.E.P de coiffeur de girafe, j'étais parti à la va-vite sur une piste rose. Oui ! à la va-vite, mais pas à la sauvette. Je ne m'en cache pas : j'entendais plutôt vit comme vite, comme un mot que tout oblige.
Selon mes recherches, il n'y a d'ailleurs pas d'origine certaine pour le mot "vite". En 1150, il est utilisé pour désigner une personne rapide et agile, comme beaucoup de membre ici. Mais pas de racine évidente à mentionner pour cet adverbe qui semble tombé du ciel.
En cherchant un peu encore, pourquoi aller vite en besogne, j'ai retrouvé quelques mots qui m'ont conduit vite fait bien fait à la conclusion que vous connaissez : - Vituler : paresser, être vautré en paressant. Il n'est plus pressé celui-là ? Il paresse quoi ? Une iule ? - Vitelot : nez bourgeonné, de forme irrégulière, formé de vit et elot(te). Qui a fini par donner la pomme de terre vitelotte.
Petite question :
C'est pour m'aider à bien identifier le désir de ma femme, car nous ne sommes pas du même canton. Fais vite ! Qu'est-ce que vous comprenez ?
- Ne perd pas de temps, commence tout de suite ?
ou
- N'y passe pas 5 heures ?
Moi je comprends qu'elle en a envie tout de suite.
Parce que parfois, elle dit aussi : vite fait, alors.
C'est que le sens n'est pas le même, vous êtes d'accord ?
Heureusement, elle ne dit pas vient vit-vite ou vient vite-vit. Je ne suis pas certain qu'elle prononcerait le vit : [vi].
Vous imaginez, mon embarras pour la comprendre.
Heureusement, elle dirait plutôt dare-dare
Modifié
14 mars 2021 à 18:16
Duchesse
8 mars 2021 à 23:02
#LEXISTORY#VIT_VITE
Je lis avec intérêt vos approches de ce mot qui aurait donc pour vous une origine littéraire.
Vit pour vivre : le membre de la vie !
L'homonymie est presque touchante.
J'avais beau me regarder dans le miroir, de face, de trois quarts, de profil (...). Me serrer le vit à pleurer (...). Je restais avec cet appendice congestionné, terriblement ridicule (Aragon)
Loin de moi l'envie de vous priver des belles envolées lyriques, des idéaux.
Je voulais simplement expliquer pourquoi j'ai indiqué : du latin vectis « levier, barre » dans le lexique, et ce sens de membre viril rapporté en 1195.
Avec mon B.E.P de coiffeur de girafe, j'étais parti à la va-vite sur une piste rose. Oui ! à la va-vite, mais pas à la sauvette. Je ne m'en cache pas : j'entendais plutôt vit comme vite, comme un mot que tout oblige.
Selon mes recherches, il n'y a d'ailleurs pas d'origine certaine pour le mot "vite". En 1150, il est utilisé pour désigner une personne rapide et agile, comme beaucoup de membre ici. Mais pas de racine évidente à mentionner pour ce substantif qui semble tomber du ciel.
En cherchant un peu encore, pourquoi aller vite en besogne, j'ai retrouvé quelques mots qui m'ont conduit vite fait bien fait à la conclusion que vous connaissez : - Vituler : paresser, être vautré en paressant. Il n'est plus pressé celui-là ? Il paresse quoi ? Une iule ? - Vitelot : nez bourgeonné, de forme irrégulière, formé de vit et elot(te). Qui a fini par donner la pomme de terre vitelotte.
Petite question :
C'est pour m'aider à bien identifier le désir de ma femme, car nous ne sommes pas du même canton. Fais vite ! Qu'est-ce que vous comprenez ?
- Ne perd pas de temps, commence tout de suite ?
ou
- N'y passe pas 5 heures ?
Moi je comprends qu'elle en a envie tout de suite.
Parce que parfois, elle dit aussi : vite fait, alors.
C'est que le sens n'est pas le même, vous êtes d'accord ?
Heureusement, elle ne dit pas vient vit-vite ou vient vite-vit. Je ne suis pas certain qu'elle prononcerait le vit : [vi].
Vous imaginez, mon embarras pour la comprendre.
Heureusement, elle dirait plutôt dare-dare
"Fais vite" intime à la fois de commencer tout de suite et de ne pas y passer sa vie.
Selon mon humble avis.
"dare-dare", je l’ai utilisé dans ma dernière histoire et j’ai réalisé que je ne savais pas l’écrire. Je croyais que c’était « dard-dard». J’étais piquée au vif.
Utilisateur supprimé
8 mars 2021 à 23:22
"Vit" pour la bite ça sonne un peu comme "ci-gît", ça fait vieillot, "ci-gît le vit" ou "repose en paix la bite" XD
Sinon ça me fait penser à "pont-le-vit"
Sournoisement,
Modifié
8 mars 2021 à 23:25
toutendouceur
9 mars 2021 à 08:11
"Fais vite" intime à la fois de commencer tout de suite et de ne pas y passer sa vie.
Selon mon humble avis.
"dare-dare", je l’ai utilisé dans ma dernière histoire et j’ai réalisé que je ne savais pas l’écrire. Je croyais que c’était « dard-dard». J’étais piquée au vif.
Pas d'étymologie attestée pour dare-dare. Le dard, une ancienne arme de jet. Darder = lancer, au sens premier.
J'ajoute le vif, merci pour tout Duchesse.
Modifié
9 mars 2021 à 08:16
toutendouceur
9 mars 2021 à 08:46
"Vit" pour la bite ça sonne un peu comme "ci-gît", ça fait vieillot, "ci-gît le vit" ou "repose en paix la bite" XD
Sinon ça me fait penser à "pont-le-vit"
Sournoisement,
Rusé Maître Renard.
Le pont-levis avec levis pour qui se lève. Il y eut une époque ou certaines culottes et pantalons étaient à pont-levis (boutonnière). Donc je l'ajoute aussi, avec chapiteau puisque ce pont-le-vit me l'a rappelé.
Duchesse
9 mars 2021 à 08:57
"Vit" pour la bite ça sonne un peu comme "ci-gît", ça fait vieillot, "ci-gît le vit" ou "repose en paix la bite" XD
Sinon ça me fait penser à "pont-le-vit"
Sournoisement,
Rusé Maître Renard.
Le pont-levis avec levis pour qui se lève. Il y eut une époque ou certaines culottes et pantalons étaient à pont-levis (boutonnière). Donc je l'ajoute aussi, avec chapiteau puisque ce pont-le-vit me l'a rappelé.
Comment j’ai pu l’oublier. Je me souviens t’avoir envoyé une photo de moi en monokini l’été de notre rencontre, tu m’avais répondu: « chapiteau dressé, j’ai hâte de vous revoir blabla ».
Tu vas pas t’en souvenir mais moi si! T’avais refusé un nude avant le premier date. Oui vous avez bien lu. Monsieur refuse les nudes (avant le premier bail au moins : ).
Modifié
9 mars 2021 à 10:22
Duchesse
9 mars 2021 à 09:11
Ça me donne envie d’investir dans un dico d’étymologies tout ceci.
Piquée au vif. Je me suis penchée sur lui.
Vif d’or=golden snitch
Snitch semble avoir plusieurs sens dont piquer, chaparder, cafter .
Utilisateur supprimé
9 mars 2021 à 10:11
Chapiteau! Tchouing, tchouing!
Utilisateur supprimé
9 mars 2021 à 10:15
Ils sont au coude à coude quasiment mais le Renard bénéficie d'une légère avance de 2 points par rapport à la Duchesse un peu à la traîne avec la 80 ème place... 😁
Utilisateur supprimé
9 mars 2021 à 10:16
Ils sont au coude à coude quasiment mais le Renard bénéficie d'une légère avance de 2 points par rapport à la Duchesse un peu à la traîne avec la 80 ème place... 😁
Joujou Zitrone !
Modifié
9 mars 2021 à 10:19
Duchesse
9 mars 2021 à 10:31
Ils sont au coude à coude quasiment mais le Renard bénéficie d'une légère avance de 2 points par rapport à la Duchesse un peu à la traîne avec la 80 ème place... 😁
Duchesse traîne, c’est le poids de la couronne 🤪Joujou. Tu pourrais nous faire une fanfic porno sur fond de toystory: woody mettrait chère à la bergère. Et tu pourrais te dépêcher de faire sodomiser madame patate par monsieur. Parce que les féministes ont encore frappé. Monsieur patate devient « tête de patate» pour des jouets moins genrés. Buzz crierait « vers l’infini et au delà» en pénétrant tout entier dans Jessie . Ça serait un bel hommage à ton pseudo.
Utilisateur supprimé
9 mars 2021 à 10:35
Ils sont au coude à coude quasiment mais le Renard bénéficie d'une légère avance de 2 points par rapport à la Duchesse un peu à la traîne avec la 80 ème place... 😁
Duchesse traîne, c’est le poids de la couronne 🤪Joujou. Tu pourrais nous faire une fanfic porno sur fond de toystory: woody mettrait chère à la bergère. Et tu pourrais te dépêcher de faire sodomiser madame patate par monsieur. Parce que les féministes ont encore frappé. Monsieur patate devient « tête de patate» pour des jouets moins genrés. Buzz crierait « vers l’infini et au delà» en pénétrant tout entier dans Jessie . Ça serait un bel hommage à ton pseudo.
Faut voir, après une petite injection de Kétamine, ça peut éventuellement donner quelque chose 😉
Duchesse
10 mars 2021 à 09:53
Mes discussions privées avec Maître Renard’Ô m’inspirent ... Aussi improbable que l’expression est répandue, nous avons oublié la traditionnelle « béquille » du matin ou du mort de faim.
Nous pourrions la glisser dans la caisse à outil des bricoleurs ou estimer qu’elle fait référence au sport automobile ou cycliste. Auquel cas nous pourrions créer une sous-catégorie « sportive» et y inclure des termes comme: batte, club, fer, raquette, béquille, lancer, canne, maillet, tee ( base de lancement au golf), le mat, la grand voile, le spi et que sais-je d’ailleurs.
J’imagine que les bodybuilders sortent leur « fonte, leur barre» 😅
Dimanche prochain n’oublies pas de nous conter minette !
Modifié
10 mars 2021 à 13:45
toutendouceur
10 mars 2021 à 13:38
Il manque encore des catégories, je suis d'accord.
Je pensais par exemple à ce qui relève de l'improbable, la surprise.
Les trophées des sportifs, narcissiques, penibuilder.
Il faut creuser et incrémenter.
Parfois le dimanche matin je vais à la messe. Il me faut bien consulter des experts de nos vices
toutendouceur
13 mars 2021 à 20:54
#LEXSTORY#PENIS_GLOSSAIRE_B.11.
B.11. L'esprit de compétition
Précieux accessoire de sportif, obsession de joueur, passions modernes, objet de plaisir narcissique.
as (de pique),
barre de (muscu., traction, fonte ..)
batte,
béquille,
biscoto,
brette,
crack,
cravache,
crosse,
épée,
estocade,
fer (club, putter ...),
fleuret,
fonte,
lego,
lancer,
maillet,
manette,
muscle,
perche,
pagaie,
punch,
quille,
quinte flunch royale,
tee,
trèfle,
témoin (du relais),
télécommande,
tour,
trophée,
Passez chez décalçon si vous vous voulez ne rien manquer.
---------------------------------------------------------
Rarement accompagnés d'adjectifs sauf
- si la présence d'un qualificatif donne un sens particulier : ()
- si la forme est un groupe nominal, une expression,
* = le sens premier du mot se pert, si bien que seul le sens dérivé qui nous intéresse s'entend
** = synonyme, voir #LEXSTORY#PENIS_GLOSSAIRE_C
*** = pour les 2 sexes En bleu, les substantifs que j'ai retrouvé sur Xstory pour désigner ce membre viril
----------------------------------------------------------
up du sommaire du glossaire et tout et tout. Objectif = intégrer la sémantique moderne.
Vous pensiez qu'un membre de cet acabit ça peut s'appréhender comme ça ?
Modifié
14 mars 2021 à 09:55
Duchesse
13 mars 2021 à 21:05
#LEXSTORY#PENIS_GLOSSAIRE_B.11.
B.11. L'esprit de compétition
Précieux accessoire de sportif, obsession de joueur, passions modernes, objet de plaisir narcissique.
as (de pique),
barre de (muscu., traction, fonte ..)
batte,
béquille,
biscoto,
crack,
cravache,
crosse,
estocade,
fer (club, putter ...),
fonte,
lego,
lancer,
maillet,
manette,
muscle,
perche,
pagaie,
punch,
quinte flunch royale,
tee,
trèfle,
témoin (du relais),
télécommande,
trophée,
Passez chez décalçon si vous vous voulez ne rien manquer.
---------------------------------------------------------
Rarement accompagnés d'adjectifs sauf
- si la présence d'un qualificatif donne un sens particulier : ()
- si la forme est un groupe nominal, une expression,
* = le sens premier du mot se pert, si bien que seul le sens dérivé qui nous intéresse s'entend
** = synonyme, voir #LEXSTORY#PENIS_GLOSSAIRE_C
*** = pour les 2 sexes En bleu, les substantifs que j'ai retrouvé sur Xstory pour désigner ce membre viril
----------------------------------------------------------
up du sommaire du glossaire et tout et tout. Objectif = intégrer la sémantique moderne.
Vous pensiez qu'un membre de cet acabit ça peut s'appréhender comme ça ?
Le fleuret/ la brette/épée/la quille (bowling)/la tour (échecs)
toutendouceur
14 mars 2021 à 09:32
#LEXSTORY#ROSE
En cette fin de la semaine de commémoration célébration de la femme, je me sens bien ridicule en prenant ma plume pour écrire des vilains mots. En plus, tout le monde les connaît.
Les progressistes exposent un énorme mystère en face de la familiale Tour Eiffel, l'énigme du bouton de rose. Et moi, je m'entête à chercher du grivois dans nos façons de parler. Ils et elles parlent technique sur la place publique pendant que j'effeuille le gros Robert et mon Gaffiot.
Et l'amour, le respect de nos personnes, de l'intime ? Quelle est l'utilité de l'explicite s'il surpasse et écrase l'implicite ? Il existe des mots simples pour évoquer l'osé, sans qu'il soit nécessaire de flirter avec la vulgarité.
Je devrais pouvoir comprendre que mes glossaires de poteaux roses sont une liste d'injures pour ceux qui ne doutent pas de la pureté de leur désir.
Pourrais-je encore voir la vie en rose ?
Et par exemple cette rose.
Elle a tout du charnel. C'est une invitation d'encre sympathique à l'indécence. C'est par nature, la métaphore idéale pour dire les délicatesses du sexe de la femme.
Mais si je pense à ce mot, que résonne-t-il en moi ?
L'incontournable rosa : rosa, rosa, rosam, rosae, rosae, rosa, ... :
Une insupportable rengaine d'enfants de chœur ... pour une fleur pakistanaise qui ne porte même plus ses couleurs ... bien moins souvent que le papier (peint) des toilettes.
- J'aime bien ta chemise rose !
- Non c'est parme.
Car rose, ce n'est pas pour les hommes, à part ceux qui sont très sensibles.
Qu'avons-nous fait de sa culture latine et méditerranéenne ? Des sabbats ornementés de ses pétales en chair, sensuels ?
Sans doute les la charge d'un millénaire pendant lequel le religieux s'est accaparé la merveille.
Le symbole de la vierge, de Marie, l'hymen, le cadeau au fils de Dieu.
Une seule rose par bouquet et on ne touche pas avec les doigts, coquin !
Les femmes sont des roses et naissent dans les roses. Ce sont les fleurs sacrées.
- Cueillir la rose d'une jeune fille
- Prendre la rose, Perdre sa rose
Des messes au Roman de la Rose : la fleur figure du saint amour.
La belle version catholique ! Que n'ont-ils pas écrit au nom de la rose ?
Tiens celle-là (XIIIe siècle)
- Découvrir le pot aux roses, ou le ...le pot pourri, ou le ... le pot. Pour dire les petits secrets qui les rendent coquettes et qui n'échapperont pas à ceux qu'elles tourmentent. Mais ces expressions sont déjà le reflet de ce qui va suivre.
Car les grands esprits, les lumières, même libérés du carcan religieux, ne feront généralement pas mieux. Pas mieux que l'enfant qui s'empare de la fleur et se soulage du poids des mots. La rose devient sacrément pratique pour faire la cour. Rien de plus facile que de jeter des roses.
Le parfum de l'érotisme porte un nom : L'eau rose, l'eau de rose, quintessence que flaire le courtisan pour se distinguer du mâle vulgaire. C'est une pièce toute d'amour, toute distillée à l'eau rose des dames françaises. [VOLTAIRE]
Dans ces codes de la séduction, les hommes se rassurent en détenant une clé : un trophée de leur redoutable instinct d'instrumentation. De quoi se vautrer agréablement comme dans le lit de roses. Au point d'écrire, non sans ironie, des romans à l'eau de rose. Au point de plaisanter de ces choses trop faciles avec il n'y a pas de roses sans épines.
Lasses de l'inconfort de leur positon : être sur les roses, les femmes finissaient aussi parfois par les envoyer sur les roses.
Et bien chapeau Messieurs !
Entre les religieux et les lourdaud, vous pouvez être fier de vous !
Eglantier, gratte-cul, bouton de rose (rosebud), rosette, et sa feuille, les cochons et les éléphants me suivent ? Il y avait pourtant de quoi faire moins niais pour ce qui relevait tout bonnement de l'envie, du plaisir.
Pourquoi toujours faire semblant de promettre l'amour, pourquoi ces mièvreries ? Ne venez pas vous plaindre après !
Nous arrivons à nos temps modernes avec d'un côté le mot connoté par notre histoire, de l'autre, les marchands qui utilisent son image pour leurs affaires. La puissance de cette fleur devient contre-intuitive.
Tout comme nous nous nourrissons désormais des produits de l'industrie agroalimentaire, qui a déjà eu la chance de contempler la merveille qui s'épanouit dans son jardin ?
L'intérêt du regard adulte des latins, c'est celui du sens originel.
Et si nous faisions l'effort de revenir à l'étymologie latine? Je vous propose même un peu d'étymologie du latin pour percer des secrets de la rose. Celui que notre éclairage moderne nous empêche de voir.
Donc petit aparté latiniste sous la frise romaine :
Plusieurs questions :
- N'est-ce pas plutôt le rose roseus qui a donné le nom à la fleur ? Le rose est la couleur de la chair : la rose vient peut-être de là ?
- Quelles étaient les sens et les homonymes de ce mot ? Quels sous- et mal- entendus ?
Au sens premier et ancien, il est assez probable que la rosa latine désigne une fleur cultivée pour sa beauté. La rosa serait un dérivé du mot étrusque ruze dont la signification est inconnue. Ce mot aurait donc été donné à une fleur qu'on se mettait à cultiver pour la beauté, la délicatesse, le parfum, le bouton, la graine, des formes semblables au sexe de la femme. Y compris le cycle de la fleur et celui du rosier. Il y a donc encore la possibilité que la fleur porte en fait le nom donné ou suggérant la vulve.
Et finalement, c'est bien la couleur de ses pétales qui est l'origine la couleur rose.
Au sens figuré de rosa, on retrouve une caresse. Je ne sais pas de quelle caresse il s'agit exactement.
Au pire, les ancêtres de Rocco Siffredi auraient pu dire :
- Quam pulchra rosa (Oh une belle fleur)
- Subiicite ! Carpe amor fructus (Baisse-toi et cueille ce fruit amour) Pafa pulchra rosa (Et paf ! Une belle caresse de rose).
Plus sérieusement, on peut aussi souligner l'homonymie de rosa avec :
- ros, roris : humidité, rosée et en parlant de tout liquide qui "pique" un peu la bouche. Bruines et larmes. La rosata nous a donné la rosée.
Les racines des mots rosa et ros ne sont pas les mêmes. Pourtant la présence de ces gouttes de rosée sur la fleur ne fait qu'augmenter son érotisme. Quoi de plus sensuel que ces enchevêtrements de pétales sur lesquels perlent des gouttes de rosée ?
Notre rosée a donc malheureusement une portée sémantique plus neutre aujourd'hui.
- rōdō, rosī, rōsum, ĕre : Ce verbe porte les sens de ronger, miner, user, déchirer, marmonner. A l'origine de «rostrum» : le bec, le museau qui ronge.
Double sens et coïncidences qui me font penser que la rosa était plus qu'une suggestion érotique, dans la lignée du sens entendu depuis les grecs. L'étendard charnel de la sexualité. Sans commune mesure avec ce qu'elle figura aux amants les plus modernes.
C'est l'accaparation par l'église qui me fait aussi penser son passé symbolique a été effacé : une fleur loin d'être anodine.
Alors est-ce que cette rose est passée ?
Ah mais non ! Il me vient une dernière chanson, évidemment :
... Quand il me prend dans ses bras
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose
Il me dit des mots d'amour
Des mots de tous les jours
Et ça me fait quelque chose ...
[Édith Piaf / Louis Guglielmi Louiguy]
Version Grace Jones, je kiffe !
Un synthèse de mon petit billet. Je complexe : je ne parviendrai jamais à cette concision.
Le regard complice, heureux de la femme sur son mytho et obsédé d'amant.
Bien sûr que je vois la vie rose !
Mais, une fois par an seulement et je compte bien faire varier mon diapason, dit manche prochain dimanche prochain.
Modifié
14 mars 2021 à 10:29
Lioubov
14 mars 2021 à 10:21
Très intéressant, tout ça, et quelle érudition !
[...] pendant que j'effeuille le gros Robert et mon Gaffiot.
Alors nous sommes au moins deux à en posséder un exemplaire.
Quant au Robert, il est encore plus long que Donico, avec le bon mètre qu'il occupe sur une étagère de ma bibliothèque.
Quam pulchra rosa (Oh une belle fleur)
J'aurais plutôt traduit par "Que la rose est belle" ou "Quelle belle rose".
Duchesse
14 mars 2021 à 11:02
Tes roses matinales arrosent mon éveil dominical.
Bien que la rose soit à la fête, tu me vois stupéfaite que tu n'aies pas cité cette prose:
Sur la mort de Marie
Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose
En sa belle jeunesse en sa si belle fleur
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur
Quand l'aube de ses pleurs, au point du jour l'arrose
La grace dans sa feuille et l'amour se repose
Embaumant les jardins et les arbres d'odeurs
Mais battue ou de pluie ou d'excessive ardeur
Languissante elle meure, feuille à feuille déclose
Ainsi en ta belle et jeune nouveauté,
Quand la Terre et le ciel honoraient ta beauté
La parque t'a tuée et cendre tu reposes
Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs
Afin que vif et mort, ton corps ne soit que rose
Vous me pardonnerez si quelque fautes se sont glissées. Je vous ai cité ce sonnet à la mémoire de Marie, de mémoire de Victoire.
L'auteur de ce sonnet est mort au prieuré de Saint-Cosme en Indre et Loire. J'aime aller passer l'après-midi dans la roseraie du prieuré avec mes livres pour compagnie.
Je vous laisse deviner qui est cet auteur, essentiellement de poésie et du XVI eme siècle qui a passé son œuvre à comparer les femmes aux roses. Ou les roses aux femmes.
Il n'en reste pas moins un auteur controversé, accusé par de misogynie par certains.
En quoi notre jargon, et particulièrement certains, relèvent du détournement ou de l’affirmation de plaisirs indécents.
Pourquoi ces dérisions de sexe mêlées ? Pourquoi autant de mots imagés ?
Qui sont ces polissons qui voulaient aussi mettre ces vilaines choses dans notre bouche !
Mots choisis, evidences, double-sens ou grossièreté : Pourquoi y a-t-il à la fin, une couille dans l' potage ?
Et quand Mamie dit benoîtement qu'elle aime se faire bichonner, pourquoi Papi sourit-il, concupiscent, à imaginer un chien tremper son biscuit et foutre la pagaille.
L’étymologie n’est pas une science exacte, les spécialistes ou ceux qui les ont lu devraient nous faire la leçon. Mais pourquoi ne pas tenter ensemble d’émettre certaines hypothèses, parlons du sens pour nous, listons ces expressions qui enhardissent subtilemnt la femme mondaine, recensons le champ lexical des techniciens qui ont la tête ailleurs quand ils verbalisent leurs activités...
Pornographes amateurs et émérites, simples turlupins comme moi, préparons la nouvelle encyclopédie.
Ici, les posts sont collaboratifs. Ce qui a été écrit est adapté en fonction des avis experts.
La participation de chacun avec cet esprit est bienvenue.
Le #LEXSTORY#LE_SUJET permet d'identifier et de retrouver les mots, expressions, thèmes abordés.
Ce sujet peut être abordé plusieurs fois.