Salut tout le monde, je viens à peine de m'inscrire, mais j'aimerais déjà aborder un sujet qui, de ce que j'ai vu, ne semble pas trop mis en avant. Je ne savais d'ailleurs pas dans quelle catégorie le mettre, donc si je me suis trompé, je m'en excuse.
Il y a peu de temps, je me suis rendu compte que je souffre d'une addiction au sexe (oui ça existe vraiment mdr), qui serait dû à plusieurs éléments, dont une exposition précoce (selon moi) à la sexualité. De ce fait, j'ai passé toute mon adolescence et la partie jeune adulte de ma vie à chercher toujours plus: avoir toujours plus accès au sexe, à de plus en plus de catégorie ou type de sexualité, allant même voir/lire du porno/érotisme qui ne me plaît pas forcément en temps normal. Bref, au fil du temps, c'est devenu un besoin, un besoin de plus en plus incontrôlable.
Et pour combler ces besoins, tout était bon, même aller sur des sites de tchat en ligne pour avoir des dialogues chauds, voir très chauds, avec d'autres personnes, même en étant en couple. Ces besoins m'ont même conduit à, en plus d'autres évènements extérieur qui m'ont pas mal secoués, tromper ma copine alors que cela faisait deux ans que nous étions ensemble. Et même si je n'ai plus tromper ma femme depuis, j'ai continuer jusqu'à très récemment les tchats que j'assimile à de la tromperie, et des visionnages que je considère gênants, voir honteux pour certains (rien d'illégal je vous rassure, c'est juste mon point de vue).
Bref, j'ai été pendant des années dirigés par mes besoins et cette addiction, jusqu'à la semaine dernière où j'ai décidé de consulter, mais également de tout dire à ma femme ( qui a eu une réaction totalement incroyable, et qui m'a montrer une fois de plus que j'ai une femme en or). Je souhaite donc faire le tri dans ce que je considère être mes envies (que je veux garder) et mes besoins (que je veux dégager). Point positif, j'ai découvert ce site et l'attrait de l'écriture érotique.
Désolé pour ce pavé, mais j'avais envie, et besoin d'en parler, ce site me semble adapté pour ça.
En premier lieu, merci @cocolst, @Jeunehomme66 et @lookingforvenus pour vos petits mots concernant mes écrits. Vous me direz combien je vous dois pour la pub ? ;)
Pour être plus sérieuse et concernant ton message @Scribe penseur, je pense que tu as déjà pris deux très bonnes décisions. Réussir à en parler avec ta compagne et te faire aider sont deux choses importantes, et de nature à te permettre de mieux gérer ton addiction.
Je me garderai bien de jouer l’experte, puisque les addictions au sexe sont aussi nombreuses que variées, de la personne qui a « juste » de gros besoins… en passant par celle qui est accro au porno au point de se couper du monde réel… en allant jusqu’à celle qui souffre d’hypersexualité au sens « pathologique » du terme, avec ses conséquences souvent désastreuses dans la vie quotidienne. Dans tous les cas, tu trouveras beaucoup de choses contradictoires sur internet, qui ne t’aideront pas forcément dans ton cheminement personnel. C’est là que ta démarche avec un professionnel est la bonne, pour avancer et pour déterminer précisément la nature de ce qui te pose soucis.
Tu verras ce que le professionnel que tu consultes te dira, mais dans mon cas, il n'a pas cherché à inhiber mon grand besoin de jouissance et de stimulation sexuelle, il m’a plutôt aidé à les cadrer, à définir des bornes... à établir ce qu'on pourrait appeler des « règles intérieures ».
En gros, de faire de cette spécificité quelque chose qui ne me nuit pas dans ma vie et dans mes rapports aux autres… Une manière de me donner des armes pour gérer cette part de moi, mais qui n’est pas « tout moi », et qui ne définit pas qui je suis dans mon entièreté.
Même si mes comportements étaient/sont différents des tiens, la première étape est de réussir à en parler, à verbaliser la chose… pour « accepter » cette part plus ou moins sombre qui nous habite (ça ne veut pas dire la laisser s’exprimer sans filtre, au contraire).
Pour bon nombre… nous sommes des personnes « sans morale », alors même que ce n’est absolument pas le cas. Bien souvent, on souffre de notre dépendance et de nos pulsions… bien souvent, elles rentrent frontalement en collision avec nos valeurs… et on a tendance à les cacher par honte. En ce sens, tu as déjà fait un grand pas en avant, avec la prise de conscience qui est la tienne, et les démarches que tu as déjà initiées.
Contrairement aux drogues ou à l'addiction à l'alcool, l'hypersexualité ne se traite pas par sevrage définitif et complet. Faire une croix sur le sexe est impossible, mais il faut réussir à trouver le moyen que le sexe ne balaye pas tout sur son passage.
Ça peut vouloir dire… accepter l'idée de la frustration (on ne peut pas coucher avec tout le monde) et travailler sur cet irrépressible besoin de séduction, sur son origine, sur sa finalité, mais aussi sur ce plaisir éphémère qu’on prend lorsqu’on obtient ce que l’on veut…
Ça peut aussi vouloir dire… accepter l'idée qu'il y a un temps pour tout (trouver des ressources en soi pour canaliser ses pulsions) et ne pas vivre comme dans un monde parallèle où tout est en lien avec le sexe, ou chaque relation humaine est vue sous le spectre de la sexualité…
Ça peut également vouloir dire… trouver un/une partenaire qui accepte nos différences (en matière de besoins, mais également en ce qui concerne nos modes de fonctionnement et notre manière de penser) et accepter de s’ouvrir à lui/elle, de faire confiance et de créer un lien de confiance avec lui/elle…
Tout ça… mais surtout des tonnes d’autres choses qui te seront propres.
Comme je te le disais, tu sembles aller dans la bonne direction en parlant à ta compagne et en obtenant un retour positif de sa part. C'est déjà très courageux de ta part, sincèrement, et c’est une grande chance qu’elle essaie de te comprendre en faisant preuve d’ouverture d’esprit. L’hypersexualité est un peu comme un handicap invisible, et clairement, on a besoin des autres, même si le premier réflexe est de la cacher.
C'est aussi avec elle (ta compagne) que tu vas construire tes limites, vos limites à deux, en matière de besoins sexuels, de pratiques et de comportements. Elles ne concernent que vous deux et personne d’autre. Même si je ne pratique pas de mon côté, pour reprendre un élément de ton témoignage, les tchats virtuels ne sont peut-être pas choquants pour elle, et elle peut ne pas y voir une tromperie odieuse, mais un simple moyen de te libérer "d'un poids". A l'inverse, elle peut mal vivre la chose et ce serait tout autant respectable. C'est la partie intime de votre couple, celle que vous êtes les seuls à pouvoir déterminer, ajuster et construire ensemble...
Au-delà de ces grandes généralités, dans mon cas personnel, mon compagnon et moi avons fixé des règles précises sur ce qui est faisable (libertinage en couple) et ce qui ne l'est pas (aventure solo). Ça n’a pas toujours été simple, on a tâtonné, essayé d’autres « méthodes » (couple libre), avant de trouver ce qui nous convenait à tous les deux, ce que j’appellerai notre « équilibre »...
C’est cette espèce de code moral qui nous est propre et qui fait de moi une femme heureuse et fidèle à mon homme aujourd’hui. Se dire les choses n’est pas simple (honte, peur du jugement, etc…), mais si c’est primordial dans un couple lambda… ça l’est sans doute encore plus pour une personne comme moi, et probablement comme toi. Aussi incompréhensible que cela puisse être pour certains, ça change énormément de choses, ça apaise et ça permet de mieux faire face aux pulsions qui sont toujours aussi présentes, mais bien moins effrayantes et bien moins honteuses.
En parallèle, nous avons un fonctionnement très décomplexé sur l'expression de nos (enfin surtout de mes) envies/pulsions/attirances. Je sais que je peux lui dire sans peur que j'ai croisé un homme avec lequel j'avais très envie de coucher, sans que ça ne remette aucunement en cause mon amour pour mon homme.
C'est même devenu un jeu entre nous, une source d'excitation partagée, mais pas seulement. C’est aussi un moyen pour nous deux d'entretenir un lien de confiance au sein de notre couple, en ne se cachant rien. Cette liberté de parole est essentielle pour moi qui aie longtemps été secrète et qui le suis naturellement… pour ne pas ruminer mes envies, pour ne pas les laisser envahir mon esprit et in fine perdre le contrôle. C’est bête, mais en les partageant, je peux les "transférer" sur mon compagnon.
Si j'ai eu envie de coucher avec d’autres hommes au cours de la journée, c'est bien avec mon homme que je prends grand plaisir à m'abandonner. Je sais que c’est probablement très étrange pour beaucoup, mais il récolte les fruits de mon excitation parce qu'il laisse cette partie de moi verbaliser les choses, parce qu’il joue avec lors de nos échanges ou lors de certains de nos moments d’intimité, parce qu’il me laisse l'exprimer oralement (pas de mauvais jeux de mots !) plutôt que physiquement. Et c’est bien avec lui que je suis (dans ma tête et dans mon excitation), une fois que j’ai pu me libérer de ce qui occupait mon cerveau… Mon homme n’agit pas comme un « palliatif » à mes pulsions, mais plutôt comme un « libérateur », qui me permet de me recentrer sur mon couple, sur lui, sur ce qui compte vraiment...
En parallèle, mon compagnon fait également preuve d’une grande disponibilité (affective et sexuelle), et c’est bien évidemment un élément essentiel à mon équilibre. Même s’il a dû faire preuve de beaucoup de compréhension et d’adaptation, j’en suis bien consciente, je pense que de son côté, aujourd’hui, il s’épanouit dans l’expression quotidienne de mon amour et de mon désir à son égard. Il est l’homme de ma vie, et il le sait.
Je ne sais pas si ma réponse t’aura été d’une grande aide, mais voilà ce que je peux dire pour effleurer ce sujet qui, tu l’auras compris, me concerne.
Tout ce que je viens d’écrire n’est qu’une partie de ce que nous avons « créé » ensemble, à deux, en parallèle de l’aide essentielle que m’a apporté la reprise d’un suivi psy en matière de travail sur moi-même. Je suis convaincue que tu es dans la bonne direction et je te souhaite de tout cœur de réussir dans ta démarche et de réussir dans les changements que tu as la volonté d’entreprendre. Ce n’est pas toujours simple, mais ça vaut le coup...
Wolset
14 juin 2024 à 12:40
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En parallèle, mon compagnon fait également preuve d’une grande disponibilité (affective et sexuelle), et c’est bien évidemment un élément essentiel à mon équilibre. Même s’il a dû faire preuve de beaucoup de compréhension et d’adaptation, j’en suis bien consciente, je pense que de son côté, aujourd’hui, il s’épanouit dans l’expression quotidienne de mon amour et de mon désir à son égard. Il est l’homme de ma vie, et il le sait.
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Je me permets de ne pas tout citer pour ne pas prendre les 3/4 de la place, mais, je dirai que ça marche très bien aussi dans l'autre sens, quand c'est la compagne qui est là pour nous aimer et nous soutenir :)
Merci pour ce magnifique témoignage en tout cas !
Scribe penseur
14 juin 2024 à 13:06
En premier lieu, merci @cocolst, @Jeunehomme66 et @lookingforvenus pour vos petits mots concernant mes écrits. Vous me direz combien je vous dois pour la pub ? ;)
Pour être plus sérieuse et concernant ton message @Scribe penseur, je pense que tu as déjà pris deux très bonnes décisions. Réussir à en parler avec ta compagne et te faire aider sont deux choses importantes, et de nature à te permettre de mieux gérer ton addiction.
Je me garderai bien de jouer l’experte, puisque les addictions au sexe sont aussi nombreuses que variées, de la personne qui a « juste » de gros besoins… en passant par celle qui est accro au porno au point de se couper du monde réel… en allant jusqu’à celle qui souffre d’hypersexualité au sens « pathologique » du terme, avec ses conséquences souvent désastreuses dans la vie quotidienne. Dans tous les cas, tu trouveras beaucoup de choses contradictoires sur internet, qui ne t’aideront pas forcément dans ton cheminement personnel. C’est là que ta démarche avec un professionnel est la bonne, pour avancer et pour déterminer précisément la nature de ce qui te pose soucis.
Tu verras ce que le professionnel que tu consultes te dira, mais dans mon cas, il n'a pas cherché à inhiber mon grand besoin de jouissance et de stimulation sexuelle, il m’a plutôt aidé à les cadrer, à définir des bornes... à établir ce qu'on pourrait appeler des « règles intérieures ».
En gros, de faire de cette spécificité quelque chose qui ne me nuit pas dans ma vie et dans mes rapports aux autres… Une manière de me donner des armes pour gérer cette part de moi, mais qui n’est pas « tout moi », et qui ne définit pas qui je suis dans mon entièreté.
Même si mes comportements étaient/sont différents des tiens, la première étape est de réussir à en parler, à verbaliser la chose… pour « accepter » cette part plus ou moins sombre qui nous habite (ça ne veut pas dire la laisser s’exprimer sans filtre, au contraire).
Pour bon nombre… nous sommes des personnes « sans morale », alors même que ce n’est absolument pas le cas. Bien souvent, on souffre de notre dépendance et de nos pulsions… bien souvent, elles rentrent frontalement en collision avec nos valeurs… et on a tendance à les cacher par honte. En ce sens, tu as déjà fait un grand pas en avant, avec la prise de conscience qui est la tienne, et les démarches que tu as déjà initiées.
Contrairement aux drogues ou à l'addiction à l'alcool, l'hypersexualité ne se traite pas par sevrage définitif et complet. Faire une croix sur le sexe est impossible, mais il faut réussir à trouver le moyen que le sexe ne balaye pas tout sur son passage.
Ça peut vouloir dire… accepter l'idée de la frustration (on ne peut pas coucher avec tout le monde) et travailler sur cet irrépressible besoin de séduction, sur son origine, sur sa finalité, mais aussi sur ce plaisir éphémère qu’on prend lorsqu’on obtient ce que l’on veut…
Ça peut aussi vouloir dire… accepter l'idée qu'il y a un temps pour tout (trouver des ressources en soi pour canaliser ses pulsions) et ne pas vivre comme dans un monde parallèle où tout est en lien avec le sexe, ou chaque relation humaine est vue sous le spectre de la sexualité…
Ça peut également vouloir dire… trouver un/une partenaire qui accepte nos différences (en matière de besoins, mais également en ce qui concerne nos modes de fonctionnement et notre manière de penser) et accepter de s’ouvrir à lui/elle, de faire confiance et de créer un lien de confiance avec lui/elle…
Tout ça… mais surtout des tonnes d’autres choses qui te seront propres.
Comme je te le disais, tu sembles aller dans la bonne direction en parlant à ta compagne et en obtenant un retour positif de sa part. C'est déjà très courageux de ta part, sincèrement, et c’est une grande chance qu’elle essaie de te comprendre en faisant preuve d’ouverture d’esprit. L’hypersexualité est un peu comme un handicap invisible, et clairement, on a besoin des autres, même si le premier réflexe est de la cacher.
C'est aussi avec elle (ta compagne) que tu vas construire tes limites, vos limites à deux, en matière de besoins sexuels, de pratiques et de comportements. Elles ne concernent que vous deux et personne d’autre. Même si je ne pratique pas de mon côté, pour reprendre un élément de ton témoignage, les tchats virtuels ne sont peut-être pas choquants pour elle, et elle peut ne pas y voir une tromperie odieuse, mais un simple moyen de te libérer "d'un poids". A l'inverse, elle peut mal vivre la chose et ce serait tout autant respectable. C'est la partie intime de votre couple, celle que vous êtes les seuls à pouvoir déterminer, ajuster et construire ensemble...
Au-delà de ces grandes généralités, dans mon cas personnel, mon compagnon et moi avons fixé des règles précises sur ce qui est faisable (libertinage en couple) et ce qui ne l'est pas (aventure solo). Ça n’a pas toujours été simple, on a tâtonné, essayé d’autres « méthodes » (couple libre), avant de trouver ce qui nous convenait à tous les deux, ce que j’appellerai notre « équilibre »...
C’est cette espèce de code moral qui nous est propre et qui fait de moi une femme heureuse et fidèle à mon homme aujourd’hui. Se dire les choses n’est pas simple (honte, peur du jugement, etc…), mais si c’est primordial dans un couple lambda… ça l’est sans doute encore plus pour une personne comme moi, et probablement comme toi. Aussi incompréhensible que cela puisse être pour certains, ça change énormément de choses, ça apaise et ça permet de mieux faire face aux pulsions qui sont toujours aussi présentes, mais bien moins effrayantes et bien moins honteuses.
En parallèle, nous avons un fonctionnement très décomplexé sur l'expression de nos (enfin surtout de mes) envies/pulsions/attirances. Je sais que je peux lui dire sans peur que j'ai croisé un homme avec lequel j'avais très envie de coucher, sans que ça ne remette aucunement en cause mon amour pour mon homme.
C'est même devenu un jeu entre nous, une source d'excitation partagée, mais pas seulement. C’est aussi un moyen pour nous deux d'entretenir un lien de confiance au sein de notre couple, en ne se cachant rien. Cette liberté de parole est essentielle pour moi qui aie longtemps été secrète et qui le suis naturellement… pour ne pas ruminer mes envies, pour ne pas les laisser envahir mon esprit et in fine perdre le contrôle. C’est bête, mais en les partageant, je peux les "transférer" sur mon compagnon.
Si j'ai eu envie de coucher avec d’autres hommes au cours de la journée, c'est bien avec mon homme que je prends grand plaisir à m'abandonner. Je sais que c’est probablement très étrange pour beaucoup, mais il récolte les fruits de mon excitation parce qu'il laisse cette partie de moi verbaliser les choses, parce qu’il joue avec lors de nos échanges ou lors de certains de nos moments d’intimité, parce qu’il me laisse l'exprimer oralement (pas de mauvais jeux de mots !) plutôt que physiquement. Et c’est bien avec lui que je suis (dans ma tête et dans mon excitation), une fois que j’ai pu me libérer de ce qui occupait mon cerveau… Mon homme n’agit pas comme un « palliatif » à mes pulsions, mais plutôt comme un « libérateur », qui me permet de me recentrer sur mon couple, sur lui, sur ce qui compte vraiment...
En parallèle, mon compagnon fait également preuve d’une grande disponibilité (affective et sexuelle), et c’est bien évidemment un élément essentiel à mon équilibre. Même s’il a dû faire preuve de beaucoup de compréhension et d’adaptation, j’en suis bien consciente, je pense que de son côté, aujourd’hui, il s’épanouit dans l’expression quotidienne de mon amour et de mon désir à son égard. Il est l’homme de ma vie, et il le sait.
Je ne sais pas si ma réponse t’aura été d’une grande aide, mais voilà ce que je peux dire pour effleurer ce sujet qui, tu l’auras compris, me concerne.
Tout ce que je viens d’écrire n’est qu’une partie de ce que nous avons « créé » ensemble, à deux, en parallèle de l’aide essentielle que m’a apporté la reprise d’un suivi psy en matière de travail sur moi-même. Je suis convaincue que tu es dans la bonne direction et je te souhaite de tout cœur de réussir dans ta démarche et de réussir dans les changements que tu as la volonté d’entreprendre. Ce n’est pas toujours simple, mais ça vaut le coup...
Je ne peux que te remercier, @LaVieDeLucie , pour ton témoignage, dans lequel je me retrouve. Je te promets d'aller lire tes histoires au passage 👍.
Comme toi, le psy ne me conseille absolument pas de diminuer ou limiter mes désirs, mais comme toi, d'apprendre à les canaliser. Et justement, quand je lui ai dit que j'adore écrire, il m'a vivement conseillé de profiter de cette passion pour écrire, et y transposer mes desirs/besoins. Selon lui, je ne devrait pas limiter mes écrits, car cela pourra vraiment me faire prendre conscience de ce que j'aime réellement (que j'appelle mes "envies"), et ce que je regarde/lis juste par besoin, même si ça va en contradiction avec mes valeurs.
Un de mes amis m'a même fait tout un discours sur le fait que prendre du plaisir et fantasmer sur des situations qui vont peut-être à l'encontre de mes valeurs n'est pas un mal du tout (tant que ça reste légal évidemment). Par exemple, je ne suis pas pour l'inceste, mais quand je trouve un texte bien écrit de cette catégorie ici, j'y prends du plaisir. J'essaierai donc d'écrire sur ces situations qui m'ont excité par le passé et qui me font un peu honte maintenant.
Concernant la communication, j'en parle avec ma femme tous les jours depuis que je lui ait dit. Et elle est d'une compréhension et d'une ouverture incroyable, même si nous n'avions aucun mal à discuter fantasme, même les plus étranges, avant ces événements. Et comme pour toi, ma femme n'est pas un "palliatif" à mes besoins, et j'ai toujours fait attention à ce que cela n'arrive jamais.
Merci beaucoup en tout cas pour ton témoignage, ainsi que les autres. J'avais un peu d'appréhension en postant ce soucis, mais au final, je suis content.
Modifié
14 juin 2024 à 13:07
La Chipie
14 juin 2024 à 16:17
Bienvenu
Tu as Olga T aussi qui décrit bien son parcours.
Bon courage.
Merci beaucoup, ça fait plaisir de voir de la compréhension à ce sujet délicat 😁
Avec plaisir. :)
Je comprends question addiction. J’espère que le fait de voir 1 psy t’apportera des réponses.
Il y a peu de temps, je me suis rendu compte que je souffre d'une addiction au sexe (oui ça existe vraiment mdr), qui serait dû à plusieurs éléments, dont une exposition précoce (selon moi) à la sexualité. De ce fait, j'ai passé toute mon adolescence et la partie jeune adulte de ma vie à chercher toujours plus: avoir toujours plus accès au sexe, à de plus en plus de catégorie ou type de sexualité, allant même voir/lire du porno/érotisme qui ne me plaît pas forcément en temps normal. Bref, au fil du temps, c'est devenu un besoin, un besoin de plus en plus incontrôlable.
Et pour combler ces besoins, tout était bon, même aller sur des sites de tchat en ligne pour avoir des dialogues chauds, voir très chauds, avec d'autres personnes, même en étant en couple. Ces besoins m'ont même conduit à, en plus d'autres évènements extérieur qui m'ont pas mal secoués, tromper ma copine alors que cela faisait deux ans que nous étions ensemble. Et même si je n'ai plus tromper ma femme depuis, j'ai continuer jusqu'à très récemment les tchats que j'assimile à de la tromperie, et des visionnages que je considère gênants, voir honteux pour certains (rien d'illégal je vous rassure, c'est juste mon point de vue).
Bref, j'ai été pendant des années dirigés par mes besoins et cette addiction, jusqu'à la semaine dernière où j'ai décidé de consulter, mais également de tout dire à ma femme ( qui a eu une réaction totalement incroyable, et qui m'a montrer une fois de plus que j'ai une femme en or). Je souhaite donc faire le tri dans ce que je considère être mes envies (que je veux garder) et mes besoins (que je veux dégager). Point positif, j'ai découvert ce site et l'attrait de l'écriture érotique.
Désolé pour ce pavé, mais j'avais envie, et besoin d'en parler, ce site me semble adapté pour ça.