En ce début d'année, j'ai proposé un concours de poésies. A vous de voter pour le meilleur. Les résultats seront connus ce samedi.
Melchior
Voilà, c'est dit (Wedreca)
Depuis bien trop longtemps, je renie mes envies
Prenant bien trop d'amants. Me gavant de leur vit.
Du sexe, du sexe, encore du sexe.
Tout ça pour quoi ? Pour le défi ?
Me forçant, m'oubliant, sans le moindre désir.
M'offrant, m'avilissant, mais sans rien ressentir.
Des hommes, des hommes, toujours des hommes.
Tout ça pour quoi ? Pour me mentir ?
Mais cette mascarade n'a que trop duré.
Mon pauvre cœur malade, de sexe est saturé.
Je m'écœure moi-même, de cette épaisse purée
Qui m'étouffe à vomir les mensonges endurés.
Car j'ai voulu prouver que j'en étais capable
Cocher toutes les cases pour me rendre acceptable.
Mais jusqu'à la nausée, jusqu'à l'insupportable
L'overdose annoncée était inévitable.
Alors voilà, pour cette nouvelle année, je dis stop !
Stop à cette fuite qui me pousse en avant !
À ce vil parasite qui me ronge en dedans.
Car ce soir, je renais, m'envole, me reconstruis.
Je sauve mon âme !
Il est minuit !
Nos lèvres qui se goûtent à présent sous le gui
Comme la douce chaleur de nos corps alanguis
Font voler en éclats les mensonges et non-dits.
Car j'aime les femmes !
Voilà, c'est dit !
Balthasar (Essaim)
Cette année, je le jure : je ne céderai pas.
Je prendrai la mesure bien à l'abri de toi.
Me retirerai-je en silence, ignorante à tout tes murmures,
Dans la fuite de ma précellence, afin d'éloigner mes courbures.
D'être un roc je jure la prestance, insensible à tout le grivois,
Sur ma féminine désinence ; nenni, je ne céderai pas !
Roucoule donc ton aria, ou cesse tes susurres,
Ces impurs attentats à notre chaste épissure.
Gaspard (Manu1982)
Comme une envie
Ou plutôt un besoin
Tu as encore souri
Pour trois fois rien
Malgré ta rancœur
Tes cils, d’un battement
Perforent mon cœur
Qui grave l’instant
J’observe ton joli cul
Partir sans regrets
Le galbe rond et résolu
Vers une nouvelle année
Je deviens chien abandonné
Voilà ta cruelle punition
Plus jamais je ne tromperai
C’est ma bonne résolution
Épiphanie (cocolst)
Tu es tellement belle lorsque tu dors.
Je glisse un doigt fébrile sur ta joue.
J'embrasse ton poing serrant ton doudou.
Ma jolie puce, je combats la mort.
Je fais le vœu de me battre sans cesse.
Ma résolution est de vaincre la faucheuse.
Je veux sentir encore tes petites caresses,
Tes papouilles humides et généreuses.
Je voudrais que ton souvenir de moi ne soit pas une simple image
Je voudrais te voir grandir, courir, rire. Ce n'est qu'un mirage.
Je n'ai déjà plus la moindre force ; le cancer m'emporte.
Mon vœu ne sera pas exaucé, la mort frappe déjà à la porte.
Je serai encore là demain lors de ton réveil, pour m'occuper de toi.
Nous fêterons cette nouvelle année, toi accrochée à mes bras.
Je ferai comme si de rien n'était, tes grands yeux bleus dans les miens.
Je te jure que j'essaie encore ; je ne pense qu'à ton bien.
Ce sondage faisait partie d'une ancienne version du site et n'est malheureusement plus accessible…😟
Melchior
Voilà, c'est dit (Wedreca)
Depuis bien trop longtemps, je renie mes envies
Prenant bien trop d'amants. Me gavant de leur vit.
Du sexe, du sexe, encore du sexe.
Tout ça pour quoi ? Pour le défi ?
Me forçant, m'oubliant, sans le moindre désir.
M'offrant, m'avilissant, mais sans rien ressentir.
Des hommes, des hommes, toujours des hommes.
Tout ça pour quoi ? Pour me mentir ?
Mais cette mascarade n'a que trop duré.
Mon pauvre cœur malade, de sexe est saturé.
Je m'écœure moi-même, de cette épaisse purée
Qui m'étouffe à vomir les mensonges endurés.
Car j'ai voulu prouver que j'en étais capable
Cocher toutes les cases pour me rendre acceptable.
Mais jusqu'à la nausée, jusqu'à l'insupportable
L'overdose annoncée était inévitable.
Alors voilà, pour cette nouvelle année, je dis stop !
Stop à cette fuite qui me pousse en avant !
À ce vil parasite qui me ronge en dedans.
Car ce soir, je renais, m'envole, me reconstruis.
Je sauve mon âme !
Il est minuit !
Nos lèvres qui se goûtent à présent sous le gui
Comme la douce chaleur de nos corps alanguis
Font voler en éclats les mensonges et non-dits.
Car j'aime les femmes !
Voilà, c'est dit !
Balthasar (Essaim)
Cette année, je le jure : je ne céderai pas.
Je prendrai la mesure bien à l'abri de toi.
Me retirerai-je en silence, ignorante à tout tes murmures,
Dans la fuite de ma précellence, afin d'éloigner mes courbures.
D'être un roc je jure la prestance, insensible à tout le grivois,
Sur ma féminine désinence ; nenni, je ne céderai pas !
Roucoule donc ton aria, ou cesse tes susurres,
Ces impurs attentats à notre chaste épissure.
Gaspard (Manu1982)
Comme une envie
Ou plutôt un besoin
Tu as encore souri
Pour trois fois rien
Malgré ta rancœur
Tes cils, d’un battement
Perforent mon cœur
Qui grave l’instant
J’observe ton joli cul
Partir sans regrets
Le galbe rond et résolu
Vers une nouvelle année
Je deviens chien abandonné
Voilà ta cruelle punition
Plus jamais je ne tromperai
C’est ma bonne résolution
Épiphanie (cocolst)
Tu es tellement belle lorsque tu dors.
Je glisse un doigt fébrile sur ta joue.
J'embrasse ton poing serrant ton doudou.
Ma jolie puce, je combats la mort.
Je fais le vœu de me battre sans cesse.
Ma résolution est de vaincre la faucheuse.
Je veux sentir encore tes petites caresses,
Tes papouilles humides et généreuses.
Je voudrais que ton souvenir de moi ne soit pas une simple image
Je voudrais te voir grandir, courir, rire. Ce n'est qu'un mirage.
Je n'ai déjà plus la moindre force ; le cancer m'emporte.
Mon vœu ne sera pas exaucé, la mort frappe déjà à la porte.
Je serai encore là demain lors de ton réveil, pour m'occuper de toi.
Nous fêterons cette nouvelle année, toi accrochée à mes bras.
Je ferai comme si de rien n'était, tes grands yeux bleus dans les miens.
Je te jure que j'essaie encore ; je ne pense qu'à ton bien.