Je m'étonne du fait que si les histoires passent à la correction, les titres eux, non.
Il y a un "vangeance" dans les nouvelles histoires qui m'écorche l'oeil droit !
Ne jure de rien mon ami ! C'est un coup à chopper une cataracte ! Et SURTOUT, évite de lire les histoires qui ont plus de deux ans, c'est la cécité assurée !
XStory
21 mars 2012 à 00:12
Je me rappelle très bien l'histoire La Vangeance , j'ai longtemps hésité à corriger le titre et pour plusieurs raisons.
Pour moi corriger le titre c'est la chose la plus gênante pour un auteur, donc habituellement même s'il y a une petite faute je la laisse.
Dans le cas présent la faute me gênait beaucoup, je l'ai donc corrigé... mais notre outil l'a refusé car une histoire du même nom (avec l'orthographe correcte) existait déjà... du coup il fallait changer entièrement le titre... face a ce dilemme et le nombre gigantesque d'histoires à valider, j'ai tranché avec faiblesse vers la passivité...
Ripley
21 mars 2012 à 03:15
Je regarde pas trop les dates Noone ;)
Merci pour ta réponse Xstory ;)
viviane31
5 avril 2012 à 20:01
Bonjour, je me suis proposée pour aider aux corrections et on m’a envoyé 3 textes totalement différents:
Le premier, un texte assez long, truffés de fautes, peu de ponctuations, apostrophes manquantes, je suis dessus depuis2 heures et je n’ai pas fini. Le style est très moyen mais je ne me sens pas le droit de l’éliminer vu le niveau de certains textes qui paraissent.
Le deuxième incomplet, truffé de fautes aussi à refuser absolument.
Le troisième très juste, bien écrit, avec très peu de fautes.
Je veux bien aider à la correction mais quand je vois le temps que je passe pour le premier (j’en arrive à ne plus corriger les apostrophes), je me demande à quel moment on décide de refuser un texte pour trop de fautes ?
Je vous remercie de me faire partager vos expériences à ce niveau là, c’est une vraie souffrance…..
Lioubov
5 avril 2012 à 22:32
Personnellement, je ne refuse aucun texte, Viviane (à part ceux qui contreviennent aux règles établies par les administrateurs du site), même ceux que j'estime impubliables : je m'efforce de les rendre lisibles, tout simplement.
Je suppose que le premier récit proposé aux candidats à la correction n'est pas un texte, mais plutôt un test ! Si c'est le même que celui que j'ai eu, je comprends ta surprise...
Mais ce genre d'abomination est extrêmement rare, heureusement. La plupart de ceux qui nous sont soumis ne nécessitent pas de réels efforts : pour preuve, aujourd'hui j'en ai corrigés une petite dizaine, sans me forcer, alors que certains d'entre eux comportaient 5 ou 6 feuillets.
Un conseil, si tu me le permets : surtout, ne pas se décourager et - encore plus important à mes yeux - ne pas se contenter d'à peu près. Ce site ne doit pas sombrer dans la médiocrité ; en conséquence, nous devons nous montrer rigoureux. Les récits qui y sont publiés en sont la vitrine : c'est pourquoi elle se doit d'être irréprochable aux yeux des visiteurs occasionnels.
Et c'est à nous - aussi bien auteurs que correcteurs - qu'incombe cette tâche essentielle. Mais peut-être suis-je trop exigeant ?
viviane31
5 avril 2012 à 23:06
Merci Lioubov mais c'est un vrai calvaire, je veux bien croire que c'est un test mais je t'assure que cela m'a mise à dure épreuve. Je vais essayer de respecter ce devoir d'exigence mais c'est dur ... merci pour ta réponse
biz
Oceanic815
6 avril 2012 à 18:57
Idem, Viviane, ce que j'ai reçu ressemble à ça aussi. Le 1er texte est assez long, et il compte plus de fautes que la Lune compte de cratères. J'aurais tendance à le refuser aussi, c'est ce que j'ai indiqué à Emmanuelle, mais voilà… si vraiment ce texte était écrit non pas comme texte-test, mais comme texte dont l'auteur aurait l'espoir d'une publication, le renvoyer à la case départ ne changera peut-être pas grand chose.
L'auteur qui écrirait ça n'aurait pas les moyens de faire mieux le coup suivant, en tout cas je crois. Pour moi, ce serait fonction du temps que tu peux accorder à un instant t. Tu as peu de textes qui passent, ou bien ceux-ci te donnent assez peu de boulot, alors fais un geste et passe du temps à décrasser celui qui pose problème. Utilise aussi certaines fonctions de ton traitement de textes : si une mauvaise graphie est récurrente, fais une recherche/remplacement (genre les apostrophes manquantes après les lettres isolées). Puis fais une deuxième lecture pour corriger plus finement l'orthographe et la syntaxe. Ça peut t'alléger un peu le travail, et avec un thé frais ou un chocolat, c'est presque agréable… bon ok, là j'exagère :) mais je trouve marrant l'idée d'être l'une des premières personnes à découvrir les textes et en même temps d'aider à diminuer les temps de publication.
En tout cas, j'ai fait comme toi : je l'ai corrigé, ce terrible texte, même si j'ai fait part de mes doutes pour ce qui est de la publication :D
viviane31
6 avril 2012 à 19:15
Merci Oceanic, je l'ai corrigé en utilisant le correcteur en premier mais même lui a explosé... Je l'ai donc fini à la main (pas de fantasme messieurs) et l'ai renvoyé aujourd'hui ais j'ai du laisser passer quelques fautes, y en avait tant
XStory
6 avril 2012 à 23:52
Notre Emmanuelle vous fait presque passer un test de personnalité ;-)
Pour avoir fait l'exercice moi même durant des années, on se retrouve toujours étonné de voir à quel point les gens se laissent aller à faire des fautes, parfois hallucinantes !
Pour moi l'exercice le plus dur du correcteur n'est pas de corriger, mais de corriger sans dénaturer l'oeuvre, on a d'ailleurs eu dans le passé, des auteurs qui s'étaient plaints car la correction avait changer le sens... pas évident de devoir tout gérer ;-)
En tout cas il est vrai que le correcteur a le privilège de lire des histoires 1 mois et plus à l'avance, voir des histoires qui ne seront jamais publiées... mais çà reste un faible salaire par rapport au travail que çà demande, donc encore merci ;-)
Lioubov
7 avril 2012 à 01:33
Je ne sais pas si les autres correcteurs fonctionnent de la même manière que la mienne. Pour moi, la tâche qui nous est impartie se décompose selon trois niveaux allant de l'individu au collectif :
1) chaque texte proposé est un défi, un obstacle à aplanir pour permettre au correcteur d'aller au-delà de ses propres limites, et ainsi de mieux se connaître ;
2) malgré les difficultés que peut rencontrer le correcteur pour rendre publiable un récit a priori illisible, il doit penser au bénéfice qu'en retirera l'auteur qui, par le biais d'une publication sur un site internet, se considérera comme un individu reconnu par la communauté, surtout si cet individu est issu d'un milieu "défavorisé" : cette reconnaissance pourrait lui permettre de lui donner confiance en lui, favorisant ainsi son intégration dans la citoyenneté (c'est précisément pour cette raison que je ne rejette aucun texte qui m'est soumis) ;
3) il est gratifiant de savoir que l'on oeuvre à la construction d'une structure collective dont la valeur est supérieure à la somme des valeurs de chaque individu qui s'y implique : chacun apporte sa pierre (aussi petite soit-elle) à un édifice commun, sachant que chaque pierre a son importance.
Mes propos doivent certainement vous paraître quelque peu embrouillés, mais ils sont le reflet de ce que je ressens personnellemnt.
Désolé d'être si compliqué !
viviane31
7 avril 2012 à 08:27
Je comprends tout à fait votre point de vue Lioubov et j’admire votre vision « chrétienne » de la fonction de correcteur. Mais quel désastre pour l’éducation nationale !! Je suis une « vieille » qui a appris à écrire avec le B.A.BA et je ne crois pas que les personnes de ma génération puissent faire autant de fautes (je suis peut être un peu réac là). Je veux bien croire que le français doive être réformé mais les lacunes que j’ai trouvé dans ce texte vont bien au-delà d’une réforme, c’est carrément une nouvelle langue…
Le plus désespérant, en découvrant le fond de ce récit, est que l’auteur semble avoir une qualité brute qui aurait pu s’épanouir, mais ses carences grammaticales, orthographiques ont dû le pénaliser toute sa vie et même lui faire détester l’école.
Un énorme chantier est ouvert….
Lioubov
7 avril 2012 à 12:04
Heureusement que vous avez mis 'chrétienne' entre guillemets, Viviane, car j'aurais pu m'en offenser ! Disons plutôt que ma vision est humaniste, qu'elle s'inscrit dans une démarche progressiste concernant autant l'individu que la société. Donc, aucune trace de religiosité ; bien au contraire ! La spiritualité et l'ésotérisme n'ont rien à voir avec le Vatican !
Comme il faut souvent avoir recours à de grossières divisions catégorielles, je me classerais dans celle des agnostiques ou des libre penseurs (les libertins, comme on les nommait il y a quelques siècles ; et ce qualificatif de "libertin" nous ramène - avec le sens qu'il a acquis depuis - au caractère du site sur lequel nous nous exprimons).
Je constate tout comme vous, Viviane, que l'expression (surtout écrite) est un indicateur important du type de société dans laquelle nous évoluons. Cependant, pour moi, ce n'est pas à l'éducation nationale qu'il faut imputer l'entière responsabilité du quasi analphabétisme qui semble se développer rapidement depuis quelques années ; selon moi, le mode de vie y participe pour beaucoup, avec ce matérialisme qui privilégie l'avoir par rapport à l'être, et le délitement du lien social qui conduit à l'individualisme forcené.
Mais rassurez-vous, Viviane : je ne suis pas un vieux con aigri, conservateur et rétrograde : si j'ai les pieds sur terre, ma tête est dans les étoiles ! Comme vous le dites, un immense chantier est ouvert... Alors, à nous d'y participer, sans être découragés par la tâche à accomplir, en tenant compte de cette maxime attribuée à Guillaume d'Orange : "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer."
Mais là, il me semble que je sors du cadre des discussions habituelles...
viviane31
7 avril 2012 à 12:44
Je ne voulais en aucune façon vous offenser en utilisant le terme « chrétien ». Je suis moi-même athée (religieusement athée), j’utilisais ce terme plutôt qu’humaniste dans son acception sacrificielle quand on lit ce genre de texte.
Etant moi-même assez libertine, moins que ma signature provocatrice le laisse croire, et libre-penseuse à votre instar, je fais le même constat que vous, tout en gardant un regard sévère sur l’éducation nationale et sur ces fameuses méthodes, globale ou semi-globale qui ont amené beaucoup de nos enfants dans le désert de l’analphabétisme….
Je sais aussi la part de notre société consumériste et individualiste dans cet isolement croissant. Je pense même que c’est un plan d’ensemble de la politique ultralibérale: recréer un lumpenprolétariat pour que nos élites puissent s’enrichir en paix.
Je ne suis pas une intégriste politique ne vous trompez pas mais j’essaie de garder un regard lucide sur notre époque et je suis assez fière d’avoir inculqué cette distance à mes enfants.
Je suis d’accord avec vous pour continuer cette mission (je parle des corrections) afin de perpétuer l’esprit de ce site et le pérenniser.
Mais je n’ai pas suffisamment de culture ou de mémoire pour vous donner une citation aussi juste que la votre alors je conclurai par la seule qui me vient à l’esprit:
Cogito, ergo sum
Lioubov
7 avril 2012 à 13:49
Entièrement d'accord avec votre analyse, Viviane ; De Gaulle avait bien raison lorsqu'il qualifiait les Français de "peuple de veaux, de veaux qui se couchent"... De nos jours, ils se laissent emmener à l'abattoir sans rechigner !
Il est certain que l'enrichissement des uns se fait au détriment des autres ; ceci fonctionne selon le deuxième principe de la thermodynamique, qui établit que le rendement (donc l'enrichissement) est directement proportionnel à la différence de température entre la source chaude et la source froide.
Oceanic815
10 avril 2012 à 20:07
Youpi, je fais partie de l'équipe pour la correction des récits. Cependant, la liste des histoires à corriger est apparemment vide. Hay un problema señor administrador ! :lol:
Lioubov
10 avril 2012 à 23:03
Le problème, je crois que c'est moi, Océanic : je suis un vrai boulimique...
Il y avait une cinquantaine de titres en attente ; alors, je me suis précipité dessus !
Bon ; rassure-toi : je t'en laisserai bientôt quelques-uns car je reprends le travail (celui qui n'est pas bénévole) lundi 16. A partir de la semaine prochaine, je serai moins disponible pour le site.
Et puis, ça te laisse du temps pour écrire : c'est l'activité où tu excelles !
Modifié
10 avril 2012 à 23:04
XStory
10 avril 2012 à 23:52
Je n'avais jamais vu çà.... Lioubov nous a rattrapé un retard d'un mois en quelques jours !!!! chapeau ! Et comme en plus d'autres correcteurs ont bien bossé, la liste est passé à 0 durant quelques heures, du jamais vu en 10 ans de xstory ;-)
Merci pour cet énorme coup de main !
Oceanic, il y a actuellement 2 histoires en attentes si tu veux te tester à la correction ;-)
PS : du coup j'ai programmé le maximum, à savoir, 9 histoires par jour ! un vrai plaisir !!!!! (230 histoires sont programmées !!!)
Il y a un "vangeance" dans les nouvelles histoires qui m'écorche l'oeil droit !