Fantasme ou Vécu

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Spector
18 août 2025 à 19:42
Bonjour à tous,

Depuis peu j'essaie de me concentrer sur des récits qui soient vécus par moi même ou par certains proches. J'ai beaucoup de difficulté à raconter mon vécu perso, certainement par pudeur et clairement j'ai du mal à donner du relief à mes histoires.
Non pas que ma vie sexuelle n'est aucun intérêt même si je n'ai pas forcément pu vivre tout ce que j'aimerais. Mais je n'arrive pas à faire travailler mon imagination comme sur un récit fantasmé ou raconter par une autre personne.

Auriez-vous le même ressenti que moi ou arrivez à être parfaitement à l'aise avec ce sujet ?
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Réponses

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Docsevere
21 novembre 2025 à 23:55
Quand j ai commencer a vouloir écrire ici, je me suis posé cette question, j ai fait quelques textes d essais, mais rien ne venais, j était incapable de " pondre" un récit fantasmé convenable tout était bancale, ne tenais pas la route . J ai donc commencer a écrire ce que je connaissait de mieux : ma vie dans le BDSM, et la, c'était fluide, mes doigts courraient tout seul sur le clavier, j avais pas besoin de me creuser les méninges, j avais juste a dérouler mes souvenirs .

Récemment, suite a un dial ici avec une demoiselle charmante, l idée d un texte fantasmé, a fait son chemin, s'est insinué dans mon esprit au point ou je ne pensais plus qu' a ca . Je l ai donc coucher sur mon bon vieux World… Et je trouves que ca sonne pas trop mal, ca me ressemble .

On verra bien a sa sortie si ca fonctionne aussi pour les autres ;)

C'est bizarre, moi c'est l'inverse. J'ai une imagination débordante. Si je l'écoutais, je serai toujours en train d'écrire.

C'est peut être ça, être écrivain : imagination, sélection, mise en forme et savoir-faire... Tout ce que je n'ai pas ( à l'exception du premier critère).

Voilà, peut-être, pourquoi je traîne sur X-Story. 😉

Moi pareil. Mais pendant longtemps j'avais très peu d'imagination, juste des fantasmes et je cherchais un scénario pour le mettre en scène de façon cohérente.
Puis j'ai imaginé des histoires à partir d'embryons de fantasme et jusqu'à présent ma verve ne s'est pas tarie.
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Spector
22 novembre 2025 à 13:42
Moi je suis plus de facilité d'écrire de l'imaginaire. Jai déjà essayer d'écrire de quoi de vécu, mais je ne sais pas comment décrire ce que j'ai vécu.

Oui l'exercice est vraiment différent, question de personnalité je pense
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Spector
22 novembre 2025 à 13:44
Voilà pourquoi, les quelques fois où j'ai parlé de moi, je l'ai fait en mixant avec de la fiction.
Je pense que je n'arriverai pas à raconter une histoire 100% vraie sans être chiante à mourir 😅.

Mais non !!!! Je suis sur que même si tu écrivais les pages blanches, tu arriverais à les rendre intéressantes, 😉😜 @Wedreca
Soyez respectueux
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Spector
22 novembre 2025 à 13:54
Quand j ai commencer a vouloir écrire ici, je me suis posé cette question, j ai fait quelques textes d essais, mais rien ne venais, j était incapable de " pondre" un récit fantasmé convenable tout était bancale, ne tenais pas la route . J ai donc commencer a écrire ce que je connaissait de mieux : ma vie dans le BDSM, et la, c'était fluide, mes doigts courraient tout seul sur le clavier, j avais pas besoin de me creuser les méninges, j avais juste a dérouler mes souvenirs .

Récemment, suite a un dial ici avec une demoiselle charmante, l idée d un texte fantasmé, a fait son chemin, s'est insinué dans mon esprit au point ou je ne pensais plus qu' a ca . Je l ai donc coucher sur mon bon vieux World… Et je trouves que ca sonne pas trop mal, ca me ressemble .

On verra bien a sa sortie si ca fonctionne aussi pour les autres ;)

C'est bizarre, moi c'est l'inverse. J'ai une imagination débordante. Si je l'écoutais, je serai toujours en train d'écrire.

C'est peut être ça, être écrivain : imagination, sélection, mise en forme et savoir-faire... Tout ce que je n'ai pas ( à l'exception du premier critère).

Voilà, peut-être, pourquoi je traîne sur X-Story. 😉

Moi pareil. Mais pendant longtemps j'avais très peu d'imagination, juste des fantasmes et je cherchais un scénario pour le mettre en scène de façon cohérente.
Puis j'ai imaginé des histoires à partir d'embryons de fantasme et jusqu'à présent ma verve ne s'est pas tarie.

Bravo et prends soin de ta ver...ve 😉

Moi la mienne semble en berne, je pense que je vais faire une pause quelques temps.
J'ai quelques suites en cours (comment je suis devenu patron d'un sex shop ou comment elle me trompe sous mes yeux) mais je n'arrive pas à me satisfaire de ces suites
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Donatien A.F. de Sade
22 novembre 2025 à 17:38
Pour répondre à Belong, permettez-moi une petite précision d’auteur : l’imagination seule ne fait pas un écrivain, mais être écrivain n’interdit en rien de hanter les salons numériques. J’ai moi-même déposé ici, autrefois, quelques fragments — des volutes, des éclats, rien d’achevé. Puis je me suis retiré durant plus d’un an et demi, m’imposant une retraite presque monacale pour mener à terme des projets trop longtemps différés.

Depuis mon retour, je ne fais qu’effleurer la surface du site, lorsque mes obligations littéraires, et ceux de mon travail journalier, me laissent un interstice. Je lis, je salue, je réponds, mais toujours avec cette retenue nouvelle que donnent les années de travail et la nécessité de préserver le cœur battant de la création. Quant aux textes aboutis, ils ne paraissent jamais ici : je les réserve à ma maison d’édition, là où les mots doivent être polis jusqu’à refléter la moindre nuance de l’âme.

Spector, pour revenir à votre question initiale : écrire son vécu est l’un des exercices les plus exigeants qui soient. Il faut s’y dévoiler sans se trahir, s’y mettre à nu sans se décharner. Pour ma part, je n’écris jamais de biographie ni d’autobiographie pure, car le passé tel qu’il fut ne suscite en moi aucune ivresse. Il manque d’ombre, de senteur, de fièvre. Je lui préfère l’imaginaire, même parfumé de réel, car il me permet de faire vibrer ce qui fut au lieu de simplement le rapporter.

Mais si vous souhaitez écrire de l’autobiographique — du véritable, du cru, du vécu — permettez-moi un conseil d’écrivain que l’on m’a donné jadis : ne racontez pas votre histoire, racontez votre perception. Ce n’est pas l’événement qui intéresse, c’est le tremblement qu’il a laissé en vous. Écrire une autobiographie n’est pas écrire ce qui est arrivé, mais écrire ce que cela vous a fait devenir.

Commencez par une scène simple : une pièce, une lumière, un geste. Décrivez-la comme si vous l’observiez à travers un parfum. Que reste-t-il dans votre mémoire ? Une couleur ? Une brûlure ? Une honte douce ? Une joie embarrassée ? Ce sont ces filaments-là qui forment la trame d’un texte autobiographique digne de ce nom. Ce n’est pas la précision des faits qui donne la force, mais la sincérité du regard que vous osez porter sur eux.

Et si parfois votre plume s’éteint, n’ayez crainte : aucune plume ne meurt. Elle se dissipe, elle flotte, elle attend que revienne l’instant propice où le cœur consent de nouveau à se laisser écrire.
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Spector
22 novembre 2025 à 18:06
Spector, pour revenir à votre question initiale : écrire son vécu est l’un des exercices les plus exigeants qui soient. Il faut s’y dévoiler sans se trahir, s’y mettre à nu sans se décharner. Pour ma part, je n’écris jamais de biographie ni d’autobiographie pure, car le passé tel qu’il fut ne suscite en moi aucune ivresse. Il manque d’ombre, de senteur, de fièvre. Je lui préfère l’imaginaire, même parfumé de réel, car il me permet de faire vibrer ce qui fut au lieu de simplement le rapporter.

Mais si vous souhaitez écrire de l’autobiographique — du véritable, du cru, du vécu — permettez-moi un conseil d’écrivain que l’on m’a donné jadis : ne racontez pas votre histoire, racontez votre perception. Ce n’est pas l’événement qui intéresse, c’est le tremblement qu’il a laissé en vous. Écrire une autobiographie n’est pas écrire ce qui est arrivé, mais écrire ce que cela vous a fait devenir.

Commencez par une scène simple : une pièce, une lumière, un geste. Décrivez-la comme si vous l’observiez à travers un parfum. Que reste-t-il dans votre mémoire ? Une couleur ? Une brûlure ? Une honte douce ? Une joie embarrassée ? Ce sont ces filaments-là qui forment la trame d’un texte autobiographique digne de ce nom. Ce n’est pas la précision des faits qui donne la force, mais la sincérité du regard que vous osez porter sur eux.

Et si parfois votre plume s’éteint, n’ayez crainte : aucune plume ne meurt. Elle se dissipe, elle flotte, elle attend que revienne l’instant propice où le cœur consent de nouveau à se laisser écrire.

Merci pour votre réponse et vos précieux conseils 🙏
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Gras
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