Mon Amour et moi nous sommes posé la question de la douleur volontairement infligée/subie dans le sexe.
Ce topic s'adresse aux personnes amatrices de SM poussé, et axé sur une forme de souffrance physique.
La question porte au-delà de la petite fessée conjugale du samedi soir et de la morsure amoureuse...
Certain•e•s d'entre vous pratiquent-elles la recherche de douleur forte et/ou aiguë dans le BDSM ?
Si oui, de quels types ? De quelles pratiques, quelles formes de douleur tirez-vous le plus de plaisir ?
Y a t'il pour vous un "au-delà" de la douleur, qui puisse mener au plaisir...?
Et si oui, d'où pensez-vous que ce plaisir provient ?
Est-il mental, physique?
Comment s'articulent souffrance et plaisir en vous ?
Je crois que la meilleure comparaison que j’ai trouvé pour exprimer mon léger goût pour les limites de la douleur dépassée, c’est le sport.
Le dépassement de soi, le second souffle, l’abandon au flagelleur, le shoot de dopamine.
Je suis aussi une personne assez envahie mentalement et lorsque l’on a mal, on ne pense plus a rien du tout.
Parfois l’on est assez préoccupé pour que la libido ne puisse pas nous distraire de ce qui nous pèse et ne puisse pas capter notre attention ; la douleur, elle le peut.
Mais l’autorité de manière générale et la déresponsabilisation qu’elle offre.
Hyper intéréssant ça :
- Dépassement de soi : un au-delà de la douleur dans l'effort : Persévérance
- Abandon à l'autre : lâcher prise : Tempérance
- Relâchement du mental : confiance dans la non-maîtrise : Résilience
- Distraction des préoccupations par le sensoriel de la douleur : prise de recul : Discernement
On peut donc cultiver des vertus à travers le SM.
larbincasa
8 novembre 2022 à 13:41
Je crois que tout a été dit par Syl, Ardsy et Duchesse dont je partage les points de vue. Pour moi également la douleur et la soumission sont devenues indispensables pour avoir du plaisir.
Duchesse
8 novembre 2022 à 13:50
Je crois que tout a été dit par Syl, Ardsy et Duchesse dont je partage les points de vue. Pour moi également la douleur et la soumission sont devenues indispensables pour avoir du plaisir.
Est-ce que toi tu te retrouves du côté de Syl dans le spectre ou dans le nôtre, quant à la nature de la relation qui t’unît à la personne dominante ?
larbincasa
8 novembre 2022 à 15:44
Est-ce que toi tu te retrouves du côté de Syl dans le spectre ou dans le nôtre, quant à la nature de la relation qui t’unît à la personne dominante ?
Maintenant plutôt dans la vôtre mais plus jeune c'était plutôt le côté Syl. Avec le temps c'est devenu plus cérébral que recherche de la performance. Ce qui me plaît surtout maintenant c'est de me faire maltraiter ce qu'il me reste de mes attributs masculins.
Modifié
8 novembre 2022 à 17:08
sylmarquidesade
8 novembre 2022 à 18:05
SinKane, Oui je suis un homme de chiffres en ce sens que certains de mes "jouets" se manœuvrent à l'aide de vis et qu'il faut bien donner des chiffres, quand je joue en virtuel, chiffres qui correspondent au nombre de tours à faire.
Duchesse, merci pour vos commentaires à propos de mes textes, j'aimerais beaucoup savoir ce que vous en avez dit à Ardsy et surtout ce qu'elle en a pensé?
Sunstone, je comprend le, pourquoi, de votre interrogation, et si mon expérience peut vous éclairer tant mieux. pour moi, la douleur engendre le plaisir et si la séance est bien menée que la douleur va suffisamment crescendo elle me mène à la jouissance. ce n'est pas non plus uniquement la douleur qui entre en jeu ce peut être la frustration ou la contrainte.
Physique et mental sont intimement liés dans le SM. Ceci dit si votre Ardsy se met à fantasmer sur la douleur cela ne changera pas votre relation DS ce n'est que si elle réalise ce fantasme en subissant ou en infligeant un supplice qu'elle pourrait éventuellement basculer dans le SM qui peut rester très soft en l'occurrence
sms35
9 novembre 2022 à 08:16
Je pratique souvent le SM, principalement avec des hommes, et mon plaisir je le trouve dans le fait de devenir le jouet sexuel de ces hommes. C'est avant tout, je crois, une jouissance mentale ( au début) mais quand vient la jouissance physique, elle est décuplée par le fait d'avoir souffert avant..
Ce qui m'excite le plus, ce sont les pinces sur les endroits sensibles et aussi le fait d'être attaché, livré à mes partenaires
sylmarquidesade
9 novembre 2022 à 11:02
Je rejoins ce point de vue être attaché livré, au partenaire est le plus jouissif car s'y mêle la peur ou plus exactement l'appréhension de supporter la douleur infligée la pince qui se resserre de plus en plus ou l'étirement qui devient insupportable va t'il s'arrêter? et dans le même tps il y a cette envie suprême de faire plaisir d'aller le plus loin possible, de résister au delà du possible, pour lire les effets du sadisme satisfait sur le visage et dans les yeux de celle qui ose.
mais ne jamais oublier que l'exploration des fantasmes les plus enfouis nécessite confiance, tolérance et respect mutuels. chaque partenaire signifie clairement en amont et pendant le jeu ses attentes et ses limites. le jeu s'élabore autour de règles élémentaires : protection (le maître ou la maîtresse veille à la sécurité du partenaire et le lui fait savoir), bien-être psychologique (toute forme de jugement est exclue au profit du plaisir), compréhension des désirs, des appréhensions et du refus
sylmarquidesade
9 novembre 2022 à 12:02
Ardsy je n'ai pas répondu à vos questions Est-ce une relation de longue date ? Vous avez tout de même des rapports de couple malgré cette relative "incompatibilité" (pardon pour le mot, pas forcément adapté) ? Et si oui, ressentez-vous des envies de SM la concernant lors de vos moments intimes, ou bien parvenez-vous à cloisonner cela en vous, comme deux sexualités qui vous seraient distinctes ?
Oui la relation est de longue date, nous avons encore des rapports d couple sauf qu'elle ne veut plus que je la pénètre elle se contente de me masturber et un peu à la fois j'ai réussi à obtenir qu'elle me fasse mal en me frottant le gland et en le pinçant parfois directement ou à travers le tissus du pyjama je lui dit pas que cela fait mal au contraire je gémis de plaisir ce qui l'encourage à frotter plus fort ou à pincer de toutes ses forces j'ai obtenu aussi de la même façon qu'elle me pince les tétons elle le fait de plus en plus ayant remarqué que cela me faisait bander. le pied c'est quand je me suis frotter le gland toute la semaine et qu'il est du coup très sensible ainsi sans le savoir elle me fait très très mal et me fait donc jouir j'ai un peu réussi à son insu à la mêler à mes jeux sm depuis quelque tps je lui demande de me frapper les couilles en me masturbant elle le fait encore timidement mais elle frappe de plus en plus fort et de plus en plus lgtps j'espère un jour pouvoir lui demander de me fesser ou de me frapper les couilles avec ma règle
Utilisateur supprimé
9 novembre 2022 à 12:33
Merci pour vos réponses. Néanmoins, j'ai du mal à lier ceci :
Oui la relation est de longue date, nous avons encore des rapports d couple sauf qu'elle ne veut plus que je la pénètre elle se contente de me masturber et un peu à la fois j'ai réussi à obtenir qu'elle me fasse mal en me frottant le gland et en le pinçant parfois directement ou à travers le tissus du pyjama je lui dit pas que cela fait mal au contraire je gémis de plaisir ce qui l'encourage à frotter plus fort ou à pincer de toutes ses forces j'ai obtenu aussi de la même façon qu'elle me pince les tétons elle le fait de plus en plus ayant remarqué que cela me faisait bander. le pied c'est quand je me suis frotter le gland toute la semaine et qu'il est du coup très sensible ainsi sans le savoir elle me fait très très mal et me fait donc jouir j'ai un peu réussi à son insu à la mêler à mes jeux sm depuis quelque tps je lui demande de me frapper les couilles en me masturbant elle le fait encore timidement mais elle frappe de plus en plus fort et de plus en plus lgtps j'espère un jour pouvoir lui demander de me fesser ou de me frapper les couilles avec ma règle
... à cela :
étant en couple avec une femme pas portée du tout sur le sexe et encore moins sur le sm
sylmarquidesade
9 novembre 2022 à 14:13
Pourtant cela confirme ce que je disais elle n'est pas portée sur le sexe les épisodes de masturbation dont je parle ne se produisent que très rarement 1 fois tous les 2 mois environ et c'est tjrs moi qui en fait la demande, si elle elle accepte de le faire un peu à mes conditions c'est pour satisfaire ce qu'elle pense être un besoin indispensable pour moi sur le plan santé et aussi pour compenser le fait qu'elle refuse toute pénétration et tout acte sexuel à part la caresse de ses seins et encore elle s'en lasse très vite .
Espérant avoir levé l'incompréhension afin de pouvoir continuer à échanger sur le sujet j'ai hâte de pouvoir entrer dans le détail des différentes pratiques qui m'animent et peut être de partager les vôtres et celles de ceux qui suivent ce topic
Utilisateur supprimé
9 novembre 2022 à 14:54
Merci pour l'éclaircissement ; à présent oui, je recolle les morceaux et comprends mieux... :-)
larbincasa
9 novembre 2022 à 16:39
J'ai hâte de pouvoir entrer dans le détail des différentes pratiques qui m'animent et peut être de partager les vôtres et celles de ceux qui suivent ce topic
C'est quand tu veux.
sylmarquidesade
13 novembre 2022 à 11:08
Et bien par exemple je me pose des pinces métalliques qui exercent une forte pression sur les tétons et j'essaye de les garder tout le tps de ma séance de vélo d'appartement 2h environ. je n'y arrive pas tjrs
larbincasa
13 novembre 2022 à 12:20
Pour les tétons, je me les fait gonfler au préalable avec des ventouses et je pose les pinces ensuite. Pour la durée, j'essaie de les garder le plus longtemps possible mais en les libérant toutes les 10 minutes pour rétablir la circulation.
sylmarquidesade
13 novembre 2022 à 12:29
C'est la que la douleur est la plus vive quand on les retire. il m'arrive aussi de les aspirer avec un aspire tétons à piston ils sont ainsi plus longs et gonflés ce qui permet d'y mettre des pinces chinoises qui serrent au fur et à mesure que l'on tire dessus j'y accroche les potences et tourne la vis pour les étirer au maximum . j'ai aussi des étaux à tétons la pression est vraiment très forte trop même mais si j'ai une complice qui m'encourage je tourne les vis à sa demande
pascal76520
13 novembre 2022 à 15:04
lorsque ma femme me caresse Jaime quelle me torture le frein
Mon Amour et moi nous sommes posé la question de la douleur volontairement infligée/subie dans le sexe.
Ce topic s'adresse aux personnes amatrices de SM poussé, et axé sur une forme de souffrance physique.
La question porte au-delà de la petite fessée conjugale du samedi soir et de la morsure amoureuse...
Certain•e•s d'entre vous pratiquent-elles la recherche de douleur forte et/ou aiguë dans le BDSM ?
Si oui, de quels types ? De quelles pratiques, quelles formes de douleur tirez-vous le plus de plaisir ?
Y a t'il pour vous un "au-delà" de la douleur, qui puisse mener au plaisir...?
Et si oui, d'où pensez-vous que ce plaisir provient ?
Est-il mental, physique?
Comment s'articulent souffrance et plaisir en vous ?
Merci d'avance pour vos réponses :)