On en parle beaucoup mais que savons nous de leur création. Comment se forment les fantasmes. Leur origine viens t' elle de notre enfance ( et par pitié laissez Freud dans sa tombe, inutile de l' exhumer ça n' en vaut pas la peine). Pourquoi certains nous sont communs et d' autres si particuliers. En dehors de notre attirance pour tel ou tel sexe, ou bien les deux, il y a la question de ce que nous aimons pratiquer. Ces constructions mentale qui nous sont propre, elle se fabrique avec quoi et comment ? Curiosités ? Traumatismes ? Expérimentations ? ( Et non n' éludez pas le sempiternel " la réponse est dans la question banane ! )
Mais ATTENTION ! pas d' ENTOURLOUPE ! Pas de théories métaphysicoscientifique. Moi je veux du concret, du tangible. J' veux d' l' expérience personnelle moi monsieur. J' veux du vécu moi madame, de l' anecdote. Du vécu vous dis-je !
PS : le premier qui me fait une réflexion sur mon goût prononcé pour les expressions surannées je l' aime plus ... pour toute la vie 😜
Je te conseille la lecture des œuvres de l'enfer de la BNF.
Tu veras que les fantasmes d'aujourd'hui ne sont pas si éloignés de ceux au moins centenaires, alors que les règles sociales, qui les alimentent pour beaucoup, ont énormément changées.
Pour des constructions libres, propres à notre lubricité vagabonde, il est curieux qu'un tableau, comme un bien commun de l'humanité, semble les représenter depuis des siècles et des siècles.
LudiqueSex
4 novembre 2022 à 18:18
Je te conseille la lecture des œuvres de l'enfer de la BNF.
Tu veras que les fantasmes d'aujourd'hui ne sont pas si éloignés de ceux au moins centenaires, alors que les règles sociales, qui les alimentent pour beaucoup, ont énormément changées.
Point de vue tout à fait intéressant en effet. Il y a donc un caractère commun à tout nos fantasmes ...
LudiqueSex
4 novembre 2022 à 18:47
Pour ma part je naquit à une époque troublé :
L' année 68 avait ensemencer l' espoir de liberté dans l' esprit de toute la nouvelle génération. Toute ? Non. Un petit village d' irréductibles .... Pardon je m' égare. Toute ? disais-je, non. En 1970 nous avions notre petit bataillon d' irréductibles coincé du cul pour qui le sexe était le mal incarné. Ces biens pensant, sachant penser pour les autres bien entendu, scandaient à qui veut l' entendre que les hommes ne sont que de gros cochons et que, c' est bien connu, ils ne pensent qu'à ÇA. Et la, pas de bol, je naît garçon, donc dans le mauvais camp, parmi une famille ou on ne parle pas de ÇA et ou on me fait bien comprendre que je dois me préserver de la tentation qui n' arrête pas de me titiller le bas du ventre. Touche pas c' est SALE ! ( Alors qu' il me semblait que je la lavais aussi bien que le reste pourtant). Du coup je coche la case CULPABILITÉ, d' entré de jeux, comme ça, gratos.
Première brique de mes futurs fantasmes.
Modifié
4 novembre 2022 à 19:37
Lioubov
5 novembre 2022 à 09:20
Comment se forment les fantasmes ? Leur origine vient-elle de notre enfance (et par pitié laissez Freud dans sa tombe, inutile de l' exhumer ça n' en vaut pas la peine) ?
OK, je ne déterrai pas le vieux barbu.
Mais ATTENTION ! pas d' ENTOURLOUPE ! Pas de théories métaphysicoscientifiques. Moi je veux du concret, du tangible.
Alors là, je vais me faire taper sur les doigts ! Tant pis. Alors je vais évoquer des concepts tels que les archétypes de Jung, le monde des Idées de Platon, les annales akashiques pour arriver à celui de la noosphère - une sorte de conscience collective de l'humanité - de Teilhard de Chardin.
Aïe ! Ne tape pas trop fort, LudiqueSex !
PS : le premier qui me fait une réflexion sur mon goût prononcé pour les expressions surannées je l'aime plus ... pour toute la vie 😜
Loin de te critiquer, je ne puis que me réjouir de lire ces expressions que tu qualifies de "surannées".
LudiqueSex
5 novembre 2022 à 11:59
Nan, je suis non violent, surtout envers les loups 😬
Mais pour rebondir je me méfie des théoriciens du tout. Cette obsession humaine pour la catégorisation
et le classement me consterne.
Utilisateur supprimé
5 novembre 2022 à 12:40
Pour ma part je naquit à une époque troublé :
L' année 68 avait ensemencer l' espoir de liberté dans l' esprit de toute la nouvelle génération. Toute ? Non. Un petit village d' irréductibles .... Pardon je m' égare. Toute ? disais-je, non. En 1970 nous avions notre petit bataillon d' irréductibles coincé du cul pour qui le sexe était le mal incarné. Ces biens pensant, sachant penser pour les autres bien entendu, scandaient à qui veut l' entendre que les hommes ne sont que de gros cochons et que, c' est bien connu, ils ne pensent qu'à ÇA. Et la, pas de bol, je naît garçon, donc dans le mauvais camp, parmi une famille ou on ne parle pas de ÇA et ou on me fait bien comprendre que je dois me préserver de la tentation qui n' arrête pas de me titiller le bas du ventre. Touche pas c' est SALE ! ( Alors qu' il me semblait que je la lavais aussi bien que le reste pourtant). Du coup je coche la case CULPABILITÉ, d' entré de jeux, comme ça, gratos. Première brique de mes futurs fantasmes.
Intéressante comme introduction : la culpabilité de notre culture : vous ne dites pas ce mot, mais j'y entends la subversion comme fondement de l'imaginaire sexuel...
Modifié
5 novembre 2022 à 12:41
Utilisateur supprimé
5 novembre 2022 à 15:38
Coucou
Moi je pense que les fantasmes ne s'expliquent pas à moins de vouloir consulter un psy.......
LudiqueSex
5 novembre 2022 à 16:22
Coucou
Moi je pense que les fantasmes ne s'expliquent pas à moins de vouloir consulter un psy.......
Il ne s'agit pas de les expliquer mais d' en connaître la source par le biais de notre vécu
LudiqueSex
5 novembre 2022 à 16:28
Pour ma part je naquit à une époque troublé :
L' année 68 avait ensemencer l' espoir de liberté dans l' esprit de toute la nouvelle génération. Toute ? Non. Un petit village d' irréductibles .... Pardon je m' égare. Toute ? disais-je, non. En 1970 nous avions notre petit bataillon d' irréductibles coincé du cul pour qui le sexe était le mal incarné. Ces biens pensant, sachant penser pour les autres bien entendu, scandaient à qui veut l' entendre que les hommes ne sont que de gros cochons et que, c' est bien connu, ils ne pensent qu'à ÇA. Et la, pas de bol, je naît garçon, donc dans le mauvais camp, parmi une famille ou on ne parle pas de ÇA et ou on me fait bien comprendre que je dois me préserver de la tentation qui n' arrête pas de me titiller le bas du ventre. Touche pas c' est SALE ! ( Alors qu' il me semblait que je la lavais aussi bien que le reste pourtant). Du coup je coche la case CULPABILITÉ, d' entré de jeux, comme ça, gratos. Première brique de mes futurs fantasmes.
Intéressante comme introduction : la culpabilité de notre culture : vous ne dites pas ce mot, mais j'y entends la subversion comme fondement de l'imaginaire sexuel...
Je n'ai pas bien compris. Culture au sens sociétal ou au sens personnel ?
A n' en pas douter la transgression des interdits nourri notre imaginaire sexuel.
Utilisateur supprimé
5 novembre 2022 à 16:35
C'est surtout des choses que l'on veut essayer sans toutefois avoir le courage d'essayer.
LudiqueSex
5 novembre 2022 à 17:05
C'est surtout des choses que l'on veut essayer sans toutefois avoir le courage d'essayer.
Mais on ne peut pas tout essayer ? Les dragons dans le scénario, d' un point de vue logistique, c'est pas simple 😜.
Utilisateur supprimé
5 novembre 2022 à 17:08
C'est surtout des choses que l'on veut essayer sans toutefois avoir le courage d'essayer.
Mais on ne peut pas tout essayer ? Les dragons dans le scénario, d' un point de vue logistique, c'est pas simple 😜.
Si c'est possible. Un Dragon est aussi une unité militaire de cavalerie ou de blindé.
LudiqueSex
5 novembre 2022 à 17:14
C'est surtout des choses que l'on veut essayer sans toutefois avoir le courage d'essayer.
Mais on ne peut pas tout essayer ? Les dragons dans le scénario, d' un point de vue logistique, c'est pas simple 😜.
Si c'est possible. Un Dragon est aussi une unité militaire de cavalerie ou de blindé.
Je l' avais pas vu venir celle là 😂 excellent
LudiqueSex
5 novembre 2022 à 18:12
le premier qui me fait une réflexion sur mon goût prononcé pour les expressions surannées je l' aime plus ... pour toute la vie 😜
Je l'aime "plusse" ou je ne l'aime plus ?
Quelle que soit la réponse, moi, z'aime bien les expressions surannées...
Je serai tenté de dire que plus c' est toujours mieux mais en l' occurence il s' agissait de plus jamais 😂
LudiqueSex
11 novembre 2022 à 11:54
Toujours personne ? Ça va virer au monologue ce topic !
Bon, tan pis je continue 😏
Fort de mon nouveau statut de " petit cochon ", je n' avais de cesse de tenter de satisfaire ma curiosité qui, à n' en pas douter, était orienté vers le sexe opposé au sens physionomique du terme. Sans pour autant entrer dans une quête effrénée, je constatais avec plaisir que quelques dévoilements impromptus suffisaient à provoquer chez moi un intérêt certain.
C' est alors que rentre en scène LE CATALOGUE DE VENTE PAR CORRESPONDANCE plus communément appelé catalogue des trois suisses ( je n' ai jamais compris pourquoi 3 suisses, mais bon passons ) ou autre catalogue de la redoute. Ce sacro-saint évangile du commerce, vénéré comme une précieuse relique par bon nombre de jeunes adolescents comme je l' appris bien plus tard, offrait de nombreux avantages. Outre le fait qu' il pouvait trôner sans complexe sur la table de la salle à manger, il dissimulait en son seins un trésor pour mon petit cœur tout mou : LA SECTION LINGERIE FÉMININE. Oui, là en plein milieu du catalogue, se trouvait la quintessence de l' érotisme au féminin !
Alors je sais, à l' ère d' internet et du porno trash en un clic, ça paraît désuet. Mais à cette époque, point d' internet. Mais par contre à cette époque, beaucoup d' imagination. Car il fallait s' armer d' imagination pour ne serait-ce que discerner avec le plus de clarté possible la pointe d' un seins, le volume d' une toison ou encore mieux le sillon d' une vulve. Mais qu' importe, ce conséquent volume devint pour moi le support de toute mes rêveries de petit cochon, et en plus il se renouvelait chaque année, que demander de plus 😊. Et là je coche CONCUPISCENCE, bim, ça t' apprendras tu n' avais qu' à naître fille ! ( Pour le " naître fille " je plaisante bien sûr, ne me tombez pas dessus à bras raccourcis svp )
Lioubov
14 novembre 2022 à 08:36
Toujours personne ? Ça va virer au monologue ce topic !
Il me semble que j'ai exprimé ma vision des choses.
C' est alors que rentre en scène LE CATALOGUE DE VENTE PAR CORRESPONDANCE plus communément appelé catalogue des trois suisses ( je n' ai jamais compris pourquoi 3 suisses, mais bon passons ) ou autre catalogue de La Redoute.
Je préférais les catalogues Manufrance où les milliers d'articles étaient dessinés à la main.
Mais c'était une autre époque.
LudiqueSex
14 novembre 2022 à 14:27
Toujours personne ? Ça va virer au monologue ce topic !
Il me semble que j'ai exprimé ma vision des choses.
C' est alors que rentre en scène LE CATALOGUE DE VENTE PAR CORRESPONDANCE plus communément appelé catalogue des trois suisses ( je n' ai jamais compris pourquoi 3 suisses, mais bon passons ) ou autre catalogue de La Redoute.
Je préférais les catalogues Manufrance où les milliers d'articles étaient dessinés à la main.
Mais c'était une autre époque.
C' est vrai, tu t' es exprimé, avec panache et culture comme d'habitude 😏
J' avoue que je suis un peu déçu, je m' attendais à plus d' anecdotes. Peut être ai-je été trop évasif dans mon préambule ? Qu' importe, ce n'est pas grave, je ne peux que m' améliorer 😜
Ha les catalogues Manufrance, j' en ai feuilleté quelques un quand j'étais gamin. A cette époque il n'y avait pas de porte container pour acheminer ta brosse à dents, c' était manche en bois et poil de sanglier fabriqué en Savoie par le bûcheron lui même 😂
Lioubov
14 novembre 2022 à 18:32
Ha les catalogues Manufrance, j' en ai feuilleté quelques un quand j'étais gamin. A cette époque il n'y avait pas de porte container pour acheminer ta brosse à dents, c' était manche en bois et poil de sanglier fabriqué en Savoie par le bûcheron lui même 😂
Et le bûcheron venait te la livrer lui-même, à pied [Amonzob n'existait pas encore] et il en profitait pour passer un coup de hérisson dans ta cheminée.
Lioubov
14 novembre 2022 à 18:37
J' avoue que je suis un peu déçu, je m' attendais à plus d' anecdotes. Peut être ai-je été trop évasif dans mon préambule ?
Bah, au moins tu as échappé à des réponses telles que : "L'origine des fantasmes ? C'est le trou de la serrure de la salle de bain par lequel j'épiais ma mère faire sa toilette intime."
toutendouceur
15 novembre 2022 à 00:59
Bon de mon côté, je t'ai fais une belle réponse aux limites du sujet. Toi tu t'intéressais aux points de départ et moi je te parlais de Rome, puisque tous les chemins y mènent.
Je veux bien éviter Freud et ne parler que de ce qui est conscient. Mais ces fantasmes sont une succession d'envies qui s'intriquent dans une expérimentation longue. Plus on prend de l'âge, plus la charge émotionnelle est complexe, d'une richesse telle que pour l'expliquer, une anecdote semble fade, ou trop anecdotique !
Création ou prétexte à la manifestation d'un déferlement, construction ou enchevêtrement, ... On oublie, Ok.
Si ces fantasmes se conscientisent dans le début de l'adolescence, ces premières représentations imaginaires qui exploitent notre environnement au point de faire durcir par plaisir et rêver des joies, pour ce qui me concerne, n'étaient pas souvent déclenchées par la vision du corps du sexe opposé, même érotiquement ou indécemment dénudé.
De belles formes, ma mère en était entièrement pourvues et ne les cachait pas dans l'intimité de la maison, quand il faisait très chaud l'été, quand elle se lavait la porte à moitié fermée, .... Imaginer que d'autres femmes puissent être plus belles, enfin si la beauté devait faire l'envie, ce n'était déjà pas simple. Mais se dire que la beauté du corps déshabillé était bandante, c'était impossible. Car depuis mon plus jeune âge, le nu était simplement une façon de ne pas être habillé.
Donc les 3 Suisses ou la Redoute, je n'y ai jamais prêté une très grande attention. Je m'intéressais d'avantage à ce mystère que la toison cachait et à comment l'acte, dont j'avais rassemblé pas mal d'informations de-ci de-là, pouvait se dérouler. Mais aussi et surtout, pourquoi autant de gauloiseries, les grossièretés du plaisirs, ces comportements délurés qui semblaient accompagner cette relation que les médecins ou l'évangile décrivait sainement. Il y avait le rapport sexuel, un massage délicat entre adultes, et cette débauche où les personnes semblaient perdre la raison, les femmes tantôt pures tantôt démones : pourquoi ?
Le concours ricaneur du grand frère d'un voisin m'avait permis, à 12 ans, de pouvoir découvrir dans une revue spécialisée, des photos haute définition du sexe féminin, la fleur grande ouverte, les jambes ne masquant rien. J'osais à peine regarder. Les dames expressives, aux dents blanches, se montraient de la tête aux pieds. Si je fixais leurs yeux sur le papier glacé, je n'osais pas descendre plus bas. Si je tombais sur ce prodige de la nature, je n'osais pas revenir plus haut, anticipant un regard de réprobation. Il m'a fallu plusieurs heures pour comprendre qu'il y avait en ce milieu, un relief des plus surprenants. J'en étais presque à me demander si on ne se moquait pas de moi, et avais un doute sur le véritable genre de ces mannequins.
Combien d'essais pour arriver à intégrer en 3D la topographie des lieux que j’imaginais plats, voire caverneux. C'était impossible. Et plus je me la figurais, plus il fallait que je m'isole aux toilettes, ou que je rentre à la maison pour mieux revenir dans la chambre du voisin. Cela devenait insupportable, au point de demander à la première femme venue (oui pas une demoiselle car, en feuilletant, j'avais découvert une préférence pour celles des plus poilues et des plus garnies mûres), qu'elle m'expose la chose à brûle-pourpoint, sans aucun ménagement. Maintenant que je savais, elle ne courrait aucun risque. Finalement, comme quelque chose qu'on se promet, qu'on désire par dessus tout et qui n'est pas à notre portée, je finissais par préférer ne plus penser précisément à ce sexe, ne doutant pas qu'un jour viendrait le privilège de l'explorer de plus près, de le toucher, de le farfouiller ...
Je m'intéressais donc toujours à l'anatomie féminine, mais en évitant ces supports trop puissants, comprenant l'intérêt d'une suggestion plus érotique, comme la lingerie le permettait. Mais c'était beaucoup moins affriolant que d'imaginer ces positions de l'amour, les parties de jambes en l'air, des scénarios avec paroles que je construisais avec des Barbies et des Kens que je m'étais offert en rêve.
Et mieux encore, cette pratique du modelage, ou mes mains plongées dans l'argile, permettaient de palper au point de représenter le corps désiré, charnel, ses formes girondes, rudes, la force ou la douceur des genres, les traits les plus fins sur nos visages, que l'on parvient à faire apparaître en récompensant l'autre par de tendres caresses pour le plaisir qu'il nous fait toucher. L'image n'a moins d'intérêt quand la sensation du toucher permet de la représenter. À l'âge où le corps changeant, je commençais aussi à associer odeurs et désir, l'argile avait la sienne qui variait en séchant, mais je me surprenais à trouver maintenant des subtilités dans certains plis, comme si le goût s'ajoutait en rêveries.
Il y avait aussi de plus en plus souvent, ces scènes de la vie, ou même l'isolement solitaire dans la nature, ces occasions pour se projeter comme si les enfants et les parents étaient couchés. Je me souviens par exemple, que mon manuel d'anglais, réformé à la fin de ma 4ème, portait les stigmates de cette recherche obsédée d'un sens nouveau. Chacune des 64 illustrations avec Brenda, Brandon, leur famille leur amis leurs voisins leurs profs, était devenue, grâce à ces seins et ses sexes que je venais gribouiller, ces bulles qui permettaient à chacun d'exprimer son immense envie de forniquer, une scène lubrique que je partageais parfois avec certains camarades curieux. L'oeuvre en plus réjouir mon indicible plaisir d'adulte gamin, me valut des compliments émérites .
Ceux de la prof de dessin qui l'année suivante, railla la sage BD que j'esquissais pour bien faire son exercice. Elle m'interpella : Mais Monsieur X, quand on connaît votre passion pour la BD érotique, quand on sait que certains de mes collègues, et pas les plus coincés, rougissaient à la lecture de votre manuel d'anglais de 4ème, puisque nous les avons triés avant la rentrée pour savoir ce qui devait être pilonné et ce qui pouvait être envoyé dans des écoles en Afrique, je suis surprise ! Avec votre belle gueule d'ange, vos bonnes manières, cette planche et ces jolies montagnes, le joli cheval, vous me décevez ! Cessez de paraître et profitez de l'art pour vous exprimer. Et dites vous bien que votre BD, tous les profs avaient envie de la lire, parce qu'elle racontait quelque chose.
L'avantage, quand on dessine une BD, c'est qu'on peut le faire sans lever les yeux pour comparer son trait à un modèle.
Pour revenir au sujet, je dirais qu'assez tôt j'avais séparé deux types d'envies, de fantasmes. Les premiers, charnels, sentimentaux, émouvants, à la fleur de l'âge, sensationnels et souvent indescriptibles, dont je pouvais raisonnablement tenter le partage avec une jeune personne comme moi.
Et les seconds, beaucoup plus explicites, totalement ineffables, un puits incommensurable, à faire rougir des profs de l'enseignement secondaire, que je me résolus à taire pour de nombreuses années.
Mais ATTENTION ! pas d' ENTOURLOUPE ! Pas de théories métaphysicoscientifique. Moi je veux du concret, du tangible. J' veux d' l' expérience personnelle moi monsieur. J' veux du vécu moi madame, de l' anecdote. Du vécu vous dis-je !
PS : le premier qui me fait une réflexion sur mon goût prononcé pour les expressions surannées je l' aime plus ... pour toute la vie 😜