La quête de transgression est souvent un chemin solitaire parce qu’elle implique de sortir des normes et des idées préétablies auxquels la majorité des gens se conforment. Pourquoi il est si difficile de trouver des personnes prêtes à initier ou à être complices dans ce genre de quête ?
Les vrai(e)s transgresseurs/ transgresseuses sont rares. Beaucoup se disent transgressifs, mais peu le sont réellement.
Avec tous ces échanges sur les forums et ces partages de nos fantasmes, pourquoi restons-nous dans l’ombre, alors qu’il serait tellement plus épanouissant de les vivre et de les partager réellement avec l’autre ?
Je crois que parfois certaine personne on des fantasme, mais ils n’ont pas vraiment besoin de les réaliser..
Charlotte Light
16 février 2025 à 23:21
Si les Pokémon existaient en vrai, puréééééée tout ce que j'aurais pu réaliser TOT
Charlotte Light
16 février 2025 à 23:47
Je tente une classification, probablement très discutable :
- les fantasmes avouables à nos proches : compagnes, compagnons, amants, amantes, amis, amies
- ceux inavouables à nos proches mais avouables ici
- ceux inavouables car nous souhaitons les garder pour nous pour plein de raisons (trop personnel, trop tabou, pouvant blesser et même leur expression nous donnerait l'impression de blesser quelqu'un...)
- ceux inavouables car même pour nous ils sont confus voire inavoués (rêves tronqués, inconscient refoulé...)
Je ne cherche pas si détaillé pour classer comment partager mes fantasmes.
Je considère qu'il y a d'un côté les gens qui vont être réceptifs à mes délires et de l'autres ceux qui y seront hermétiques.
C'est aussi simple que ça.
Je remarque que les personnes qui ont des facilités à imaginer sans obligatoirement passer à l'acte vont être très ouvertes sur plein de fantasmes différents. Sans doute pour enrichir le panel d'expériences.
Et je remarque souvent aussi que les personnes qui n'accordent aucun crédit à tout autre forme de sexualité que le réel sont plus terre à terre sur le plan imaginatif.
Et bien entendu, ce n'est certainement pas une généralité.
desmotsetdesimages
17 février 2025 à 00:19
Je tente une classification, probablement très discutable :
- les fantasmes avouables à nos proches : compagnes, compagnons, amants, amantes, amis, amies
- ceux inavouables à nos proches mais avouables ici
- ceux inavouables car nous souhaitons les garder pour nous pour plein de raisons (trop personnel, trop tabou, pouvant blesser et même leur expression nous donnerait l'impression de blesser quelqu'un...)
- ceux inavouables car même pour nous ils sont confus voire inavoués (rêves tronqués, inconscient refoulé...)
Je ne cherche pas si détaillé pour classer comment partager mes fantasmes.
Je considère qu'il y a d'un côté les gens qui vont être réceptifs à mes délires et de l'autres ceux qui y seront hermétiques.
C'est aussi simple que ça.
Je remarque que les personnes qui ont des facilités à imaginer sans obligatoirement passer à l'acte vont être très ouvertes sur plein de fantasmes différents. Sans doute pour enrichir le panel d'expériences.
Et je remarque souvent aussi que les personnes qui n'accordent aucun crédit à tout autre forme de sexualité que le réel sont plus terre à terre sur le plan imaginatif.
Et bien entendu, ce n'est certainement pas une généralité.
Totalement d'accord avec le second paragraphe.
Certes, ce on ne peut pas faire une généralité, mais ça semble souvent vrai.
Je me reconnais pleinement dans la première catégorie, une imagination débordante avec une bonne majorité des fantasmes restant pour le moment au stade de fantasmes et seulement une partie d'entre eux que je peux un jour proche ou lointain envisager concrétiser.
lookingforvenus
17 février 2025 à 08:10
Je ne suis pas certaine que la transgression soit synonyme de courage quand on a décidé de passer à l'acte.
C'est un peu comme le suicide. Courage ou fuite ?
Pour moi il y a autant de courage à ne pas transgresser sitôt que l'on trouve de bonnes raisons à ne pas le faire.
J'ai une copine musulmane, vierge et qui, malgré sa libido très active, ne souhaite pas coucher avant le mariage pour des raisons religieuses et familiales.
La transgression, elle y pense pour alimenter son imaginaire. Mais elle ne passe pas à l'acte. Je pense que cela lui demande de la volonté. Un peu de courage aussi sans doute mais surtout de la volonté.
Pour ma part, si je devais transgresser les interdit au départ de mes fantasmes, je serais la source de malheurs, d'épouses trompées de familles chamboulées y compris la mienne.
J'ai pas envie de ça et je ne crois pas qu'il s'agisse ici d'un "manque de courage".
Tout à fait d'accord avec @charlottelight !
Avec du recul, je suis soulagé et heureux de ne pas avoir franchi le rubicon, la ligne rouge dans quelques circonstances où une nuit de sexe aurait pu chambouler des amitiés, une relation, un équilibre :
- ainsi, un copain qui m'avait proposé d'être hébergé chez sa copine à Lyon alors qu'il n'était pas là, n'a pas été trompé. Sa copine et moi avons éprouvé une forte attirance, nous en avons parlé, mais nous avons renoncé chacun à cette transgression, et on en parlé entre nous, trois j'en suis fier ;
- une copine qui souhaitait rester vierge l'est restée plus longtemps, je ne lui ai rien caché de mon désir profond, mais j'ai respecté son choix. Et le jour où elle a souhaité connaître l'amour charnel, il lui a suffit d'un mot, "viens", et cela a été magnifique ; il suffisait d'attendre...
- la petite sœur d'une amie. Sublime, enjouée, prête à toutes les expériences, 20 ans. J'ai senti les réticences de mon amie, cela a été dur, mais je n'ai pas transgressé, cela aurait brisé notre amitié ;
A l'inverse, dans d'autres circonstances, j'ai eu l'impression de transgresser, une femme mariée dans le lit conjugal, la sœur de ma maîtresse, une nuit de sexe intense avec ma meilleure amie. Au fond de moi, j'avais besoin de vivre ces folies, et je savais que les conséquences seraient limitées : la femme mariée était de toute façon décidée à quitter son mari, ma maîtresse avait donné sa bénédiction à sa sœur pour quelle "m'essaie" une nuit, ma meilleure amie l'est restée, on a eu besoin de se dégoupiller pour pouvoir rester amis et évacuer une tension sexuelle latente.
Enfin, parfois, la transgression fait mal. C'est une chose d'écouter avec respect le fantasme de son amoureuse : être prise par plusieurs hommes ... C'est autre chose d'assumer qu'elle les réalise. Je n'ai pas supporté qu'elle cherche à réaliser si rapidement ce fantasme. La voir engloutir simultanément deux autres sexes d'hommes a brisé notre idylle, et a profondément altéré ma vision des relations amoureuses, mon rapport aux femmes et à ma sexualité pendant des années.
Donc, il n'y a pas de règle, c'est une question de feeling, mais gare à la chute quand la transgression vient briser votre confiance, des valeurs fondamentales ou une relation de longue durée.
Les vrai(e)s transgresseurs/ transgresseuses sont rares. Beaucoup se disent transgressifs, mais peu le sont réellement.
Avec tous ces échanges sur les forums et ces partages de nos fantasmes, pourquoi restons-nous dans l’ombre, alors qu’il serait tellement plus épanouissant de les vivre et de les partager réellement avec l’autre ?