Pourquoi écrire des histoires de sexe ?

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Naël
22 septembre 2025 à 21:17
Je suis nouveau sur ce site et j'avoue que je suis plus ici pour la partie forum que les histoires (j'en ai lu un peu mais voilà) mais du coup je me demandais pourquoi lire/écrire des histoires de sexe ? Vous trouvez ça mieux que regarder des vidéos ?
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Mumu 47
25 octobre 2025 à 19:09
J'ai commencé mon éducation par les récits érotiques mal cachés de ma mère.

Je trouve ca tellement plus stimulant que les vidéos.

Quand j'ai des idées d'histoires, ca me réveille certains fantasmes, des univers, ma part de dépravation. J'adore.

Moi c'était il y a bien longtemps en lisant les numéros d'Union que mon père cachait dans sa chambre. Il y avait des articles très sérieux de sexologie mais aussi des histoires érotiques, certaines écrites par des auteurs de la revue, et d'autres dans une rubrique dédiée où les lecteurs se lâchaient en envoyant leurs histoires. J'en garde un souvenir ému, il y en avait de très bonne.

J'ai lu comme ça aussi Histoire d'O, Emmanuelle, et Les malheurs de la vertu du Marquis de Sade ;)

Ma mère les recouvrait de papier kraft.... C'était grillé.

Il y avait beaucoup de romans historiques, dans les cours des châteaux, chez les Romains....

Il n'y avait pas de censure du tout..

Il y avait aussi des nouvelles courtes comme ici.

Je les devorais le soir....

J'ai acheté moi même des romans plus tard mais bof, moins bien. Puis les sites sur internet comme ici. Et là, c'était top!

Merci aux auteurs
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alexptss
25 octobre 2025 à 21:03
Franchement, je ne suis pas convaincu par cette idée qu’il y aurait une forme “supérieure” d’expérience entre lire un livre et regarder une série ou un film. L’étude dont on parle qui dit que la lecture serait “plus profitable” me semble surtout construite selon les valeurs culturelles du livre. Ce qu’elle mesure, ce sont des critères définis à l’avance : l’attention, l’imagination, l’empathie narrative… Or, ce sont exactement les domaines où la lecture a toujours brillé.

Mais est-ce que ça veut dire que regarder un film ou une série n’est pas aussi riche ? L’être humain n’a jamais été limité à un seul mode de narration. Depuis les peintures de Lascaux jusqu’à Netflix, on a simplement ajouté des couches sensorielles à notre façon de raconter le monde.

Le livre permet une plongée intérieure incroyable. Dans Dune, par exemple, on vit littéralement à l’intérieur de la tête des personnages : leurs doutes, leurs stratégies, leur prescience. C’est ce qui rend le texte si dense et fascinant. Mais la littérature reste fragmentée : tout le monde ne lit pas les mêmes œuvres, au même moment, et la discussion collective est plus rare. Et puis désolé de le dire mais Proust je m'endors devant et mon attention est proche de zéro.

À l’inverse, la télévision et le cinéma offrent une expérience partagée, souvent plus immédiate. Prenons le Joker de Joaquin Phoenix : sans qu’il dise un mot, on comprend tout de sa folie et de sa souffrance. Ou Hannibal Lecter dans Le Silence des agneaux : la caméra, la lumière, la musique… tout sert à pénétrer dans sa psyché. L’écran, quand il est bien utilisé, peut donner accès à l’esprit humain avec une force presque physique.

Et puis, il y a le facteur communautaire. Coupe du monde 2018, par exemple, l’expérience ne se résume pas à ce qu’on voit : c’est tout ce qui se passe autour. Les cris, les débats, les discussions en ligne, la tension collective. Regarder un match, c’est aussi vivre un événement social. Vous avez déjà vu un peuple entier vibrer autour d’un roman ? Non. Mais pendant la Coupe du Monde 2018, la France entière a hurlé, pleuré, ri, tremblé. Voilà une vraie expérience partagée, viscérale, sensorielle.

On apprend mieux quand plusieurs sens sont sollicités, quand le corps entier participe à l’expérience. C’est d’ailleurs une constante : plus nos sens sont engagés, plus notre mémoire et notre compréhension s’ancrent profondément. On retient mieux quand on voit, entend, touche, sent. L’écran, pour ça, a une longueur d’avance. Le livre n’a que l’imagination — et parfois, chez certains, elle n’est pas bien vive.
C’est vrai pour le sport — essayez d'apprendre un art martial juste en lisant des bouquins pour voir— , mais aussi pour la culture. Le Dragon Ball d’origine, enraciné dans le folklore asiatique, n’aurait sans doute jamais dépassé ses frontières sans le manga ni l’anime. Ce sont les images, les sons, la diffusion massive qui ont transformé un mythe local en culture mondiale.

La télévision a aussi ce pouvoir d’unir dans l’émotion. Je me souviens de la période de Fukushima : tout le monde suivait les images, suspendu aux écrans, craignant que le nuage radioactif n’arrive jusqu’à son pays. La tension, l’empathie, la peur — tout passait par l’écran. L’impact émotionnel collectif était immense.

Et puis il faut aussi parler des différences personnelles. On ne vit pas tous les médias de la même façon. Par exemple, je suis quelqu’un de très multitâche. J’ai regardé la première saison de HPI en fixant l’écran, concentré sur chaque détail. Une fois que le schéma narratif et les personnages étaient intégrés, j’ai pu suivre les saisons suivantes presque uniquement à l’écoute, en faisant autre chose. Mon attention restait mobilisée, mais différemment.

La même chose vaut pour la lecture : je ne lis presque plus uniquement sur papier. J’écoute des livres avec une voix artificielle pendant que je cuisine ou que je range. Ce n’est plus la même forme d’attention, mais ce n’est pas non plus une perte : c’est une adaptation. Le savoir et l’histoire continuent d’entrer, simplement par d’autres canaux.

En fin de compte, la question n’est pas “livre contre écran”, mais “présence contre passivité”. On peut lire sans réfléchir, comme on peut regarder un film avec une attention absolue. Ce qui fait la différence, c’est la conscience qu’on y met, la façon dont on relie la sensation à la pensée.

Lire peut élever, mais aussi isoler. Regarder peut distraire, mais aussi relier. Le vrai apprentissage — qu’il passe par les mots, par les images ou par la peau — naît toujours de cette union fragile entre la sensation et la réflexion. Sans elle, tout devient mécanique. Avec elle, tout devient vivant.


Chaque média excelle dans des domaines spécifiques :

Le livre brille par :

· Sa capacité à explorer la conscience intérieure (le flux de pensée, les monologues intérieurs)
· Son art de la suggestion - ce qu'il ne décrit pas est aussi important que ce qu'il décrit
· Sa temporalité propre, qui nous arrache au flux continu du numérique

L'écran excelle dans :

· La synthèse artistique (jeu d'acteur + musique + image + montage = expérience unique)
· L'immédiateté sensorielle (la peur viscérale pendant un jump scare, l'émotion physique face à une performance d'acteur)
· La création d'icônes visuelles partagées (si je dis Leeloo Dallas Multipass, Alien, Terminator, Rocky...qu'est-ce qu'il y a dans votre tête ?)

Prenons un exemple concret : la tentation de Galadriel dans Le Seigneur des Anneaux. Dans le livre, c'est un passage assez bref. Au cinéma, c'est devenu un moment d'anthologie - la transformation visuelle, la voix qui se dédouble, la lumière surnaturelle... Jackson a utilisé les forces spécifiques du cinéma pour amplifier l'émotion. Ce n'est pas "mieux", c'est différent - et magnifiquement réussi.


La dimension créative et démocratique

L'écriture a le point d'entrée le plus bas. Tout le monde peut écrire, quasiment. Il y a beaucoup moins de personnes qui pourront créer des images visuelles ou une vidéo, quoique les moyens de production accessible ce sont démocratisés. Il n'y a qu'à voir le nombre de création YouTube ou encore d'autres sites de création/partage de médias communautaires.

· Les fanfictions représentent l'outil le plus démocratique qui soit. Peu importe l'origine de l'œuvre (livre, série, jeu), on peut s'en emparer pour écrire notre version. C'est une école d'écriture extraordinaire, où l'on apprend la caractérisation, le dialogue, la construction narrative...
Ex: si je ne me trompe pas 50 nuances de grey est une fanfiction qui vient partiellement du roman et partiellement du film Twilight.
· La porosité rétroactive est fascinante : voir une adaptation peut enrichir notre relecture du livre original, et inversement. Les deux expériences s'alimentent mutuellement.
Ex : je parie que beaucoup de gens ont soit découvert le livre Dune, sois relu cette œuvre magistrale après avoir vu le film. De même je suis sûr que certains ont découvert ou replongé dans l'univers du comics après les films Marvel.
· Les jeux vidéo narratifs comme Disco Elysium ou The Last of Us brouillent les frontières, offrant une densité textuelle dans un cadre interactif et visuel.


L'Érotisme et la Sensation Brute :
C'est particulièrement vrai dans le domaine de l'érotisme et du fantasme. Nous avons tous en tête des scènes de strip-tease mythiques — et rien que le mot évoque instantanément la musique de Neuf Semaines et demie et l'image de Kim Basinger. Le texte n'a pas cet ancrage sonore et corporel universel ; il ne peut qu'évoquer.
L'Écran : Créateur du Vocabulaire du Désir :
Allons plus loin encore, sur notre thème de prédilection : le cinéma adulte. L'écran ne fait pas qu'illustrer ; il crée le vocabulaire. Le terme deepthroat a été baptisé et popularisé par le film de 1972 mettant en vedette Linda Lovelace, dont l'impact sociologique a même généré un biopic des décennies plus tard.
De même, des termes comme bukkake ou l'éjaculation faciale doivent leur puissance visuelle et leur référence immédiate à la saturation des images dans les films pornographiques ou les compilations. Le mot seul est un simple concept ; l'image fixe la référence culturelle.
Et que dire du Hentai, qui a littéralement inventé et popularisé l'association entre les tentacules et l'érotisme ? C'est une création de fantasme visuel qui n'existait pas dans l'imaginaire littéraire occidental classique.
En conclusion : dans les domaines où l'action physique, l'émotion collective et la création de fantasmes spécifiques sont essentielles, l'écran est le médium suprême, car il utilise la synthèse visuelle et auditive pour s'ancrer dans notre mémoire d'une façon plus directe et viscérale que le mot seul.
L'important, comme je le disais, n'est pas de choisir son camp, mais de reconnaître où chaque médium excelle. Et dans ces exemples, l'écran est le roi incontesté de la Sensation et de l'Icône !


En conclusion…
La question n’est pas écran vs livre mais engagement :

On peut lire passivement un roman de gare

On peut regarder un chef-d’œuvre cinématographique de manière active et analytique

L’important est la conscience et l’investissement dans l’expérience, quel que soit le support.

Et que ce soit à l'écran ou sur un livre, aucun des deux médias ne garantit qu'il y ait une histoire valable.

Je puise mon inspiration partout : livres, séries, films, jeux. La culture du 21e siècle n’est pas un champ de bataille, c’est un écosystème riche où chaque médium a sa place et sa valeur.

Alors je vous pose la question : dans votre pratique d’écriture, comment les différents médias nourrissent-ils votre créativité ? Êtes-vous puristes du livre, ou éternels curieux qui picorent dans tous les jardins culturels ?

PS: désolé pour le pavé. Et je devrais peut-être ouvrir un topic juste pour la question finale.
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Iznogood
25 octobre 2025 à 21:07
PS: désolé pour le pavé. Et je devrais peut-être ouvrir un topic juste pour la question finale.

Bonne idée. 😮‍💨
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alexptss
25 octobre 2025 à 21:17
PS: désolé pour le pavé. Et je devrais peut-être ouvrir un topic juste pour la question finale.

Bonne idée. 😮‍💨

C'est Darty mon kiki.
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_White_Rabbit_
25 octobre 2025 à 22:20
Trois pages de réponse pour un avortement raté qui a tenté un mauvais troll?
Tant d'energies gachés...
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Docsevere
26 octobre 2025 à 00:20
Franchement, je ne suis pas convaincu par cette idée qu’il y aurait une forme “supérieure” d’expérience entre lire un livre et regarder une série ou un film. L’étude dont on parle qui dit que la lecture serait “plus profitable” me semble surtout construite selon les valeurs culturelles du livre. Ce qu’elle mesure, ce sont des critères définis à l’avance : l’attention, l’imagination, l’empathie narrative… Or, ce sont exactement les domaines où la lecture a toujours brillé.

Mais est-ce que ça veut dire que regarder un film ou une série n’est pas aussi riche ? L’être humain n’a jamais été limité à un seul mode de narration. Depuis les peintures de Lascaux jusqu’à Netflix, on a simplement ajouté des couches sensorielles à notre façon de raconter le monde.

Le livre permet une plongée intérieure incroyable. Dans Dune, par exemple, on vit littéralement à l’intérieur de la tête des personnages : leurs doutes, leurs stratégies, leur prescience. C’est ce qui rend le texte si dense et fascinant. Mais la littérature reste fragmentée : tout le monde ne lit pas les mêmes œuvres, au même moment, et la discussion collective est plus rare. Et puis désolé de le dire mais Proust je m'endors devant et mon attention est proche de zéro.

À l’inverse, la télévision et le cinéma offrent une expérience partagée, souvent plus immédiate. Prenons le Joker de Joaquin Phoenix : sans qu’il dise un mot, on comprend tout de sa folie et de sa souffrance. Ou Hannibal Lecter dans Le Silence des agneaux : la caméra, la lumière, la musique… tout sert à pénétrer dans sa psyché. L’écran, quand il est bien utilisé, peut donner accès à l’esprit humain avec une force presque physique.

Et puis, il y a le facteur communautaire. Coupe du monde 2018, par exemple, l’expérience ne se résume pas à ce qu’on voit : c’est tout ce qui se passe autour. Les cris, les débats, les discussions en ligne, la tension collective. Regarder un match, c’est aussi vivre un événement social. Vous avez déjà vu un peuple entier vibrer autour d’un roman ? Non. Mais pendant la Coupe du Monde 2018, la France entière a hurlé, pleuré, ri, tremblé. Voilà une vraie expérience partagée, viscérale, sensorielle.

On apprend mieux quand plusieurs sens sont sollicités, quand le corps entier participe à l’expérience. C’est d’ailleurs une constante : plus nos sens sont engagés, plus notre mémoire et notre compréhension s’ancrent profondément. On retient mieux quand on voit, entend, touche, sent. L’écran, pour ça, a une longueur d’avance. Le livre n’a que l’imagination — et parfois, chez certains, elle n’est pas bien vive.
C’est vrai pour le sport — essayez d'apprendre un art martial juste en lisant des bouquins pour voir— , mais aussi pour la culture. Le Dragon Ball d’origine, enraciné dans le folklore asiatique, n’aurait sans doute jamais dépassé ses frontières sans le manga ni l’anime. Ce sont les images, les sons, la diffusion massive qui ont transformé un mythe local en culture mondiale.

La télévision a aussi ce pouvoir d’unir dans l’émotion. Je me souviens de la période de Fukushima : tout le monde suivait les images, suspendu aux écrans, craignant que le nuage radioactif n’arrive jusqu’à son pays. La tension, l’empathie, la peur — tout passait par l’écran. L’impact émotionnel collectif était immense.

Et puis il faut aussi parler des différences personnelles. On ne vit pas tous les médias de la même façon. Par exemple, je suis quelqu’un de très multitâche. J’ai regardé la première saison de HPI en fixant l’écran, concentré sur chaque détail. Une fois que le schéma narratif et les personnages étaient intégrés, j’ai pu suivre les saisons suivantes presque uniquement à l’écoute, en faisant autre chose. Mon attention restait mobilisée, mais différemment.

La même chose vaut pour la lecture : je ne lis presque plus uniquement sur papier. J’écoute des livres avec une voix artificielle pendant que je cuisine ou que je range. Ce n’est plus la même forme d’attention, mais ce n’est pas non plus une perte : c’est une adaptation. Le savoir et l’histoire continuent d’entrer, simplement par d’autres canaux.

En fin de compte, la question n’est pas “livre contre écran”, mais “présence contre passivité”. On peut lire sans réfléchir, comme on peut regarder un film avec une attention absolue. Ce qui fait la différence, c’est la conscience qu’on y met, la façon dont on relie la sensation à la pensée.

Lire peut élever, mais aussi isoler. Regarder peut distraire, mais aussi relier. Le vrai apprentissage — qu’il passe par les mots, par les images ou par la peau — naît toujours de cette union fragile entre la sensation et la réflexion. Sans elle, tout devient mécanique. Avec elle, tout devient vivant.


Chaque média excelle dans des domaines spécifiques :

Le livre brille par :

· Sa capacité à explorer la conscience intérieure (le flux de pensée, les monologues intérieurs)
· Son art de la suggestion - ce qu'il ne décrit pas est aussi important que ce qu'il décrit
· Sa temporalité propre, qui nous arrache au flux continu du numérique

L'écran excelle dans :

· La synthèse artistique (jeu d'acteur + musique + image + montage = expérience unique)
· L'immédiateté sensorielle (la peur viscérale pendant un jump scare, l'émotion physique face à une performance d'acteur)
· La création d'icônes visuelles partagées (si je dis Leeloo Dallas Multipass, Alien, Terminator, Rocky...qu'est-ce qu'il y a dans votre tête ?)

Prenons un exemple concret : la tentation de Galadriel dans Le Seigneur des Anneaux. Dans le livre, c'est un passage assez bref. Au cinéma, c'est devenu un moment d'anthologie - la transformation visuelle, la voix qui se dédouble, la lumière surnaturelle... Jackson a utilisé les forces spécifiques du cinéma pour amplifier l'émotion. Ce n'est pas "mieux", c'est différent - et magnifiquement réussi.


La dimension créative et démocratique

L'écriture a le point d'entrée le plus bas. Tout le monde peut écrire, quasiment. Il y a beaucoup moins de personnes qui pourront créer des images visuelles ou une vidéo, quoique les moyens de production accessible ce sont démocratisés. Il n'y a qu'à voir le nombre de création YouTube ou encore d'autres sites de création/partage de médias communautaires.

· Les fanfictions représentent l'outil le plus démocratique qui soit. Peu importe l'origine de l'œuvre (livre, série, jeu), on peut s'en emparer pour écrire notre version. C'est une école d'écriture extraordinaire, où l'on apprend la caractérisation, le dialogue, la construction narrative...
Ex: si je ne me trompe pas 50 nuances de grey est une fanfiction qui vient partiellement du roman et partiellement du film Twilight.
· La porosité rétroactive est fascinante : voir une adaptation peut enrichir notre relecture du livre original, et inversement. Les deux expériences s'alimentent mutuellement.
Ex : je parie que beaucoup de gens ont soit découvert le livre Dune, sois relu cette œuvre magistrale après avoir vu le film. De même je suis sûr que certains ont découvert ou replongé dans l'univers du comics après les films Marvel.
· Les jeux vidéo narratifs comme Disco Elysium ou The Last of Us brouillent les frontières, offrant une densité textuelle dans un cadre interactif et visuel.


L'Érotisme et la Sensation Brute :
C'est particulièrement vrai dans le domaine de l'érotisme et du fantasme. Nous avons tous en tête des scènes de strip-tease mythiques — et rien que le mot évoque instantanément la musique de Neuf Semaines et demie et l'image de Kim Basinger. Le texte n'a pas cet ancrage sonore et corporel universel ; il ne peut qu'évoquer.
L'Écran : Créateur du Vocabulaire du Désir :
Allons plus loin encore, sur notre thème de prédilection : le cinéma adulte. L'écran ne fait pas qu'illustrer ; il crée le vocabulaire. Le terme deepthroat a été baptisé et popularisé par le film de 1972 mettant en vedette Linda Lovelace, dont l'impact sociologique a même généré un biopic des décennies plus tard.
De même, des termes comme bukkake ou l'éjaculation faciale doivent leur puissance visuelle et leur référence immédiate à la saturation des images dans les films pornographiques ou les compilations. Le mot seul est un simple concept ; l'image fixe la référence culturelle.
Et que dire du Hentai, qui a littéralement inventé et popularisé l'association entre les tentacules et l'érotisme ? C'est une création de fantasme visuel qui n'existait pas dans l'imaginaire littéraire occidental classique.
En conclusion : dans les domaines où l'action physique, l'émotion collective et la création de fantasmes spécifiques sont essentielles, l'écran est le médium suprême, car il utilise la synthèse visuelle et auditive pour s'ancrer dans notre mémoire d'une façon plus directe et viscérale que le mot seul.
L'important, comme je le disais, n'est pas de choisir son camp, mais de reconnaître où chaque médium excelle. Et dans ces exemples, l'écran est le roi incontesté de la Sensation et de l'Icône !


En conclusion…
La question n’est pas écran vs livre mais engagement :

On peut lire passivement un roman de gare

On peut regarder un chef-d’œuvre cinématographique de manière active et analytique

L’important est la conscience et l’investissement dans l’expérience, quel que soit le support.

Et que ce soit à l'écran ou sur un livre, aucun des deux médias ne garantit qu'il y ait une histoire valable.

Je puise mon inspiration partout : livres, séries, films, jeux. La culture du 21e siècle n’est pas un champ de bataille, c’est un écosystème riche où chaque médium a sa place et sa valeur.

Alors je vous pose la question : dans votre pratique d’écriture, comment les différents médias nourrissent-ils votre créativité ? Êtes-vous puristes du livre, ou éternels curieux qui picorent dans tous les jardins culturels ?

PS: désolé pour le pavé. Et je devrais peut-être ouvrir un topic juste pour la question finale.

Effectivement. Je me plie à ton analyse. Après ce que je disais valait pour moi, la lecture m'inspire plus que les images.
On peut être inspiré par des scènes de film en effet, mais personnellement j'ai du mal à retranscrire des images en mot

Il y a effectivement dans beaucoup de films des clins d'oeil du réalisateur à d'autres films qu'il a vus, et pareil en littérature, mais d'un "media" à l'autre c'est plus difficile.

P.S. : je n'ai jamais réussi à lire plus de 10 pages de Proust ni de Zola ;) (tandis que Maupassant ou Murakami me passionnent...)
Modifié 26 octobre 2025 à 00:21
Soyez respectueux
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Iznogood
26 octobre 2025 à 00:35
P.S. : je n'ai jamais réussi à lire plus de 10 pages de Proust ni de Zola ;) (tandis que Maupassant ou Murakami me passionnent...)

Proust et Zola ?
C'était pourtant au programme au bahut.
Germinal dès la quatrième de mémoire, en même temps que La Légende des Siècles... dont il fallait apprendre des passages par cœur.
Proust un peu plus tard, en seconde je crois me souvenir, sans doute considéré comme trop érotique... 😇
Bon, on est d'accord que maintenant ça s'étudie en fac de lettres, wesh !🤭
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Docsevere
26 octobre 2025 à 14:57
P.S. : je n'ai jamais réussi à lire plus de 10 pages de Proust ni de Zola ;) (tandis que Maupassant ou Murakami me passionnent...)

Proust et Zola ?
C'était pourtant au programme au bahut.
Germinal dès la quatrième de mémoire, en même temps que La Légende des Siècles... dont il fallait apprendre des passages par cœur.
Proust un peu plus tard, en seconde je crois me souvenir, sans doute considéré comme trop érotique... 😇
Bon, on est d'accord que maintenant ça s'étudie en fac de lettres, wesh !🤭

Moi j'ai réussi à passer au travers : j'ai eu plutôt Camus et Stendhal :)
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Daryl_A
26 octobre 2025 à 15:54
ben, pour se projeter dans des délires érotiques à l'abri des jugements émanant des personnes qui te connaissent.. ;-)
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alexptss
26 octobre 2025 à 21:14
Effectivement. Je me plie à ton analyse. Après ce que je disais valait pour moi, la lecture m'inspire plus que les images.
On peut être inspiré par des scènes de film en effet, mais personnellement j'ai du mal à retranscrire des images en mot

Il y a effectivement dans beaucoup de films des clins d'oeil du réalisateur à d'autres films qu'il a vus, et pareil en littérature, mais d'un "media" à l'autre c'est plus difficile.

P.S. : je n'ai jamais réussi à lire plus de 10 pages de Proust ni de Zola ;) (tandis que Maupassant ou Murakami me passionnent...)

Oui c'est une analyse générale. Comme je l'ai mentionné, on a aussi chacun nos propres sensibilités et nos propre rapport avec chacun des médias. La nouvelle génération consomme les médias de façon différente pour ce que j'en sais.
Pour ce qui concerne la porosité entre les différents médias, je n'ai pas l'impression que ce soit vraiment difficile puisque le phénomène de fanfiction est quand même plutôt très répandu en ce qui concerne l'écriture.
Si on repense par exemple à Star Wars , il y a eu quantité de produits dérivés dont des livres et des bandes dessinées ou des comics. Pour ce qui est œuvre de type dessin animé ou animé, il y a quand même une très forte porosité avec tout ce qui est bande dessinée ou manga. Passer d'une image fixe à une une animation ne représente pas un très grand pas.
On peut aussi penser à toutes les adaptations cinématographiques comme Astérix et Obélix, valérian, the Walking Dead, the Watchmen, les personnages de comics... qui prennent leur source dans de la bande dessinée.
On a eu aussi beaucoup d'adaptation de livres vers le cinéma ou la télévision.
Si on parle de fiction érotique pour moi le premier exemple qui vient en tête c'est histoire d'O, ainsi que l'amant de Marguerite Duras qui ont été adaptés au cinéma.
Je ne crois pas qu'il y ait vraiment beaucoup d'oeuvre cinématographique qui ait fait le chemin inverse. Le seul résultat que j'ai en recherche ce serait L'Empire des sens qui a eu une version novelisée.
Par contre à mon avis au niveau des fanfictions avec érotisation de personnages de fiction il doit y en avoir à la pelle.

Et je vais m'arrêter là avant de pondre un autre pavé :).
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jaimeca
27 octobre 2025 à 11:37
Pour ma part, je prends plus de plaisir à lire ou écrire des histoires de sexe que de regarder des vidéos qui ne représentent nullement la réalité de la sexualité. Pour moi la lecture permet d'imaginer à ma guise les situations évoquées.
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Utilisateur supprimé
27 octobre 2025 à 11:53
Moi j'aimerais bien écrire mais jai pas le talent
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Gras
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